1.2.6 Références, Études, Essais (sur Sherlock Holmes)

 

  • Affaire du chien des Baskerville : Bayard
  • Alimentaire mon cher Watson : Martinetti
  • Conan Doyle contre Sherlock Holmes : Emmanuel Lebret
  • Dico Sherlock Holmes, le : Jacques Baudou et Paul Gayot
  • Dossiers personnels de Sherlock Holmes :
  • Énigmes de Sherlock Holmes : Dr John Watson 2012
  • Enquêtes sur Sherlock Holmes :
  • Géographie de Sherlock Holmes :
  • Moi, Sherlock Holmes : S. Baring-Gould
  • Mycroft’s Testimony : Bellocq-Poulonis
  • Petit dictionnaire de Sherlock Holmes : Lemonier
  • Quel jour sommes nous, Watson ? : Jean-Pierre Crauser
  • Sherlock Holmes dans la bédé : Tomblaine
  • Sherlock Holmes - De Baker Street au grand écran : N. Levet
  • Sherlock Holmes - Détective consultant : John Bastardi Daumont
  • Sherlock - Guide de la série : Steve Tribe
  • Sherlock Holmes - Mémorial
  • Sherlock Holmes - Une vie : Ruaud-Mauméjan
  • Science de Sherlock Holmes - Les débuts de la science criminelle : E.J. Wagner
  • Watson et Holmes : June Thomson

 

 

Titre : Sherlock - Le Guide de la série

 

Auteur : Steve Tribe

Édition : Bragelonne (21/10/2015)

 

Résumé : Voici l’histoire de Sherlock comme vous ne l’avez jamais lue et vue auparavant. Plongez au cœur de l’esprit des créateurs à l’origine des aventures du plus grand et du seul détective consultant au monde.

 

Sherlock : Le Guide de la série offre un accès sans restriction aux archives de l’équipe et des membres du casting, grâce à des interviews, des scènes coupées, des storyboards et des concept arts.

 

Comment les classiques d’Arthur Conan Doyle ont-ils été adaptés de manière moderne et totalement originale ? Qui sont les artistes et les concepteurs qui ont fait de ce rêve une réalité ?

 

De Baker Street à St Barth, de Buckingham Palace à Appledore, passez dans l’envers du décor.

 

Critique : 

Attention, ce guide ne porte que sur les 3 premières saisons puisque, lorsqu'il a été écrit, la quatrième saison n'avait pas encore commencée.

 

Ce guide est une véritable mine d'or pour celui ou celle qui voudrait en savoir plus sur la série qui a révolutionné le mythe de Sherlock.

 

Et non, vous n'aurez pas droit aux mensurations coquines des acteurs/actices, bande d'obsédés, va !

 

De la genèse de l'idée de mettre Holmes dans notre siècle, en passant par chaque épisode détaillé, nous découvrirons les coulisses de la série, avec des fiches sur les acteurs, leurs rôles, leurs personnalité dans la série, des extraits de dialogues, des scènes coupées...

 

N'oublions pas les lieux emblématiques de tournage, les références aux écrits canonique, et elles sont nombreuses, les effets spéciaux, la musique, le maquillage, les fandoms...

 

Le tout avec des belles photos sur papier glacé.

 

Le seul bémol vient de la non-continuité des textes. C'est chiant, je trouve, que lorsque vous lisez un texte, il soit coupé par d'autres choses sur sa page. Ma curiosité et ma soif de connaissances me poussaient à lire de suite l'encart et lorsque je tournais à nouveau la page, boum, je revenais à votre texte initial et j'avais perdu le fil.

 

Anybref ! Voilà un guide pour les fans de la série, pour les fans de Sherlock, pour ceux qui veulent en savoir plus sur l'envers du décor et arriver à trouver toutes les références à l'œuvre de Conan Doyle.

 

Parce que dans la série, ça va tellement vite qu'on ne prend pas attention à tout.

Maintenant, je les verrai mieux depuis que j'ai ouvert ce guide.

What'else ?

 

Heu, juste que c'est trop court, comme toujours ! ;-)

 

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

 

 

 

 

Titre : Le dico Sherlock Holmes


Auteurs : Jacques Baudou et Paul Gayot
Édition : Les Moutons Electriques (2015)

Résumé :

De A à Z, d’abeilles à zoologie, en passant par le Diogène Club, Moriarty et bien sûr Watson, ce dictionnaire, s’intéresse à toute la galaxie du 221B Baker Street.

 

Aucun héros de fiction, plus que Sherlock Holmes, n’a autant engendré d’intérêt. Au point même qu’à l’inverse des personnages historiques devenus figures de romans, il ait accédé à une certaine réalité...

On trouvera dans Le Dico Sherlock Holmes des entrées sur le Canon, les pastiches, les nombreux rencontres mises en scène avec des figures comme Freud, Arsène Lupin ou Tarzan. Mais aussi des références à l’holmésologie et ses spéculations aussi savantes qu’humoristiques.

Un ouvrage d’exception, dernier coup d’archet de la collection Bibliothèque rouge afin de la clôturer en beauté. Un projet jamais vu en France ou ailleurs. 

 

Critique : 

Voilà un dico sur Holmes qui m'a bien plu ! Mieux que le précédent que je possédais "Le Petit dictionnaire de Sherlock Holmes" de Marc Lemonier (voir ICI).


Celui-ci est plus complet mais attention, il fait aussi parfois référence à des apocryphes holmésiens.


Il nous parle aussi abondamment de William S. Baring-Gould sans ajouter que certaines de ses théories sont fumeuses... Ne prenez pas pour argent comptant le fait que Holmes ait eu des relations avec Irene Adler et que Nero Wolf soit leur fils.


Bon, en principe, d'après les définitions que j'ai lue, pas de risques que les néophytes fassent l'amalgame entre les données tirées, stricto senso, du Canon Holmésien et celles en provenance directe des récits apocryphes (non écrits pas Arthur Conan Doyle).


De nombreuses citations émaillent le dico et je suis toute contente, moi qui voulait fouiller le Canon pour les noter toutes, et bien, une partie du travail est fait. Que les auteurs en soient remerciés.


Afin de vous prouver qu'en holmésologie, tout est démontrable (même par l'absurde), on a droit à quelques théories holmésiennes de plus discutées, dont notamment le nombre d'épouses qu'à eu Watson. Oui, on discute de tout, même de savoir si les portes de la chambre de Holmes s'ouvraient par la droite ou la gauche.


Ce genre d'ouvrage est plutôt réservé aux connaisseurs de Holmes, du moins à ceux qui ont lu les écrits canoniques, vu quelques films, pièces de théâtres et découvert les apocryphes les plus connus (ou qui veulent les découvrir).


Moi, j'ai apprécié l'ouvrage, même si je n'ai pas lu toutes les définitions, j'ai souri quelques fois et je me suis prise un bon mal de crâne en réfléchissant sur quelques théories.


D'ailleurs, j'en ai appris de bien belles !


 

 

 

Titre : Sherlock Holmes - Détective consultant


Auteur : John Bastardi Daumont
Édition : Editions de la Martinière (2014)

Résumé :

Son nom est synonyme de détective privé, mais aussi d'acuité intellectuelle, de vélocité d'esprit. Pour certains, il a réellement existé, tandis que d'autres ont tout simplement oublié son géniteur, Conan Doyle.

John Bastardi Daumont a enquêté durant deux ans pour retracer la biographie du plus populaire des héros de fiction policière : il a parcouru l'Angleterre afin de recréer le parcours de Sherlock Holmes.

Les sociétés holmésiennes les plus célèbres comme la Sherlock Holmes Society of London ou des fonds documentaires uniques, comme celui de la bibliothèque de Marylebone, l'ont aidé dans ses recherches.

Plus qu'une simple biograhie, cet ouvrage analyse la méthode holmésienne à l'aune des méthodes scientifiques contemporaines.

Ainsi, le lecteur y apprend autant sur Sherlock Holmes que sur la police scientifique moderne.

Enfin, l'auteur analyse les raisons du succès de ce personnage victorien à travers ses réussites, ses rencontres, ses extravagances démontrant ainsi que Sherlock Holmes est plus vivant que jamais.

 

Critique : 

 La première chose qui m'est venu à l'esprit lorsque je l'ai acheté à sa sortie, c'est que je tenais dans mes mains un bien bel ouvrage.


Pages épaisses, pas en papier glacé (j'aime pas le papier glacé), belles illustrations...


Ensuite, il y a eu la polémique et le tacle, assassin, du président de la SSHF (Société Sherlock Holmes de France) car le livre était bourré de fautes dans des dates ou dans l’orthographe de certains prénoms (Oracio au lieu de Horatio, celui des Experts Miami, pour ne citer qu'elle).


