1.3.6 Sherlock Holmes : Comics

 

 

Titre : Sherlock Holmes - Tome 1/2 - Les origines


Scénariste : Scott Beatty
Dessinateur : Daniel Indro


Édition :  Soleil Productions n° 1 (2011)


Résumé :

L'intrépide détective créé par Sir Arthur Conan Doyle est de retour en bande dessinée, dans un récit présentant ses origines jusqu'alors inexplorées. Partagez avec le Docteur Watson sa rencontre décisive avec le jeune Sherlock Holmes, rencontre qui scellera à jamais la destinée des deux hommes.

 

Alors qu'une série de meurtres épouvantables plonge Londres dans la terreur, le Docteur John Watson réalise que la seule personne capable d'endiguer l'hécatombe est Sherlock Holmes, qui deviendra bientôt le plus célèbre détective que le monde ait connu.

 

Le duo improbable se lance sur les traces d'un tueur dont les horribles forfaits marquent le début d'une aventure inédite de Sherlock Holmes, intitulée "Les Douze Césars".

 

Critique :

Sa belle couverture (que certains trouvent moche) m'avait fait de l'oeil, sur le site de la SSHF et le fait que ce soit un "comics" ne m'avait pas fait peur.

 

Se lancer dans une adaptation, ou dans une histoire inédite de notre détective préféré,  bien connu de tous et mis à tellement de sauce, aurait pu se révéler une catastrophe, surtout dans un format aussi contraignant que celui du comics, plus petit que le format d'une bédé classique.

 

Pari relevé et réussi par Beatty et Indro qui nous livrent ici les origines de Sherlock Holmes (il n'est ici qu'un jeune étudiant, sortant déjà de l'ordinaire et nous montrera l'étalage de ses talents multiples).

 

Dès l'ouverture, on n'a aucun doute de notre entrée dans un comics. Le dessin, les couleurs, les ombres plus marquées. Pas d'erreur possible.

 

On ne perd pas non plus son temps : d'entrée de jeu nous tombons sur notre jeune Sherlock Holmes qui vient de résoudre une affaire et, un peu abîmé physiquement, il reçoit les soins d'un médecin vétéran, mettant ses connaissances au service de Scotland Yard, en tant que légiste, surtout.

 

Cet ancien médecin de l'armée, je vous le donne en mille, c'est le docteur Watson, qui sera fortement intrigué par ce jeune homme. Bon, entre nous, le jeune Sherlock passe difficilement inaperçu !

 

Mais pourquoi est-il blessé, le jeune Sherlock ?

 

Et bien, notre futur détective jouait les jeune extra cours d'un dîner mondain. Bizarrement, les invités semblent être subitement pris de vertiges et de pertes de conscience. Serait-ce le vin qui ferait tourner les tête ? Pas avec le peu qu'ils ont bu !

 

Le jeune Sherlock Holmes, à qui on ne la fait pas, en doute fortement...

 

Alerté par son incroyable instinct, il semble avoir mis le doigt sur un complot bien ficelé, visant à détrousser les nobles pendant leur sommeil artificiel.

 

Ce constat sera validé par l'arrestation de toute la bande par la police londonienne. Mais entre l'arrivée des zorros de la police, le jeune Sherlock se fera quelque peu malmener, rendant tout de même coup pour coup. Sa science du Baritsu lui sera bien utile.

 

La référence au Baritsu ne sera pas l'unique référence canonique, les auteurs nous parlerons aussi, entre autre, de Musgrave et du Gloria Scott.

 

Particularité de ce comics : les flash-back et la manière de nous faire changer de "situation" dans l'histoire.

 

Ainsi, si nous commencions pas un Sherlock blessé et un Watson le soignant, nous avons droit ensuite à un flash-back sur la bataille de Maiwand, en Afghanistan où le docteur Watson fut blessé, à l'épaule et à la cuisse (le scénariste résout le problème de la blessure de Watson qui migrait  entre "Une étude en rouge" de l'épaule à la cuisse dans "Le signe des quatre") et ensuite, tout en revenant à la figure de Sherlock blessé pour deux cases, hop, sans transition, nous passons à son entrée en scène de son enquête.

 

Oui, de sa tête blessée nous passons à cette même tête en train d'enfiler un loup pour servir les riches nobles. Et ce ne sera pas l'unique fois dans l'album.

