1.2.2 Pastiches Sherlock Holmes (II) : Années 1990/1999

 

 

  • Affaire viennoise : Keith Oatley
  • Carnets secrets de Sherlock Holmes  : June Thomson
  • Défi à Sherlock Holmes : Béatrice Nicodème
  • Dracula et les spirites : Saberhagen
  • Dossier Holmes-Dracula  (le) : Saberhagen
  • Dossiers secrets de Sherlock Holmes : June Thomson
  • Élémentaire, ma chère Sarah : Jo Soares
  • Escapade :
  • Fantôme de l'opéra (le) : Meyer Nicolas
  • Histoires secrètes de Sherlock Holmes : Réouven
  • Meurtre de Sherlock Holmes :
  • Meurtres du Titanic : Yves Varende
  • Otage de Fraulein Doktor : Yves Varende
  • Requin de la Tamise : Yves Varende
  • Secret de l'ile aux Chiens : Yves Varende
  • Sherlock Holmes en orbite : Resnick
  • Sherlock Holmes et l'apicultrice : Laurie King
  • Sherlock Holmes et les fantômes :
  • Sherlock Holmes revient : Yves Varende
  • Tueur dans le fog : Yves Varende
  • Watson et Holmes : June Thomson

 

 

 

Titre : Histoires secrètes de Sherlock Holmes
 
Auteur : René Réouven
Édition : Denoël, coll. Sueurs froides (1993) / Denoël (2002)

Résumé :

En rapportant au public les enquêtes de Sherlock Holmes, le Dr Watson a évoqué une soixantaine d'affaires dont il n'a jamais relaté le détail. Un silence d'autant plus surprenant que ces " untold stories " semblent avoir été parmi les plus insolites et les plus difficiles que le célèbre détective ait été amené à résoudre.

Ce sont les ellipses, ainsi que certains mystères qui parsèment la carrière de Holmes, que René Reouven a entrepris d'explorer.

Une quinzaine d'aventures que Le magazine littéraire a saluées en ces termes : "René Reouven a vraiment pris la voix de son maître. Et sa copie est tellement conforme qu'on se demande si, traduite en anglais, elle n'aurait pas la valeur d'une version originale". 

 

 


 

Titre : Sherlock Holmes et le fantôme de l'opéra
 
Auteur : Nicholas Meyer
Edition : Archipoche (2010)

 
Résumé :

Sherlock Holmes, coulant des jours heureux dans sa retraite du Sussex, est pressé de questions par son ami Watson... Que s'est-il passé durant ces deux années où le détective est sensé avoir disparu dans les chutes de Reichenbach ? Et où est-il allé ?

 

1891. Alors que toute l'Angleterre le croit mort et enterré Sherlock Holmes, fin mélomane, vivote à Paris en donnant des cours de musique sous un nom d'emprunt.


Apprenant que le prestigieux orchestre de l'Opéra recrute un violoniste, il parvient à se faire engager. Mais, très vite, il découvre que le Palais Garnier est le théâtre d'évènements étranges.


Le fantôme de l'opéra existerait-il ? A défaut, comment expliquer les accidents qui y surviennent ? Et les voix que chacun dit entendre résonner dans le labyrinthique édifice ?


Chargé de protéger une jeune soprano, le célèbre détective va se lancer dans une chasse à l'homme à travers le Paris nocturne et souterrain. Une course contre la montre ... et la police française.

 

Critique :

Mais que diable à donc pu faire Sherlock Holmes durant les trois années que durèrent le Grand Hiatus ?


Si vous voulez la réponse qu'il donna à Watson, je vous invite à aller lire la nouvelle "The Empty House" (la maison vide) dans le canon holmésien (recueil intitulé "Résurrection de Sherlock Holmes"). 

 

Pour ceux qui seraient sceptiques (comme la fosse, mais ça s'écrit pas pareil), je les invite à lire ce petit roman de Nicholas Meyer.

 

An de grâce 1891. Toute l'Angleterre le croit mort et enterré. Toute ? Oui, toute !

 

Mais Sherlock Holmes n'est pas tombé dans les chutes de Reichenbach et, en fin mélomane qu'il est, il se retrouve à Paris, donnant des cours de musique sous un nom d'emprunt jusqu'à ce qu'il apprenne que le prestigieux orchestre de l'Opéra recrute un violoniste.

 

Le voilà engagé... Un travail pépère ? Que nenni ! Déjà que l'Opéra Garnier va engager une certaine soprano de notre connaissance et qui va donner quelques bouffées de chaleur au détective.

 

Toute l'Angleterre le croyait mort, et bien maintenant, on peut dire qu'une femme, LA femme, sait que non (elle résiste encore et toujours à son charme... mais pour combien de temps ?) : Irène Adler is back !

 

Patatras, si Holmes croyait se la couler douce tout en admirant la belle Irène, c'est rappé parce que le Palais Garnier est le théâtre d'évènements étranges.


Il y a un fendu pantôme ! Pardon, je parlais d'un fantôme et il n'est pas pendu. Par contre, faudra revoir la police d'assurance de l'opéra... Tout ces accidents qui y surviennent, ça fait mauvais genre.