Sans vouloir revenir sur l'affaire ou mettre du pétrole sur le feu, il y a bel et bien des omissions ou des raccourcis qui sont malhabiles. L'auteur sait sans doute de quoi il parle, mais le lecteur n'étant pas dans sa tête, comment arriver à saisir le sens de ce qu'il sous-entend par-là ?


Sincèrement, je ne sais pas comment je dois interpréter un "Andrew Scott a donné de Sherlock Holmes, une interprétation remarquable...". Moi, dans ma tête, je me dis qu'il y a erreur, c'est Benedict Cumberbatch qui interprète Holmes, pas Andrew Scott qui lui a le rôle de Moriarty.


Serait-ce un private joke sur le fait que certains holmésiens pensent que Holmes et Moriarty ne sont qu'une seule et même personne ?


Si c'est le cas, seul un holmésien peut comprendre ou y penser, mais je vous avoue que c'est bête de noter pareille chose sans l'expliquer. Une personne non initiée pourrait prendre pour argent comptant le fait que ce soit Andrew Scott qui joue le rôle de Sherlock.


Oui, le livre est truffé de fautes, plus ou moins grosses et je vous le dis de suite, sans la SSHF pour les énumérer toutes, certaines seraient passées à la trappe dans mon esprit parce que je ne suis pas érudite dans la chose.


Un lecteur qui voudrait en savoir plus se retrouverait avec des renseignements totalement faux pour certains.


Holmes a pris sa retraite en 1903 et pas en 1930 comme renseigné dans le livre.


"Conan Doyle a écrit quatre nouvelles et cinquante-six histoires courtes". Non, c'est 4 romans et 56 nouvelles, les mots sont importants ! Mary devient Marie, Irene se retrouve avec un accent (Irène).


"Holmes suscite depuis cent cinquante ans, de façon ininterrompue, une littérature apocryphe et de commentaires.". Datant de 1887 (première publication), cela fait... 127 ans puisque l'ouvrage présent est paru en 2014.


Bref, même si cet ouvrage est bien fait au niveau du design, il présente de nombreuses coquilles et des erreurs monumentales que pour être conseillé.


Lorsqu'on les connait (voir ICI), il suffit de les imprimer et de lire l'ouvrage avec la liste sous les yeux, mais tout de même, vu son prix, ça fait mal !


 


 

Titre : Quel jour sommes nous, Watson ?

 

Auteur : Jean-Pierre Crauser

Édition : Mycroft's Brother

 

Résumé :

L'auteur : "Mon propos consiste à dater très scrupuleusement toutes les enquêtes de Sherlock Holmes.

 

Un jeu complexe, exaltant, parfois décourageant et totalement? inutile. Rédiger une chronologie holmésienne s'apparente à une traversée du Far West en diligence.

 

Au début, on espère faire un bon voyage puis, rapidement, tout ce que l'on souhaite, c'est de pouvoir arriver au bout.

 

Ceux qui apprécient la simple lecture des chroniques du docteur peuvent se demander, tout uniment, s'il est bien nécessaire d'aller aussi loin dans l'exégèse.

 

Ma réponse tient en deux mots : bien sûr. Recommencer sans cesse la lecture, c'est risquer de découvrir du nouveau. " Vous connaissez mes méthodes, appliquez-les " (Le Signe des quatre). Tel est le défi que nous lance Sherlock Holmes.

 

Établir une chronologie des aventures du détective, à partir des chroniques du docteur John H. Watson, n'est pas un exercice élémentaire."

 

Critique : 

Partant de la réalité que Watson a fait des fautes de dates en relatant les aventures de Holmes, l'auteur a tenté de nous proposer les dates les plus plausibles pour toutes les aventures canoniques du détective de Baker Street.

 

Oui, Watson a fait des fautes, et je ne l'avais même pas remarqué. Moi, quand il me disait que le 7 avril 1889 était un mardi, je le croyais. Hors, il n'en était rien !

 

Le travail de l'auteur fut celui d'une fourmi, car je dois dire, à la lecture de cet essai, qu'il a du mérite !

 

D'entrée de jeu, il nous signale sur quoi il s'est basé avant toutes choses pour dater les histoires. Des règles qu'il suit dans l'ordre, d'après une échelle de valeur, en se gardant le droit de parfois y déroger.

 

J'ai encore appris des choses lors de ma lecture, notamment qu'un début d'aventure ne se trouvait pas à la bonne place...

 

Initialement prévue pour "La boîte en carton", une intro fort connue des holmésiens, se retrouvait à commencer l'aventure du "Patient à demeure", ce qui changeait tout puisque Watson parlait de chaleur torride, de vacances parlementaires et du mois... d'octobre !!

 

Une fois l'intro remise dans son contexte, on comprend mieux, vu que "La boîte en carton" se passe en août. Dans mon canon des éditions Laffont, le même passage se retrouve dans les deux aventures et je m'étais posée bien des questions. Tout cela parce que "la boîte en carton" parlait d'adultère et qu'elle ne fut pas publiée en recueil avant des années. Maudite censure !

 

Mais revenons à la datation des aventures canoniques : lorsque j'avais lu le canon pour la première fois, à l'âge de 13 ans, je m'étais amusée à noter au crayon l'âge probable de Holmes au moment de l'affaire.

 

Puisqu'il était dit que, en 1914, il avait soixante ans (mais pas écrite de manière aussi précise), j'avais déduit l'année 1854 comme celle de sa naissance.

 

Hors, toutes les dates ne sont pas mises dans le canon... et pour certaines aventures, c'était l'arrachage de cheveux garantit ! Notamment dans "le signe des quatre" où l'auteur a eu bien du mal à nous trouver une date plausible.

 

Petit livre qui se lit comme une histoire, vous permettant de les sauter, d'y revenir, de les approfondir, sans oublier un tableau à la fin avec tous les titres, les dates données par l'auteur, ainsi qu'un autre tableau avec ce que d'autres holmésiens ont fait, il y a bien longtemps.

 

Pour certaines, ils sont tous d'accord, pour d'autres, cela donne des écarts énormes.

 

Livre réservé pour les véritables mordus ou pour ceux qui veulent approfondir l'oeuvre.

 

 

 

Titre : Sherlock Holmes : De Baker Street au grand écran


Auteur : Natacha Levet
Édition : Autrement (2012)

Résumé :

Né de l’imagination d’Arthur Conan Doyle en 1887, le locataire du 221b Baker Street est devenu une figure mythique tant le personnage a connu de transformations et d’avatars littéraires, hantant le théâtre, le ciné, les séries télé, la BD et les jeux vidéos.


Surhomme détective, il représente l’avènement de l’enquêteur scientifique, dans un genre littéraire, le policier, alors en plein essor.


Plus que tout, sa mort puis sa résurrection (devant les protestations de ses lecteurs, Conan Doyle dut faire réapparaître Sherlock) le consacrent comme figure mythique, au point que ce héros typiquement britannique suscite un engouement mondial et est perçu comme une personne réelle par nombre de lecteurs.


Comment, au fur et à mesure des ses exploits, parvint-il à écraser et évincer son créateur, devenu le simple agent littéraire du Dr Watson ?


Qu’est-ce que la science de l’holmésologie ?


Quel rôle a joué l’effet Watson dans ce succès ? En quoi le Dr House (série télé) est-il un avatar contemporain ?

 

Critique : 

Non, cet ouvrage n'est pas que à réserver aux holmésiens qui voudraient remettre à jour leur mémoire ou aux holmésiens débutants qui voudraient parfaire leurs connaissances du célèbre détective du 221b Baker Street.


Je pense qu'il peut aussi servir à toute personne voulant en savoir un peu plus sur la figure mythique Sherlock Holmes, de ses origines à toutes ses adaptations, qu'elles soient écrites ou visuelles.


Par contre, ceci n'étant pas un roman, je conseille à tout lecteur de le lire à son aise, genre quelques pages par jour, afin d'éviter l'indigestion suite à l'ingestion de toutes ces données.


Cet ouvrage, je l'avais acheté lors de sa sortie et lu quasi de suite durant mes vacances en juin 2012 (il y avait encore dedans le ticket de la pompe à essence que j'avais utilisé comme marque-ta-page).


Malheureusement pour moi, je n'avais pas pris de notes lors de ma lecture et j'avais encore moins rédigé une chronique. Ce Mois Anglais 2015 était donc la bonne occasion pour le ressortir, le relire et prendre des notes (et mettre du fluo dedans, oui, je sais, hérésie !).


La première chose qui me saute aux yeux, c'est que j'avais oublié bien des choses et qu'une relecture n'était pas une si mauvaise idée que ça.


Le livre est très bien écrit, accessible à tout lecteur, même un qui ne connaîtrait que depuis peu l'univers de Holmes.


