4.26 James Ellroy

 

1. Biographie :

 

James Ellroy, de son vrai nom Lee Earle Ellroy, (né le 4 mars 1948 à Los Angeles en Californie) est un écrivain de polars américain.

 

S'affirmant comme "conservateur" et "réactionnaire", il dépeint dans son œuvre un monde particulièrement pessimiste et corrompu, dans lequel perce néanmoins la notion de rédemption, fil conducteur de nombre de ses ouvrages.

 

Parmi ceux-ci, on peut citer la série de quatre livres sur Los Angeles dont font partie Le Dahlia noir et L.A. Confidential, sa trilogie Underworld USA qui retrace son histoire des États-Unis de 1958 à 1973, ainsi que son récit autobiographique Ma part d'ombre.

 

Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma. Il est surnommé American Dog ou le Dog.

 

2. Œuvres :

 

Trilogie Lloyd Hopkins :

  1. 1984 : Lune sanglante (Blood on the Moon)
  2. 1984 : À cause de la nuit (Because of the Night)
  3. 1986 : La Colline aux suicidés (Suicide Hill)

 

Quatuor de Los Angeles :

  1. 1987 : Le Dahlia noir (The Black Dahlia)
  2. 1988 : Le Grand Nulle part (The Big Nowhere)
  3. 1990 : L.A. Confidential
  4. 1992 : White Jazz

 

Trilogie Underworld USA :

  1. 1995 : American tabloïd
  2. 2001 : American Death Trip (The Cold Six Thousand)
  3. 2010 : Underworld USA (Blood's a Rover)

 

Mémoires :

 

Articles et nouvelles :

 

 

 

 

Titre : Brown's requiem
 
Auteur : James Ellroy
Édition : Payot et Rivages (1988)

Résumé :

Fritz Brown est un détective privé spécialisé dans la récupération de voitures dont les traites sont impayées, jusqu'au jour où un caddy obèse l'engage pour surveiller sa jolie soeur ; elle vit en compagnie d'un homme qui pourrait être son père. C'est alors que Brown plonge dans l'univers noir et désespéré des bas-fonds californiens.

"Brown's Requiem" est le premier roman de James Ellroy.

Critique : 

 

 

 

 

Titre : Clandestin
 
Auteur : James Ellroy
Édition : Payot et Rivages (1990)

Résumé :

Il n'y a pas que les enquêtes de police qui soient "clandestines" dans ce roman de James Ellroy. Il y a aussi les ambitions, les liaisons amoureuses et sexuelles, les pulsions, les violences, les vies anodines, les morts atroces, les rédemptions.


Elles mèneront l'agent de police Freddy Underhill sur la piste d'un tueur de femmes pendant "les dernières années de sa jeunesse".


Clandestin se situe, dans l’œuvre de James Ellroy, entre Brown's Requiem et Lune sanglante.

Critique : 

 

 


 

Titre : Un tueur sur la route
 
Auteur : James Ellroy
Édition : Payot et Rivages (1991)

Résumé :

"Il existe une dynamique dans la mise en œuvre de l'horreur : servez la garnie d'hyperboles fleuries, et la distance s'installe même si la terreur est présente, puis branchez tous les feux du cliché littéral ou figuratif, et vous ferez naître un sentiment de gratitude parce que le cauchemar prendra fin, un cauchemar au premier abord trop horrible pour être vrai.

 

Je n'obéirai pas à cette dynamique. Je ne vous laisserai pas me prendre en pitié. Charles Manson, qui déblatère dans sa cellule mérite, lui, la pitié ; Ted Bundy, qui proteste de son innocence pour que les femmes solitaires lui écrivent, mérite le mépris. Je mérite crainte et respect pour être demeuré inviolé jusqu'au bout du voyage que je vais décrire, et puisque la force de mon cauchemar interdit qu'il prenne fin un jour, vous me les offrirez. "


Ainsi parle Martin Michael Plunkett, âgé de 35 ans, coupable de plusieurs dizaines de meurtres sexuels couvrant tout le territoire des Etats-Unis sur une période de dix années.

 

Avec un tueur sur la route, James Ellroy s'est attaché à faire le portrait, de " l'intérieur ", d'un " serial killer ".

