1. Cycle de DUNE : Frank Herbert

 

  • 1965 : Dune
  • 1969 : Le Messie de Dune
  • 1972 : Et l'homme créa un dieu sous-titré Prélude à Dune car situé chronologiquement avant le premier volume.
  • 1976 : Les Enfants de Dune
  • 1981 : L'Empereur-Dieu de Dune
  • 1984 : Les Hérétiques de Dune
  • 1985 : La Maison des mères

 

 

 

Titre : Le cycle de Dune - Tome 1 - Dune


Auteur : Frank Herbert
Édition : Pocket (2005)

Résumé :

Il n'y a pas, dans tout l'Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse: l'épice de longue vie, née du désert, et que tout l'univers achète à n'importe quel prix.

 

Richesse très convoitée : quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi mystique. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et qui, à la tête des commandos de la mort, changera le cours de l'histoire.


Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique ; elles veulent créer un homme qui concrétisera tous les dons latents de l'espèce. Tout est fécond dans ce programme, y compris ses défaillances.


Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l'Empire?

 

Critique : 

♫ Il y a le ciel, le soleil et... pas de mer ! ♪ Que du sable à perte de vue.

 

Pas de dromadaires, mais des vers de sable avec une gueule tellement grande qu'elle te boufferait un vaisseau Star Wars.

 

Voulant m'encanailler dans la SF, je me tâtais toujours pour savoir par quel pavé commencer quand ma binôme de LC me cria "Help, je suis perdue sur Dune".

 

Alors, n'écoutant que mon courage, j'ai foncé droit sur la planète Arrakis (Dune pour les intimes), pensant m'y échouer aussi mais je m'en suis très bien sortie, malgré le manque cruel d'eau et de bière ! Obligée de porter un distille et de boire ma propre production de flotte...

 

Hormis du sable à perte de vue et de l'eau qu'il faut traquer et stocker, le monde de Dune (ainsi que l'Espace tout entier) n'est pas si éloigné du nôtre.

 

La Guilde est un gros Lobby qui contrôle vos déplacements, l'épice présente sur Dune a plus de vertus que nos drogues, mais se vend bien plus cher, les complots sont légions, les coups bas dans le dos aussi.

 

Oui, il a des similitudes avec notre monde... Malgré tout, c'est toute une civilisation que l'auteur a recréé dans l'espace infini. Les personnages sont complexes, travaillés, certains évoluent.

 

Mais, il y a tout de même un "mais"... c'est fort manichéen ! Les Harkonnens sont très méchants, rien pour les sauver; l'Empereur Padishah Shaddam IV est un triple lâche, assoiffé d'absolutisme, les Atréides sont vraiment vraiment très gentils, limite humanistes; les guerriers Sardaukars sont des meurtriers sanguinaires, les Fremens résistent à tout et les Révérendes Mères Bene Gesserit sont vraiment très très fortes...

 

Pourtant, ce manichéisme passe aussi facilement qu'un doigt dans du beurre mou (Bison, elle est pour toi) et n'entrave pas la lecture ou l'empathie pour les personnages (ou la haine pour certains).

 

Les descriptions des paysages sont précises, bien détaillées et j'ai eu la gorge sèche plus d'une fois.

 

Quand à l’ascension de Paul Atréides, dit ensuite Paul Muad'Dib a tout de l'ascension d'un prophète qui devrait batailler pour offrir la liberté à son peuple.

 

La vie dans le désert est remplie de règles bien établies et qui pourraient parfois en faire frémir certains, mais le désert étant impitoyable, il faut résister et seuls les plus forts subsistent.

 

Malgré quelques passages plus lents et menés à un rythme plus pèpère, les pages se tournent toutes seules et le récit défile comme du sable tombant dans un sablier, nous emmenant à la dernière page et faisant en sorte que l'on ait juste une seule envie : lire la suite !

 

Conseil de lecture : allez peut-être voir l'ami Wiki pour les personnages, c'est plus facile quand on sait un peu où on va.

 

Le "Challenge US" chez Noctembule et Lire "À Tous Prix" chez Asphodèle (Hugo - meilleur roman - 1966).

 

 

 

Titre : Le cycle de Dune - Tome 2 - Le messie de Dune


Auteur : Frank Herbert
Édition : Pocket (2005)

Résumé :

Paul Atréides a triomphé de ses ennemis. En douze ans de guerre sainte, ses Fremens ont conquis l'univers. Il est devenu l'empereur Muad'hib. Presque un dieu, puisqu'il voit l'avenir.

 

Ses ennemis, il les connaît. Il sait quand et comment ils frapperont. Ils vont essayer de lui reprendre l'épice qui donne la prescience et peut-être de percer le secret de son pouvoir. Il peut déjouer leurs plans.

 

Mais il voit plus loin encore. Il sait que tous les futurs possibles mènent au désastre. Il est hanté par la vision de sa propre mort.

 

Et s'il n'avait le choix qu'entre plusieurs suicides ? Et s'il ruinait son œuvre en matant ses ennemis ? Peut-être n'y a-t-il pour le prescient pas d'autre liberté que celle du sacrifice...