 

Tiens, Jeanne d'Arc est revenue ? Oui, certains entendent des voix résonner dans le labyrinthique édifice...


Un vrai délice, ce pastiche ! Sherlock Holmes, Irène Adler... What'else ? Heu, des détails cocasses et coquins ? Ok, je sors.

 

Notre détective préféré qui est chargé de protéger la belle soprano,  une chasse à l'homme à travers le Paris nocturne et souterrain, une course contre la montre sans produits dopants... et le fantôme de l'opéra.

 

Un excellent moment de lecture, un Holmes plus humain, avec un coeur qui fait "boum, boum", de l'aventure avec un grand A, jubilatoire. Surtout la dernière phrase... hé, hé, hé, y'en a deux qui n'ont pas dû s'emmerder.

 

Bon, je ne connais rien au fantôme de l'opéra, donc, je ne puis me prononcer sur la justesse ou non de ce mythe (pour les mythes, je conseille la lavande, ça sent meilleur que la naphtaline), mais que ce soit au niveau de l'écriture, de l'histoire, rien à dire.

 

Du rythme et c'est trépidant dans la course-poursuite.

 

Livre participant au Challenge "Thrillers et polars" de Liliba, au Challenge "Polar Historique" de Samlor, au Challenge "Sherlock Holmes" de Lavinia sur Livraddic, au Challenge "I Love London" de Maggie et Titin, au Challenge "Le mois anglais" chez Titine et Lou et au Challenge "Victorien" chez Arieste.

 


 

Titre : Sherlock Holmes revient

 

Auteur : Yves Varende
Édition : Fleuve Noir (1996)


Résumé :

1904. Tandis que le docteur John H. Watson se consacre à sa dernière épouse et à sa clientèle, Sherlock Holmes quitte sa retraite des Sussex Downs pour reprendre sa carrière de détective consultant à Baker Street.

 

Le monde et la pègre ont évolué.

 

Loin des yeux de son habituel biographe, le quinquagénaire gentleman victorien va vivre quelques-unes de ses plus prodigieuses aventures avec un jeune et mystérieux assistant, Barry Taxon...

 

Ces enquêtes inédites en français ont été proposées par les polygraphes berlinois des Dossiers secrets du Détective Mondial, de 1907 à 1911, puis par leurs adaptateurs hollandais des Harry Dickson.

 

Six courts romans étonnants, pleins d'humour, de péripéties surprenantes et de personnages hors du commun, révèlent l'activité inconnue du prestigieux limier avant son duel avec Von Bork, l'espion du Kaiser.

 

Critique : 

Rendons à César ce qui lui appartient et mettons les choses au point une fois pour toute !

 

Une arnaque de plus ? Oui, un peu... Le livre ne vaut pas un bon Conan Doyle et il aurait mieux fait de s'intituler "Harry Dickson revient", cela aurait été mieux avec ce personnage là qu'avec Holmes qui, ma foi, n'est pas à sa place ici.

 

En lisant le livre, on a vraiment l'impression de découvrir de nouvelles traductions des aventures du "Sherlock Holmes américain" dont l'auteur aurait inscrit Sherlock Holmes au lieu d'Harry Dickson et vu que son assistant se nomme Barry Taxon... Nom à coucher dehors.

 

Comme l'auteur se plaît à le mentionner, on avait interdit à l'époque d'utiliser le nom de "Sherlock Holmes" sur la page couverture mais on n'avait jamais mentionné l'obligation de ne pas l'utiliser à l'intérieur non plus.

 

Nous retrouvons donc Holmes en compagnie d'un jeune élève du nom de Barry Taxon. Il a décidé de quitter ses chers abeilles et de combattre le crime encore une fois.

 

Malheureusement, les enquêtes racontées ici ne sont pas de la trempe de Conan Doyle ou de Jean Ray et je me suis ennuyé du Docteur Watson tout au long de ma lecture. Oui, le brave docteur m'a manqué.

 

Il est facile pour un écrivain de notre époque de prêter des dons de clairvoyance à Holmes sur l'évolution de l'espèce humaine, mais cela enlève le cachet si personnel et si charmant de l'époque.

 

Donc, à lire si vous le voulez vraiment...

 

 


 

Titre : Elémentaire, ma chère Sarah !


Auteur : Jô Soares
Édition : Le Livre de Poche (2008)  


Résumé :

Rio de Janeiro, 1886. Appelé à la rescousse par son amie Sarah Bernhardt, en tournée dans le pays, Sherlock Holmes, flanqué de l'inévitable Watson, débarque au Brésil pour tirer au clair une mystérieuse affaire : on a dérobé le stradivarius que l'empereur avait offert à l'une de ses maîtresses.

 

Sherlock se lance sur la piste du voleur, mais sa rencontre avec une enivrante métisse et les effets conjugués du cannabis et de la cuisine locale lui font bientôt perdre ses capacités de déduction. Alors que plusieurs jeunes femmes sont sauvagement assassinées, notre héros se trouve plongé dans un brouillard plus épais que le fog londonien.

 

Dans cette fantaisie comico-policière débridée, l'auteur recrée avec bonheur l'atmosphère du Brésil de la fin du XIXe, où le snobisme francophile en vogue dans les salons offre un contrepoint désopilant au portrait iconoclaste d'un Sherlock Holmes loufoque, plus proche de Billy Wilder que de Conan Doyle.

