4.10 Auteurs divers (1) - Avant 2010

 

 

 

  1. Cadavres menteurs : Iris Johansen
  2. Carte du pendu (la) : Jeffery Deaver
  3. Chambre des curiosités (la) Preston & Child
  4. Collectionneur d’armes : Pieter Aspe
  5. Coupable trop parfait: McDonald Patricia
  6. Dans les bois : Coben Harlan
  7. Disparu en mer : Graham Hurley (Inspecteur Faraday)
  8. Dortoir interdit : Brussolo Serge : Brussolo Serge
  9. Double vie, double mort : Buchanan
  10. Envol des anges (l') : Connelly
  11. Éventreur de Pékin : May Peter : May Peter
  12. Firme (la) : Grisham John
  13. Fleuve de ténèbres (un) : Rennie Airth
  14. Froid est l’enfer : Richard Hawke
  15. Mémoire du sang (la) : Greg Iles
  16. Mort... ou presque : James Peter : James Peter
  17. Miroir de sang : Decosse
  18. Rivières pourpres : Grangé J-C
  19. Rouge abattoir : Gilda Piersanti
  20. Thérapie : Fitzeck
  21. Tout doit disparaître : Isaacs Suzan
  22. Trop de detectives (Aventure de Carol Evans) : Jacques Sadoul
  23. Tueur à la corde : Catherine Coulter
  24. Tueur des tornades : Coulter
  25. Ville Noire : Nicolas Bouchard
  26. Yeux de la mort (les) : Gilstrap John

 

 

 

Titre : Thérapie
 
Auteur : Sebastian Fitzek
Édition :  Livre de Poche (2009)

Résumé :

Josy, douze ans, la fille du célèbre psychiatre berlinois Viktor Larenz, est atteinte d'une maladie qu'aucun médecin ne parvient à diagnostiquer.

Un jour, après que son père l'a accompagnée chez l'un de ses confrères, elle disparaît.

Quatre ans ont passé.

Larenz est toujours sans nouvelles de sa fille quand une inconnue frappe à sa porte.

 

Anna Spiegel, romancière, prétend souffrir d'une forme rare de schizophrénie : les personnages de ses récits prennent vie sous ses yeux.

 

Or, le dernier roman d'Anna a pour héroïne une fillette qui souffre d'un mal étrange et qui s'évanouit sans laisser de traces...

Le psychiatre n'a dès lors plus qu'un seul but, obsessionnel : connaître la suite de son histoire.

 

Critique :

Un huis clos de la mort qui tue, dantesque, oppressant, angoissant, le genre de truc qui ne vous lâche pas ! Pire, ça vous colle aux doigts.

 

Plus que dévoré puisque entamé ce matin et terminé le soir même. Je ne voulais pas m'arrêter avant le mot "fin".

 

A se demander ce que certains auteurs fument avant d'écrire de pareilles histoires ! C'était dingue, mais d'enfer, des comme ça, j'en redemande.

 

C'est quoi l'histoire ?

 

Ancien psychiatre, le docteur berlinois Viktor Larenz n'est plus le même homme depuis la disparition de sa fille, il y a quatre ans.

 

Il va tellement mal qu'on le retrouve sanglé sur une table. Pas pour se faire torturer, nein ! Il est juste comme qui dirait un peu à l'asile... Un médecin l'interroge : le docteur Roth (Weiller ?).

 

Que s'est-il bien passé depuis le début où sa gamine disparait sans laisser de trace alors qu'elle attendait dans la salle d'attente d'un médecin, pendant que papa faisait une vidange aux toilettes du coin ??

 

Alors notre ex-psy commence le récit de ce qui s'est passé dans sa maison de campagne, sur l'île de Parkum, où il est allé s'isoler et où il se fait emmerder par une femme qui veut qu'il la prenne comme patiente. Refusant au début, il lui laissera ensuite raconter son histoire.

 

Et c'est là que tout commence... Anna Spiegel est une romancière qui prétend souffrir d'une forme rare de schizophrénie : les personnages de ses récits prennent vie sous ses yeux.

 

Son dernier roman avait pour héroïne une fillette qui souffre d'un mal étrange et qui s'évanouit sans laisser de traces... 

 

Tout ce qu'elle racontera à l'ancien psychiatre, c'est comme si elle racontait l'histoire qui s'est passée après la disparition de Josy, la petite fille.

 

L'île est coupée du monde suite à une tempête et des choses étranges se produisent, me faisant douter de la santé mentale de tout le monde, de celle de l'ancien psy, d'Anna, de celle du maire de l'île...

 

J'vous ai dit qu'Anna est vachement dérangée ? De plus, les révélations  du détective (qui avait recherché la fille de Viktor) sur sur cette arrangée du ciboulot n'arrangent pas les choses.

 

On sent bien qu'Anna n'a pas le gaz à tous les étages et que ses frites ne sont pas toutes dans le même cornet... D'ailleurs, elle fou la trouille.

 

Toute fière de moi, je croyais avoir entrevu le "truc", la solution à tout, mais en fait, je n'avais rien vu, ou juste aperçu la pointe de l'iceberg. Mais juste la pointe... La touti riquiqui.

 

Dans les dernières pages, ce furent des révélations en rafales, et je me les suis toutes prises en pleine poire.

 

Encore pire que ce que j'avais pensé. Et c'est là que toutes les pièces du puzzle se mettent en place et que la pièce tombe pour le jackpot !

 

Bravo à l'auteur que je remercie pour le formidable coup de pied au cul qu'il m'a fichu. C'était du costaud.

 

Tellement dingue ce livre que j'ai même douté de ma propre santé mentale...

 

Bon, je vous laisse, des peintres en bâtiment viennent d'entrer. Enfin, ils ressemblent à des peintres. Ils sont vêtus de blanc, avec une petite calotte blanche...

 

Lu dans le cadre du challenge "Thrillers et polars" organisé par Liliba. Critique postée sur Babelio le 01/10/2012.

 

 

 

Titre : La carte du pendu
 
Auteur : Jeffery Deaver
Édition : Le Livre de Poche (2008)

Résumé :

L’inspecteur Lincoln Rhyme et sa partenaire, Amelia Sachs, mènent pendant 48 heures une véritable course contre la montre à travers les rues de Manhattan pour neutraliser le tueur à gages qui a tenté d’assassiner Geneva Settle, une adolescente de Harlem.

 

Ils doivent remonter le temps et fouiller dans la vie de Charles Singleton - l’ancêtre de Geneva -, un esclave affranchi, militant actif du mouvement des droits civiques. Que s’est-il réellement passé ce soir de juillet 1868 où il a été arrêté ?

 

De rebondissements en révélations, Jeffery Deaver nous livre un récit au rythme effréné.

 

Critique : 

Pour ma 600ème critique sur Babelio, il me fallait du lourd ! J'avais bien pensé à une critique d'un roman de Barbara Cartland, mais là, cela aurait été trop lourd...

 

Si ma route devait croiser celle de Deaver (l'auteur), je lui dirais "Mon vieux, t'es un beau salaud parce qu'avec ton roman, tu m'as mené en bateau comme un vrai loup de mer, sans le faire chavirer ou le déserter avec précipitation en cas de voie d'eau".

 

Vous l'aurez compris, j'ai adoré le livre !

 

Lincoln Rhyme est personnage récurent chez l'auteur (je l'avais découvert dans le film "The bone collector") et, en lisant, l'ancien enquêteur avait les traits de l'acteur qui l'avait joué : Denzel Washington.

 

Lincoln, ancien policier scientifique, paraplégique, a un caractère de cochon ! Impatient et irascible, bien souvent.

 

Cloué dans son fauteuil, c'est sa partenaire, Amelia Sachs, qui est ses jambes, ses yeux... bref, tandem de choc !

 

Le livre commence comme un Columbo : nous allons assister à l'agression d'une jeune fille et, peu de temps après (je ne vous dirai pas si elle parvient à échapper ou pas), nous avons déjà le nom du coupable !

 

Oui, mais si nous le savons, les flics et Lincoln, eux, ne le savent pas et toute l'astuce sera de découvrir "QUI" avec les maigres indices dont ils disposent...

 

Sacré course contre la montre car le coupable n'est pas un débutant, mais une vraie anguille !

 

Le méchant, c'est le sang-froid d'Horatio Caine (l'expert Miami aux lunettes noires) face à la ténacité et à la science criminelle de Lincoln Rhyme, version paralysée de Gil Grissom (expert Las Vegas).

 

Ce qui m'a bien plu, c'est que l'auteur m'a surprise plusieurs fois quand je ne m'y attendais vraiment pas.

 

Un peu comme un Kiss-Cool, "le bonbon a double effet", en puissance plus forte parce qu'il ne se contente pas de vous surprendre deux fois, mais vous file quelques coups de pied au fondement !

 

Tiens, si Jeranjou (que je salue) n'avait pas utilisé dans ses critiques une comparaison entre les romans et le chocolat, j'aurais pu vous dire que ce livre était comme une morceau de chocolat qui possèderait plusieurs couches et que l'on va de surprise en surprise lorsqu'il fond dans notre bouche. Praliné, caramel, crème blanche, noisettes,... le tout dans la même praline (belgicisme, prenez votre dico).

 

En fait, ce roman, c'est un peu comme si vous regardiez un strip-teaseur (oui, un homme !) s'effeuiller et, au moment où l'homme se trouve en string, la main  prête à l'ôter sous les hurlements des femmes en chaleur criant "le slip, le slip"...

 

CRAC, en arrachant le string, c'est toute sa peau qui semble se retirer et, surprise, vous voyez apparaître un autre pantalon... et là, vous comprenez que les jambes nues étaient un trompe l'oeil, un pantalon déguisé en jambes... "Nom de Dieu", vous dites-vous.

 

Le strip-tease n'est pas terminé et vous comprenez pourquoi le mec est presque à poil alors que nous sommes à quarante minutes de la fin du spectacle : en fait, ce n'est pas fini et il va encore vous faire vibrer quelques fois en vous faisant croire que cette fois-ci, c'est la bonne et que vous allez voir l'objet de la convoitise.

 

Oui, le roman est ainsi... On se demande pourquoi telle révélation arrive alors qu'on est encore loin de la fin et en fait, on n'en a pas fini avec les coups fourrés de l'auteur.

 

Tiens, jusqu'à la dernière page, même !

 

Rien à dire, il s'est bien fichu de moi, m'a baladé comme on promène un chien et j'ai sursauté quelques fois.

 

Ah mon salaud, tu t'es bien joué de moi, pauvre lectrice, qui a passé un bon moment à te regarder effeuiller ton histoire.

 

Si les 4,5 étoiles étaient permises sur le site, je le lui aurais accordé. Si j'ai mis 5, c'est parce que 4, c'était trop peu.

 

Là, je devrais presque le relire, maintenant que je sais tout, afin de mieux voir où je me suis faite pigeonner.

 

Merci, monsieur Deaver !