 

Critique : 

Mitigée je suis à la fin de cette lecture.

 

D'un côté, l'écriture et le scénario ont gagné. La première est presque magistrale et le second a augmenté dans sa profondeur, s'enfonçant dans le politico-religieux de haut-de-gamme.

 

Les personnages ont atteint des sommets, l'intrigue est dense, il y a une tension psychologique dans ces pages qui vous donnent envie de vous bouffer les doigts...

 

Et pourtant, j'ai l'impression que je viens de passer à côté royalement.

 

Pas que je n'avais pas la tête à ça (du moins, je le pense) juste que j'ai eu un mal fou à rentrer dedans après un petit mois loin du sable brûlant de Dune.

 

Est-ce dû au manque d'Épice qui aurait mis ma préscience à mal ? Est-ce dû au fait qu'après un gros pavé dont une grande partie à parcourir le désert et vivre avec toute la troupe de Sietch je me suis sentie à l'étroit dans un 240 pages et une vie dans un palais ?

 

"On n’accule pas les gens dans un coin, dit Alia. Pas si on attend d’eux qu’ils demeurent paisibles."

 

Est-ce dû au fait qu'on nous parle sans cesse des multiples conquêtes de Monde qu'à réalisé l'Empereur Muad'Dib - Paul Atréides - et son armée et que je n'ai pas pris part à ce guerre ?

 

Est-ce dû au fait que ça bouge un peu moins dans ce tome qui, pourtant, est riche en événements ?

 

Je ne le sais pas, mais j'ai terminé ma lecture le cul entre deux Vers des Sable, ne sachant pas si j'allais tirer à gauche ou à droite.

 

Ce n’est pas à la création que les Empires souffrent de ne pas avoir de but, mais plus tard, lorsqu’ils sont fermement établis et que les objectifs sont oubliés et remplacés par des rites sans fondements.

 

Croyez bien que ça m'emmerde profondément de passer à côté d'un roman pareil et de me retrouver à ma gratter la tête dans l'espoir de trouver une solution à mon problème.

 

On n'implore pas la pitié du soleil.

 

Bon sang, tout était réuni pour faire mon bonheur : suspense, manipulations, complots, magouilles, pièges, des personnages principaux forts, des secondaires dont on ne sait jamais si on peut s'y fier totalement ou pas...

 

J'adore lorsqu'on me parle des considérations économiques, politiques et religieuses puisqu'ils ont fait de Paul un quasi Dieu.  J'aime lire sur le pouvoir et ses multiples dérives, les critique de la société, ici ce sont les Fremens qui ont un peu renié leurs principes (certains) et voir de l'eugénisme dans le comportement de la Révérende Mère Bene Gesserit.

 

Les gènes… Seuls comptaient les précieux gènes des Atréides. Le besoin transcendait l’interdiction. Pour les Sœurs, la fécondation allait au-delà de la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule. C’était la psyché qu’il fallait viser.

 

Et puis, Muad'Dib est magistral, dans ce roman. Avec ce culte qu'on lui voue, cette déification, de Jihad, sa puissance qui est telle qu'elle fait de lui un être seul, même entouré.

 

Oui, le roman était formidable et moi, je devais être fort minable entre les deux fêtes de fin d'année, avec un esprit ailleurs, tourmenté comme celui de Paul...

 

— [...] La croyance peut être manipulée. Seul le savoir est dangereux.

 

Le final est horrible et beau à la fois... le désert est immense et nul ne saura jamais vraiment si... La légende est en marche !

 

— Le désert impose ses propres rythmes, dit Stiglar. Nous l'avons accueilli, nous l'avons appelé Muad'Dib, notre Madhi. Nous lui avons donné son nom secret, Usul, la Base du Pilier.
— Pourtant il n'était pas né Fremen.
— Cela ne change rien au fait que nous l'avons considéré comme tel... finalement (Stiglar posa a main sur l'épaule d'Idaho). Tous les hommes sont des étrangers, mon vieil ami.

 

Malgré cet opus plus plat en action pure et dure, je compte bien poursuivre ma découverte de la saga parce que e serait bête de passer à côté d'un truc aussi monumental.

 

Le "Challenge US" chez Noctembule.

 

 

 

Titre : Le cycle de Dune, tome 3 : Les enfants de dune


Auteur : Frank Herbert
Édition : Pocket (2005)

Résumé :

Sur Dune, la planète des sables, les prophéties s'accomplissent : le désert devient jardin. Du coup, les vers géants se font rares et l'Épice de prescience vient à manquer.

 

Tout ce qui reste de l'épopée de Muad'Dib, c'est un empire conquis des guerriers déchus, des prêtres tentés par la théocratie. Et les jumeaux, Leto et Ghanima, qui portent en eux les souvenirs d'innombrables générations. Y compris, peut-être, l'antique

 

Abomination redoutée par les sœurs du Bene Gesserit et prête à revenir du passé génétique pour faire basculer l'univers dans le cauchemar. Les morts dominent les vivants.