 

Critique :

Lorsque je lu ce livre, je manquai de tomber de ma chaise. Le détective de Baker Street en prend pour son grade, mais je pardonne à l'auteur, le livre est une parodie qui a égayé quelques après-midi lors de ma lecture.

 

Dans cette aventure comico-policière plus que débridée (et débraillée pour certaines scènes où le détective aura son matériel à l'air libre), l'auteur nous a décrit l'atmosphère du Brésil de la fin du XIXè, où le snobisme francophile en vogue dans les salons offre un contrepoint désopilant au portrait iconoclaste d'un Sherlock Holmes totalement loufoque, plus proche du film de Billy Wilder que de Conan Doyle.

 

Un roman qu'il faut lire, parce qu'il faut du talent pour réaliser une parodie marrante, agréable, sans sombrer dans le n'importe quoi ou le trop lourd.

 

Même si, malgré tout son talent, l'auteur a parfois dépassé la ligne et a failli s'embourber dans les marais du "trop lourd" où de nombreux autres auteurs ont échoués. Ma foi, elle a redressé la barre et s'en est sortie ensuite. Ouf, cela m'aurait fait mal de voir ce livre d'enfoncer dans le pathos.

 

 


 

Titre : Le dossier Holmes-Dracula

 

Auteur : Saberhagen

Édition : Presse Pocket (1994 - 2000)

 

Résumé :

Il était impossible que leurs chemins ne se croisent pas, mais qui aurait pu prévoir l'étrange relation qui allait se tisser entre eux...

 

Sherlock Holmes se trouve confronté à deux problèmes apparemment insolubles : d'une part, les activités de maîtres chanteurs qui menacent de lâcher sur Londres des milliers de rats porteurs de la peste et, d'autre part, un étrange tueur qui laisse derrière lui des cadavres entièrement vidés de leur sang.

 

Dracula détient la clef des deux énigmes. Revenu à Londres pour raisons personnelles, le comte se trouve rapidement pris dans un piège diabolique face auquel même ses pouvoirs surnaturels risquent de se révéler impuissants.

 

Mais les grands esprits finissent toujours par se rencontrer.

 

Critique :

Alors qu'il est de retour à Londres, le comte Dracula se retrouve amnésique suite à un coup reçu à la tête, et est retenu prisonnier dans un endroit où d'étranges expériences semblent être en cours.


Il va donc consacrer ses efforts à retrouver son identité et à se venger de ceux qui l'ont attaqué.

 

Pendant ce temps, de son côté, Sherlock Holmes essaie de faire la lumière sur la disparition d'un certain John Scott, parti étudier la peste à Sumatra et qui a été aperçu à Londres et de comprendre le lien qui existe avec un cadavre retrouvé près de la Tamise complètement vidé de son sang.

 

L'auteur prend donc pour point de départ l'affaire dite du "rat géant de Sumatra" qui fait partie des Untold Stories, histoires dont Watson parle, mais ne nous racontera jamais.

 

Alternance ici aussi entre les chapitres consacrés à Dracula et ceux consacrés à Holmes et narré par son Boswell, j'ai nommé Watson.

 

Frustrant, cette alternance, car, autant j'avais envie de lire le récit de Dracula, autant j'avais hâte de savoir comment Holmes allait remonter jusqu'à lui.

 

Malgré tout, c'est cette frustration qui fait une partie du charme du livre qui pour moi, reste dans mes annales des "bons pastiches holmésiens".

 

Alors, à ma gauche, une enquête policière avec Holmes et à ma droite, un récit qui est plutôt du côté du fantastique, puisque nous avons Dracula. Attention, le récit est assez court... un peu plus de 200 pages et pas plus...

 

Par contre, la majeure partie des assertions faites par van Helsing sont (apparemment) fausses et Dracula ne craint pas les symboles religieux et peut ,dans une certaine mesure se mouvoir à la lumière du jour.

 

Là, ça m'a cassé un peu le mythe... Mais j'ai compris en lisant, ensuite, "Les confessions de Dracula" (j'aurais dû le lire avant... hem).

 

Par contre, le comte semble parfois dépassé par les évènements et se révèle un bien piètre stratège. Venant de lui, c'est assez peu usuel et perturbant.

 

Autre point noir : l'histoire des scientifiques déchus et décidés à faire payer Londres en menaçant les autorités d'une épidémie de peste est maladroitement amenée, bancale et n'a d'intérêt que de nous remettre en présence de personnages du roman de Stoker.

 

Pour moi, c'est le seul défaut et le reste de l'histoire est très bien.

 

Il est à lire, mais comme je vous le signalais plus haut, il vaut mieux commencer par le commencement et débuter par "Les confessions de Dracula" pour comprendre tout le mythe revisité.

 

Sans cela, vous serez comme moi et vous ne comprendrez pas pourquoi certains "gentils" du roman de Stoker sont devenus des "méchants" ici... ça faussera toute l'histoire.

 

 


 

Titre : Dracula et les spirites

 

Édition : Presse Pocket (2000)

 

Résumé :

" Mon cher cousin, Une fois de Plus, je me permets de vous écrire afin de vous demander votre assistance.