 

Au fait, bien que vous m'avez tout montré... ne vous rhabillez pas trop vite. Vous avez bien autre chose à me faire voir ? Parce que j'aime ça...

 

Lu dans le cadre du Challenge "Thrillers et polars" de Liliba, Objectif "PAL Noire à Zéro" de George et "Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères" by The Cannibal Lecteur.

 

 

 

Titre : Disparu en mer


Auteur : Graham Hurley
Édition : Gallimard - Folio Policier (2004)

Résumé :

La police de Portsmouth ne sait plus où donner de la tête : délinquance galopante des banlieues démunies, trafic de drogue solidement incrusté, dégradations diverses dans le quartier huppé de Port Solent, occupent à temps plus que complet des effectifs nettement insuffisants.

 

Aussi quand la fille de Stewart Maloney vient signaler la disparition de son père, personne ne s'alarme vraiment.

 

L'inspecteur Faraday décide de mener l'enquête tandis qu'un voilier engagé dans une course perd plusieurs de ses hommes au cours d'une terrible tempête.

 

Critique : 

Faraday... Ce nom me dit quelque chose... Ça parlait d'une cage et cela n'avait malheureusement rien à voir avec un spectacle classé X.

 

Au temps pour moi, le Faraday d'ici n'a rien à voir avec l'électricité et la fameuse cage... C'est un inspecteur de police à Portsmouth.

 

Son rôle n'est pas de résoudre des meurtres, mais les vols et les incivilités qui règnent dans la ville côtière.

 

Notre inspecteur est veuf, cultivé, sa passion est l'ornithologie, c'est pas un stressé, il pourrait monter en grade mais il s'en moque. Faraday  est aussi le père d'un grand garçon de 22 ans, sourd, muet, et qui veut voler de ses propres ailes, maintenant.

 

— Parfait, déclara Bevan avec un hochement de tête. C’est bien ce que je leur ai répondu. Je leur ai dit que vous étiez un loustic retors et difficile à manœuvrer et que vous étiez bien là où vous étiez. C’est justement le genre de truc qu’ils ne comprennent pas. Ils s’accommodent fort bien de la malhonnêteté et de l’incompétence, mais ils sont largués avec les types dans votre genre. Ils y voient tout de suite un manque d’ambition et ça, c’est une chose qui les dépasse. Vous connaissez le onzième commandement ? Sois le meilleur. Hardi, petit, et te mouche pas du coude. »

 

Oubliez les courses-poursuites haletantes, vous seriez frustré. Mais si vous cherchez un roman policier plus profond, avec des personnages bien détaillés, bien présentés, avec leurs défauts, leurs qualités, leurs soucis, leur vie de famille compliquée, ou pas, des journalistes retors, des flics ripoux ou véreux, un brin de cynisme, et bien, vous avez ouvert le bon roman !

 

— Je peux défendre chacun de ces articles, lança-t-elle avec fougue.
— Non, vous ne pouvez pas, ma jolie. Et vous savez pourquoi ? Parce que ces histoires ne sont pas vraies. Les gens de votre espèce n’aiment que les gros titres, pas la réalité, pas la merde dont nous écopons. Vous voulez de l’émotion et du sensationnel. Vous voulez des veuves et des orphelins. Quand vous n’en trouvez pas, vous vous rabattez sur nous. Vous péchez par imprudence et paresse, et vous n’avez pas la moindre idée des dégâts que vous occasionnez.

 

Si, dès le départ, on plonge dans le vif du sujet avec une petite fille qui vient déclarer la disparition de son papa, il faudra dépasser la page 100 avant que ce dossier n'arrive sur la table de Faraday.

 

Attention, on ne peindra pas la girafe en attendant, nous bosserons sur un trafic de drogue, arrêterons des dealer, un meurtrier, négocierons avec des indics et interrogerons des suspects.

 

Le mouchard était à l’inspecteur de police ce que le chien est à l’aveugle.

 

Pas eu le temps de m'ennuyer durant ma lecture, j'ai dévoré le roman en deux jours à peine, tant je voulais savoir ce qui s'était passé. De plus, j'ai apprécié les personnages, ni tout blanc, ni tout noir, mais réalistes.

 

Rendons justice à la plume de l'auteur : ce n'est pas du Mozart, ni du Bach, mais il sait plonger son lecteur dans l'ambiance marine avec des termes propre à la navigation, sans compter ses descriptions entre les habitants des quartiers chics et ceux des ghettos qui souffrent de la crise et tirent le diable par la queue. Les distinctions sont flagrantes.

 

La plupart des mouchards de Winter seraient morts d’embolie mondaine en franchissant la porte. [En parlant d'un bar chic]

Faraday s’étonna tout haut de la violence des contrastes sociaux. Ça faisait des millions et des millions de livres sterling, tous ces voiliers et ces cabin-cruisers amarrés à une encablure d’un des quartiers les plus défavorisés du Royaume-Uni. Des boutiques de bibelots vendaient des bouquets de fleurs séchées à 60 livres pièce quand à cinq cents mètres de là des gosses n’avaient pas les moyens de se payer une paire de souliers neufs.

 

On ne file pas à 20 nœuds durant cette affaire, mais on prend l'air du large et la vitesse de croisière est bonne car les vents sont avec nous et la plume de l'auteur glisse sur les pages comme la coque d'un voilier sur les vagues.

 

De l’avis de certains de ses collègues, Winter avait élevé la duplicité et l’habileté verbales à une forme d’art, enregistrant une série de résultats stupéfiants, mais Faraday n’en considérait pas moins le bonhomme comme une insulte au métier et la preuve vivante du danger de corruption guettant la fonction policière.

 

Quant à la pêche au coupable, ce ne sera pas une partie de plaisir car notre inspecteur devra souvent relancer sa ligne, les budgets pour la police étant réduit à peau de zob !

 

— Malheureusement, il ne s’agit pas de la vérité, mais d’argent.

 

Et puis, si Faraday a un petit coup de mou dans les voiles, il a la sagacité et la ténacité d'un Columbo, ce qui fait qu'on reprendra vite du vent dans les voiles.

 

Quand on croit que tout est plié, ça rebondit ! Un coup de barre ? Faraday et ça repart !

 

Un roman agréable, pas ennuyeux, des personnages bien balancés, des décors grandeur nature, une atmosphère particulière, du réalisme mariné dans du cynisme... Je songe bien vite à remonter sur le pont avec l'inspecteur Faraday !

 

— Éliminez ce qui est vraiment impossible, dit-il à Bevan, et c’est dans tout le foutoir restant que vous trouverez la vérité.
— Éliminez ce qui est vraiment impossible, répéta-t-il en grognant, et il ne vous restera rien du tout.
— Vous m’avez accordé sept jours, monsieur, lui rappela Faraday. 

 

Challenge "Thrillers et polars" de Sharon (2015-2016), "A year in England" chez Titine, Le Mois du Polar chez Sharon (Février 2016) et Le "RAT a Week, Winter Édition" chez Chroniques Littéraires (432 pages - 1225 pages lues sur le Challenge).

 

 

 

Titre : L'envol des anges
 
Auteur : Michael Connelly
Edition : réédition Livre de Poche (2012) - Seuil (2000)

 
Résumé :

Harry Bosch est chargé d'une enquête délicate. Dans une cabine du funiculaire d'Angel Flight, le gardien a découvert le cadavre d'Howard Elias, avocat noir, célèbre pour avoir fait condamner de nombreux policiers de la ville pour non respect des droits civiques.

 

Si ce crime n'est pas élucidé rapidement, des émeutes raciales pourraient éclater à tout moment : Elias allait plaider l'affaire "Black Warrior" dans laquelle un Noir, accusé à tort d'avoir tué une fillette, avait été torturé. Harry, avec sa fidèle équipe, commence ses investigations qui débutent mal.

 

Il se rend compte que des preuves ont été modifiées et comme un malheur n'arrive jamais seul, on lui adjoint une autre équipe dirigée par Chastain, son ennemi juré.

 

Malgré sa femme qui le quitte, ses supérieurs à la recherche d'un bouc émissaire et les traîtres qui s'agitent autour de lui, Harry parviendra-t-il à aller jusqu'au bout de sa quête ?

 

Une affaire complexe, captivante et habilement construite. Du grand Connelly !

 

Critique :

L'envol des anges... En ce qui concerne les deux cent premières pages, je dirais que :

 

Les anges s'étant empiffrés tout l'été,

Se trouvèrent fort dépourvus,

Lorsqu'ils fallu faire décoller

Leurs gros culs !

 

Ce roman de Connelly - bien que je lui ai accordé quatre étoiles - je me dois de rester honnête et de vous signaler que j'ai failli commettre le péché de passer des pages.

 

Comme je vous le disais, l'envol des deux cent premières pages ressemblaient plus au décollage d'un gros B-52 avec deux réacteurs hors-service et les deux autres poussifs.

 

Bien que, ensuite, le vieux coucou arriva à une belle vitesse de croisière vers la page 260 et se changea ensuite en jet (pas en fabuleux X-43, mais en un bon MIG 31).

 

Mais avant d'arriver à Mach 3, il se traîne un peu dans les deux cent premiers miles, l'hélice crachotant un peu et la tentation me titilla de prendre de la hauteur et de survoler une grosse centaine de pages dans le but d'atterrir vers la page 350 et de voir le plan de vol évoluer.

 

D'ailleurs, je le fis (oui, j'avoue), avant de me rendre compte que je n'y comprenais plus rien et de me dire que je ferais mieux de revenir à la zone de turbulences concernées.

 

C'est vraiment vers la page trois cent que cela bouge et je ne regrette pas d'avoir persévéré dans mon vol.

 

Une fois la vitesse de croisière atteinte, on se demande si les coupables ne seraient pas innocents et les innocents, coupables. Ou bien un peu des deux ? Ou pas du tout ?

 

Les fausses pistes sont semées et l'enquête est pleine d'embûches, le tout sur fond de mutinerie civile, de racisme, de traficotage de preuves et de haine. Magistral final.

 

Je termine tout de même ce roman avec un goût métallique en bouche...

 

Si, dans les romans d'Agatha Christie, nous finissons avec le majordome coupable, démasqué, arrêté et condamné (bref, une fiction), ici il n'en est rien.

 

Connelly nous décrit une réalité réelle (pléonasme sciemment voulu) incommodante, dérangeante et suffocante.

 

Cette réalité, si je ne l'avais pas su (cette réalité), elle ne m'aurait pas dérangée, puisque "pas au courant". Mais à partir du moment où l'auteur vous la livre, vous ne pouvez que vous sentir mal.

 

"Ceci n'est peut-être pas une fiction"...

 

Voilà ce qui pourrait résumer les quelques pages qui m'ont mises mal à l'aise. Ce genre d'entourloupe de la vérité, des tas de politiciens, flics, ou tout homme de pouvoir, ont dû nous la faire, sans que nous nous en rendions compte.