 

Leto devra affronter les uns et les autres en un combat sans merci dont l'enjeu est plus que la prescience, plus que la longévité: au moins la toute-puissance, et peut-être l'immortalité.

 

Critique

Je ne sais pas si - comme le dit  Wiitoo - Franck Herbert a abusé lui-même de l'épice pour écrire ce troisième tome mais je pense qu'il m'en aurait fallu une bonne dose à moi, pour arriver à apprécier ce volet !

 

Les deux cent premières pages furent une torture car composée presque exclusivement d'une succession de réflexions tellement ennuyeuses et complexes qu'il m'a fallu des Aspirines pour les digérer mentalement et des allumettes afin de tenir mes paupières ouvertes.

 

Enfin, cela m'a permis d'apprendre que sans les vers de sable, plus d'épice et là, c'est la catastrophe assurée vu tout ceux qui en dépendent, dont la Guilde et le Bene Geserit.

 

« Si les vers s’en vont, l’épice s’en va. Si l’épice s’en va, avec quelle monnaie achèterons-nous notre vie ? »

 

Les enfants de Paul Atréides (Muad'Dib), les jumeaux Leto et Ghanima ont maintenant 10 ans. Les enfants ? Difficile à les catégoriser lorsqu'on a un corps d'enfant mais une capacité d'adulte et la conscience de ceux qui vous ont précédés. J'ai trouvé leur personnalité bien esquissée puisque nous étions face à des gamins avec des conversations d'adultes.

 

« Vous n’êtes pas encore mon Duc ! Vous êtes un… un enfant ! »
« Je suis un adulte dans un corps d’enfant ! »

— J’ai largement cet âge ! Je suis le plus vieux de tous, ici ! Tu n’es qu’un bébé à côté de moi ! Mes souvenirs remontent à plus de cinquante siècles dans le temps. Oui ! Je me souviens de l’époque où les Fremen vivaient encore sur Thurgrod !

 

Ici, ce qui tue, c'est un certain manque d'action, trop de blablas (et même pas le zéro tracas), un récit lourd, des pensées toutes aussi complexes les unes que les autres, des considérations ennuyeuses et une pléthore de complots qui font que à la fin, on ne sait plus qui complote sur qui ou qui ne le fait pas.

 

Même les morts se sont mis à comploter. Trop de complots tue le complot. Brouillard total vu combien je peinais pour tourner les pages, y perdant mon latin et mon envie de poursuivre.

 

Ouf, de temps en temps, des choses agréables à lire. Mais je les compte sur les doigts d'une main. Bien que le dernier cinquième du roman soit un peu plus mouvementé et moins chiant à lire.

 

Ce troisième tome fait aussi une transition de pouvoir : Paul Atréides n'est plus, le prophète Muad'Dib n'était plus là pour agrémenter mes pages lectures et ses enfants vont avoir bien du mal à sortir de tous ces complots qui tournent au-dessus de leurs têtes.

 

De plus, Dune est devenue une planète moins hostile, des déserts sont devenus des jardins luxuriant et France Gall pourrait chanter "Quand le désert recule" tant le paysage change, faisant de ce fait changer le peuple du désert, les Fremens.

 

La disparition du désert c’était la disparition de quelque chose de précieux pour l’homme, une chose qu’il ne saurait décrire, pas plus qu’il ne pouvait décrire ce qui se passait en Dame Jessica.

 

Eux, ils ont perdu de leur superbe depuis que le désert recule ! Eux n'ont pas avancé, mais reculé avec lui, ils vivent des dans maisons et cela m'a fait mal au coeur de voir ce peuple du désert devenir aussi crétin que les habitants des villes, devenant eux aussi des con-sommateurs.

 

— Certains pensent qu’il est mal de prendre l’eau. Ces Fremen en chemise de dentelle font maintenant des tas de détritus dans leurs villes nouvelles ! Des tas de détritus ! Est-ce que l’on a jamais vu cela sur Dune ?

 

Une qui m'a déçue, c'est Alya. Son personnage a bien changé et moi qui avait un faible pour elle, et bien, je suis atterrée de voir comment elle a si mal tourné, la pauvre.

 

Quant à Dame Jessica, à la fin, je me demandais bien pour qui elle roulait.

 

Ce troisième tome est surtout l'analyse d'une civilisation sur le déclin, un peuple qui est en train de perdre ses racines, ses valeurs, ses repères, sa solidarité, son système clanique, surtout chez les jeunes, plus attiré par un nouveau mode de vie que celui qui était fort rude dans les sietchs.

 

Un roman qui complote dans tous les coins, blablate trop, endort son lecteur (en tout cas, moi, il m'a endormi) et lui donne envie d'abandonner sa lecture.

 

Si je dois lire le tome 4 et qu'il est du même acabit que le 3, je pense que je vais consommer de l'épice afin de pouvoir le lire et comprendre tout leur délires délirant.

 

Le "Challenge US" chez Noctembule. et Le "RAT a Week, Winter Édition" chez Chroniques Littéraires (552 pages - xxx pages lues sur le Challenge).


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