On nous parle de sa naissance littéraire, de sa manière dont il s'est développé, sa traversée de l'Atlantique, le "pourquoi du comment" Conan Doyle a préféré écrire des nouvelles plutôt que des romans.


Pour celui qui sait tout, ce sera une révision, mais pour les autres, il y a moyen d'en apprendre beaucoup. Surtout pour moi qui ne sait pas tout. Heureusement, j'ai encore à découvrir, sinon, ma vie serait fade.


La manière d'aborder le récit est linéaire et l'auteur suit la ligne du temps, tout en refaisant de temps en temps quelques répétitions, lorsque le besoin se fait sentir. C'est une bonne chose, cela permet de fixer certaines informations.


Franchement, c'est une très belle étude que l'auteur a réalisé là : c'est fouillé sans être touffu, documenté sans devenir trop lourd, instructif sans être rébarbatif, elle cite ses références et le tout se lit d'une manière très agréable.


Ce sont les chapitres consacrés au Sherlock Holmes original qui sont les plus épais, le côté "adaptations cinématographiques" n'occupant qu'un seul chapitre. Mais on nous parle aussi des adaptations théâtrales, en bandes dessinées, à la radio, dans des comics... Bref, Holmes a été mis à toutes les sauces.


On y apprend aussi une foule de chose, par exemple sur le plagiat dont Holmes fut la victime (et surtout son auteur), mais aussi que Holmes, tout comme Jack The Ripper, doit son succès à la presse ! C'était à une époque où la presse se développait et la concurrence entre eux était rude.


Publier les nouvelles de Holmes vous assurait de gros tirages, tout comme faire de la surenchère pour le tueur de Whitechapel.


On apprend aussi tout les personnages qui ont Holmes pour inspiration (Batman, House, Gil Grissom).


C'est le genre d'ouvrage que je conseillerais à ceux qui veulent en savoir plus sans pour autant vouloir devenir des érudits sur la question. Mais avec ce bagage, vous pourrez tout de même soutenir une conversation avec d'autres passionnés.


Ça se lit tout seul et on peut toujours revenir plus tard pour approfondir un sujet ou se le remettre en mémoire. Comme je l'ai fait, relisant le tout.


Un bel essai bien documenté et bien fouillé. On en apprend beaucoup, sans overdose et il est toujours loisible d'aller ensuite sur le Net pour en savoir plus ou d'acheter d'autres ouvrages sur le sujet et de se consacrer à une seule étude.


Une réussite, pour moi.

 


 

Titre : Science de Sherlock Holmes : Les débuts de la science criminelle
 
Auteur : E.J. Wagner
Edition : Le Pommier


Résumé :
Angleterre, début du XXe siècle : tandis que l'ombre de Jack l'Éventreur plane encore sur Londres, sir Arthur Conan Doyle assiste avec passion à la naissance de la science criminelle.


Le Maître en est persuadé : la science a un rôle crucial à jouer dans le système judiciaire...

 

Tel est le premier fondement de La science de Sherlock Holmes.

 

Qu'il se mêle de poison, de cendres de tabac ou de traces de pneus, le célébrissime détective fait en effet preuve d'un véritable esprit scientifique.

 

L'ouvrage explore cet aspect fascinant de sa carrière, en montrant combien ses enquêtes reposaient sur les dernières découvertes scientifiques de l'époque.


Le livre constitue ainsi une introduction de qualité aux différents domaines de la police scientifique, de la médecine légale à l'expertise des écritures, en passant par la balistique, l'analyse des empreintes digitales ou la toxicologie.

 

Une postface de Patrick Rouger, coordinateur de Police technique et scientifique, nous présente les outils que la police scientifique actuelle mettrait à la disposition de Sherlock Holmes s'il revenait enquêter au XXIe siècle.

 

Extrait :

Londres, 1887. Entrelacs d'étroites rues pavées où le fracas des fiacres pressés se mêle au vacarme des pubs enfumés. Hommes arborant barbes, capes et cannes au pommeau d'argent.

 

Méli-mélo de curiosités offert dans d'immenses musées aux regards de dames voilées, drapées dans des manteaux de fourrure, discrètement parfumées de lavande - des dames dont le maintien rigide suggère qu'elles savent l'étreinte de leur mari rare et révérencieuse, et celle de leur corset ferme et constante.


Filles des rues imbibées de gin, sans toit, malades, avec sur elles tous les vêtements qu'elles possèdent, démangées de vermine, se mouvant d'un pas lourd - vers le pub, l'asile, l'hôpital, le fleuve...


Le fleuve, c'est la bourbeuse Tamise, dont les forts courants remuent la vase des profondeurs, dont les eaux lentes pénètrent la ville, seule force motrice des péniches qui apportent l'indispensable charbon.

 

Des essaims de gamins des rues farfouillent les berges pour récupérer ce qu'ils peuvent - bois, charbon, pièces de monnaie - et récoltent bien souvent le choléra, charrié par les eaux usées qui se mêlent dans toute leur impureté à celle du fleuve.


La ville grouille de vendeurs des rues, de charretiers, de chevaux, de voleurs à la tire, de ramoneurs et de bonnes d'enfants, précieuses ou miséreuses.

 

On y trouve des parcs raffinés et des abattoirs bruyants, des logements ouvriers et des demeures majestueuses, tous enveloppés dans des nappes de brouillard épais, illuminés par l'éclairage au gaz.


On y trouve de grands hôpitaux, St Mary's, Guy's, St Bart's, leurs amphithéâtres, leurs laboratoires aussi, où l'on mène parfois de bien macabres recherches, tous stores baissés, à l'abri des regards de la foule.

 

Dans la première des aventures de Sherlock Holmes, Une étude en rouge, on pénètre derrière ces stores pour voir Stamford, une vieille connaissance de Watson, conduire ce dernier vers le laboratoire où va bientôt se sceller la plus célèbre amitié de la littérature policière.

 

Critique :

Mon détective préféré et les débuts de la science criminelle... certains auteurs devaient connaître mes goûts pour me pondre une chose pareille, me voyant déjà saliver devant leur ouvrage.

 

Oui, j'aime Sherlock Holmes et oui, j'aime la science criminelle, ainsi que la médecine légale et la police scientifique (la vraie, pas celle qui à partir d'une mauvaise photo de trois pixels arrive à vous sortir une plaque d'immatriculation lisible ou la forme du plombage de la dernière molaire du suspect...).

 

Non, parler de cadavres à table ne me répugne pas. Mon entourage, oui...

 

Bref, même si vous ne connaissez pas Sherlock Holmes, vous savez qu'il était fortiche comme détective et qu'il est connu pour ses qualités de déduction, sa passion pour la chimie ainsi qu'un intérêt plus qu'intéressé pour la science.

 

Nous en avons la preuve dans "Une étude en rouge" où la rencontre entre Holmes et Watson se déroule dans le laboratoire de l'hôpital Saint Barts', Holmes tout heureux car il venait de mettre au point un réactif qui n'était précipité que par l'hémoglobine.

 

Léger inconvénient pour l'holmésien qui voudrait retrouver son détective fétiche dans cet ouvrage, et bien, il est peu présent malgré le fait que l'auteur se soit évertuée à mettre en relation les enquêtes du fameux locataire du 221b avec les avancées scientifiques de son époque (relevant même les quelques fautes dites par Holmes sur certains faits, tel les machines à écrire ou le réactif précipité par l'hémoglobine).

 

Certes, les références à Holmes sont là et bien là mais n'escomptez pas qu'elles occupent la majorité des pages.

 

Oh, attention, je ne regrette rien ! Que du contraire, ce genre de livre, c'est du petit lait pour moi.

 

Les treize chapitres thématiques nous éclairent sur les grands domaines ainsi que les avancées dans la science criminelle. A la fin de chaque grand chapitre, un récapitulatif de "ce qu'il reste" de nos jours.

 

Non, non, la science criminelle dont on nous parle n'est pas imbuvable !

 

Le livre est truffé de petites anecdotes, d'expériences ou d'enquêtes criminelles réelles (menées à la fin du 19ème siècle ou au début du 20ème siècle, au Royaume-Uni, en France ou Allemagne) de la manière dont elles furent (ou pas) résolues et de ce qu'il en a découlé comme avancée...

 

Et tout se déroule dans le temps, hormis quelques unes qui ont eu lieu dans les années 40.

 

Facile à lire, agréable à découvrir, j'avais les yeux émerveillés, me goinfrant de tous les détails.

 

Ah, que de progrès ont été réalisés, que ce soit dans la médecine légale (autopsie réalisées dans de meilleures conditions, recours à l'entomologie, à la toxicologie), dans l'étude de la balistique, sans oublier le fameux fichage des criminels (Bertillon et surtout Locard), dans l'étude des scènes de crime, dans le recours aux experts... (qui n'étaient pas de Miami, de Las Vegas ou de Manathan).