 

Critique : 

J'avais déjà partagé les pensées de tueurs froids et insensibles dans les romans de Jim Thompson "1275 âmes" et "L'assassin qui est en moi", sans compter celui de "American Psycho" de Bret Easton Ellis (que j'ai abandonné) et "Au-delà du mal" de Shane Stevens; mais ces tueurs sont des agneaux, comparé au Martin Plunkett d'Ellroy !

 

Déjà du point de vue "score", Martin est hors catégorie car on parle de au moins 40 à 50 morts...

 

Niveau froideur, il dépasse aussi le Lou Ford de "L'assassin qui est en moi" (Thompson).

 

Avantage de notre sérial-killer ? Contrairement aux assassins de Jim Thompson, il tue des gens auxquels ont ne peut pas le rattacher : des autostoppeurs, un couple dans la montagne, un automobiliste, un couple de culturistes... bref, il laisse ses envies le guider et il voyage beaucoup à travers les États-Unis, ce qui le rend insaisissable.

 

Ce qui m'a plu, dans ce roman, c'est que nous sommes dans la tête de Plunkett : depuis son enfance et son premier meurtre jusqu'à son arrestation finale, le tout entrecoupé d'articles de journaux, de rapport de police et des notes d'un des enquêteurs.

 

Cette manière de nous narrer l'histoire lui donne un aspect véridique, sans compter que Plunkett croisera même la route d'un certain Charles Manson...

 

Non, je n'ai pas spolié en vous disant qu'il se faisait arrêter ! Le début du roman commence par des articles de journaux qui relatent son arrestation pour 4 meurtres tout frais. Ses 4 derniers.

 

Plunkett s'emmure dans le silence et décide qu'il racontera son histoire sous forme de livre, mais en faisant en sorte qu'on ne le prenne pas en pitié, qu'on ne lui trouve aucune circonstances atténuantes.

 

"Il existe une dynamique dans la mise en œuvre de l'horreur : servez-la garnie d'hyperboles fleuries, et la distance s'installe même si la terreur est présente, puis branchez tous les feux du cliché littéral ou figuratif, et vous ferez naître un sentiment de gratitude parce que le cauchemar prendra fin, un cauchemar au premier abord trop horrible pour être vrai. Je n'obéirai pas à cette dynamique. Je ne vous laisserai pas me prendre en pitié. Charles Manson, qui déblatère dans sa cellule mérite, lui, la pitié ; Ted Bundy, qui proteste de son innocence pour que les femmes solitaires lui écrivent, mérite le mépris. Je mérite crainte et respect pour être demeuré inviolé jusqu'au bout du voyage que je vais décrire, et puisque la force de mon cauchemar interdit qu'il prenne fin un jour, vous me les offrirez."

 

Plunkett est froid, méthodique, calculateur, schizophrène, intelligent (frôlant le génie), il ne possède aucun sentiment de pitié ou d'empathie, aucune once de gentillesse. Pire, il ne ressent aucun regrets de ces actes. C'est une machine à tuer.

 

Son écriture est tranchante comme un scalpel et en effet, il ne se cherche pas des excuses. Le récit n'en est que plus glaçant à la première personne que conté par un narrateur ou bien les flics chargés des enquêtes. C'est vraiment un portrait de l'intérieur qu'Ellroy nous livre !

 

Mais pourquoi donc ce gamin est-il devenu un tueur en série ?

 

Martin, lorsqu'il était jeune, plutôt que de jouer dans l’équipe de football ou avec des gamins de son âge, il se crée un cinéma mental et il s'identifie à Super Saigneur, le méchant d'un comics de son enfance... Un super méchant qui aime le sang et le sexe…

 

C'est lui qui permettra à Martin d’échapper à sa folie intérieure, celle qui le rend malade et le tourmente. Il veut se faire connaitre à la face du monde en tant que "Super Saigneur" dont il utilise les initiales "SS" pour signer ses crimes.

 

Martin croit qu’il va se sentir mieux et oublier ses traumas d’enfance dont il a refoulé un acte important. Nous l'apprendrons sur la fin.

 

Pourtant, comme je vous le disais, Martin n'a aucune excuse, le Mal existe, c'est tout.

 

La preuve en est qu'un jour, au hasard des tueries, il tue un homme dans le Wisconsin et se retrouve accusé du viol et du démembrement post-mortem de deux adolescentes.

 

La tournure dramatique de l'histoire est là : accusé d'un crime qu'il n'a pas commis.