 

Les mensonges qui contentent tout le monde, afin d'éviter que la vérité ne soit divulguée, ça me donne envie de vomir. Même si la vérité est plus atroce encore que le mensonge, elle vaut mieux que de sacrifier un innocent  sur l'autel du "c'est mieux ainsi pour tout le monde".

 

Et dans la réalité réelle (toujours un pléonasme délibérément choisi), il n'y a pas toujours un Harry Bosch pour gratter la lie du bidet, jusqu'à la faïence, afin de trouver toutes les réponses.

 

Pour ses supérieurs, la vérité était bien plus dangereuse que le mensonge... alors, il fallait la fermer.

 

J'ai ressenti un vrai malaise et des sueurs froides lorsque la vérité commença à apparaître, tout doucement mais fermement. On entrevoit ce qui pourrait être et on frissonne.

 

Le sordide fera surface et je ne l'avais pas vu venir ! La seule évidence que j'avais repérée, Harry ne l'avait pas comprise. Moi oui. Pour une fois. Mais ce fut la seule que je vis.

 

Par contre, lors de la découverte du nom du coupable, c'est une baffe en pleine figure que j'ai reçue.

 

Digne d'un atterrissage dans un champs avec le "cheval de bois" assuré.

 

A lire, sans passer de pages et en cravachant un peu pour le début. Tenez bien le manche à balai et attendez que les moteurs poussifs se mettent bien en route.

 

Ensuite, vérifiez bien votre harnais de sécurité... Les accélérations peuvent être brutales.

 

 

Titre : Les yeux de la mort
 
Auteur : John Gilstrap
Edition : France loisirs (2004) / Presse de la Cité

 
Résumé :

Sherry O'Toole souhaite reconquérir l'affection de son fils, Scott, qui depuis leur divorce, six ans plus tôt, est confié à la garde de Brandon, son ex-mari.

 

C'est dans ce but qu'elle l'emmène pour quelques jours dans une station de ski réputée. Mais l'adolescent rebelle s'envole en Cessna avec un ami de rencontre, en plein blizzard.

 

Quand le petit avion s'écrase au cœur des montagnes enneigées, le sort de Scott semble scellé.

 

C'est compter sans son ingéniosité, sa ténacité et l'aide providentielle d'un ermite des plus singuliers, qui va très vite dévoiler un tout autre visage.

 

Tandis que ses parents doivent oublier le passé pour lui porter secours, Scott se retrouve seul face à une menace beaucoup plus terrible que tous les dangers de la montagne réunis.


Petit plus : "John Gilstrap met le pied au plancher dès la première page et ne relâche pas une seconde l'accélérateur. Attention aux montées d'adrénaline!" Harlan Coben

 

Critique :

Que se passe-t-il quand un ado au caractère assez rebelle veut absolument aller voir un concert de Metallica et que sa mamounette ne veut pas, la vilaine ? Et bien, ça nous donne un excellent thriller !

 

Là, vous vous demandez comment c'est t'i possible et vous ne voyez pas bien le rapport entre "Nothing else matters" (ou tout autre titre de Metallica qui vous fait plaisir), un ado rebelle qui en veut sans doute à la terre entière, sa mère et un thriller...

 

Mais comment diable va-t-on écrire un thriller prenant et aletant avec un ado qui veut ab-so-lu-ment aller voir le concert de son groupe préféré et maman qui dit "non" ?

 

C'est vrai quoi, trop injuste ! Caliméro Scott, dont les parents sont divorcés, a pourtant de la chance.  Et il aurait mieux fait de passer un CD de son groupe préféré !

 

J'vous explique un peu mieux...

 

Sherry (sa mère, pas l'alcool) a emmené son fils, Scott, 16ans (oui, âge ingrat),  en vacances dans une station de ski tellement huppée que même le Président va y faire une visite !

 

Depuis le divorce de ses parents, six ans plus tôt, le Scott fut confié à la garde de Brandon, son père et ex-mari de sa mère.  Là, maman veut reconquérir l'affection de son gamin (sortez les mouchoirs).

 

Pas de bol, son ado boutonneux va se voir proposer, par son nouvel ami, pisteur et pilote du dimanche (des autres jours aussi, mais c'est vraiment un manche, ce pilote), d'aller en avion à ce fameux concert de Metallica... Comment pourrait-il refuser ?

 

Voilà où les emmerdes vont commencer.

 

Et c'est le crash de leur avion, en pleine tempête de neige. Ben oui, sinon, pas de thriller ! Tandis que là, avec un crash et des éléments déchaînés, ça le fait.

 

Le pilote du dimanche prend ses ailes et monte direct là-haut, escorté par des anges et voilà notre ado tout seul dans le froid, la neige... les loups ? Affamés ? Et pas de galettes de beurre à leur offrirpuisque pas en route pour une visite à sa grand-mère.


Il faudra bien du courage à Scott pour aller trouver de l'aide... Là, il va devoir se casser le cul pour s'en sortir.

 

Tout seul, avec pour compagnie sa trouille, son pote le froid glacial et ses copines les engelures (c'est le seul survivant, suivez donc !) et après maintes aventures et péripéties, le voilà qui trouve refuge chez un homme vivant seul. Ouf.

 

Rien à dire, il est très bien accueilli, réconforté et il pense que la chance est avec lui. Moi, je trouvais ça louche. Un thriller ne pouvait pas se passer ainsi !

 

Du moins, pas aussi vite.

 

Heureusement pour le "suspense", l'homme va très vite dévoiler son vrai visage et devenir une menace beaucoup plus terrible que tous les dangers de la montagne...

 

Comment notre Scotty la déveine va-t-il s'en sortir de la tanière du Grand Méchant Loup ?

 

Mystères et frissons garantis...

 

Cet achat du trimestre "Belgique Loisirs" était un bon achat. Et ce roman une très bonne surprise.

 

Sa particularité ? Il commence banalement avec une histoire d'ado, de concert, de grosse bêtise et d'accident d'avion.

 

Ensuite, on atterrit (si je puis me permettre ce mauvais jeu de mot) dans un tout autre univers... C'est là que ça devient flippant.


A un certain moment, je n'arrêtais plus de tourner les pages, les personnages ne cessant d'évoluer et je voulais connaître la suite.

 

Dès le début du roman, l'auteur nous met le pied à l'étrier et il ne nous laisse aucun répit.

 

Une fois que l'on a commencé la lecture, on ne peut plus s'arrêter !


 

 

 

Titre : Rouge abattoir


Auteur : Gilda Piersanti
Édition : Pocket (2008)

Résumé :

Au cœur de la Ville éternelle ensevelie sous la neige, dans le très populaire et très branché quartier romain de Testaccio, une troisième jeune fille vient d’être assassinée, au beau milieu des fêtes de fin d’année.

 

Le commissaire D’Innocenzo ne croit pas à l’ hypothèse du tueur en série que les journaux se plaisent à rabâcher, mais ne sait plus comment maîtriser la peur qui gagne les habitants du quartier et cette population jeune et nombreuse qui fréquente, le soir, ses restaurants et ses discothèques et son cinéma.

 

Une jeune femme inspecteur, téméraire et secrète dans sa réputation, rejoint l’équipe du commissaire sans son consentement.

 

Au fil des heures et du raisonnement, une entente mutuelle finit par s’établir qui viendra à bout d’une histoire personnelle ensevelie, comme la ville sous la neige, sous les années de plomb de la vie politique italienne.

 

Critique

À qui c'est la main coupée que l'on vient de retrouver dans la neige ? Que le légitime propriétaire vienne la réclamer à la morgue !

 

Les gens sont d'un sans-gêne (à Rome, pas à Gênes), tout de même. Ils laissent trainer leur main coupée au risque qu'une pauvre passante fasse une attaque d'apoplexie en tombant dessus.

 

Pour le commissaire D’Innocenzo, ça commence à bien faire. Voilà la troisième jeune femme retrouvée assassinée dans les paisibles rues du quartier romain et branché du Testaccio. Un assassin se prendrait-il pour un Jack lo Squartatore à la sauce spaghetti ?


En plus, pour le contrarier un peu plus, on lui dépêche des Abruzzes une femme flic qui un jour s'est prise pour Clint Eastwood version Blondin et à refroidi un meurtrier en tirant plus vite que Lucky Luke himself.


Bon, ça cassera pas trois pattes à une dinde de Noël, mais voilà un petit polar à la sauce bolognaise bien sympathique à se réserver pour un moment où on a pas trop la tête à ça.


L'enquête avance bien, on ne traine pas inutilement tout en entrant dans la vie privée des différents protagonistes, chacun ayant sa croix à porter, sans que cela devienne redondant ou déjà-lu.


Le côté ours bourru du commissaire s'effaçant tout doucement devant sa nouvelle collègue, sans pour autant sombrer dans le mièvre à deux balle.


Quant à Mariella de Luca, notre inspectrice, bien que cabossée par la vie, elle est plaisante elle aussi. Sa vie sexuelle, par contre, est un peu borderline. Menottes et déguisement sont de mises pour la coquine.


Niveau style d'écriture, il est tout ce qu'il y a de plus correct, agréable à lire, plaisant, riche mais sans devoir sortir son dico à toutes les phrases.


À éviter de lire en pleine canicule car l'enquête se déroule durant la période des fêtes de fin d'année (on commence le lendemain de Noël) et n'oubliez pas de sortir la calculette car nous sommes avant l'Euro !


Rien d'exceptionnel dans ce roman si ce n'est qu'il est reposant, agréable à lire et que de temps en temps, ça fait du bien pour donner du temps de libre à son cerveau occupé ailleurs.

 

Challenge "Thrillers et polars" de Sharon (2015-2016) et le « Mois Italien » chez Eimelle.

 

 

Titre : La chambre des curiosités
 
Auteurs : Douglas Preston / Lincoln Child
Édition: Archipel (2003) / Éditions 84 (2005) / J'ai Lu (2005)

 
Résumé :

Manhattan. Les ouvriers d'un chantier de démolition s'affairent parmi les gravats, lorsque le bulldozer se fige soudainement devant l'horreur du spectacle qui apparaît : des ossements humains.


L'enquête menée par Pendergast, du FBI, l'archéologue Nora Kelly et le journaliste William Smithback établit qu'il s'agit des restes de trente-six adolescents, victimes d'un tueur en série, le Dr. Leng, ayant sévi à New-York vers 1880.


Les jours suivants, plusieurs meurtres sont commis selon le mode opératoire de Leng.

 

Se peut-il que ce dingue soit toujours vivant?

 

Ou aurait-il fait des émules ?

 

Critique :

"La chambre des curiosités" n'a rien à voir avec les souvenirs cocasses d'une dame de petite vertu (une "prostituée" pour les incultes) qui nous conterait, avec moult détails scabreux et croustillants, les curiosités masculines qu'elle aurait pu voir ou toucher dans sa vie...

 

En fait, le titre du roman vise, ici, "un cabinet de curiosité".