 

Last but not least, le dernier chapitre sera consacré à tout ce qui concerne les croyances et superstitions de l'époque. Un régal !

 

D'ailleurs, j'en ai appris une bien bonne : dans le but de calmer les spasmes du gros intestin, un médecin préconisait l'usage de la nicotine, sous forme de fumée et introduite... Hé oui !

 

Zéro pointé aux puristes qui ont pensé que la fumée était introduite par la bouche. Pour soigner le gros intestin, on attaque par le bas et la fumée était introduite dans le rectum, dirigée soit par un entonnoir ou par un soufflet, quand ce n'était pas par l'introduction d'un cigare dans le fondement, bout incandescent fiché en plein dedans... plus facile pour l'introduction de la fumée.

 

Dingue, non ?

 

Une autre ? On disait que l'onanisme provoquait, entre autre, la phtisie, le ramollissement du cerveau, la démence, la folie et la dégénérescence précoce...

 

Rassurez-vous, ce ne sont là que les conneries de la médecine de l'époque et je me dis que, de nos jours, rien n'a changé quand on nous vante les mérites de la carotte pour soigner des cancers.

 

Bref, pour ceux et celles qui ont envie de découvrir les balbutiements de la science criminelle, sans un expert qui ôte ses lunettes noires toutes les deux minutes, ce livre est fait pour vous.

 

Ou tout simplement par curiosité...

 

La postface (rédigée par un expert contemporain, excusez du peu) est consacrée aux outils (en particulier la génétique) dont notre cher Sherlock Holmes disposerait s'il œuvrait de nos jours.

 

Rien à redire sur l'auteur, on sent qu'elle a mis les main dans le sang et dans les tripes, plongeant dans des archives criminelles comme d'autre plongent dans les eaux turquoises, nous faisant croiser la route de personnages réels tels Vidocq, Bertillon ou Locard.

 

Ok, Sherlock Holmes est un peu relégué au second plan par rapport à la science criminelle, mais l'auteur ne l'oublie pas et on sent que là aussi, elle connait son sujet.

 

Vous l'aurez compris, j'ai trouvé ce petit livre scientifique PA-SSIO-NNANT !

 

Pas besoin d'avoir regardé tous les épisodes des experts pour comprendre et dans le pire des cas, il y a un glossaire pour les mots que vous n'auriez pas capté.

 

Lu dans le cadre des Challenges "Sherlock Holmes" de Lavinia, "Thrillers et polars" de Liliba et "Polar Historique" de Samlor.


 


 

Titre : Alimentaire mon cher Watson


Auteur : Anne Martinetti
Édition :  Du Chêne (2010)


Résumé :

On présente trop souvent Sherlock Holmes comme un ascète, une machine à penser délaissant la cuisine au profit de nourritures intellectuelles.

Ce n’est pas le cas. Si, au plus fort d’une enquête, le célèbre détective oublie parfois de manger ou consomme tout juste un sandwich, il aime aussi les mets raffinés, comme une bécasse ou un foie gras en croûte et les grands vins français.

 

Mieux, l’observation de l’art éphémère qu’est la cuisine lui permet de conduire son art de l’investigation.

Ainsi, peut-il confondre le coupable en observant un brin de persil s’enfonçant dans une plaque de beurre…

Sherlock Holmes, gourmet ? La déduction s’impose ! Mêlant recettes et extraits des œuvres de Sherlock Holmes, cet ouvrages très illustré de photos de recettes et d’ambiance ainsi que d’images anciennes, présente le célèbre détective et des plats évoquant ses enquêtes et les pays visités.

Ce cher Watson n’a plus qu’à se régaler !

 

Critique :

On présente trop souvent Sherlock Holmes comme un ascète, une machine à penser délaissant la cuisine au profit de nourritures intellectuelles. Ce n’est pas le cas.

 

Si, au plus fort d’une enquête, le célèbre détective oublie parfois de manger ou consomme tout juste un sandwich, il aime aussi les mets raffinés, comme une bécasse ou un foie gras en croûte et les grands vins français.

 

Mieux, l’observation de l’art éphémère qu’est la cuisine lui permet de conduire son art de l’investigation. Ainsi, peut-il confondre le coupable en observant un brin de persil s’enfonçant dans une plaque de beurre…

 

Présenté comme une incursion dans l'oeuvre de Arthur Conan Doyle, auteur des célèbres aventures de Sherlock Holmes, l'ouvrage s'inspire aussi de quelques pastiches de June Thomson, Michael et Mollie Hardwick et de Carole Nelson Douglas.

 

Le menu qui nous est offert ici est divisé en quatre sections :

 

  • L'affaire des recettes du 221b Baker Street,
  • L'affaire des gourmets de Londres,
  • L'affaire des voyages de Sherlock Holmes
  • L'affaire des péchés mignons de Sir Arthur Conan Doyle.

 

Pour chaque section, les recettes sont présentées et photographiées, accompagnées d'extraits issus de romans mettant en scène Sherlock Holmes.

 

C'est un sympathique et intelligente manière de nous faire découvrir le meilleur de la cuisine anglaise, souvent raillée car méconnue.

 

Les magnifiques photographies de Philippe Asset, dont plusieurs ont été prises au Musée Sherlock Holmes de Londres, rendent tout à fait l'esprit de l'univers du célèbre détective. Elles ont un joli accent british rétro et plein de charme.

 

Outre la gourmandise qui suinte à chaque page et qui vous fait grossir rien qu'en regardant les images, les recettes s'inspirent des dialogues échangés dans les romans, qui font état de tel ou tel plat ou d'un petit déjeuner tardif.

 

Beaucoup d'allusions également à de bonnes tables de l'époque, dont certains plats sont recréés ici. Bon, je ne les ai pas cuisiné, faut pas pousser...

 

L'ouvrage est complété par une courte bibliographie et quelques bonnes adresses holmésiennes à partager. Si vous voulez m'inviter, je suis partante.

 

Entre les lignes, on y apprend aussi quelques anecdotes sur l'époque ou sur Arthur Conan Doyle.

 

J'ai juste regretté une chose : l'absence de liste des titres d'Arthur Conan Doyle en fin d'ouvrage.

 

Il a tout de même écrit 4 romans et 56 nouvelles avec son héros, tout de même.

 

Dommage de ne pas profiter de ce beau livre hommage pour inciter à mieux connaître Sherlock Holmes et donc à lire...

 

 

 

 

Titre : Sherlock Holmes dans la Bande Dessinée - Enquête dans le 9e Art


Auteur : Philippe Tomblaine
Édition : L'APART (15/06/2011)

Résumé :

"Est-il possible d'adapter Sherlock Holmes en Bande Dessinée ? Cet ouvrage tente de répondre à cette question à travers un panorama - non exhaustif - des différents ouvrages de Bande Dessinée mettant en scène le héros de Conan Doyle.

 

L'enquête de Philippe Tomblaine, sur les traces du détective le plus célèbre du monde dans le 9e art, s'avère passionnante, digne de son sujet central. Elle montre comment les auteurs actuels ont su se glisser dans les différentes pistes du renouveau holmésien, comme en témoignera un large dossier d'entretiens inédits.

 

Suivre le détective au fil des cases, dans les ruelles brumeuses de Londres, c'est aussi en retracer la silhouette, à la fois célèbre, populaire et inconnue : le plus grand mystère de Holmes demeure à l'évidence lui-même, c'est élémentaire..."

 

Critique :

Sherlock Holmes a été adapté dans tous les formats, je ne vous apprend rien.

 

Mais si nous avons l'habitude des films, téléfilms, séries, romans, certains sont moins familiarisé que moi avec la bédé.

 

Les bédés, dans ma biblio, c'est des étagères et des étagères, des centaines de kilos de pages dessinées de petits Mickey.

 

Et Holmes prend une grande place dans ma collection de bédés.

 

Est-il possible de référencer TOUTES les apparitions du détective de Baker Street, qu'elles soient dans la bédé traditionnelle ou dans les comics book ?

 

Impossible, sans aucun doute, surtout niveau des comics qui sont légion, surtout qu'entre le moment où est sorti cette étude, d'autres bédés sont venues grossir les rangs des autres.

 

Pourtant, cette étude est passionnante à lire (même avec des lettres blanches sur fond noir) pour toute personne aimant la bédé holmésienne ou voulant étoffer sa collection déjà foisonnante.

 

Évidemment, on pourra faire le reproche aux nombreux dessinateurs du mythique détective de toujours l'affubler de l'horrible deerstalker sur la tête et du non canonique macfarlane sur le dos, lui qui portait des costumes comme tout les gentlemen.

 

Mais bon, c'est devenu sa marque de fabrique, le cliché qui fait qu'on reconnaît sa silhouette partout.