 

Vos pouvoirs si particuliers nous seront fort précieux, à Watson et à moi. Je compte sur vous pour nous aider à régler une affaire dont j'avoue qu'elle est une des plus mystérieuses qu'il m'ait été donné de résoudre.

 

En effet, un couple de jeunes spirites prétend pouvoir faire revenir d'entre les morts la fille décédée d'un de mes clients. Il n'y a que vous, prince Dracula, qui saurez me dire si nous avons affaire à des manipulateurs, ou si les morts peuvent vraiment revenir de l'au-delà...

 

Cordialement vôtre, Sherlock. "

 

Entre roman policier et roman fantastique, un Sherlock Holmes à la sauce Dracula.

 

Critique :

Dracula retrouve donc son "cousin" Sherlock Holmes, toujours suivi de son biographe Watson.


Même Mycroft, le frère de Sherlock Holmes, va également avoir son rôle à jouer dans l'histoire.

 

Mes souvenirs sur l'histoire étant aussi brumeux que Londres quand il est envahi par le Fog, j'ai dû demander l'aide d'un ami pour les rafraichissements de mémoire (et pas de mon gosier).

 

Merci à lui de m'avoir rappelé que la première partie  du roman était un peu bancale jusqu'à l'arrivée de Dracula, ce qui est dommage parce que Holmes est tout, sauf bancal ! Et là, au lieu de savourer les moments passés en compagnie du grand détective de Baker Street, ben, on balisait un peu.

 

Oh, pas au point de piquer du nez, mais bon, ça manquait de trépidations.

 

Ensuite, pour moi, ça allait beaucoup mieux et j'avais tout de même apprécie le livre (tout le contraire de l'ami qui lui, ne l'avait pas aimé), il y avait des passages très sympathiques.

 

La dernière partie du livre avait quelques traits communs avec la fin du livre de Stoker : les héros qui partent à la poursuite du vampire qu'ils entendent bien exterminer de la surface de la terre, sans que les associations de défense des Oprimés ou des Espèces en voie d'extinction ne bronchent. 

 

Le Sherlock Holmes de ce second opus était convaincant, même plus que dans le premier, comme si l'auteur avait trouvé ses marques avec l'homme du 221b.

 

Par contre, on se demande ce que Holmes vient faire dans le roman puisque ses capacités de déductions ne sont même pas mises en scène, même pas utilisées !

 

Par ailleurs,  cette fameuse filiation Holmes-Dracula, relative à la "maladie" dont a souffert la mère de Sherlock et de Mycroft, pourrait dérouter les holmésiens pur et dur.

 

Enfin, même pas besoin d'être un pur et dur puisque l'ami en question avait vraiment eu des problèmes à accepter ce postulat de la filiation entre Holmes et Dracula. Je peux le comprendre : mélanger deux mythes pareils peut se réveler dangereux. Non pas pour votre garde-robe (je ne parle pas des lépidoptères nommés "mites") mais pour le roman.

 

Les deux mythes auraient pu se neutraliser et entraîner tout le roman avec eux. L'exercice était plus que périlleux.

 

Pour moi, il est réussi, pour l'ami, non. Deux avis différent en une critique et c'est même pas Noël.

 

Il y a un autre souci dans ce second opus  mettant en scène Holmes et Dracula : il part un peu dans tous les sens... :

 

Hésitant entre roman policier, fantastique, espionnage, historique, à tel point qu'a force, il ne peine à convaincre dans ces différents aspects.

 

Il est également à noter que Saberhagen réutilise ici le côté épistolaire cher au roman de Stoker, Dracula utilisant les mémoires de Watson en plus des siennes pour raconter cette aventure.

 

A lire si vous êtes vraiment passionné des deux personnages littéraires, tout en sachant que deux passionnés de Sherlock Holmes (moi et l'ami, suivez un peu, que diable !) ont des avis tout à fait divergent sur la chose...

 

 

 

 

Titre : Défi à Sherlock Holmes
 
Auteur : Béatrice Nicodème
Édition : Fleuve noir (1999) / Hachette Jeunesse (2012)

Résumé :

Londres à la fin du XIXe siècle… Une série de meurtres particulièrement atroces tient la police en échec. Or voilà que le mystérieux assassin va jusqu’à lancer un défi à Sherlock Holmes, en lui envoyant des messages provocants signés "Le Cancrelat" !

 

La femme d’un diplomate, la bonne d’un prêtre, une couturière… Qui seront les prochaines victimes ?

 

 


 

Titre : Sherlock Holmes et l'apicultrice


Auteur : King Laurie
Édition : Ramsay (1999)


Résumé :

Sherlock Holmes s'est retiré dans ses terres du Sussex, au sud de l'Angleterre, pour se consacrer à l'étude des abeilles.

 

Jamais ce singulier personnage, macho notoire, n'aurait imaginé qu'une créature du sexe opposé pût être douée d'une intelligence égale à la sienne... avant de faire la connaissance de Mary Russell.

 

A quinze ans, elle possède une vivacité d'esprit hors du commun, étudie la théologie, grimpe aux arbres et porte pantalon - prototype de ces jeunes filles modernes qui déconcertent les gentlemen victoriens.