 

Non, le "cabinet" visé n'a rien à voir  non plus avec celui "d'aisance" qui est aussi un des autres noms pour parler des toilettes ou des W.C. Non, ce ne sont pas non plus les souvenirs odorants d'une "dame de cour" (une "madame pipi" pour les incultes du fond de la classe).

 

Rien à voir, les z'amis ! En fait, pour votre culture générale, un cabinet de curiosité était un lieu où étaient entreposés et exposés des objets collectionnés, avec un certain goût pour hétéroclite et l'inédit.

 

On y trouvait couramment des médailles, des antiquités, des objets d'histoire naturelle (comme des animaux empaillés, des insectes séchés, des coquillages, des squelettes, des carapaces, des herbiers, des fossiles) ou des œuvres d'art.

 

Apparus à la Renaissance en Europe, les cabinets de curiosités sont l'ancêtre des musées et des muséums, jouant un rôle fondamental dans l'essor de la science moderne, même s'ils gardaient les traces des croyances populaires de l'époque (il n'était pas rare d'y trouver du sang de dragon séché ou des squelettes d'animaux mythiques).

 

Bref, un peu de tout et n'importe quoi, du bon et du moins bon.

 

Un parfait résumé du livre dont je terminai la lecture (il y a au moins quelques années) avec un sentiment plus que mitigé.

 

D'un côté, j'ai bien aimé certains aspects et de l'autre... il y avait des longueurs d'une langueur monotone.

 

Le thriller aurait pu être parfait... Du moins, en lisant son menu.

 

Un thriller combinant meurtres en série troublants, enquête historico-bizarroïdo-savante dans un endroit fascinant - le Muséum d'histoire naturelle de New York - aurait dû, de par son résumé alléchant, m'enchanter.

 

Il ne me déchanta pas, mais comment dire ? Trop bizarre, trop touffu, trop long, pas assez rapide et, contrairement à d'autres polars ou thrillers, celui-ci était bien souvent ennuyant.

 

Pourtant, le livre commençait plutôt bien avec des personnages classiques du roman policier : l'archéologue du muséum, le journaliste, le flic,...

 

Ah, parlons-en du flic principal de ce livre qui se trouve être l'inspecteur Pendergast... Une découverte dans ce roman. Et je dois dire qu'il est bizarre au possible, cet inspecteur.

 

Les auteurs ont créé un personnage fantasque et légèrement inquiétant.

 

Leur personnage principal, l’enquêteur Pendergast est attaché au FBI. Jusque là, rien d'anormal. Oui, mais !

 

Cet inspecteur est "trop". Je vous explique :

 

Il est immensément riche, il est immensément cultivé, il est immensément intelligent, il est immensément anachronique.

 

Quelques éléments du personnage m'ont fait penser que les auteurs se seraient inspiré de Sherlock Holmes. Il y a quelques analogies dans les deux personnages, surtout de par leur intelligence et du fait qu'ils sont un peu marginaux et fantasque.

 

Mais Pendergast est un peu "too much" de par sa fortune, le fait de rouler en Rolls. Plus tout le reste.

 

Ma foi, je ne puis croire ou adhérer à un personnage pareil.

 

Pour ma part, je trouve le personnage raté, car, contrairement à un Sherlock Holmes ou même un Poirot, il me fut impossible de m'attacher à lui. De plus, il a toujours 36 coups d'avance sur les autres enquêteurs.

 

Quant aux "trop longs" passages où il enquête à sa façon... D'une part ce n'est pas crédible du tout et d'autre part c'est assez soporifique comme lecture.

 

L’histoire elle-même rappelle les romans de la fin du XIXème siècle avec un enquêteur au comportement bizarre flanqué de faire-valoir qui sont sympathiques au lecteur car ils partagent la même ignorance qu’eux. Mais ici, c'est raté !

 

C'est con, le livre, je l'avais choisi en pensant me régaler.

 

Pensez-vous, une plongée dans un monde inconnu pour moi : celui des cabinets de curiosités, ces collections privées dans lesquelles les curieux fortunés rassemblaient les objets les plus étranges...

 

La couverture et le titre m'avaient aguiché. Malheureusement, ce livre souffre de nombreux défauts dont le plus gros est le personnage principal qui fait des parties d'échecs dans sa tête, le sens un peu brouillon de l'enquête, et sa longueur.

 

Ce que j'ai aimé ? Les courses-poursuites terrifiantes dans les archives du Muséum d'histoire naturelle de New York, les planques dans un rhinocéros empaillé, les expériences chirurgicales douteuses dont la finalité est assez démente.

 

Quant à la fin : je pencherais pour un "tout ça pour ça" ou pour du grand n'importe quoi ! Il y avait des facilités grossières et je n'aime pas certaines grossièretés dans les ficelles d'un roman.

 

Pendergast et moi, ce ne sera pas "chabadabada".

 

 

 

Titre : Dortoir interdit

 

Auteur :

Édition : Presse Pocket (2010)

 

Résumé :

Quand on est recruté par une agence immobilière spécialisée dans la remise en état d'anciennes scènes de crime, mieux vaut s'attendre au pire... Mais lorsque l’on a pas le choix, vu le passé que l’on trimbale.

 

C'est ainsi que Mickie Katz, jeune décoratrice engagée par la très mystérieuse « Agence 13 », doit accepter de travailler pour un milliardaire obsédé par l’arrivée d’une Troisième Guerre mondiale et obsédé par une malédiction venue en droite ligne de son ancêtre, colonel durant la guerre de sécession, du côté sudiste.

 

Afin de mettre sa famille à l'abri d'un futur holocauste nucléaire, ce magnat du pétrole vient d'acquérir un bunker creusé dans le désert du Nevada par l'US Air Force au temps de la guerre froide. Ils avaient fait une expérience, dans le but de tester la résistance d’une grosse centaine de personnes enfermées, mais tout à dégénéré au bout de sept jours, les gens devenant fou, se mettant à se tuer et même à manger les cadavres et les vivants. Une véritable boucherie inexpliquée.

 

Le rôle de Mickie est simple : décorer le labyrinthe de béton pour en faire un paradis cinq étoiles qui rendra la claustration agréable aux survivants du conflit. Mais dès le début des travaux, les événements vont prendre un tour inquiétant dans cette forteresse mystérieusement baptisée depuis 40 ans Dortoir interdit...

 

Critique :

Sur avis d’une connaissance, je l’avais acheté, m’attendant à un roman de décoration. Je m’étais fourrée le doigt dans l’oeil et bien profond !!

 

Sachant que son patron est fou, obsédé par sa malédiction, qu’il a un centre d’entraînement digne des Marines, que l’on y tire à balles réelles et que le soldat gagnant de son grand concours a eu le droit d’emmener sa fille aînée dans les montagnes pour y vivre en totale autarcie...

 

L'héroïne se trouve entraînée dans une histoire totalement folle mais ce qui surprend toujours avec Brussolo, c'est que l'intrigue dérive au fur et à mesure de l'histoire et les rebondissements ne sont jamais ceux auxquels on s'attend. Bluffant, quand on pense aller vers tel déroulement, il en arrive un autre, inattendu.


Un Thriller du meilleur cru, qui se dévore avec passion, ne cessant de rebondir dans un périple fou. Les amateurs du genre apprécieront sûrement. Pas un instant il ne se passe rien, comme lors d'une succession d'événements indésirables où l'on ne peut que tenter de surnager pour ne pas crever pour rien.

 

J’ai passé un excellent moment et je le recommande. Il n’est pas gros et est narré par l’héroïne elle-même avec de l’humour noir.

 

Une suite, non lue : "Ceux d'en bas" (2010).


 

 

Titre : Mort... ou presque

 

Auteur : Peter James

Édition : Presse Pocket (2009)

 

Résumé :

Un riche entrepreneur. Une femme désirable. Une maison luxueuse. Un meurtre...

 

La nuit où Brian Bishop a tué sa femme, il se trouvait également à 60 miles de là, profondément endormi, après un dîner arrosé avec son conseiller financier. C'est du moins ce qui ressort de l'enquête menée par le commissaire Roy Grace sur le pervers assassinat d'une jeune et jolie mondaine de Brighton, Katie Bishop. Les tests ADN ne laissent d'ailleurs aucun doute. Mais quelques détails contredisent cette version trop évidente...

 

Le masque à gaz retrouvé sur la victime d'abord, puis l'alibi incontestable de Bishop, et enfin la sincérité de ses dénégations. Et quand survient un meurtre similaire, il n'y a plus qu'une seule certitude : quel que soit le coupable, il est d'une habileté diabolique et extrêmement dangereux...

Critique :

Dès la première page, j'ai eu la tête plongée dans ces imbroglios qui ne finissent pas de rebondir jusqu'à la dernière page. Des rebondissements, j’en ai eu à la pelle. Sans oublier les personnages secondaires, dont on se demande quel rapport ils peuvent avoir avec le meurtre. Mais on le comprend ensuite.

 

Bref, une histoire qui accroche, de multiples rebondissements qui tiennent la route et des personnages bien fouillés et attachants. On met du temps avant de trouver le coupable. Tous les ingrédients sont là et font de ce livre un très bon polar. À la fin du livre, ma phrase fut « ah ben merde alors ».

 

L’auteur a deux livres avant celui là, avec le commissaire Roy Grace, mais on peut commencer direct par « mort... ou presque » parce qu’il détaille la vie privé du commissaire (ce qui pourrait être chiant pour celui qui la connaît, mais moi, je ne la connaissais pas).

 

 

Titre : L’éventreur de Pékin

 

Auteur : Peter May

Édition : Actes Sud - Babel Noir (2011) ou "France loisirs"


Résumé :

Lors de l’autopsie d’une jeune femme, l’inspecteur Li Yan a une impression de déjà vu... D’où connaît-il ces exactes blessures, ces mutilations bizarres ? La réponse ne se fait pas attendre : le tueur recopie à la lettre des meurtres vieux de plus d’un siècle, commis par ce célèbre Anglais surnommé « l’éventreur »... et il n’en est pas à son coup d’essai.

 

Plus inquiétant encore, il semble vouer une haine féroce à Li Yan et à tous ceux qui lui sont proches. Margaret, sa jeune épouse américaine et leur fils âgé de quelques mois deviennent rapidement la cible privilégiée d’un meurtrier sanguinaire.


Critique :

Peter May, grand fan de la culture chinoise, nous fait découvrir les rouages de la police chinoise et je dois dire que j'ai tout simplement adoré cette enquête menée de mains de maître par Li Yan, le policier de Pékin et sa relation parfois chaotique avec son épouse, les tracasseries administratives (sa femme n’est pas reconnue comme son épouse car pas chinoise).

 

On y apprend beaucoup sur la Chine, sur la culture chinoise et surtout l'énorme difficulté de deux êtres qui s'aiment, mais qui n’ont pas la même culture.