 

Si la liste n'est pas exhaustive, elle pourrait donner des idées de lectures à ceux ou celles qui voudraient se faire une collection de bédé holmésienne, ou tout simplement en apprendre un peu plus sur les ouvrages dessinés qu'ils ont lu (ce qui fut mon cas, d'ailleurs).

 

N'allez pas imaginer que cet ouvrage ne s'adresse qu'aux fanatiques des p'tits Mickey, le néophyte apprendra aussi des choses sur Sherlock Holmes (sans devoir aller sur Wiki), sans oublier que l'ouvrage se présente d'une manière des plus tentante : papier glacé, couleurs des images, références canoniques, titres des aventures pour introduire les différents chapitres.

 

L'auteur compare le traitement réservé à Holmes de manière chronologique et géographique, ce qui fait que l'on découvre que le détective n'est pas le même selon son côté de l'océan ou de la mer.

 

Bon, je ne retiendrai jamais toutes les dates de la partie chronologique, j'en ai même zappé certaines pour ne pas frôler l'indigestion, mais c'était instructif tout de même.

 

Un ouvrage que les passionnés de Holmes se devraient de posséder dans leurs rayons de bibliothèque, un ouvrage qui, bien que n'étant plus complet en 2017, reste toujours d'actualité pour la partie canonique, et d'inspiration pour la partie littéraire.

 

Un bel ouvrage que l'on ne doit pas lire d'une traire, mais petit à petit, grappillant quelques articles par-ci, par-là, découvrant ce que les auteurs des albums nous livrent durant leur interview (j'ai compris pourquoi dans une bédé j'avais des problèmes de dates, c'était une erreur de sa part).

 

Un ouvrage que je prends plaisir de feuilleter régulièrement, avec une bonne tasse de thé.

 

 

 

 

Titre : Sherlock Holmes, une vie


Auteurs :André-François Ruaud & Xavier Mauméjean
Édition :Les Moutons Electriques (13/11/2012)

Résumé :

Sherlock Holmes est une des plus grandes figures de la culture populaire et son seul nom est synonyme de mystère policier, de brouillard londonien et de crimes énigmatiques.

 

Depuis 1887, Sherlock Holmes est le détective privé par excellence.

 

Devenu très rapidement un véritable mythe, avant même la sortie de sa soixantième et dernière aventure en 1927, Sherlock Holmes demeure pour certains un héros de fiction créé par Arthur Conan Doyle.

 

Mais pour le plus grand nombre, c’est un homme "qui a vraiment existé", dont les enquêtes sont rapportées par son ami, le docteur Watson.

 

C’est cette vie que nous avons voulu faire redécouvrir, sous la forme d’une véritable biographie. Depuis sa naissance en 1854 jusqu’à sa disparition à l’orée des années 1930, une vie de légende, où se croisent également les figures de John H Watson, du frère aîné Mycroft Holmes, de sir Arthur Conan Doyle, mais encore d’Oscar Wilde, de Winston Churchill, d’Arsène Lupin, de la compositrice Augusta Holmes ou du comédien William Gillette.

 

L’ère victorienne et au-delà : Sherlock Holmes, toute une existence.

 

 

 

 

Titre : Géographie de Sherlock Holmes


Auteurs : André-François Ruaud & Xavier Mauméjean
Édition : Les Moutons Electriques (21/01/2011)

Résumé :

Sherlock Holmes est une des plus grandes figures de la culture populaire et son seul nom est synonyme de mystère policier, de brouillard londonien et de crimes énigmatiques.

 

De sa résidence de Baker Street à la gare de Paddington, des landes de Dartmoor aux montagnes suisses, de l’East End à Hyde Park, par les clubs et par les rues…

 

Sherlock Holmes et son époque, retrouvés et commentés dans tous leurs lieux.

 

Une géographie du grand détective, en photos rares, gravures, plans et documents inédits.

 

 

 

 

Titre : Enquête sur Sherlock Holmes


Auteur : Bernard Oudin
Édition : Gallimard (1997)

Résumé :

Sherlock Holmes, création du romancier britannique Arthur Conan Doyle, est à coup sûr un des personnages les plus célèbres de toute l'histoire.

 

Mais, au-delà de son succès proprement littéraire, il existe un "phénomène" Holmes, vieux maintenant d'un siècle et qui ne donne aucun signe de déclin.

 

Il a été le héros le plus souvent porté à l'écran et des dizaines d'écrivains ont voulu donner une suite à ses aventures.

 

Mieux encore, dès la parution des premières œuvres, des milliers de gens ont cru à l'existence réelle du détective.

 

Aujourd'hui encore, du courrier arrive à son domicile supposé de Baker Street. Plusieurs centaines de clubs holmésiens dans le monde, jusqu'en Amérique et au Japon, perpétuent son culte.

 

Bernard Oudin, spécialiste de Sherlock Holmes, démêle les fils de cet étonnant sortilège qui a amené un personnage de fiction aux frontières de la réalité et du fantasme.

 

 


 

Titre : Watson et Holmes
 
Auteur : June Thomson
Édition : Le Masque  (1995)

Résumé :

Sherlock Holmes et le Dr Watson : deux personnages mythiques de la littérature policière, mais demeurés mystérieux à bien des égards.

 

Si l'on n'ignore rien des remarquables capacités cérébrales de Holmes, ni de l'indéfectible révérence de Watson pour les aptitudes du grand détective, en revanche, la vie plus intime des deux amis reste une énigme...


Endossant à son tour le rôle de détective, June Thomson traque au cœur du “canon”, tout indice, aussi ténu soit-il, susceptible de répondre aux questions que se sont toujours posées les amateurs.

 

Elle nous livre ainsi, dans ce roman policier pas comme les autres, quantité d’informations précieuses et de théories passionnantes qui, tout en célébrant les liens qui unissaient les deux hommes, reconstituent de manière convaincante deux existences chargées de mystère.

 

Critique : 

Ceci n'est pas un pastiche holmésien !

 

Ce n'est pas non plus un recueil d'Untold Stories, ces histoires citées mais non racontées par Watson (histoires canoniques mais il n'existe pas de réçits officiels de celles-ci, seuls les pasticheurs ont émis leurs propres hypothèses).

 

Alors, c'est quoi ? Une étude  sur la relation entre Holmes et Watson. Non, que les coquins ôtent ce sourire grivois de leurs lèvres, je ne parle pas de ce genre de relation là !

 

Ce livre nous en dit plus sur les caractère des personnages enfantés par Conan Doyle, sur l'implication que pourraient avoir les dates de leurs enquêtes sur leur vie,...

 

Bref, c'est tout simplement le "jeu" auquel se livrent les holmésiens, "The Game" qui est appliqué.

 

C'est quoi notre jeu ? Nous considérons que Holmes et Watson ont réellement existé, qu'ils avaient une histoire propre que l'on peut reconstituer par des recherches approfondies et érudites, et nous prennons pour argent comptant le moindre détail du canon, la moindre phrase écrite par Watson et nous nous amusons à tenter d'expliquer les "incohérences" qui parsèment l'oeuvre canonique (le serpent qui boit du lait, la blessure de Watson qui se déplace, Watson portait-il un pyjama pour dormir ?, ect.).

 

Attention, toujours avec humour et sans se prendre au sérieux ! Comme on le dit toujours "Analyser le plus sérieusement du monde une de ses passions est, pour nous, un sujet d'amusement. C'est la meilleure voie pour se moquer de ceux qui approchent les sujets les plus sérieux avec un esprit trop pointilleux".

 

Greffier, notez-la phrase !

 

L'ouvrage est présenté de manière chronologique, ce qui, vous conviendrez, facilite la lecture. 

 

Thomson étudie chaque aventure (ou presque) en fonction de la date à laquelle elle est sensée avoir lieue, poussant même le vice jusqu'à tenter de déterminer la date canonique, ce qui n'est pas aisé, je le sais, j'ai déjà essayé ! (voir aussi l'excellent ouvrage de Jean-Pierre Crauser "Quel jour sommes-nous, Watson ?")

 

June Thompson nous sort, à ses risques et périls, quelques théories sur les enfances de Holmes et Watson...

 

Très freudiennes, ses théories, dans le sens où Sherlock compare sa mère à la reine des abeilles (la reine de Saba aurait été plus amusante) et lorsqu'elle a tout fini avec ses inepties à deux balles, elle nous a réduit le personnage à du grotesque, quasi.

 

"Heu, auriez-vous un problème avec le détective, madame Thomson ?"

 

Ok, ce n'est pas un homme facile à vivre, il s'injecte de la cocaïne dans les veines, il cache des choses à Watson, le houspille sur sa manière d'écrire (et se rendra compte plus tard combien il est difficile d'écrire), se fait passer pour mort durant trois longues années, laissant son ami dans le chagrin (il perd aussi sa femme entretemps puisqu'elle disparaît au retour de Holmes), mais bon, ce n'est pas une raison pour qualifier tout son comportement d'anormal.