 

La manière de faire reste dans le subtil, je vous rassure, et même dans l'artistique, quelques fois. Si vous voulez le voir de vos yeux et que vous n'avez jamais lu ce comics, je vous conseille de venir voir une planche sur mon site, en exemple.

 

La seule faute de ce comics est que le joli minois du Holmes de la couverture ne ressemble pas à sa tête dans le comics...


Mais passons.

 

Intrigué par le souvenir du jeune homme étrange qu'il a croisé, Watson enquête un peu sur lui, découvrant sa chambre en désordre et le fait qu'il a une colocataire. Oui, "une" ! Jolie en plus... À son sujet, nous en apprendrons plus dans le second opus.

 

Ce premier tome est en fait scindé en deux : si la première partie concernait le cambriolage et la rencontre des deux hommes, la suite sera consacrée à de mystérieux crimes sanglants.

 

Vu qu'un mystérieux meurtrier semble prendre un malin plaisir à semer des cadavres dans les rues sombres de Londres, laissant la police perplexe (une fois de plus) et démunie... Vu que Watson leur suggère de faire appel à cet étudiant qui a démontré des capacités de réflexion et de déduction extraordinaires.

 

Pas le choix, mis au pied du mur, ils devront faire appel à notre Sherlock Holmes.

 

Une fois de plus, Holmes nous montrera l'étendue de son talent pour comprendre que les crimes reproduisent en fait les morts de douze César qui régnèrent sur Rome (César, Auguste, Tibère, Caligula, Claude, Néron, Galba, Othon, Vitellius, Vespasien, Titus, Domitien).

 

Ce sont les premiers princes de Rome ayant porté le nom et le titre de "César", de Jules César à Domitien.

 

Mais pourquoi les tuer de cette manière ? Ben vous le saurez au prochain épisode, ou en lisant tout simplement le second opus.

 

Vous avez l'air dubitatif ? Hésitants ? Même si je vous signale que les deux auteurs ont eu le mérite de me captiver, de m'embarquer pour une aventure totalement inédite, faite de mystères et de révélations.

 

Croyez-moi ou pas, mais c'était une lecture savoureuse et appréciable et j'ai lu la suite avec un grand plaisir.

 

 


 

Titre : Sherlock Holmes - Tome 2/2 - Les origines


Scénariste : Scott Beatty
Dessinateur : Daniel Indro


Édition :  Soleil Productions n° 2 (2012)


Résumé :

"Le légendaire détective d’Arthur Conan Doyle revient dans une nouvelle aventure explorant ses origines jamais révélées ! Joignez-vous au docteur John Watson lors de sa rencontre avec le jeune Sherlock Holmes.

 

Une rencontre qui définira à jamais le destin des deux hommes. En proie à des meurtres sanglants, Londres a peur. Le Dr. Watson réalise que le seul homme capable de faire cesser les assassinats n’est autre que le jeune Sherlock Holmes, un apprenti détective aussi mystérieux que les crimes sur lesquels il enquête."

 

Critique :

Second et dernier album des origines de Sherlock Holmes. Le premier m'avait déjà bien plu, avec ses crimes sordides évoquant la mort de chacun des Césars (il y en eu douze).


Cet album clôt le cycle de la rencontre entre Holmes et Watson, les auteurs les ayant fait se rencontrer avant "Une étude en Rouge", impliquant aussi, bien avant l'heure, des personnages canonique dans cette histoire. Cela ne gênera pas les non connaisseurs et les connaisseurs auront un petit plus, puisque qu'ils ont lu le canon.


L'aventure, tout en continuant sur les meurtres sordides, englobera aussi celle du "Gloria Scott (bien connue des holmésiens), sans oublier le personnage de Victor Trévor, seul ami de Holmes au collège.


L'album, est un comics et non une bande dessinée habituelle. Les couleurs sont sombres, il y a beaucoup de traits sur les visages, les rendant moins esthétique, de ce fait.


Par contre, je salue une mise en scène des auteurs, nous faisant passer du présent à des évènements se déroulant dans le passé d'une manière très subtile.


Je m'explique : nous voyons la tête du pendu, couché au sol après sa dé-pendaison, ensuite, la case suivante, juste en dessous, nous retrouvons la même tête, mais dans un décor différent, l'homme étant endormi.


Dans une autre case un peu plus loin, on frappe à la porte de la chambre dans laquelle Holmes et Watson se trouvent, en la case suivante, à l'autre page, nous sommes ailleurs, avec un policier qui frappe à la porte de son supérieur.