Les crimes sont assez gore et nous avons droit à une partie des comptes rendus du légiste de l’époque de L’éventreur, avec ses détails sordides.


Sans oublier un détecteur de mensonges infaillibles car basé sur des photos que l’on vous montre. D’abord celle que l’on sait que vous réagirez « positivement » car elles vous sont familières et des autres, mélangées... Si on vous montre une scène de crime et que votre cerveau réagit comme pour une photo « connue » et que vous juriez n’avoir jamais été sur la scène, paf, vous êtes fichu !


Pour le reste, encore un final qui m’a coupé le souffle. Je l’ai lu durant les beaux jours du mois d’avril et je n’arrivais plus à décoller !


 

 

Titre : Un coupable trop parfait

 

Auteur : Patrica MacDonald

Édition : Le Livre de Poche (1 avril 2004)


Résumé :

Kate Keely, professeur de littérature américaine, est mariée à Richard, un scientifique de renom ; ils ont un fils de neuf ans, Dylan. Richard souffre de fréquentes migraines. Un jour, en rentrant à la maison, Keely découvre son mari mort ; il s’est apparemment tiré une balle dans la tête. L’enfant est caché dans un placard, prostré.


L'avocat Mark Weaver prend en charge les intérêts de Kate avec laquelle il se marie au grand dam du fils qui ne goûte guère cette situation, aggravée par la naissance de la jeune Abby.

 

Un nouveau drame se joue lorsque Kate confie le bébé à la garde de son mari. À son retour, elle découvre avec horreur qu'il s'est noyé en tentant de repêcher Abby dans leur piscine. Comme il ne savait pas nager, la police conclut à une mort accidentelle mais le procureur du comté, une femme que Mark courtisait avant d'épouser Kate, ne l'entend pas de cette oreille.

 

Dylan, devenu à quatorze ans un adolescent difficile et jaloux, est soupçonné du meurtre de son beau-père.  Il est accusé d’avoir favorisé la chute de sa demi-sœur en laissant ouverte, exprès, la porte d’accès à la piscine…


Après un moment de doute, Kate se ressaisit pour prouver l'innocence de son fils. Keely, qui ne croit pas à la culpabilité de son fils, appelle son beau-père, avocat lui aussi, à la rescousse.


Des découvertes ultérieures, sur les rapports entre Richard et Mark, sur les rapports entre Mark et Maureen Chase, vont rendre la situation de plus en plus complexe, d’autant plus que la mort frappe une troisième fois…

 

Mais ses investigations dans le passé de sa famille vont lui faire découvrir des secrets difficilement avouables.

 

Critique :

Si vous voulez passer un bon moment avec un polar, je vous le conseille, l’ayant lu deux fois, avec sept ans d’écart, juste pour le plaisir.


J’avais totalement oublié la fin et « qui », mais un simple petit détail tout minuscule a fait remonter une partie des souvenirs dans ma mémoire.


Par contre, je ne me souvenais plus du « comment » et surtout du « pourquoi ». Pas à cause d’une intrigue mièvre, non, même si la Kate Keely, l’héroïne, place la valeur de la famille avant tout et que j’ai eu envie de baffer son fils. Non, juste parce que je lis énormément de polars et que au final, j’oublie parfois.

 

Vous me direz que ce n’est pas banal une maman qui mène l’enquête, mais elle a le mérite d’avoir les tripes et de ne pas se laisser bouffer par le système « rouleau compresseur » que la Justice peut malheureusement avoir.


Bon, la vilaine procureur est très, très vilaine et la gentille maman est très gentille, pardonnant tout à son fils. Cliché ? Un peu, mais cela n’enlève rien à l’enquête et à la chute finale.


Oui, ceux qui l’ont lu diront « cliché aussi », mais je leur rétorquerai que je pardonne la fin « hollywoodienne » parce que l’intrigue m’a fait passer de très bonnes heures de lecture et un très bon moment dans la relecture.


Et puis, une fin qui vous laisse un sourire sur les lèvres, cela fait du bien, de temps en temps !


 

 

Titre : La mémoire du sang

 

Auteur : Greg Iles

Edition : France Loisirs (2006)

 

Résumé :

Cat Ferry est dentiste, spécialisée en médecine légale. Maniaco-dépressive, en proie à d'affreux cauchemars, elle noie ses démons dans l'alcool.

 

Appelée à La Nouvelle-Orléans auprès du corps couvert de morsures de la énième victime d'un tueur en série, Cat s'effondre, prise d'une attaque de panique. Elle est immédiatement écartée de l'enquête.


De retour dans la propriété de son enfance, au coeur du Mississippi, elle répand par mégarde dans sa chambre de petite fille l'un de ses produits chimiques, qui fait apparaître d'anciennes traces de sang. Il y a vingt ans, son père a été mystérieusement assassiné. Cat, frappée de mutisme à la suite du drame, a tout oublié.

 

Mais, tandis qu'elle recompose le puzzle de son enfance, elle y découvre un lien avec la série de meurtres de La Nouvelle-Orléans...

Une anti-héroïne perdue et fascinante, une intrigue implacable, un suspense incroyablement rythmé: du pur concentré de thriller, signé par un grand nom du genre.

 

Critique :

Cat (Catherine) Ferry, l'héroïne, était surnommé par son défunt père, quand elle avait moins de huit ans, "Kitty Cat". Cela aurait pu donner "Hello, ma Kitty Cat"...

 

Pourtant, le roman n'a rien à voir avec "Hello Kitty", croyez-moi. Là, je viens d'émerger d'une lecture en apnée suite à ma plongée dans le sordide.

 

Non, je ne parle pas des meurtres qui ont lieu dans le livre, mais d'autre chose, d'un sujet qui me donne des frissons et qui me révulse : les attouchements sur mineur, car c'est de ça dont il est question dans le roman.

 

Tout à l'heure, j'ai posé le livre et j'ai poussé un grand soupir. Fichtre, 700 pages dans cette atmosphère noire sans pouvoir reprendre mon souffle. Quel voyage... Et je ne demande pas le remboursement du ticket parce que le livre m'a captivé.

 

Tout se mélange sans que l'on sache exactement quel est le lien entre les meurtres d'un sérial-killer qui mord ses victimes comme mon chien aurait mordu les mollets de quiconque m'aurait cherché misère et les traces de sang que Cat a découvert - par hasard - dans la chambre de son enfance (Luminol, éclaire-nous).

 

Certes, elle tâtonnera un peu, mais son enquête ne sera pas de tout repos car elle va devoir plonger dans ses souvenirs, ceux dont elle a occulté après la mort de son mère, abattu par un rôdeur... ou par quelqu'un d'autre...

 

Cat est torturée, elle boit, s'envoie en l'air avec tout les hommes qui passent, est maniaco-dépressive, bref, rien de folichon.

 

L'histoire m'a emballée et mes seules critiques iront au fait que Cat nous parle un peu trop souvent de sa marque préférée de Vodka, qui n'existe pas, mais bon, à la fin, c'est lourd !

 

En plus, elle est têtue, et même quand tout le monde lui clame que c'est impossible, elle revient avec son cheval de bataille. Un peu comme si quelqu'un demandait à tous les scientifiques qu'il croise si les dinosaures et les hommes étaient des contemporains... tout le monde lui crie que non, impossible, mais elle s'obstine et repose encore la question.

 

L'héroïne a ses défauts, comme je vous l'explique, mais elle mérite des baffes aussi pour sa parole qu'elle remange souvent... Elle demande un renseignement, un service à X, lui promet des infos ou autre chose en retour (je ne parle pas de ce que vous pensez !) et puis, que dalle ! La voilà qui suit sa piste et oublie sa promesse. Pas très réglo.

 

Autre chose : bien que Cat ait eu la personne en face d'elle, qu'elle l'ait entendu lui répondre, tout en ayant le loisir d'apercevoir les signes du mensonge, elle ne le voit pas, alors que moi, simple lectrice, j'ai reniflé le mensonge direct. Comme lorsque vous regardez un débat télévisé et que vous sautez en l'air parce que le politicien vient de dire un énorme mensonge qui sonne tellement faux que ça se voit.

 

Mais elle, rien, nada, que dalle. Notre Cat, si perspicace ne remarque rien. Etrange ? Oui. Moi, j'avais senti l'oignon.

 

Bon, là, je fais de ma maligne, mais à décharge de Cat, je dirais que si on m'avait dit pareille chose, je serais tombée sur  place... Là, j'étais dans mon canapé, tranquille, pas l'héroïne.

 

Et puis, si elle avait flairé le mensonge, la face du monde n'en aurait pas été changée, mais le roman, oui. Il valait donc mieux qu'elle ne remarquât rien de rien.

 

De plus, je me vante, je fanfaronne, mais entre nous, même si j'avais compris le mensonge, j'avoue que je ne savais rien du coupable des meurtres, ni sur le mobile réel, et encore moins sur tout le reste.

 

Ce qui veut dire que j'ai eu mon lot de surprises dans le livre. Surprises jusqu'au bout, même. Là, l'auteur nous gâte à fond dans le final qui se met en place dès la page 570 et m'a entraîné dans une tornade.

 

Cat est têtue, ça peut la servir, mais aussi la desservir. Je dois vous dire que je lui aurais donné quelques baffes qu'elle aurait bien méritée. Oui, vous me direz qu'elle est normale, qu'elle fait des fautes et des erreurs de jugements, tout en voulant bien faire. L'enfer est pavé de bonnes intentions, non ?

 

En tout cas, elle est forte. Très forte et remonte vite la pente, notre Cat !

 

Et dans les deux dernières pages, l'auteur me stupéfie une fois de plus avec une confidence qui m'a fait bien plaisir.

 

Bref, c'était un livre prenant, angoissant, j'ai eu les larmes aux yeux, même.

 

Un thriller psychologique très fort et une plongée dans les eaux troubles du passé de Cat, celui que son cerveau a "caché" dans un recoin pour arriver à survivre.


 

 

Titre : Cadavres menteurs


Auteur : Iris Johansen

Edition : France Loisirs ou J'ai Lu

 

Résumé :

Après la disparition de sa petite fille, victime d'un sérial killer, Eve Duncan a choisi sa thérapie : devenir sculpteur légiste. En reconstituant trait pour trait un visage à partir d'un crâne, elle aide les familles à faire enfin le deuil des disparus.

 

John Logan, célèbre magnat de l'informatique, convainc Eve de l'aider dans une mystérieuse mission. Qulle identité va révéler ce crâne que Logan a acquis à prix d'or chez un croque-mort mafieux du Maryland ?

 

Lorsqu'elle reconnaît le visage qu'elle vient de reconstituer, la jeune femme comprend immédiatement que Logan et elle viennent de faire une terrifiante découverte.

 

Et parce qu'ils détiennent la preuve que quelqu'un, à la Maison-Blanche, est l'auteur d'un hallucinant mensonge, leurs têtes sont mises à prix par des adversaires qui ne renonceront jamais...