 

Pour Holmes, il y a toujours une bonne raison, pour lui, c'est normal et, de plus, il est généreux parce qu'il n'hésite pas à aider les non fortunés, juste par amour du travail.

 

Qu'avons-nous encore de gratuit de nos jours ? Pas un détective de ce talent, en tout cas.

 

Au final, on pourrait dire qu'elle fait coller les faits à SA théorie, comme certains auteurs le firent lorsqu'ils écrivirent sur l'Eventreur. Ils ont une théorie et bardaf, ils font en sorte que les faits collent avec leur théorie. C'est très dangereux.

 

L'ironie que pratique Holmes n'est pas toujours faite pour blesser. J'adore la pratiquer, le sarcasme aussi et je peux vous dire que j'en ai déjà dites des vertes et des pas mûres ! Je ne le pensais pas, que du contraire, mais il est plus aisé d'avouer son affection par de l'ironie.

 

Hormis ces quelques points de discorde avec elle, l'ouvrage se lit facilement, il n'est pas imbuvable, comme on pourrait le craindre, puisque consacré à "l'étude de l'holmésologie".

 

Malgré tout, n'étant pas un roman à proprement parler, il est à réserver à un lecteur/lectrice qui voudrait en apprendre un peu plus sur le détective...

 

Lorsque je tombai dessus dans les années 95, croyez-moi, c'était de l'or en barre, le Net n'existant pas dans nos chaumières (oups, certains se sont évanouis en apprenant la nouvelle).

 

Le livre est intéressant à lire malgré une certaine psychologie de comptoir.

 

 


 

Titre : L'affaire du chien des Baskerville


Auteur : Pierre Bayard
Édition: De minuit (2010)


Résumé :

Les personnages littéraires ne sont pas, comme on le croit trop souvent, des êtres de papier, mais des créatures vivantes, qui mènent une existence autonome à l'intérieur des textes et vont jusqu'à commettre des meurtres à l'insu de l'auteur.

 

Faute de l'avoir compris, Conan Doyle a laissé Sherlock Holmes se tromper dans sa plus célèbre enquête, Le Chien des Baskerville, et accuser à tort un malheureux animal, permettant au véritable assassin d'échapper à la justice.

 

Ce livre rétablit la vérité.

 

Critique :

Bayard repère dans le livre de Conan Doyle des indices que son propre héros n'aurait pas vu (l'auteur nous apprend que le livre fut écrit en 1902, sous la pression et que SACD voulait n'utiliser que le personnage de Watson).


Ensuite, tout naturellement, il nous oriente vers un autre coupable.

 

Pierre Bayard chicane sur les détails, ruse, se faufile dans les interstices du texte - la littérature est "un univers troué" -, met à nu la mécanique romanesque de Conan Doyle, lutte au flair avec Sherlock Holmes, met peu à peu en doute la fiabilité du narrateur et sur la culpabilité du chien (pourquoi a-t-il poursuivit Baskerville sur le côté et non derrière? Pourquoi n'a-t-il pas touché au cadavre?).

 

Sa démonstration ne requiert pas la lecture préalable du roman, mais aussi haletante et implacable.

 

Au final, à vous de voir si vous suivez l'auteur dans son délire, dans son interprétation du plus célèbre roman de Conan Doyle, celui qu'il a écrit pour l'argent, celui dans lequel il ne voulait pas faire apparaître son détective, qu'il haïssait de tout son coeur...

 

Moi, je n'adhère pas à la théorie de l'auteur, mais elle avait le mérite d'être soulignée et publiée.

 

 


 

Titre : Les dossiers personnels de Sherlock Holmes : Dr John Watson


Auteur : Guy Adams
Édition : Tornade (2010)

Résumé :

Les aventures de Sherlock Holmes, le plus célèbre détective privé au monde ont été consignées dans les moindres détails par son ami et assistant le docteur John H Watson.

 

Les comptes rendus captivants des cheminements de Holmes par Watson s'appuient sur les notes qu'il a pu prendre au cours des enquêtes et des preuves qu'il a rassemblées avec Holmes.

 

Ces Dossiers personnels prennent donc la forme d'un journal consciencieusement tenu par Watson.

 

Tickets, journaux, télégrammes, lettres, photos, rapports de police, ajoutent une dimension irrésistible à la connaissance de chacune des plus grandes énigmes du détective britannique.

 

Une superbe mise en scène de quelques uns des plus célèbres textes de Conan Doyle.

Critique :

Un bien bel ouvrage, que ce livre... surtout pour les amateurs de Sherlock Holmes.

 

C'est plus un livre artistique qu'autre chose, mais l'ouvrage est d'une qualité qu'on ne peut pas ignorer et qui mérite d'être soulignée dans ma critique.

 

Il comporte, en son sein, des documents présentés comme officiels. Tous ces documents, coupures de presse, affiches, billet de train,... sont glissés dans des pochettes au milieu des comptes-rendus qui sont magnifiquement illustrés. Un véritable chef d'oeuvre pour les yeux.

 

Il y a des petits clins d'œil, comme une illustration de Sidney Paget avec une note de la main de Watson, juste derrière "Rencontre organisée par l'excellent Sidney Paget, à l'occasion de l'anniversaire de mes cinq ans de chronique des aventures de Holmes dans le Strand Magazine". Un must, je vous le dit !!

 

Sans oublier le portrait de LA femme ! Irène Adler peut trôner dans nos bureaux.

 

C'est donc un ouvrage que l'on doit voir comme une "pièce de collection", sûrement pas comme une quelconque réécriture du canon ou une nouvelle édition des romans les plus célèbres du canonholmésien (quoique, de longs passages de nouvelles y figurent.

 

Mais c'est un plaisir de relire quelques aventures avec ce livre à côté, pour rendre les récits bien plus entraînants et qui nous entraîne dans un réalisme bien orchestré.

 

Ceux qui pensent que Holmes a "bel et bien existé" ne seront plus à blâmer maintenant ! Les preuves sont là.

 

Attention, une erreur s'est glissée dans le livre dans "Un scandale en Bohême" : dans le canon, Watson nous signale la date du 20 mars 1888 comme étant la soirée où il décide de rendre visite à Holmes après un "hiatus" de sa part de six mois, suite à son mariage avec Mary Morstan.

 

La date est on ne peut plus canonique. Mais dans les dossiers, on parle du 20 mai 1887 !

 

 

 

 

Titre : Guide complet de Sherlock Holmes


Auteur :Michael Hardwick
Édition :Encrage Editions (06/10/1997)

Résumé :

Guide Complet de Sherlock Holmes de Michael Hardwick.

 

Illustration de couverture : Couverture de Frederic Dorr Steele pour le numéro de Collier's d'octobre 1903 contenant "Le Retour de Sherlock Holmes - Bibliothèque Holmésienne, II"

- Ed. Encrage - coll. Travaux n°28 - policier 

 

 

 

 

Titre : Conan Doyle contre Sherlock Holmes


Auteur : Emmanuel Le Bret
Édition : du Moment (12/01/2012)

Résumé :

Quand Arthur Conan Doyle voulut faire disparaître son héros, Sherlock Holmes, toute l'Angleterre victorienne s'est dressée pour protester.

 

En fait, nombre de ses lecteurs pensaient que le plus célèbre détective du monde existait vraiment.

 

Il était censé avoir résolu un bon millier d'affaires criminelles, maîtriser la boxe anglaise, la canne, l'escrime, les arts martiaux, être chimiste et toxicologue, bibliophile, bon connaisseur du bouddhisme, violoniste talentueux, musicologue amateur et... apiculteur à ses heures.

À l'image de ce mythe, son créateur fut aussi un homme aux multiples talents.

 

Tout à la fois athlète émérite, fou de boxe et de cricket, médecin, ophtalmologue et, bien entendu, écrivain prolifique (plus de deux cents publications, traduites en cent dix langues).

 

Passionné d'histoire et travailleur infatigable, cet aventurier fut, en outre, un visionnaire qui imagina, par exemple, le tunnel sous la Manche.

 

Animé d'un idéal chevaleresque, il défendit à maintes reprises devant les tribunaux des victimes d'erreurs judiciaires.

Le plus étrange, c'est que l'écrivain, à ce point identifié à son Sherlock qu'il fut souvent consulté par Scotland Yard sur des enquêtes difficiles, ne pouvait pas supporter son double littéraire !

 

Il aurait voulu n'être reconnu que pour ses œuvres historiques.

Cette biographie passionnante consacrée à Conan Doyle nous fait découvrir un authentique personnage romanesque.
 