 

Toute l'horreur arrivera avec la rencontre qu'il fera dans sa cellule : le véritable tueur se tient devant lui, il sait que Martin a tué un homme et en a tiré une photo. Cet homme exerce un boulot dans les forces de l'ordre et lui n'a pas eu de traumas dans son enfance. Mais le Mal existe, c'est ainsi...

 

Leur rencontre au sommet vous fera dresser les cheveux sur la tête tant ils sont froids et parce que le violeur admire le tueur qui en compte déjà 40 à son actif.


Il fera en sorte que Martin soit relâché. "Lis les nouvelles, on va parler de moi", lui déclare-t-il. Puis, par une suite d'articles de journaux et de rapports de police, nous suivrons leurs cheminements sanglants et meurtriers.

Âmes sensibles, abstenez-vous de lire ce roman, non pas à cause du sang et des descriptions des meurtres - l'auteur ayant eu l'intelligence de ne pas abuser de l'hémoglobine en sauce et des détails trop scabreux - mais en raison du voyage cauchemardesque où Plunkett sema la mort sur son passage, durant 10 ans (entre 1974 et 1984).

 

Je pensais sortir de ma lecture dégoûtée, mais au final, je m'en sors bien, ayant réussi à garder mes distances avec l'âme tourmentée de Plunkett et sa logique froide qui n'est logique que pour lui. Mon blindage était solide !

 

Sans problème, je pourrais me plonger dans un récit de Jack l'Éventreur... Mais je ne vais pas tenter le Diable, tout le temps !

 

Un livre fort qui, bien que fiction, vous donnera l'apparence d'un récit véridique ou "comment accompagner un tueur en série pas à pas"...

 

Du tout grand art...

 

Livre particiapant au challenge "Thrillers et polars" de Liliba (2013-2014) et  Le "Challenge US" chez Noctembule.

 

 

 

Titre : La trilogie Lloyd Hopkins - Tome 1 : Lune sanglante
 
Auteur : James Ellroy
Édition : Payot et Rivages (2001)

Résumé :

Un jeune homme, auteur de poèmes, est amoureux de l'artiste en herbe de son lycée, Kathy. Deux de ses camarades se font passer pour la jeune femme et le piègent. Ils le violent.


Vingt ans plus tard, le poète est devenu un photographe. Il est aussi devenu un tueur obsessionnel. Il repère des jeunes femmes seules, pénètre leur intimité et les assassine en faisant passer leurs morts pour un suicide. À chaque crime, il envoie un présent à Kathy, devenue libraire, qui ne se doute de rien...


Personne ne semble pouvoir stopper ce tueur compulsif, sauf Lloyd Hopkins.


Surnommé par ses collègues Lloyd le dingue, Hopkins est doté d'une intelligence remarquable et d'une intuition à la limite du surnaturel. Il est obsédé par le crime, le sexe et la nuit.


Marié et père de trois fillettes, il accumule les aventures avec les femmes qui croisent sa route...


Il tombe un jour par hasard sur un des meurtres du poète, mais là où les autres ne voient qu'un suicide, il devine la piste d'une démence plus grave.


Petit Plus :

"Des écrivains comme ça, dans le roman noir, on en découvre un tous les dix ans." Michel Lebrun, Le Matin.


"Opéra noir, peuplé de fantômes, où le sexe et la mort rôdent sans cesse dans l'immensité inhumaine de Los Angeles la mal nommée, lune sanglante est un fulgurant joyau, une moderne tragédie, qui porte fièrement en exergue une citation du Richard II de Shakespeare." Bernard Audusse, Le Monde.


"Un des plus remarquables romans noirs de la décennie, par sa préoccupation intellectuelle élevée, son écriture savante et, pour le dire balistiquement, son épouvantable puissance d'arrêt..." Jean-Patrick Manchette, Libération.


"Violence sadique et psychologie se partagent les 288 pages d'un ouvrage qui marque un nouveau sommet du roman noir." Michel Renaud, Le Dauphiné.

 

Critique : 

 

 

 

 

Titre : La trilogie Lloyd Hopkins - Tome 2 : À cause de la nuit
 
Auteur : James Ellroy
Édition : Payot et Rivages (1988)

Résumé :

Il est psychiatre, manipule les solitaires et les faibles, et utilise son pouvoir maléfique la nuit. Puis il tire d'informations de ses malades, plus son royaume devient puissant. Jusqu'au jour où ce " Voyageur de la nuit " croise le chemin du sergent Lloyd Hopkins.