Critique :

"Cadavres menteurs" est la troisième enquête d’Eve Duncan en plus d’un rôle secondaire dans "Course à mort".

 

Eve Duncan est reconstructrice légale ce qui signifie qu'elle reconstitue les visages à partir d'un crâne.


Un peu comme Temperance Brennan, à la différence que Eve Duncan a perdu sa fille, assassinée et qu'elle consacre moins de temps à son travail. Eve a recueilli Jane après la mort de sa fille. Eve est un personnage assez tourmentée, cassée par la vie.


Joe Quinn est policier dans la ville d'Atlanta et amant d'Eve. Cet ancien commando des forces spéciales a une « légère » tendance à la violence... J'ai adoré le personnage.


L'ambiance du livre se déroulera dans les bayous de Louisiane où un mystérieux cadavre attend Eve. Ambiance particulière, que celle des bayous, qui donnera une dimension de plus au livre qui est assez noir.

 

Eve rêve de venger sa fille décédée et ce qui la pousse à partir sur cette enquête, quitte à délaisser un peu son homme et sa fille adoptive. Oui, elle est tourmentée et venger sa fille est un peu sa croisade et son leitmotiv.


"Cadavres menteurs" est une histoire jouissive qui m'a fait passer de bons moments. Il y a du suspense, de l'action, on ne s'ennuie pas avec l'enquête ni avec les personnages.

 

Par contre, je ne saurais que vous conseiller de lire les tomes précédents (même "Course à mort") pour bien comprendre la vie d’Eve et la façon dont elle a rencontré les autres personnages. Sinon, vous risquez d'être un peu perdu.

 

Cette fois-ci, j'avais commencé dans le bon ordre.


 

 

Titre :  Le tueur des tornades


Auteur : Alice Blanchard
Edition :  Presse Pocket (2007)


Résumé :

Le bilan de la violente tempête qui s’est abattue sur l’Oklahoma est lourd : la famille Pepper est retrouvée morte dans les ruines de sa maison.

 

Sur place, le shérif Charlie Grover constate que les corps portent d’étranges blessures : tous ont perdu la vie empalés sur des débris aiguisés comme des couteaux. Et dans la bouche de chacun une dent a été arrachée, remplacée par une autre, d’origine inconnue…

Quand il apprend que des décès similaires ont eu lieu au Texas, Charlie réalise qu’il a affaire à un tueur en série agissant lors de conditions climatiques extrêmes.

 

Les seuls à pouvoir l’aider : les chasseurs de tornades, ces passionnés assez fous pour se jeter au cœur des cyclones…

 

Critique :

Décidément, je fais dans le sérial-killer, ces jours-ci… J’ai entamé ce roman juste après avoir terminé "le chuchoteur". Entre nous, ce roman-ci est moins sombre et violent que celui que je viens de vous citer.

 

Ici, pas de personnages atypiques ou dérangés du ciboulot. Le commissaire/shérif Charlie Grover est "normal", juste complexé par des brûlures au troisième degré reçues lors de l’incendie (criminel ou accidentel ?) de sa maison, lorsqu’il avait huit ans. Il est veuf et à une fille en âge ingrat : adolescente… ça va l’irriter quelques fois. Et il a un caractère un peu emporté, notre Charlie.

 

Tout l’histoire à commencé quand le commissaire/shérif Grover a appris que la famille Pepper avait été entièrement décimé lors du passage d’une tornade (le livre commence par ça et l’arrivée du sérial). Les corps de la famille Pepper n’étaient pas beaux à voir, je peux vous le dire. Bizarre, vous avez dit bizarre ? Oui, il y a des éléments fort curieux que le commissaire va découvrir et ça fait froid dans le dos.

 

Tenace, il va faire comme le bouledogue et ne pas lâcher son os. Surtout qu’au Texas… il y a eu des cas similaire.

 

Cette enquête est agréable à suivre, il y a du suspense, des morts en série, sans oublier les petits problèmes familiaux du commissaire Grover (sa fille fréquente un jeune chasseur de tornades), et Grover est même obligé de fréquenter ces gens bizarres qui traquent les tornades comme d'autres collectionnent les emballages de pizzas.

 

Bref, pas de moment creux ou de temps mort, l’enquête roule et Grover ne sait plus où donner de la tête tellement les suspects sont nombreux et que son cœur fait "boum".

 

Notre pauvre commissaire/shérif sera en proie à ses propres souvenirs d'enfance et ça ne lui facilitera pas la tâche. Son caractère emporté et vif, agissant d’abord et réfléchissant ensuite lui jouera quelques vilains tours.

 

Autant où il était pondéré dans le début de l’enquête, ensuite, il bascule vers la paranoïa et est incapable de réfléchir de manière "sensée". Quoique, il se rattrapera.

 

Le texte est sobre, pas de grandes phrases grandiloquentes, pas de temps où l’on s’ennuie, ça avance aussi vite qu’une tornade et ça vous retourne de même.

 

Ce bouquin se lit d'une seule traite, sans être à bout de souffle et vous laisse, à la fin, avec un grand sourire.

 

Il m’avait été conseillé par une amie, lors d’une de nos descentes dans les bouquineries. Je regardais la couverture avec l’air d’une qui ne va pas l’acheter et c’est elle qui m’a conseillé de le lire. Elle avait raison !

 

 

Titre :  Miroir de sang


Auteur : Olivier Descosse
Edition :  Le Livre de Poche (2006) / France Loisirs


Résumé :

Le corps d'une enfant est découvert atrocement mutilé dans les calanques de Marseille.


Deux flics hors norme se lancent sur la piste du tueur : Riad Kellal, le limier de la brigade criminelle aux origines algériennes, et Paul Cabrera, le policier aux allures de loubard qui règne sur la brigade anti-criminalité.

 

Chacun de leur côté, les deux hommes ont une raison personnelle de vouloir être le premier à arrêter le monstre. De Marseille à Lyon en passant par la Camargue, de l'univers des Hell's Angels à celui des gitans, les pistes se croisent alors qu'un autre crime se prépare.


Nouvelle enquête du lieutenant Cabrera, Miroir de sang plonge ses racines au plus profond de la folie humaine.

 

Le Couloir de la pieuvre avait fait de Descosse un sérieux espoir.

 

Miroir de sang confirme ses qualités. Elle.

 

Un style acéré comme le bistouri d'un chirurgien, et des personnages libres comme le mistral un jour de tempête.

 

Critique :

J’ai plongé dans un roman suintant l’angoisse par toutes les pages, surtout lors de la découverte du corps mutilé de la gamine.


Le tortionnaire a utilisé un appareil que les équarrisseurs utilisent pour enlever la peau... Une horreur, je vous dis et elle devient pire lorsqu’on apprend qui était le père de la gamine.

 

Le roman vous entrainera dans un voyage terrifiant, mais sublime au coeur de l'âme humaine. Je n’en suis pas sortie indemne, je suis restée groggy durant quelques temps.

 

Les deux enquêtes de nos flics principaux se déroulent en parallèle (à la manière des "Rivières Pourpres", le personnage de Riad évoquant d'ailleurs parfois celui de Karim Abdouf).

 

 

 

Titre :  Un fleuve de ténèbres


Auteur : Rennie Airth
Édition :  Le Livre de Poche (2001) / France Loisirs

 

Résumé :

Il existe de plus agréables façons de débuter dans la police que celle subie par le jeune Billy Styles, en cette année 1921.

 

C'est peut-être le plus bel été depuis la guerre, mais ce qu'il découvre à Melling Lodge, une jolie demeure aristocratique perdue dans la campagne du Surrey, dépasse de loin les banales considérations météorologiques : le colonel Fletcher, sa femme Lucy et deux employés ont été proprement massacrés...

 

Arrivé en renfort, l'inspecteur John Madden de Scotland Yard se détache assez vite de la théorie officielle du cambriolage ayant mal tourné. Il découvre que les meurtres, en particulier ceux des femmes, semblent répondre à un rituel précis, planifié et exécuté de manière horriblement méthodique.

 

Pour lui, cette horreur ne peut donc qu'être l'œuvre d'un maniaque, un tueur en série qui pourrait bien récidiver.

 

Mais le seul témoin du quadruple meurtre est une petite fille en état de choc... L'inspecteur de Scotland Yard aura alors bien besoin des conseils éclairés du premier profiler de l'histoire des crimes de papier, un disciple de Freud, pour tenter de résoudre l'incroyable énigme.

 

Un coup de maître qu'a réalisé Rennie Airth avec ce texte propre à réconcilier les adeptes du roman noir le plus macabre avec ceux du whodunnit classique, à l'anglaise.

 

Le personnage de Madden, cet enquêteur qui a survécu aux atroces tranchées de la Grande Guerre (laquelle est omniprésente en toile de fond – nous sommes en 1921) et se bat contre ses propres démons tout en devant traquer l'odieux criminel, est formidablement.

 

Critique :

"C'est Le Silence des agneaux dans le monde d'Agatha Christie", proclame avec justesse la quatrième de couverture de ce formidable livre. Et je ne peux que lui donner raison.

 

Coup de maître réalisé par Rennie Airth dans ce roman sombre, angoissant, avec un texte propre à réconcilier les adeptes du roman noir le plus macabre avec ceux du whodunnit classique, à l'anglaise.

 

Le personnage de Madden, cet enquêteur qui a survécu aux atroces tranchées de la Grande Guerre (laquelle est omniprésente en toile de fond – nous sommes en 1921) et se bat contre ses propres démons tout en devant traquer l'odieux criminel, est formidablement bien campé. Le héros n'est pas sans personnalité, il est tourmenté...

 

On a même droit à une jolie histoire d'amour – et ce n'est pas du luxe pour respirer un peu, tant l'intrigue est étouffante.

 

Le suspense est parfait, difficile de lâcher le livre et en prime nous avons cette très intéressante introduction de la psychologie dans la résolution de l'enquête, à une époque où il n'était guère évident pour un policier de faire accepter à ses supérieurs ce genre d'auxiliaire devenu aujourd'hui incontournable dans la moindre histoire de serial killer.

 

Un grand, grand livre, absolument passionnant et qui a amplement mérité le Grand Prix de littérature policière.

 

Pour moi, il reste un must ! La preuve, je vous en parle.

 

 

Titre :  Trop de détectives (une aventure de Carol Evans)


Auteur : Jacques Sadoul
Édition :  J'ai Lu (1999)


Résumé :

June McNally, une riche Californienne, a réuni des amis spécialistes du roman policier pour un jeu de rôles.

Assistée de Carol Evans, ex-agent de la CIA, elle doit être la victime d'un crime fictif.

 

Les participants incarnent Sherlock Holmes, Hercule Poirot, Maigret, Philip Marlowe, Columbo, Kay Scarpetta, Ellery Queen, le Père Brown, et devront mener l'enquête.

 

Le jeu débute bien et chacun, satisfait, va se coucher.

Mais un tremblement de terre survient, le ranch est isolé du reste de la Californie.