 


 

Titre : Le petit dictionnaire de Sherlock Holmes


Auteur : Marc Lemonier
Édition: City Editions (2011)


Résumé :

Sherlock Holmes est immortel.

Plus d'un siècle après sa dernière aventure officielle, il occupe toujours une place de premier ordre au royaume des détectives. Films, pastiches, suites, livres, séries télévisées : Holmes est partout…

Dans ce petit dictionnaire, l'auteur part sur les traces de l'oeuvre de Conan Doyle, de sa genèse jusqu'à nos jours. Lieux, personnages, objets fétiches, enquêtes, moments clés de sa vie : vous serez incollable sur le génial détective.

Comment a- t-il rencontré le fameux docteur Watson ? Qui étaient ses parents ? Comment a-t-il disparu en combattant le professeur Moriarty ?

Et au fait, savez-vous que Holmes n'a jamais prononcé le mot "Elémentaire" ?

De A comme L'Aventure du pied du Diable à Z comme Zodiaque en passant par E comme Elémentaire ou M comme Mycroft : explorez l'univers de Holmes.

Critique :

Lorsque je suis tombée sur ce bouquin, je me suis dit que cela serait amusant de le posséder.

 

Bien souvent, je cherche dans ma mémoire le réalisateur d’un film ou un détail d’une aventure et rien ne surgit.

 

Si, à ce moment là, vous n’avez aucun ordinateur allumé, c’est assez embêtant. Un dictionnaire résoudrait ce problème.

 

Ne vous attendez pas à de grandes révélations en le lisant. Une grande partie de l’ouvrage se trouve sur le site de la SSHF.

 

Le dico peut, toute fois, se révéler utile en cas de plantage de PC ou de flemme de l’allumer pour vérifier un détail (attention, pas un détail trop petit, juste une indication).

 

Il se lit plaisamment installé dans le canapé, tasse de thé à la main.

 

L’auteur nous cite souvent des passages entiers du canon, comprenant dialogues ou descriptions.

 

Lorsqu’il nous donne le titre de l’aventure canonique, en dessous, il note le titre en V.O, sa date de publication, l’endroit où elle fut publiée ainsi que son abréviation officielle en bas du texte.

 

Lemonier nous parle aussi de quelques films sur Holmes, dont les deux derniers de Ritchie, la série Sherlock de la BBC, celle de la Granada, des villes citées dans le canon, des personnages (quelques uns, les plus importants), de quelques acteurs qui ont interprétés Holmes à l’écran, des untold stories,...

 

Mais sans trop entrer dans les détails. Le strict minimum.

 

Toutefois, il y a des erreurs et quelques oublis importants à mes yeux :

 

Page 22 : "l’aventure de Wisteria Lodge" (WIST) où l’auteur du dico oublie un détail monumental.

 

Cette histoire commence en effet par Watson qui nous écrit ceci : « Dans mes notes je retrouve la date : fin mars 1892. Le temps était froid, et gris, le vent soufflait. Holmes avait reçu un télégramme et il avait griffonné la réponse. » 1892 ? Holmes étant disparu aux chutes le 4 mai 1891. L’erreur canonique aurait dû être soulignée dans le dico, je trouve.

 

P 43 : parlant de Jeremy Brett qui incarna le détective, il a cette phrase étrange "Il ne lui manque que la haute stature". Sachant que Brett mesurait 1,88 m et que Holmes en faisait 1,80 m, je me demande ce que Lemonier a voulu dire par-là. N’aurait-il pas vérifié les tailles de ces deux hommes ?

 

P 48-49 : Les titres des recueils (Adventures, Memoirs, Return) sont en gras, les nouvelles qui les composent en italique, notées l’une à la suite de l’autre. Avant de passer au titre du recueil suivant, il y a un espace. Les nouvelles auraient gagnées en clarté à être mise l’une en dessous de l’autre, mais bon.

 

Par contre, le correcteur n’a pas vu que "His last bow" n’était pas en gras et se trouvait directement sous les titres composant "The return", sans l’espace de séparation requis. Pareil pour "The casebook". Cela donne un gros plaquage sur la fin.

 

P 56 : "Quand il s’ennuie un peu, le détective se shoote avec une solution à 7% de cocaïne !". C’est noté texto ainsi.

 

P 67 : C’est "LA cycliste solitaire" et pas "LE cycliste solitaire". Pourtant, il me semblait avoir lu que, d’après des notes manuscrites de Conan Doyle, il visait bien l’homme qui suivait mademoiselle Violet Smith et que c’était "Le" et pas "La".

 

Page 73 : "inspecteur "Greyson". Dans le canon, c'est l'inspecteur GREGSON !!

 

Page 82 : Dans STOC, la Franco-Midland est rebâptisée "les Quincailliers de la Franco-Midland" et serait donc ainsi (en ces termes) présente dans le Canon. Ce qui ferait du président un plagiaire de Conan Doyle si cet intitulé se trouvait bien dans le Canon. Hors, c'est lui qui l'a inventé de toute part pour le site de la SSHF.

 

Page 94 : on apprend que la série Granada est interrompue par le décès de Brett. Il n'en est rien. Jeremy Brett était pourtant encore bien vivant quand il embrassa publiquement le président à la fin de la soirée télévisée organisée en 1994 pour marquer la fin de la série...

 

P 165 : erreur lamentable dans le titre en V.O des "Propriétaires de Reigate" qui devient "The Red-Headed League" au lieu de "The Reigate Squires". L’abréviation REIG et la date de publication sont les bonnes.

 

P 207 : Il parle de Lady Eudoria Vernet Holmes, mère d’Enola, de Sherlock et de Mycroft. Cette femme est un personnage fictif des livres de Nancy Springer. Lemonier nous signale ensuite qu’elle a été enlevée. Erreur ! Elle a disparu, oui, personne ne sait où ni pourquoi, mais très vite ils comprennent qu’elle a disparu de son plein gré.

 

P 210 : le violon de Holmes. Lemonier nous signale qu’il l’a acheté son Stradivarius pour une bouchée de pain à un brocanteur. Était-ce si compliqué de donner plus de détails ? Comme quoi il valait au moins 500 guinées et qu’il l’avait payé 55 shillings à un brocanteur juif de Tottenham Court Road (CARD).

 

P 210 : Le violon, toujours. Lemonier nous parle de Holmes cherchant à découvrir la note qui ferait immobiliser les mouches. Cette expérience est celle de Holmes/Robert Downey Jr dans le film de Ritchien, mais ce n’est pas précisé.

 

Pour l'histoire des mouches et de l'expérience avec le violon, cela provient d'un film avec Rathbone ("Les aventures de Sherlock Holmes") auquel Ritchie rendait hommage dans son premier opus...

 

Bref, un peu trop d'erreur pour un dictionnaire !!

 

 

 

Titre : Moi, Sherlock Holmes

 

Auteur : William S. Baring-Gould

Édition : Encrage Éditions / Buchet-Chastel

 

Résumé : Des milliers de lecteurs connaissent Sherlock Holmes par les ouvrages du Docteru Watson, mais ce n'est qu'aujourd'hui, Holmes étant mort, que sa biographie peut être révélée.

 

Ce volume livre pour la première fois, tous les faits, tous les actes qui peuvent être authentifiés, de la vie d'un des hommes les plus extraordinaires de ce siècle.

Il révèle beaucoup plus que ce que l'on savait jusqu'ici.

 

Après 20 ans de recherches, l'auteur a écrit un livre définitif, où l'on trouve aussi bien l'histoire de sa lutte dont l'infâme professeur Moriarty, ses dangereux contacts avec Jack L'Étrangleur, son amour pour Irene Adler, le mystère de son fils, l'histoire de sa retraite et les circonstances de sa mort.

 

Critique : 

Voici le genre d'étude consacrée à la vie et  à la carrière de Sherlock Holmes réservée exclusivement aux malades, aux fans, aux dingues, aux mordus du détective de Baker Street.

 

En effet, cette biographie de Sherlock Holmes est à réserver pour les fins connaisseurs du canon holmésien et exclusivement pour eux !

 

N'allez pas croire que je sois devenue une égoïste pur jus, mais, premièrement, nous sommes face à une édition qui est devenue très rare dû au fait qu'une partie du stock de l'éditeur Buchet-Chastel ait brûlé, et vous savez que ce qui est rare est cher...

 

La même version éditée chez Encrage ne se trouve pas partout, faut fouiner dans les bouquineries dévouées au genre policier...

 

Ça, ce n'était que la raison la moins grave pour laquelle je déconseille aux gens de l'acheter ! La seconde raison est, à mon sens, la plus importante et la plus grave...

 

Là où c'est le pire, c'est que sur cette étude, il faudrait ajouter un bandeau-titre sur la couverture, avec, noté dessus en gras et en rouge "ATTENTION - Ceci n'est en aucun cas une biographie de référence sur Sherlock Holmes" comme pourrait vous le laisser croire le 4ème de couverture".