Après Lune sanglante, voici le second épisode de la saga des aventures de Lloyd Hopkins, comme toujours, chez James Ellroy, la violence confine à l'exorcisme des démons qui hantent l'Amérique.


Critique : 

 

 

 

 

Titre : La trilogie Lloyd Hopkins - Tome 3 : La colline aux suicidés
 
Auteur : James Ellroy
Édition : Payot et Rivages (1988)

Résumé :

Depuis que sa femme et ses filles l'ont quitté, le sergent Lloyd Hopkins est seul. Seul contre ses anciens collègues qui veulent le forcer à prendre une retraite anticipée ; seul contre les braqueurs de banque, tueurs de flics ; contre les nouveaux chrétiens ; contre les tarés, les macs, les fêlés et les obsédés du cul.


Hopkins est seul contre lui-même et sa propre folie. Il est prêt au sacrifice.


Petit Plus : Après "Lune sanglante" et "A cause de la nuit", voici "La Colline aux suicidés", nouvelle descente aux enfers du sergent Lloyd Hopkins."...


En toile de fond, Los Angeles superbe et putride : la ville de tous les vices.


Camés, voleurs, pornographes tissent... un réseau où se meuvent à leur aise prostituées et souteneurs, receleurs et voleurs." (Michel Renaud, Le Dauphiné Libéré)

Critique : 

 

 

 

 

Titre : Le Quatuor de Los Angeles - Tome 1 : Le Dahlia noir
 
Auteur : James Ellroy
Édition : Payot et Rivages (2006)

Résumé :

Le 15 janvier 1947, la police de Los Angeles trouve sur un terrain vague le cadavre nu d'une femme de 22 ans, Betty Short.


Le corps est sectionné en deux au niveau de la taille, vidé de ses organes et de son sang, il présente de nombreuses lacérations et brûlures, notamment aux seins, et la bouche a été ouverte d'une oreille à l'autre.


La police met toutes ses forces sur ce meurtre qui, à cause de la tendance de la victime à se vêtir de noir, devient "l'affaire Dahlia noir".


Elle va faire la une du Herald Express pendant douze semaines.

Petit Plus : Inspiré d'un fait divers, le premier volet du Quatuor de Los Angeles a consacré le James Ellroy auprès du public français.


À la lecture de cette bombe, on comprend aisément pourquoi: il fait vivre au lecteur une véritable descente aux enfers.


Cette mortelle randonnée continue dans Le Grand Nulle Part, L.A Confidential et White Jazz.

Critique : 

 

 

 

 

Titre : Le Quatuor de Los Angeles - Tome 2 : Le Grand Nulle Part
 
Auteur : James Ellroy
Édition : Payot et Rivages (1991)

Résumé :

Le Grand Nulle Part commence la nuit du premier de l'an 1950 et met en scène trois destins parallèles de policiers.


L'inspecteur adjoint Danny Upshaw enquête sur une série de meurtres sexuels avec mutilations.


Le lieutenant de la criminelle, Mal Considine, accepte de servir l'ambition d'un aspirant-procureur en participant à un dossier sur l'influence communiste à Hollywood. Buzz Meeks, homme de main, ex-flic des narcotiques et pourvoyeur de chair fraîche pour Howard Hughes, se joint à la lutte contre "la menace rouge" pour l'argent et le pouvoir.


Sans le savoir, les trois hommes ont acheté un billet pour l'enfer.

Critique : 

 

 

 

 

Titre : Le Quatuor de Los Angeles - Tome 3 : L.A. Confidential
 
Auteur : James Ellroy
Édition : Payot et Rivages (1997)

Résumé :

Los Angeles, avril 1953. Dans un café tranquille près d'Hollywood Boulevard, trois tueurs armés de fusils de chasse assassinent sauvagement six personnes.


Un peu plus tard, on inculpe trois Noirs qui prennent la fuite et sont abattus par l'ambitieux Ed Exley, responsable du commissariat.


Pourquoi tirer sur des hommes désarmés ? Étaient-ils vraiment coupables ?