Belle manière de mettre du suspense ou de passer à un récit dans le passé.


Juste un petit bémol, dès la première case, on voit Holmes se coiffer d'un deerstalker, la fameuse casquette à double visière, juste bonne pour les balades à la campagne.


Dans cet album, nous découvrirons la tête du Grand Méchant, totalement givré, une invention diabolique qui servit assez bien dans les temps passé et que l'on nommait "le feu du diable".


Le méchant expliquera pourquoi il a fait tout ça (les méchants parlent toujours trop), ses origines lointaines et nous donnera l'explication de son nom de famille.


Pourquoi pas ? On a déjà entendu pire.


Je m'en voudrais d'oublier de vous signaler que notre jeune Sherlock Holmes m'a rempli de joie avec une scène qui sera LA scène de l'album (pour moi).


Je ne vous dit rien de plus.


Au final, nous avons Holmes et Watson qui emménagent au 221b et qui se retrouvent, ensuite, avec un Lestrade, sur une scène de crime, où le policier leur parie un mois de son salaire qu'une femme nommée Rachel est impliquée dans le meurtre.


Erreur, Lestrade !! le grand "RACHE" inscrit en lettres de sang sur le mur signifie "Vengeance" en allemand...


J'ai passé un bon moment avec les deux albums et je vais relire le premier pour me remettre tout en mémoire et ne pas oublier de me fendre d'une petite critique positive.

 

 

 

Titre : Victorian Undead - Sherlock Holmes Vs zombies


Scénariste : Ian Edginton
Dessinateur : Davidé Fabbri


Édition : Panini France (2011)


Résumé :

Ian Edginton et Davide Fabbri ont imaginé qu’un météore, tombé près de Londres en 1854, a réveillé les morts.

 

Transformés en zombies, ceux qui dormaient jusqu’ici en paix deviennent avides de chair humaine.

 

Vingt ans plus tard, les services secrets de Sa Majesté ont réussi à les maîtriser.Le calme est revenu… mais pas pour longtemps.

 

Un dénommé Moriarty a l’intention de se servir des morts-vivants pour renverser le gouvernement.

 

Qui appelle-t-on à la rescousse dans ces cas-là ?

 

Évidemment mon cher Watson !

 

On supplie Sherlock Holmes et son acolyte d’empêcher une catastrophe.

 

Critique :

 

Ce livre - un comics en fait - je l'avais zappé en découvrant sa couverture pour le moins "horrible".

 

On y voyait une sorte de Sherlock Holmes en zombie, bouffé par les vers, en décomposition totale.

 

Bref, peu séduisante... J'imaginais un Holmes en zombie, revenant d'entre les morts, les bestioles en prime.

 

C'est sur un autre forum que j'appris que la couverture était indépendante du contenu (merci à Jean-Claude pour l'info, en passant). Il y a des zombies, mais ce n'est pas le grand détective !

 

En fait, la couverture était juste là pour un coup de pub. Cela avait eu l'effet contraire chez moi, ne cherchant même à découvrir cet album.

 

Une fois que je le sus, je me mis en quête de cet album et je le dévorai.

 

Oui, il est bien ! Du moins, pour ceux que le fantastique et les zombies ne rebutent pas dans un univers victorien.

 

Je n'ai rien contre les zombies, mais ce n'est pas mon genre de prédilection. Alors, les morts-vivants mélangés à une histoire où Holmes est présent, ce pouvait être casse gueule au possible et j'aurais pu détester l'ouvrage.

 

Examen réussi : les auteurs ne se sont pas plantés.

 

Voyons ce qu'ils nous ont concocté comme histoire...

 

L’histoire démarre par un flashback, nous ramenant en 1854 alors qu’un météore traverse le ciel londonien, emmenant dans sa traîne un mal profond et inconnu.

 

Et, comme un malheur n’arrive jamais seul, c’est forcément sur l’East end que s’abat cette vague de peste zombie. Les gens meurent, reviennent à la vie et contaminent les vivants...

 

Oui, pas de nouveautés dans le genre : les bons vieux zombies restent les même.

 

Les services secrets réussiront à contenir la menace, ensevelissant au passage une partie de la ville pour prendre le maximum de précautions.

 

Mais 44 ans après (alors que le quatrième de couverture parle de "20 ans après"), à l’aube du XXe siècle, le mal refait surface.