 

Mais, petit à petit, entre l'amazone et le vieux misogyne se fait jour un tendre sentiment, fleuri d'échanges d'un humour décapant.

Or Sherlock Holmes doit reprendre du service. Sous le regard sardonique et ravi de son mentor, Mary épanouit son talent pour la déduction, perfectionne son art du déguisement et affine son goût du risque. Une bombe est posée devant la maison de Mary Russell, une autre devant celle de Holmes.

 

L'assassin laisse des indices qui semblent gratuits. L'objectif que s'est fixé le scélérat est cependant dépourvu d'équivoque : il s'agit de mettre un point final à l'association entre Mary et Holmes, et d'attenter à leur vie.

 

Critique :

Ouh, quel bonheur en tombant sur ce livre ! Holmes a pris sa retraite, certes, mais il croise la route d'une jeune fille qu'il prendra au départ pour un jeune homme.

 

Elle est jeune, intrépide, orpheline, et en a marre de sa tante. La voilà partie dans les enquêtes avec un Holmes souffrant de rhumatismes.

 

J'aurais aimé plus... il manque quelques petites choses pour faire de ce premier roman une œuvre réussie.

 

Le roman comportant plusieurs enquêtes, cela lui permet de na pas stagner dans des enquêtes trop longues. Mais, a contrario, celui donne parfois au roman une sensation de brouillon, comme si l'auteur avait groupé quelques histoires et fait en sorte de leur donner une suite.

 

Malgré tout, j'avais bien aimé ce roman, même si, dans l'absolu, la différence d'âge était trop forte entre Holmes et Mary Russel.

 

Autre point négatif : la quasi absence de Watson et lorsqu'il est présent, nous avons face à nous un Watson débile profond. Hors Watson est tout sauf un crétin, il est un homme à l'intellect normal, il est docteur, tout de même, c'est juste que Holmes surpasse tout le monde.

 

Dans le livre, même un poisson rouge aurait l'air plus intelligent que ce pauvre docteur Watson, décidément bien malmené dans les pastiches ou les films.

 

 


 

Titre : L'otage de Fraulein Doktor


Auteur : Varende Yves
Édition : Lefrancq (1999)


Résumé :

Mai 1912. Tandis que l'enquête sur le naufrage du Titanic passionne l'opinion, Sherlock Holmes découvre que l'ennemi n'a pas désarmé.

 

Ses réseaux se reconstituent dans les bas-fonds de la capitale britannique.

 

Une grève générale des dockers menace l'Empire. Un drame se joue au Diogenes Club et la vie du grand détective ne tient plus qu'à un fil. Un piège mortel se tend dans les îles Anglo-Normandes...

 

Critique :

 Ce livre fait partie de cinq récits, écrits par Varende. Je les ai tous, il y en a des bons et des moins bons. Celui là faisait partie des bons.

 

Mai 1912. Tandis que l'enquête sur le naufrage du Titanic (l'épisode précédent) passionne l'opinion, Sherlock Holmes découvre que l'ennemi n'a pas désarmé.

 

L'inconvénient de ce livre, c'est que le docteur Watson est absent de cette histoire.

 

Sa présence m'a manqué, même si cela donne au récit un ton différent puisque la narration s'effectue à la troisième personne. C'est assez inhabituel. L'avantage, par rapport à la narration Watsonienne, c'est que nous avons accès à d'autres points vue, aux faits et gestes des autres personnages.

 

L'écriture d' Yves Varende est stylée, académique pour ne pas dire "classique". Très agréable à suivre, pas de mots inconnus ou de plus de dix lettres de l'alphabet.

 

L'intrigue quant à elle,est une enième aventure d'espionnage (comme si Holmes était un espion ! Hormis dans "son dernier coup d'archet", il n'a pas fait dans l'espionnage).

 

Heureusement, c'est bien à Holmes que nous avons affaire dans le roman et pas à une espèce de copie non-conforme.

 

Le détective nous gratifie de ses déductions. Elles ne sont pas "prévisibles", ni tirées par les cheveux et son frère Mycroft est bien le casanier indécrottable mais néanmoins brillant cerveau que nous connaissons. Oui, c'est bien lui.

 

Varende connaît bien son canon et ses personnages : Holmes est horripilant de prétentions (comme d'habitude), mais il est aussi touchant de le voir vieillissant et plus aussi fringant qu'à ses débuts.

 

Il n'est plus aussi fort physiquement, il est plus fragile. Et il ira, sciemment, tel le tragédien de théâtre qu'il aurait pu être (et qu'il a fini par devenir dans ses enquêtes), vers une fin tragique.

 

Quoique, sa nécrologie n'est toujours pas parue dans le "Times"...

 

 

 

 

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Titre : Les dossiers secrets de Sherlock Holmes

 

Auteur : June Thomson

Édition : Le Masque (1995)

 

Résumé :

Pour diverses raisons, le docteur John H. Watson avait préféré soustraire à la publication le récit de certaines enquêtes menées par son célèbre ami Sherlock Holmes.

 

Mais ces notes inédites, après bien des avatars, ont été sauvegardées grâce aux soins d'un autre Watson, docteur en philosophie. Il a légué les précieux textes à sa nièce, qui a décidé de les publier...