Quatre ans plus tard, Bud White, qui enquête sur un tueur de prostituées, et Jack Vincennes, sergent véreux et star de séries télévisées, découvriront les bonnes réponses à ces questions en mettant à jour de honteux secrets et une énorme affaire au sein même de la police.


Petit Plus : Après Le Dahlia noir, James Ellroy s'attaque au système policier du Los Angeles des années cinquante, un monde où les valeurs, la morale et les règles ont disparu.


Le style est aussi sec et brutal que les faits, les personnages tous plus abjects les uns que les autres, et pourtant très humains. La société américaine est décrite comme une vaste jungle où seuls les plus forts restent en vie. Après ce livre, le roman noir américain ne pourra plus jamais être le même.

Critique : 

 

 

 

 

Titre : Le Quatuor de Los Angeles - Tome 4 : White jazz
 
Auteur : James Ellroy
Édition : Payot et Rivages

Résumé :

Le lieutenant Dave Klein est chargé de plusieurs dossiers dans le Los Angeles de la fin des années cinquante.


Entre la recherche d'un assassin de clochards, une enquête dans le milieu de la boxe en relation avec la mafia, un cambriolage étrange, la prise en filature d'une vedette, l'incarcération d'un candidat aux élections municipales et un vol de fourrure, Klein est en proie à une multitude d'affaires manœuvrées par ceux qui comptent s'emparer de la ville.


Véritable pion sur l'échiquier des politiques locales, il assiste à ces duels de puissance. Parfois avec amertume voire avec impuissance. "Je suis vieux, j'ai peur d'oublier, j'ai tué, j'ai trahi, j'ai moissonné l'horreur, je veux sombrer avec la musique."

Petit Plus : Quatrième volet et brillante conclusion du Quatuor de Los Angeles, après "Le Dahlia noir", "Le Grand Nulle Part" et "L.A.Confidential", "White Jazz" est un roman noir écrit sur un air de jazz.
 

Critique : 

 

 


 

Titre : La trilogie Underworld USA - Tome 1 : American tabloïd
 
Auteur : James Ellroy
Édition : Payot et Rivages (1997)

Résumé :

Ancien flic, Pete Bondurant est un tueur. Il alimente le journal à potins du producteur Howard Hughes et dirige avec sa maîtresse Gail une officine de flagrants délits d'adultère.

 

Kemper Boyd, du FBI, a été chargé par son patron Hoover d'infiltrer une commission d'enquête sur les rackets syndicalistes, tandis que son collègue Ward J. Littell espionne les réseaux communistes.

 

John Stanton, agent de la CIA, est chargé de former militairement les expulsés cubains pour une opération de représailles. Mêlant allègrement la fiction à des faits réels, James Ellroy se sert de ses quatre protagonistes pour réécrire l'histoire politique des États-Unis de 1958 à 1963, date de l'assassinat de John F. Kennedy.

 

Il utilise des faits jusqu'alors ignorés ou cachés qui démythifient l'honorable famille Kennedy et notamment son patriarche.

 

Dans cette fresque épique à quatre voix, il adopte sa forme stylistique préférée : phrases courtes, descriptions minimales, nombreux dialogues.

 

Une fois capté dans cet écheveau, le lecteur ne peut s'en défaire et se trouve pris dans un tourbillon qui le laisse assommé.

 

Critique : 

 

 


 

Titre : La trilogie Underworld USA - Tome 2 : American Death Trip
 
Auteur : James Ellroy
Édition : Payot et Rivages (2003)

Résumé :

Dallas, novembre 63. Le coeur du rêve américain explose.

Un jeune flic arrive de Las Vegas avec 6 000 dollars en liquide et un sale boulot à exécuter. II ne sait pas qu'il va faire partie du complot visant à étouffer la vérité sur l'assassinat de Kennedy. II s'appelle Wayne Tedrow.

Cinq années dans les coulisses de la politique vont le conduire de Dallas au Vietnam, en passant par le sud des Etats-Unis. Cinq années avec J. Edgar Hoover, Howard 'Hughes, la Mafia et le Ku Klux Klan.

American Death Trip est la suite d'American Tabloid et le second volet de la trilogie Underworld USA. Le cauchemar américain nourri des coïncidences de l'Histoire, les années 60 passées au crible par Ellroy.