 

Sherlock Holmes est revenu d’entre les morts (façon de parler, hein) après l’épisode des chutes du Reichenbach (mais nous savons qu'il n'était pas mort puisque non tombé, au contraire de Moriarty) et il est bien décidé d'enquêter sur ces morts qui ne le sont pas tout à fait, quand bien même les services secrets le lui interdiraient.

 

Quant à l’origine de ce regain de peste moribonde... Chuut, c'est un secret !

 

Comme je vous le disais, le scénario aurait pu sombrer dans les tréfonds de la connerie ou du farfelu, surtout avec une couverture kitch à mort et son côté "série B+++".

 

Cela ne laissait pas présager une véritable histoire, avec une intrigue développée et bien construite.

 

Bon, je ne vais pas vous mentir non plus, je me suis doutée de certaines choses...

 

On sent que l’œuvre de Conan Doyle n'est pas une inconnue pour l'auteur et la passionnée de l'oeuvre holmésienne que je suis, ça fait toujours plaisir.

 

Grâce soit rendue à l'auteur : Watson n’est pas le benêt de service ! Alléluia ! Les auteurs en auraient-ils fini avec le Watson bête comme ses pieds ? C'est à espérer vu que les derniers Watson sont plus relevés au niveau intellectuels que certains que j'ai déjà lu et vu.

 

Non seulement il est intelligent (mais moins que Holmes, normal) et sa relation avec Holmes est celle d'une amitié profonde. Un plaisir aussi de découvrir que Mycroft, le frère de Sherlock, est également bien utilisé.

 

N'oublions pas Lestrade et ce bon vieux colonel Moran... Ironie, pour le colonel.

 

Graphiquement parlant, le dessinateur s’en sort haut la main.

 

Les décors de Londres sont fouillés, on a l'impression d'y être, les plans sont très variés et le rendu des scènes d’action sont de bonne facture.

 

Oui, il y a de l'action, des combats et du dégommage de zombies à la sulfateuse (de l'époque).

 

Bref, une belle variation sur notre légendaire détective tout en introduisant un élément fantastique sans (trop) dénaturer le mythe.

 

Comme pour les bédés où Holmes était face au suceurs de sang, les auteurs s'en sortent haut la main.

 

Le découpage est très "cinématographique", c'est rythmé, on ne s'embête pas, on frissonne et c'est visuellement soigné.

 

Le seul problème  pourrait venir du trop-plein d’action. Oui, il en faut, mais trop d'action nuit à l'action et aurait pu causer la mort de ce bon scénario.

 

Attention, je ne sous-entend pas que le trop-plein d'action est pas là pour masquer le manque de scénario, comme dans certains blockbusters

 

Non, le scénario est fouillé, mais nous avons l'habitude de voir (enfin, de "lire") Holmes disserter et aiguiser son sens de l’observation et de la déduction. Ici, il le fait moins. J'aurais aimé plus de réflexion.

 

Malgré tout, hormis ce petit bémol, j'ai passé un bon moment auquel je ne m'attendais pas du tout.

 

Un récit culotté, fallait oser, ils l'ont fait, prouvant que avec un bon scénario, rien n'est impossible.

 

Lecteurs sensibles, attention, il y a de la décapitation dans l'air... ça grouille de vermines et quand il faut s'en débarrassser, on ne le fait pas avec de la dentelle. On dégomme et on ferraille sec !

 

N'oubliez pas de bien nettoyer votre sabre ensuite. On ne sait jamais, vous pourriez en avoir besoin dans quelques secondes...

 

A découvrir.


Challenge "Thrillers et polars" de Sharon (2015-2016),  Challenge "Polar Historique" de Sharon, Challenge "Victorien" chez Arieste, Challenge "XIXème siècle" chez Netherfield Park et "A year in England" chez Titine.

 

 

 

Titre : Sherlock Holmes - Tome 1


Scénariste : Leah Moore

Dessinateur : John Reppion


Édition : Panini France (2011)


Résumé :

Chaque fois que l’acteur Robert Downey Jr incarne un personnage, il en fait une star ! Après Iron Man, il a ainsi relancé l’intérêt du public pour le personnage de Sherlock Holmes.

 

Du coup, l’excentrique détective fait une nouvelle percée dans le monde des comics-books.

 

Leah Moore (fille d’Alan) et John Reppion (qui nous ont proposé récemment leur vision de Dracula dans la même collection) s’intéressent à sa relation ambiguë avec son ennemi juré Moriarty.

 

Couvertures "originales" de la publication en épisodes


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