 

Ainsi le voile se lève-t-il aujourd'hui sur des énigmes auxquelles l'œuvre de sir Arthur Conan Doyle ne faisait que de brèves allusions...

 

Pour le plus grand plaisir des fanatiques du Maître, toujours aussi fascinés par les extraordinaires déductions du cerveau le plus puissant de toute la littérature policière...

- Préface (par Audrey B. Watson)
- L'affaire du millionnaire persécuté
- La démence du colonel
- La tragédie Addleton
- Le brocanteur terrorisé
- La rixe à bord du Friesland
- La succession Smith-Mortimer
- Le scandale Maupertuis
- Appendice (par John F. Watson)

 

Critique : 

La malle en fer blanc du docteur Watson n'ayant pas de fond, nous aurons donc le plaisir de lire des pastiches jusque la fin des temps.

 

Et celui-ci était un bon (il l'est toujours, mais j'utilise l'imparfait parce que cela fait un petit bout de temps que je ne l'ai plus lu).

 

June Thomson est un auteur de pastiche holmésien qui prend plaisir à glisser ses histoires dans des espaces laissés par Conan Doyle, dans les célèbres "untolds stories" ou les histoires dont Watson parle dans le canon holmésien, mais sans jamais nous les expliquer.

 

Vu leur nombre, il y a là matière à écrire ! Ce que June a fait dans ce recueil pour mon plus grand plaisir.

 

Ainsi, nous découvrons le vieil Abraham, que Holmes ne peut « laisser dans sa frayeur », au cours de « La disparition de Lady France Carfax » de Doyle. "La disparition" est une aventure canonique, mais l'auteur a trouvé manière à nous raconter une histoire.

 

Autre exemple « La succession Smith-Mortimer » est une untold stories qui mentionnée dans « Le pince nez en or ».

 

Et ainsi de suite : de références en rappels de lieux visités par Holmes sous la plume de Conan Doyle.

 

Le livre est conseillé aux holmésiens qui y comprendront un peu plus, mais rien n'empêche un non initié à la découvrir et à lire la geste holmésienne ensuite. Ce sera une jolie découverte pour lui ou elle.

 

Le ton du livre est envolé, vif, parfois tranché un peu rapidement et quelques déductions peuvent sembler un peu hâtives. L'écriture convaincante de l'auteur suffira à les faire admettre dans l'immédiat, d'autant que ce sont, dans ces cas là, des déduction « d'ambiance », pas nécessaires à la résolution des intrigues principales.

 

June Thomson maîtrise parfaitement la forme canonique, mais c'est aussi une réelle auteur de polar : les intrigues sont bien agencées, les descriptions sont "juste bien" pour ne pas lasser, le format « nouvelle » est bien rythmé et il convient très bien à Holmes.

 

 


 

Titre : Les carnets secrets de Sherlock Holmes

 

Auteur : June Thomson

Édition : Le Masque (1993)

 

Résumé :

SIR Arthur Conan Doyle n'avait pas tout dit des enquêtes menées par le plus renommé des résidents de Baker Street et pas son inséparable compagnon, le fameux Dr WATSON.

 

Élémentaire ...

 

Au hasard des successions et des péripéties de la vie, une pleine malle de cahiers en est venue à tomber dans les mains d'un obscur orthodontiste, du nom de Watson lui aussi. Il les fait publier.

 

Ainsi nous sont révélées les solutions d'énigmes encore inconnues, dans un Londres où le pas des chevaux des cabs s'étouffe dans le smog.

 

Et où le bon Mr Holmes nourrit ses réflexions des senteurs du tabac de sa pipe et des charmes sulfureux de ses chères seringues...

- Préface
- L'affaire de la chambre Paradole
- L'affaire du prodigieux Jacquemart
- L'affaire de la pie voleuse de Maplestead
- L'affaire du spécialiste de Harley Street
- L'affaire de la vieille servante russe
- L'affaire de l'empoisonnement de Camberwell
- L'affaire du rat géant de Sumatra
- Appendice (par John F. Watson)

 

Critique :

Ah, la bonne vieille boîte en fer blanc appartenant au docteur Watson... Ou la malle, ça marche aussi...

 

Combien d'auteurs d'apocryphes n'ont-ils pas commencé leurs préfaces par de vieilles valises, des vieilles malles, des vieilles boîtes, des lettres chez un notaire... à croire que Watson en a semé partout.

 

Bref, c'est dans une boîte en fer blanc que l'on retrouve ces carnets appartenant au brave docteur Watson et ces aventures ne pouvaient être publiées du vivant des protagonistes. Maintenant, on peut le faire, ce qui fut fait.

 

June Thomson est toujours aussi savante dans sa connaissance canonique mais le style est beaucoup plus "lourd" que dans son autre pastiche nommé « Les dossiers secrets de Sherlock Holmes ».

 

On peut même carrément dire que les phrases sont souvent bien lourdes.

 

Les nouvelles, quant à elles, vont d'un intérêt moyen à quelques idées intéressantes pour des untolds stories (histoires nommées par Watson dans le canon, mais jamais narrées) : « Le rat géant de Sumatra », qui termine l'ouvrage, est assez crédible, par exemple.

 

Il est plaisant à lire, mais la lourdeur gâche la lecture.