 

Critique : 

 

 


 

Titre : La trilogie Underworld USA - Tome 3 : Underworld USA
 
Auteur : James Ellroy
Édition : Payot et Rivages (2010)

Résumé :

24 février 1964, 7 h 16 du matin à Los Angeles. Attaque d'un fourgon blindé de la Wells Fargo. Quatre convoyeurs abattus, trois braqueurs morts ; le quatrième a pris la fuite en emportant seize sacs de billets et quatorze mallettes remplies d'émeraudes.

 

C'est sur ce braquage, disséqué avec une maestria éblouissante, que s'ouvre Underworld USA, dernier volet de la trilogie commencée avec American Tabloid. Le narrateur reste dans l'ombre ; il a "suivi des gens, posé des micros et mis des téléphones sur écoute".

 

Il nous prévient que le livre est fondé sur "des documents publics détournés, des journaux intimes dérobés, la somme de mon expérience personnelle et quarante années d'études approfondies".

 

Le récit lui-même peut alors commencer, suite directe d'American Death Trip. Eté 1968 : Martin Luther King et Robert Kennedy ont été les victimes de conspirations meurtrières.

 

La Convention démocrate de Chicago est sabotée par des spécialistes en coups fourrés. Howard Hughes s'est fait escroquer dans le rachat des casinos de Las Vegas par la mafia.

 

Les militants noirs se préparent à l'insurrection dans les quartiers sud de Los Angeles, et le FBI, toujours sous la houlette de J. Edgar Hoover, utilise tous les moyens pour les détruire.

 

A la croisée de ces événements, le destin a placé trois hommes : Dwight Holly, l'exécuteur des basses oeuvres de Hoover, Wayne Tedrow, ancien flic et trafiquant d'héroïne, et Don Crutchfield, jeune détective obsédé par les femmes. Dwight, Wayne, Don : leurs vies s'entrechoquent sur la piste de Joan Rosen Klein, la "Déesse rouge", et chacun d'eux paiera "un tribut élevé et cruel à l'Histoire en marche".

 

En 131 chapitres et cinq parties au titre aussi évocateur que provocateur, ce roman noir et politique reconstruit les années les plus tourmentées de l'Amérique du XXe siècle, avec une largeur de vision et une profondeur stupéfiantes.

 

Critique : 

 

 

 

 

Titre : Ma part d'ombre
 
Auteur : James Ellroy
Édition : Payot et Rivages (1999)

Résumé :

"Ma Part d'ombre" est le récit d'une double enquête que mène Ellroy sur l'assassinat de sa mère, tuée le 22 juin 1958, et sur sa propre vie d'enfant orphelin, d'adolescent perturbé et d'écrivain hanté.


Voyage à travers ses souvenirs les plus secrets, ce livre est aussi un reportage sur le crime en Amérique, et en particulier les meurtres de femmes, d'autant plus saisissant qu'Ellroy a travaillé aux côtés d'un policier de la brigade criminelle de Los Angeles, Bill Stoner, qui a tissé des liens de plus en plus forts avec l'auteur au fil des mois.


Petit Plus : "Ma Part d'ombre, infinie catharsis autant que cri d'amour." (Antoine de Gaudemar, Libération)


"La matière est brûlante : chauffée à blanc par l'urgence du rythme, les saccades de la prose, l'avidité voyeuriste du regard, l'accumulation compulsive et la précision des détails." (Michel Abescat, Le Monde)

 

 

 

Titre : La malédiction Hilliker
 
Auteur : James Ellroy
Édition : Payot et Rivages (2011)

Résumé :

En six chapitres, ce roman évoque les femmes qui ont traversé la vie de James Ellroy : sa mère d’abord, Geneva Hilliker, victime d’un assassinat trois mois après que, enfant, il a souhaité sa mort, jusqu’à la femme qui partage sa vie aujourd’hui, en passant par ses amantes, les femmes sur lesquelles il a fantasmé, celles qui l’ont inspiré…


 

 

 

Titre : Crimes en série
 
Auteur : James Ellroy
Édition : Payot et Rivages

Résumé :

Crimes en série n'est pas un roman d'Ellroy comme les autres : on y retrouve cinq articles parus dans le magazine Gentlemen's Quaterly et une nouvelle.


"L'Assassin de ma mère", qui condense les sentiments d'Ellroy lorsqu'il apprit le meurtre de sa mère, servit de fondement à son livre "Ma Part d'ombre".