 

Baring-Gould connait son canon holmésien, il a, sans aucun doute, d'excellentes références sur Sherlock Holmes, il l'a étudié en long et en large (et en travers)...

 

Mais dans cette "biographie" de mes couilles (et je ne m'excuserai pas sur le fait que je ne possède pas de couilles) l'auteur mélange tout, sans distinction : les faits attestés (canoniques), les hypothèses plus ou moins plausibles, sans parler des trucs les plus farfelus péchés ailleurs que dans les écrits de Conan Doyle (généralement dans la multitude de pastiche consacrés à Holmes).

 

Et quand il y a des blancs, des trous, des non-dits, c'est pas grave, l'auteur bouche les trous, invente des faits, des noms, des écoles fréquentées par Holmes, jouant avec le canon et les hypothèses non avérées qu'il balance comme véridiques et canoniques.

 

Alors, s'il faut déjà bien tout à l'holmésien du dimanche pour démêler le vrai du faux, un néophyte qui lirait cet ouvrage, se retrouverait avec des connaissances faussées dès le départ.

 

La faute aussi au 4ème de couverture qui ne nous prévient pas de ce mélange entre la réalité canonique et la fiction, et vous, pauvre lecteur, sans vous douter de la moindre vilénie, vous serez tout content d'apprendre les noms des parents de Sherlock, le nom de son autre frère, l'endroit où il fit ses études...

 

Bref, TOUT ce qui chez les holmésiens est sujet à suppositions, supputations, déductions (jamais certaines) ou discussions sans fin, se retrouvent, ici, écrit comme si c'était parole d'évangile...

 

Le lecteur non-averti qui, durant sa lecture, n'aurait pas les récits canoniques sous la main pour vérifier les dires, penserait avoir devant lui la carrière officielle de Sherlock Holmes à partir des écrits de Conan Doyle alors qu'on y mêle, à foison, des éléments non-canoniques, sans vous prévenir que telle ou telle chose provient en fait d'hypothèses hypothétiques, de déductions, mais dont on ne saura jamais le fin fond.

 

Le danger étant, qu'à la fin, sur le long terme, on considère ce qui est dans cette fausse biographie comme véritable et non pas comme des inventions de l'esprit d'un auteur qui a voulu faire passer toutes les études holmésiennes comme faisant partie de la réalité canonique.

 

Ce problème est devenu réalité puisque certaines de ces inventions de l'esprit ont fini par être considérées comme appartenant réellement au canon et on les retrouve, noires sur blanc, dans de nombreux pastiches ou études holmésiennes, avec, en prime, leur source notée dans la biographie (Moi, Sherlock Holmes de Baring-Gould). Bravo ! (ironie)

 

Anybref, vu le prix de l'ouvrage qui est rare, vu que l'on est face à une fausse biographie, vu que le néophyte ne saura pas trier le bon grain de l'ivraie, et vu qu'on remplit des pages et des pages avec des véritables extraits canoniques, je n'ai qu'un mot à vous dire...

 

PASSEZ VOTRE CHEMIN !!!

Sauf si, comme moi, vous être collectionneuse dans l'âme et à l'affut du moindre ouvrage consacré à votre détective préféré ou si, comme moi aussi, vous voulez juste informer les pauvres lecteurs/lectrices innocents qui seraient prêt à tomber dans les filets racoleurs de cet ouvrage.

 

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

 

 


 

Titre : Mycroft's Testimony
 
Auteur : Sophie Bellocq-Poulonis
Édition : L’œil du Sphinx (2009)

Résumé :

"Sherlock Holmes ne serait pas tout à fait l'homme décrit par son biographe et ami le Dr Watson. Il serait de ceux qui cachent leurs déviances sous le masque du génie excentrique. C'est du moins ce que confesse son frère Mycroft dans son récit-testament, en révélant l'ampleur de la crise identitaire dont souffrit le détective durant les trois années où Watson déserta Baker Street pour épouser Mary Morstan.

 

C'est aussi ce que subodore le Dr Aaron Kosminsky, psychiatre et criminologue, dans l'étude psychopathologie qu'il fait du personnage et publie en 2004.

 

Ces trois ans, compris entre décembre 1887 et mai 1891, furent d'insoupçonnables années d'errance et d'égarements psychiques qui conduisirent Sherlock Holmes à travers les affres de la désespérance, avant que ne le délivre de sa disparition dans les chutes de Reichenbach.

 

De cette période troublée, personne n'en a rien su. Pas même Watson. Comment aurait-il pu ?"

 

Critique :

Sherlock Holmes raconté par son grand frère Mycroft, ça aurait pu donner quelque chose de super génial, non ?

 

Pourtant ce petit roman m'a laissé non seulement sur ma fin, mais avec un horrible mauvais goût dans la bouche.

 

Mais avant de ruer dans les brancards, je vais peut-être commencer par le commencement...

 

Une fois de plus, on nous cause de la fameuse malle de fer blanc et nous retrouvons une vieille connaissance, c'est-à-dire la fameuse héritière de la famille Watson qui nous avait raconté "L’aventure des vierges de Glace".

 

Niveau vie du détective, nous n'apprendrons rien de plus que nous ne savions déjà sur l'analyse de sa personnalité, si ce n'est quelques petits ajouts afin de justifier la "naissance" du professeur Moriarty, du moins, de nous montrer comment son personnage et son nom s'est formé dans l'esprit de Holmes.

 

Par contre, exit le grand frère bienveillant que nous avions croisé dans la série Granada, ici, Mycroft a plus les traits d'un manipulateur version BBC. En tout cas, c'est ce qu'il laisse transparaître dans ce récit qu'il livre à son successeur au Diogene's Club sur son lit de mort

 

Quant au docteur Aaron Kosminski qui réalise l'espèce d''étude psychopathologie de mon détective borderline préféré, je l'ai trouvée.... Comment dire ? Heu... Ça m'a mis mal à l'aise !

 

Déjà le nom qui fait référence à un "suspect" dans les meurtres de 1888... Alors, notre Freud d'opérette, dans la seconde partie, tente de nous éclairer sur le récit de Mycroft.

 

Une seconde partie froide, sur un ton clinique, indigeste, le tout devant former une sorte de portrait psychologique de Sherlock Holmes.

 

Alors oui, l'idée de départ était bonne : qui, mieux que Mycroft, aurait pu nous éclairer sur la vie de Sherlock avant sa rencontre avec Watson ?

 

Oui, il y avait de la recherche aussi pour tenter d'expliquer de manière rationnelle et réaliste le fait que Moriarty débarque ainsi sans coup férir dans les récits canoniques, ainsi que toutes les autres incohérences.

 

Mais je pense que la manière de le faire n'était pas la bonne et le récit devient lourd, pâteux, boueux, difficile à lire sans avoir l'esprit qui fiche le camp pour voir ailleurs s'il n'y a rien de meilleur.

 

Les seuls moments où mon cerveau est revenu parmi nous, c'est quand l'auteur Baring-Gould est appelé en renfort caisse (et son ouvrage "Moi Sherlock Holmes" est du grand n'importe quoi) et que les extraits canoniques insérés dans cet ouvrage sont issus des éditions Robert Laffont, réputée pour ses nombreuses erreurs de traduction...

 

Et là où mes esprit s'est rebellé encore plus, ce n'est pas à la stagnation, mais en comprenant que Sophie Bellocq-Poulonis nous explique calmement que l'auteur des crimes de Whitechapel était Holmes...

 

Mes griffes ont rayé les murs.... Ce ne sera jamais que la 36.000ème fois qu'on associe le détective de Baker Street à l'Éventreur de Whitechapel et ça commence à bien faire. Trop is te veel et on a fait des révolutions pour moins que ça.

 

Anybref, pour un profane en holmésologie, le breuvage sera indigeste et la tartine trop épaisse. Et pour un néophyte dans la question psy, ce sera encore plus infect qu’imaginer boire un thé au beurre rance !

 

De plus, c'est court, bien trop court ! Enfin, vous me direz que quand c'est mauvais, vaut mieux abréger et faire dans le court...

 

Une étude holmésienne (ou un pastiche, car il a des deux) que l'on referme avec un soupir de soulagement, en se demandant bien ce qu'on vient de lire et à qui ce genre d'ouvrage peut faire le bonheur ??

 

Sans doute un meuble un peu bancal...

 

Parce que je ne vois pas à qui d'autre cela pourrait servir : les holmésiens risquent de ne pas apprécier (ou si peu) et les amateurs d'écrits canoniques qui en lisent pour le plaisir risquent de tomber endormi ou de se fouler le poignet en l'expédiant au cent diables.

 

Allez, classement vertical !

 

 


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