 

 


 

Titre : Watson et Holmes
 
Auteur : June Thomson
Édition : Le Masque  (1995)

Résumé :

Sherlock Holmes et le Dr Watson : deux personnages mythiques de la littérature policière, mais demeurés mystérieux à bien des égards.

 

Si l'on n'ignore rien des remarquables capacités cérébrales de Holmes, ni de l'indéfectible révérence de Watson pour les aptitudes du grand détective, en revanche, la vie plus intime des deux amis reste une énigme...


Endossant à son tour le rôle de détective, June Thomson traque au cœur du “canon”, tout indice, aussi ténu soit-il, susceptible de répondre aux questions que se sont toujours posées les amateurs.

 

Elle nous livre ainsi, dans ce roman policier pas comme les autres, quantité d’informations précieuses et de théories passionnantes qui, tout en célébrant les liens qui unissaient les deux hommes, reconstituent de manière convaincante deux existences chargées de mystère.

 

Critique : 

Ceci n'est pas un pastiche holmésien !

 

Ce n'est pas non plus un recueil d'Untold Stories, ces histoires citées mais non racontées par Watson (histoires canoniques mais il n'existe pas de réçits officiels de celles-ci, seuls les pasticheurs ont émis leurs propres hypothèses).

 

Alors, c'est quoi ? Une étude  sur la relation entre Holmes et Watson. Non, que les coquins ôtent ce sourire grivois de leurs lèvres, je ne parle pas de ce genre de relation là !

 

Ce livre nous en dit plus sur les caractère des personnages enfantés par Conan Doyle, sur l'implication que pourraient avoir les dates de leurs enquêtes sur leur vie,...

 

Bref, c'est tout simplement le "jeu" auquel se livrent les holmésiens, "The Game" qui est appliqué.

 

C'est quoi notre jeu ? Nous considérons que Holmes et Watson ont réellement existé, qu'ils avaient une histoire propre que l'on peut reconstituer par des recherches approfondies et érudites, et nous pennons pour argent comptant le moindre détail du canon, la moindre phrase écrite par Watson et nous nous amusons à tenter d'expliquer les "incohérences" qui parsèment l'oeuvre canonique (le serpent qui boit du lait, la blessure de Watson qui se déplace, Watson portait-il un pyjama pour dormir ?, ect.).

 

Attention, toujours avec humour et sans se prendre au sérieux ! Comme on le dit toujours "Analyser le plus sérieusement du monde une de ses passions est, pour nous, un sujet d'amusement. C'est la meilleure voie pour se moquer de ceux qui approchent les sujets les plus sérieux avec un esprit trop pointilleux".

 

Greffier, notez-la phrase !

 

L'ouvrage est présenté de manière chronologique, ce qui, vous conviendrez, facilite la lecture. 

 

Thomson étudie chaque aventure (ou presque) en fonction de la date à laquelle elle est sensée avoir lieue, poussant même le vice jusqu'à tenter de déterminer la date canonique, ce qui n'est pas aisé, je le sais, j'ai déjà essayé ! (voir aussi l'excellent ouvrage de Jean-Pierre Crauser "Quel jour sommes-nous, Watson ?")

 

June Thompson nous sort, à ses risques et périls, quelques théories sur les enfances de Holmes et Watson...

 

Très freudiennes, ses théories, dans le sens où Sherlock compare sa mère à la reine des abeilles (la reine de Saba aurait été plus amusante) et lorsqu'elle a tout fini avec ses inepties à deux balles, elle nous a réduit le personnage à du grotesque, quasi.

 

"Heu, auriez-vous un problème avec le détective, madame Thomson ?"

 

Ok, ce n'est pas un homme facile à vivre, il s'injecte de la cocaïne dans les veines, il cache des choses à Watson, le houspille sur sa manière d'écrire (et se rendra compte plus tard combien il est difficile d'écrire), se fait passer pour mort durant trois longues années, laissant son ami dans le chagrin (il perd aussi sa femme entretemps puisqu'elle disparaît au retour de Holmes), mais bon, ce n'est pas une raison pour qualifier tout son comportement d'anormal.

 

Pour Holmes, il y a toujours une bonne raison, pour lui, c'est normal et, de plus, il est généreux parce qu'il n'hésite pas à aider les non fortunés, juste par amour du travail.

 

Qu'avons-nous encore de gratuit de nos jours ? Pas un détective de ce talent, en tout cas.

 

Au final, on pourrait dire qu'elle fait coller les faits à SA théorie, comme certains auteurs le firent lorsqu'ils écrivirent sur l'Eventreur. Ils ont une théorie et bardaf, ils font en sorte que les faits collent avec leur théorie. C'est très dangereux.

 

L'ironie que pratique Holmes n'est pas toujours faite pour blesser. J'adore la pratiquer, le sarcasme aussi et je peux vous dire que j'en ai déjà dites des vertes et des pas mûres ! Je ne le pensais pas, que du contraire, mais il est plus aisé d'avouer son affection par de l'ironie.

 

Hormis ces quelques points de discorde avec elle, l'ouvrage se lit facilement, il n'est pas imbuvable, comme on pourrait le craindre, puisque consacré à "l'étude de l'holmésologie".