Le second texte, "Une Dent contre le crime" relate l'action de la brigade criminelle du comté de Los Angeles.


"Les Mauvais Garçons d'Hollywood" est un hommage à Curtis Hanson, metteur en scène de LA Confidential.


"La Séduction d'O J. Simpson" analyse comment un procès criminel s'est transformé en gigantesque mascarade compte tenu de la personnalité du prévenu.


"Des cadavres dans le décor" raconte les enquêtes menées par Ellroy, en compagnie du flic Bill Stoner, sur des meurtres de femmes restés non élucidés.


Enfin "Complot à Hollywood" est une nouvelle dans laquelle on retrouve l'accordéoniste Dick Contino harcelé pour avoir manifesté son pacifisme lors de la guerre de Corée.


Son agent, un drogué homosexuel, tente de trouver une solution en organisant une cérémonie avec trente anciens combattants de l'American Legion qui se porteront garants de l'honorabilité de son client.


Pour Ellroy, à Los Angeles, tout n'est que mensonge.


Ce recueil illustre sa vision à partir de ses thèmes favoris : drogue, meurtres, perversions sexuelles, manipulations, journaux-poubelle, chasse aux "rouges" pendant que le crime prospère. Fascinant ! (Claude Mesplède) 

 

 

 

Titre : Destination morgue
 
Auteur : James Ellroy
Édition : Payot et Rivages (2004)

Résumé :

"Le regard que j'ai toujours porté sur Los Angeles est celui d'un autochtone. Je n'ai jamais vu cette ville comme une terre étrangère dépeinte par des écrivains venus d'ailleurs. C'est là que j'ai grandi."

Dans "Destination Morgue", James Ellroy poursuit la psychanalyse sauvage de sa vie et de sa ville natale à travers une série de textes percutants, qu'ils soient intimes, documentaires ou de fiction.


Il y aborde une variété de sujets allant de la boxe aux crimes sexuels, en passant par la justice, la peine de mort et bien sûr, lui-même.


Refusant la complaisance, il se montre, comme toujours, totalement sincère, provocant, inventif. Il a crée une langue et un style qui n'appartiennent qu'à lui, le style Ellroy.

 

 

 

Titre : Tijuana mon amour
 
Auteur : James Ellroy
Édition : Payot et Rivages (2009)

Résumé :

Après Crimes en série et Destination morgue, ce troisième recueil clôt - provisoirement - la publication des textes courts de James Ellroy. On connaît l'intérêt de l'auteur pour les faits divers criminels et en particulier les affaires qui défraient la chronique.


Cette obsession constitue le thème central des articles et fictions réunis dans Tijuana mon amour.

Qu'il retrace l'enquête sur la mort de la fille d'un présentateur de radio, brosse le portrait d'un célèbre district attorney ou mette en scène l'un de ses héros préférés, l'intarissable rédacteur en chef de la gazette à scandales l'Indiscret, Ellroy n'aime rien tant qu'explorer "la jungle du glamour" et en rapporter des trouvailles saisissantes, scabreuses, au goût amer et à l'odeur nauséabonde.


On y croisera le célèbre gangster Mickey Cohen, Lana Turner et son amant Johnny Stompanato, Rock Hudson, Frank Sinatra et quelques figures d'acteurs ou autres "people" de seconde zone, tous tombés dans la boue du scandale au point que certains ne s'en relèveront pas. On retrouve avec jubilation la patte caractéristique de l'auteur du Dahlia noir dans ces portraits au vitriol des flics, des acteurs, de la pègre et des médias.


À travers ces trois articles et six nouvelles, c’est la face noire d'une Californie schizophrène qui est radiographiée avec une acuité rageuse, provocatrice, brillantissime.

 

 

Titre : Extorsion
 
Auteur : James Ellroy
Édition : Payot et Rivages (2014)

Résumé :

Court roman traduit par Jean-Paul Gratias, Extorsion est en fait une nouvelle publiée de façon anecdotique sur Internet par James Ellroy, aux antipodes donc de ses grands romans.


Elle sort chez nous au sein de l'intégralité de son œuvre chez Rivages, et raconte l’histoire vraie d’un flic véreux de Los Angeles, maître chanteur et proxénète à ses heures perdues.


Un scenario qui semble on ne peut plus fidèle à l’univers sombre et débauché cher à James Ellroy.
 


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