Tout le monde se réveille alors. Sauf June McNally : elle est morte, poignardée.

 

Carol Evans, huit enquêteurs, le shérif local, cela ne fait-il pas trop de détectives pour démasquer le coupable?

 

Critique :

Attention, livre marrant !

 

Autant vous prévenir de suite, dans ce livre, le Sherlock Holmes que vous croiserez est incarné par un homme, mais ce n’est pas l’original, tout simplement des gens fans de romans policiers qui se retrouvent et qui jouent à une murder party.

 

Pourtant, la personne qui incarne le Maître se donne du mal pour le faire bien et y va de petites déductions qui dérouteront Carol Evans ! Et puis, Holmes qui enquête sur un meurtre aux côtés de Poirot, Columbo (sans sa femme), Maigret, ça vaut le coup.

 

La pauvre Carol ne connaissant pas leurs identités réelles, ça corse l’affaire. Surtout que le tremblement de terre les a coupés de la civilisation pour un moment.

 

Franchement, le livre est marrant, surtout du fait de son héroïne atypique, de son langage un peu cru, et de sa sexualité libre.

 

Certains regards « mitraillettes » entre protagonistes fusillent plus vite que leurs ombres, les personnages sont truculents, on a droit à quelques parties de jambes en l’air et l’humour est présent, mais sans empiéter sur l’enquête.

 

Même si Evans est bien souvent dépassées avec tous ces détectives et ils ne sont pas tous brillants. Les plus débrouillards sont surtout Holmes, Poirot et Columbo. Mais nos détectives ne sont pas à l’abri d’erreurs... et les fausses pistes sont là pour les dérouter. Mais est-ce que ce sont des fausses pistes, des vraies erreurs commises par l’assassin ou des fausses-vraies erreurs pour écarter les soupçons ?

 

 

Titre :  Froid est l'enfer


Auteur : Tim Cockey
Édition :  City Editions (2011)


Résumé :

Tu sens le goût du sang ?J'arrive. Un psychopathe laisse ce message sur le répondeur de ses victimes, des jeunes femmes retrouvées sauvagement assassinées dans une ville de New York sous la neige.

 

Leur point commun ?

 

Elles ont été les petites amies de Marshall Fox, le célèbre présentateur de télévision.

 

Accusé de ces deux crimes, Fox est arrêté et mis sous les verrous. Mais lors de son procès forcément très médiatisé, d'autres assassinats se produisent selon le même mode opératoire.

 

Comment alors qu'il est en prison ? Peut-il être coupable ?

 

Est-ce I'œuvre d'un plagiaire ? Une habile manipulation ?

 

C'est à ces questions que le détective Fritz Malone va devoir répondre pour déjouer les manœuvres d'un assassin au sang froid diabolique.

 

Critique :

Couverture sympa, titre aguicheur, quatrième de couverture racoleur... Il y avait tout pour me faire passer un bon moment avec ce thriller dans les mains.

 

Ouais, et bien, Tintin ! (La société Moulinsart va me tomber dessus car je n'ai pas payé les droits pour citer le nom du reporter belge dans mon exclamation qui signifie "mon œil").

 

Pourtant, l'intrigue était bonne. Où c'est' y que ça a foiré ?

 

- Style d'écriture : correct

- Personnage principal : bof, le détective ne m'a pas emballé

 

C'est là que le bât blesse : le personnage principal que j'ai peu apprécié et une enquête qui stagne à fond à un certain moment.

 

Le présentateur que l'on accuse des meurtres est un peu trop too much en façade et très salaud en profondeur. Trop cliché, je trouve.

 

Dommage...

 

L'auteur a pourtant innove en commençant avec une narration à la première personne du singulier : c'est le détective qui nous raconte.

 

Vers le milieu du livre, on bascule en récit narratif normal et on fait un bond en arrière, nous retrouvant en compagnie des victimes avant leur trépas.

 

Et là, apparaît un personnage assez brutal et qui passe de bons moments prendre avec certaines futures victimes. Est-il le tueur, un innocent juste chaud comme les braises ?

 

Le thriller aurait pu être bon sans tous ces temps mort et ce fouillis dans l'histoire que l'on a à un moment donné.

 

Le final est bien et je ne m'attendais pas à ce coupable là... C'est déjà ça de sauvé !

 

 

Titre :  Dans les Bois 


Auteur : Harlan Coben
Édition :  Presse Pocket (2009 - 2011) / France Loisirs


Résumé :

Été 1985, New Jersey. Paul Copeland est animateur d'un camp de vacances à la lisière des bois.

 

Une nuit, il abandonne quelques heures son poste. Quatre jeunes en profitent pour s'éclipser, dont sa sœur, Camille. On ne les reverra plus. Seuls deux corps seront retrouvés.

 

On attribuera leur mort à un tueur en série qui sévissait dans la région.

 

Vingt ans plus tard. Paul est devenu procureur. Alors qu'il plaide dans une affaire de viol, il est appelé à identifier un corps. Stupéfait, il reconnaît formellement Gil Ferez, un des disparus.

 

Pourquoi les parents de Gil s'obstinent-ils à nier son identité ? Et si Gil a été en vie tout ce temps, se pourrait-il que Camille le soit aujourd'hui ?

 

Bien décidé à faire la lumière sur le drame qui n'a jamais cessé de le ronger, Paul va replonger dans les souvenirs de cette terrible nuit...

Critique :

Le livre m’a tenu jusqu'au bout par des rebondissements croustillants auxquels je ne m’attendais pas.

 

Coben sait mener son intrigue de façon magistrale en vous baladant de pistes en pistes et il sait faire des protagonistes des personnages attachants.

 

J'avais tellement envie de savoir la suite que j’ai failli louper mon arrêt de métro.

 

Tout est là pour que vous passiez un bon moment. Sans oublier des passés un peu obscurs et un pauvre homme qui tombe parfois de haut. À sa place, moi aussi.

 

Le final m’a laissé baba et muette.

 

Quand j’ai fermé le livre, j’avais des étoiles dans les yeux car je ne m’attendais pas à autant de révélations.


 

 

Titre :  Le Tueur à la corde 


Auteur : Catherine Coulter
Édition :  Presses de la Cité (2006) / France Loisirs


Résumé :

Traumatisée par l'assassinat de sa sœur, Lacey Sherlock entre au FBI pour venger Belinda et se libérer du sentiment d'impuissance qui la ronge depuis sept ans.


L'assassin présumé est vite repéré, mais les choses ne sont pas aussi simples. Lacey et son supérieur hiérarchique, Dillon Savich, se retrouvent plongés dans un dédale de fausses pistes qui les conduit de Washington à Boston et San Francisco.

 

Peu à peu, les deux agents du FBI apprennent à s'apprécier.

 

D'investigations menées tambour battant en rebondissements spectaculaires, parviendront-ils à arrêter le dangereux criminel, apaisant du même coup la soif de vengeance de Lacey ?

 

Critique :

Cela fait un certain temps que je l’avais lu, mais je me souviens qu’il m’avait pris aux tripes, ce roman.

 

Lacey Sherlock, traumatisée par le meurtre de sa demi-sœur, se retrouve sept ans plus tard enquêtrice au FBI.

 

Nous entrons dans les arcanes du FBI par la grande porte et les deux héros sont très attachants.

 

Sa première assignation sera dans une brigade spécialisée dans l'arrestation des tueurs en série. C'est alors que le tueur présumé de sa sœur recommence à tuer.

 

Le suspense commence et Catherine Coulter sait nous tenir en alerte.

 

Le meurtrier présumé sera repéré mais des complications, des fausses pistes retarderont l'arrestation et Lacey deviendra même son otage : elle apprendra ce qui s'est passé et tout ce que sa mémoire refoulait quant aux événements tragiques de l'époque.

 

Ce roman nous réserve des surprises à tous les chapitres.

 

Je le recommande à tous les amateurs de suspense. Je suis restée épatée devant le brio de Catherine Coulter.

 

Le résultat pour le genre policier est édifiant et je le recommande vivement pour ceux qui aiment le suspense.


 

 

 

Titre : Double vie, double mort  


Auteur : Edna Buchanan
Édition :  Payot (2003) / Presse Pocket (2007)


Résumé :

Un matin, le corps d’une jeune femme, victime d’un meurtre, s’échoue sur une plage de Miami. La police l’identifie comme étant Kaithlin Jordan, que l’on croyait pourtant morte depuis dix ans.

 

À l’époque, malgré l’absence de cadavre, son mari avait été jugé coupable et condamné à mort.

 

Et voilà qu’une semaine à peine avant son exécution, le cadavre de son épouse resurgit opportunément pour l’innocenter.

 

Coïncidence ? Machiavélique coup monté ?

Britt Montero, journaliste spécialiste des faits divers, est bien décidée à faire toute la lumière sur l’étrange affaire de la femme « morte deux fois ».

 

Au fil de son enquête, elle va alors découvrir qu’autrefois une personne n’avait pas dit tout ce qu’elle savait…

 

Critique :

"Double vie, double mort" est la quatrième enquête de Britt Montero traduite en français.

Encore une lecture de roman policier très agréable.

Lorsque j’ai eu fini ce super bouquin (et que j’ai pris quelques claques), je me suis mise en quête des autres livres parus aux éditions "J’ai Lu" catégorie "policiers".

 

J’ai lu les trois autres enquêtes de Britt et j’ai passé de bons moments en sa compagnie. Personnage attachant et son univers aussi.

 

 

Titre :  Tout doit disparaître 


Auteur : Susan Isaacs
Édition :  Presse de la Cité (2002) / France Loisirs (2003) / Presse Pocket (2004)


Résumé :

Un soir d'Halloween, Courtney Logan, paisible mère de famille, disparaît mystérieusement de sa maison de Long Island. Jusqu'à ce jour de printemps où le jardinier retrouve son cadavre dans la piscine, deux balles en pleine tête !

 

La police suspecte son mari, Greg Logan. Seule Judith Singer, professeur d'histoire en mal d'action, ne croit pas en sa culpabilité.

 

Certes, elle ne connaît pas Greg, mais son intuition ne la trompe jamais.

 

Jadis, elle a déjà résolu une énigme de ce genre ; ce fut une aventure très excitante.

 

Alors, c'est décidé, Judith mènera l'enquête et interrogera tout l'entourage des Logan.

 

De Wall Street à Sun Valley, le fantôme de Courtney risque de l'entraîner plus loin qu'elle ne l'aurait imaginé ?

 

Critique :

Encore un livre que j’ai eu du mal à lâcher.

 

Lu il y a très longtemps, je me souviens juste que l’enquête ne tournait pas comme on aurait pu le penser et que les apparences étaient parfois trompeuses.

 

Malgré les années passées, il a sa place sur l'étagère réservée aux livres qui m'ont fait vibrer, que j'ai eu du mal à lâcher et qui m'ont étonné dans leur fin.