 

Malgré tout, n'étant pas un roman à proprement parler, il est à réserver à un lecteur/lectrice qui voudrait en apprendre un peu plus sur le détective...

 

Lorsque je tombai dessus dans les années 95, croyez-moi, c'était de l'or en barre, le Net n'existant pas dans nos chaumières (oups, certains se sont évanouis en apprenant la nouvelle).

 

Le livre est intéressant à lire malgré une certaine psychologie de comptoir.

 

 


 

Titre : Sherlock Holmes en orbite


Auteur : Mike Resnick
Édition :  L'Atalante (1999)


Résumé :

Il est le plus grand détective de tous les temps. Il en est même l'archétype. A Londres, au 221 B de Baker Street, réside Sherlock Holmes, avec son compagnon, chroniqueur et faire-valoir, le docteur Watson. Mais...

  •  Quelle fut la première confrontation de Sherlock Holmes et Fu Manchu ?
  •  Pourquoi le vampire Guido Pascalini vint-il consulter le détective ?
  •  Pourquoi le Titanic n'a-t-il pas coulé ?
  •  Qu'est-il réellement arrivé aux chutes de Reichenbach où Holmes et Moriarty, le génie du crime, disparurent en mai 1891 ?
  •  Qu'attendre d'un programme informatique de détection baptisé Sherlock Holmes ?


26 aventures inédites que les anthologistes ont confiées à des auteurs de science-fiction et de fantasy.

 

Critique :

Bof, bof, bof, ce livre ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable, sauf le fait d'avoir perdu la somme de huit cent francs belges (20€ et avec les 800 BEF, on avait beaucoup plus, je vous le jure).


Oui, quand je l'avais lu, l'Euro n'existait pas encore et on en parlait même pas !

 

Pourtant, c'était avec joie que j'avais acheté ce livre, pensant tomber sur un truc nouveau mais bien.

 

Nouveau, il l'était... et c'est tout.

 

Holmes se retrouve dans des nouvelles complètement farfelues. Je n'ai pris aucun plaisir à parcourir toutes les situations rocambolesques qu'avaient imaginé les différents auteurs.

 

De plus, ceux-ci se sont souvent contentés de mettre en scène le détective face à des personnages pittoresques tels que Fu-Manchu, Alice Liddle, un vampire... ou dans des situations célèbres.

 

Pour moi, Holmes aurait bien pu s'appeler monsieur Dupont que cela serait revenu au même. Pas l'impression d'être en compagnie de mon détective préféré et encore moins dans un pastiche ressemblant au canon holmésien.

 

Je n'ai rien contre les dépoussiérages du Maître, quand ils sont bien faits. Pareils pour les pastiches qui tournent à la parodie, tant que c'est bien torché, je suis preneur.

 

Mais ici, on est loin de l'oeuvre d'art holmésienne. Alors, économisez le prix, sauf si vous êtes atteint de "collectionnite" aiguë comme moi.

 

 


 

Titre : L'Affaire viennoise

 

Auteur : Keith Oatley
Édition : Le Félin (1997)


Résumé :

Freud et Holmes enquêtent sur la même personne, Emily. Cette dernière avoue le meurtre de son tuteur, meurtre qu'elle tente de cacher à l'un et à l'autre.

 

Été 1904. Vienne. Emily entreprend une cure avec le professeur Freud, pour se libérer du poids de sa culpabilité. Holmes, lui, est envoyé enquêter sur la mort de ce tuteur, chargé d'une mission secrète pour le compte de Sa Majesté. L'affaire signe ainsi son passage de détective privé à agent secret.

 

Très vite, fort des indices qu'il rassemble, Holmes soupçonne Emily.

 

Watson, bien sûr, entreprend de rédiger le compte rendu de l'affaire. Le voici frappé par la similitude des démarches analytiques de Freud et Holmes.

 

Dès lors, il n'a qu'une envie : les confronter l'un à l'autre. D'autant qu'il s'est mis en tête de guérir Holmes de sa mélancolie légendaire, par les moyens de la cure freudienne...

 

Critique :

Escroquerie que ce pastiche où Holmes n'est même pas sur le devant de la scène. Même pas Sigmund Freud...

 

Qui alors ? Le personnage inventé par l'auteur, à savoir Emily V.


Vous imaginez la rage qui m'a saisie lorsque j'eus terminé ma lecture, il y a de ça bien longtemps, ayant vainement cherché mon détective préféré ??

 

En fait, moi, à sa place, j'aurais écrit un roman rien que pour ce personnage et je n'aurais pas arnaqué le pauvre lecteur féru de pastiches holmésiens avec un brol de ce genre. Non, mais !

 

En plus, avec un roman rien que pour elle, son personnage aurait pu s'épanouir au lieu de devoir se battre pour voler la vedette aux deux pointures du livres que sont Holmes et Freud.

 

Le détective et le psychiatre ne semblent être présents que comme des alibis pour situer cette intrigue policière à Vienne et si leurs interventions sont intéressantes, on reste quand même sur sa faim. Affamé, même. Énervée, aussi...

 

Une preuve de plus que ce n'est pas la présence des grandes stars qui fait la qualité du film, pardon, d'un livre...

 

 

 

 

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