 

 


 

 

Titre :  La Ville Noire 


Auteur : Nicolas Bouchard
Édition : Flammarion (2001) / France Loisirs / J'ai Lu (2003) 


Résumé :

Limoges, 1900. Deux femmes sont sauvagement assassinées à quelques jours d'intervalle. Toutes deux ont été retrouvées amputées de leurs organes génitaux.

 

La police ne dispose pratiquement d'aucun indice pouvant la mettre sur la voie du coupable.

 

Si ce n'est que les deux victimes avaient recours aux petites annonces pour rencontrer des hommes.

 

L'idée de tendre un piège à l'assassin germe alors dans l'esprit du jeune et brillant inspecteur Raoul Coutard.

 

Pourquoi ne pas demander à Augustine, sa fiancée, de jouer le rôle d'appât ? La jeune fille passerait une annonce et laisserait le meurtrier s'emparer d'elle... avant que la police ne lui mette la main dessus. Une mission délicate et terriblement dangereuse...

 

Critique :

Encore une édition de chez "Belgique Loisirs" que j’ai dévorée. Moi qui aime le roman historique, j’étais servie.

 

De part son personnage principal, Augustine Lourdeix, Nicolas Bouchard démontre aussi la place difficile de la femme dans la Belle Époque.

 

Toutefois, les autres personnages ne sont pas en reste et servent bien l'intrigue touffue aux ultimes surprise inattendue.

 

Quant à l'écriture, elle épouse les contours de l'histoire et sait se montrer presque délicate pour les dialogues.

 

Nicolas Bouchard livre ici un solide thriller historique, à l'intrigue bien documentée et aux dialogues bien menés.

 

Du bel ouvrage.

 

 

Titre :  Le collectionneur d'armes 


Auteur : Pieter Aspe
Édition : Livre de Poche (2011) 


Résumé :

Les enquêtes du commissaire Van In sont indissociablement liées à sa bonne ville de Bruges.

 

Epaulé par le fidèle inspecteur Versavel et la belle Hannelore, juge d’instruction de son état (et accessoirement mère de ses jumeaux), ce flic peu catholique pourfend sans relâche les vices et turpitudes d’une bourgeoisie flamande arrogante qui pense que l’argent peut tout acheter.

 

Quand la coûteuse collection d’armes du richissime trader Claes est cambriolée, Van In soupçonne vite une supercherie : le financier n’a visiblement pas la conscience tranquille et ses rendez-vous à la sauvette avec un mafieux russe ne plaident pas en sa faveur…

 

Trafic d’armes, mafia russe et bordels de luxe : le trio d’incorruptibles brugeois a du pain sur la planche !

 

Critique :

Ah, quel plaisir de lire un livre qui se passe dans mon pays (Belgique), même si c’est au Nord.

 

Cette enquête se passe en 1999, on parle toujours en francs belges (40 FB = 1,3399 €), de disquettes et les PC sont de vieilles bécanes dont on ne voudrait plus maintenant.

 

Malgré tout, l’ambiance du roman est super, je peux lire « nonante » (90) et pas « quatre-vingts dix », on me parle de chicons (endives) et d’hommes politiques que je connais.

 

Quand au fameux "arrêt spaghetti", il ne parle qu’à un Belge ou à un étudiant en droit qui s’est penché sur le fait qu’un juge d’instruction ne pouvait pas manger un spaghetti offert par une association bénévole de soutien aux familles d’enfants disparus, alors qu’il instruisait l’affaire.

 

Ce sont toutes ces petites choses qui font que le roman a un charme que les autres n’auront pas et qui ne seront pas compris par un lecteur autre qu'un Belge.

 

Pour le reste, le commissaire Van In fait toujours équipe avec son fidèle brigadier Versavel, surnommé "Guido" et homo de son état. Notre commissaire est toujours aussi révolté contre le système, fume comme un dragon et picole toujours autant de la Duvel. Son humour est toujours caustique, ses réparties pas piquées des vers et la lectrice que je suis a passé un bon moment.

 

De plus la psychologie des personnages est assez bien vue. Il est assez atypique comme commissaire et son épouse juge d’instruction aussi.

 

Pour le coup, ils seront sur une affaire qui implique un trader assommé dans sa luxueuse villa et que sa femme a bien cru qu’il était mort. En 325 pages, ça bouge et l’enquête avance assez vite. Le final est assez… Là, franchement, il m’a bien eu.

 

Pour résumer, on ne se prend vraiment pas la tête et on se marre bien.

C'est ce que l'on demande à un bouquin quand on veut se changer les idées après deux livres soporifiques...

 

Conseillé aux francophones, même non habitant du plat pays, tout en se disant que vous devrez faire quelques recherches pour comprendre certaines choses typiquement de chez nous...


 

 

Titre : Les Rivières pourpres

 

Auteur : Jean-Christophe Grangé

Édition : France Loisirs (1998) / Albin Michel / Livre de Poche (2001)

 

Résumé :

Pierre Niémans, un commissaire aux méthodes musclées, est envoyé à Guernon, ville universitaire de l'Isère, pour élucider un meurtre atroce : un homme a été découvert nu, mutilé, coincé dans une paroi rocheuse en position fœtale.

 

Qui est l'auteur de cette mise en scène macabre ? Parallèlement, dans sa commune du Lot, le jeune lieutenant Karim Abdouf a de quoi s'occuper : l'école primaire a été visitée et le tombeau d'un enfant profané.

 

Au départ bien distinctes et à des lieux l'une de l'autre, les deux enquêtes vont se recouper étrangement pour n'en faire qu'une, à la trame aussi hallucinante que terrifiante.

 

Petit plus : Attention, ce roman est un piège : si vous commencez la première page, vous ne pourrez pas fermer le livre avant le point final.

 

Une intrigue impeccable, des personnages forts, un univers glacé, un style efficace, un dénouement qui dépasse l'imagination : tels sont les ingrédients de cet excellent thriller à frémir d'horreur.

 

Pour le plus grand malheur des cinéphiles, la version cinématographique des "Les Rivières pourpres" de Mathieu Kassovitz avec Jean Reno et Vincent Cassel est sorti à l'automne 2000.

 

Critique :

Oubliez le film ô combien décevant pour quelqu'un qui, comme moi, a véritablement dévoré le bouquin il y a de ça très longtemps (dès sa sortie) !

 

Il est super, le suspense vous prendra aux tripes.

 

L'alternance entre un chapitre consacré à l'enquête de Niémans et un consacré à celle de Abdouf vous mettra les nerfs à vifs, vous faisant pester contre le chapitre qui fini et qui vous laisse sur votre fin, mais le plaisir de retrouver la suite de l'autre, et ainsi de suite...

 

Frustrant et délicieux en même temps.

 

Au départ, on se demande comment ces deux flics si différents, ces deux enquêtes si opposées peuvent-elles avoir un rapport.

 

Au fil des chapitres (on râle toujours d'en quitter un, mais on est content de retrouver l'autre et d'avancer dans l'histoire), les deux enquêtes commencent à avoir des points communs, à tendre vers un point de rencontre.

 

On accélère la lecture pour y arriver et bardaf ! On est dedans !

 

Les deux enquêtes se télescopent, se rentrent dedans, et on découvre, effaré, sous le choc, la suite.

 

Attention, ce roman est un piège : si vous commencez la première page, vous ne pourrez pas fermer le livre avant le point final.

 

Une intrigue impeccable, des personnages forts, un univers glacé, un style efficace, un dénouement qui dépasse l'imagination : tels sont les ingrédients de cet excellent thriller à frémir d'horreur.

 

Attention aussi : la fin du livre n'a rien à voir avec celle du film ! Un conseil, lisez le livre !


 

 

Titre :  La firme 


Auteur : John Grisham
Édition :  France loisirs / Presse Pocket (2005)


Résumé :

Son attaché-case à la main, un jeune homme court à perdre haleine dans les rues de Memphis. Il s'appelle Mitch McDeere : troisième de sa promotion en droit à Harvard, cible des chasseurs de têtes de Wall Street, il a surpris tout le monde en choisissant la firme Bendini, Lambert & Locke.

 

Ce très riche et très confidentiel cabinet de Memphis a su par des arguments irrésistibles, s'assurer sa collaboration reconnaissante et, le pense-t-il, éternelle.

Alors pourquoi tant de hâte et vers quel contrat mirifique notre brillant juriste est-il en train de se ruer, au point d'en oublier la gravité nécessaire à la profession ?

Méfions-nous des apparences. Mitch McDeere a d'excellentes raisons pour courir ainsi : il cherche à sauver sa vie.

 

Critique :

Lu vers 1993, ce qui fait un sacré bail ! Bon, je zappe le film, moins bon que le livre que j'avais dévoré en son temps.

 

J'ai un gros faible pour le droit... un très gros faible pour les sciences juridiques, alors, un livre qui parle de cabinets d'avocats, ça fait monter mon adrénaline, vous pensez bien !


Bon, ce livre comporte assez bien de termes juridiques, mais cela n'entravera pas votre lecture.

 

Acheté chez "Belgique Loisirs", je n'avais pas mis beaucoup de temps pour le dévorer.

 

Mitch, le héros, est intelligent et à fini bien classé dans sa promotion, mais au lieu de choisir l'un des grands cabinets de Wall Street qui sont prêts à l'accueillir à bras ouverts, Mitch choisit une firme confidentielle de Memphis, le cabinet "Bendini, Lambert & Locke".

 

Dans cette firme, les juristes gagnent énormément d'argent, plus que dans les autres cabinets du pays. Cela intéresse tout particulièrement Mitch, qui a soif de réussite sociale. Et c'est ce qui va le mener tout droit en enfer, si je puis m'exprimer ainsi.

 

Lorsque Mitch est accosté par un agent du FBI, son petit univers s'écroule car l'agent fédéral lui explique que la firme n'est pas aussi honnête qu'il y paraît et que le cabinet est contrôlé par la puissante famille des Morolto, qui appartiennent à la mafia de Chicago... le FBI demande l'aide de Mitch pour inculper ses collègues. Mais Mitch hésite: la mafia n'oublie jamais...

 

Là, mon taux d'adrénaline est monté en force, la sueur a perlé sur mon front, mes mains ont tremblées à chaque fois que Mitch faisait des photocopies de dossiers "pas nets".

 

Le moindre bruit me faisait sursauter et je n'ai pas lâché le livre tant que je ne l'ai pas eu fini.

 

Sérieusement, si vous ne l'avez pas lu, foncez l'acheter et vous aussi tremblez pour Mitch, qui, décidément, a joué le mauvais chameau en choisissant cet obscur cabinet d'avocats qui payait un peu trop bien ses employés...


Je crois me souvenir que les épouses ou les petites amies ne pouvaient pas travailler... et oh, et la liberté de la femme ?

 

Trop louche que pour être honnête ! Quand c'est trop bon, méfiez-vous !

 

Mais allez l'acheter tout de même... il est super !



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