5.1 Eddings David : La Belgariade

 

 

 

Titre : Le pion blanc des présages

 

Auteur : David Eddings 

Edition : Presse Pocket (2008)

 

Résumé :

Et les dieux créèrent l'homme, et chaque dieu choisit son peuple. Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'Orbe d'Aldur, le joyau vivant façonné par l'aîné des dieux, et ce fut la guerre.

Le félon fut châtié ; à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, il dort toujours d'un long sommeil hanté par la souffrance. Le fleuve des siècles a passé sur les royaumes du Ponant. Les livres des présages sont formels : Torak va s'éveiller. Et justement l'Orbe disparaît pour la seconde fois.

Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses. Belgarath le sorcier parviendra-t-il à conjurer le sort ? Dans cette partie d'échecs cosmique, il a réussi à préserver une pièce maîtresse : le dernier descendant des Gardiens de l'Orbe, désigné par les présages, mais qui n'est encore qu'un petit garçon.

Un simple pion, et si vulnérable...

 

 

Critique :

Lorsque j'ai commencé cette saga, elle était écrite et terminée depuis belle lurette, offrant un avantage certain : ne pas devoir attendre des lustres avant d'avoir la suite, au risque d'avoir tout oublié entre.


Accrochez-vous pour le prologue où sont expliqués les dieux. Ne suivant plus très bien, j'avais eu l'idée de dresser un plan. Diable, il était encore moins clair qu'un arbre généalogique des têtes couronnées. Mais si, vous voyez, les arbres généalogiques, à une époque, c'était l'enfer car ils se mariaient entre eux et la tante devenait le cousin, l'oncle devenait le grand-père...


Bref, le début du livre, c'est "cafouillis et compagnie". Une fois passé ce morceau indigeste (où j'ai rien pigé, à part que Torak, c'était le méchant), on est entré dans le vif du sujet et dans la cour de la ferme où vit Garion, jeune garçon destiné à devenir fermier (avenir tout tracé ! Pourtant, ce n'était pas un fils à papa puisque élevé par sa tante).


L'avantage de ce livre, c'est l'humour et la truculence de certains personnages. Ils sont nombreux (faites un plan, vous aurez plus facile à savoir qui est qui), dissemblables au possible et tous avec un caractère bien spécial. Ce seront eux qui nous promèneront dans le pays et vous ferons vivre de longues heures de péripéties.


Quant à Garion, pas très "lumière", lent à la comprenette (un peu comme Lanfeust), et se posant pour la sempiternelle fois "Pourquoi moi" qui reviendra comme un pitche durant toute la quête.


Mention spéciale à Sire Loup (je ne dis rien de plus) qui récolte la palme du bon mot et des boutades. Un sacré numéro qui m'a fait sourire, rire et même hurler de rire.


Franchement, je conseille la saga parce que elle ne m'a pas déçu un seul instant, même si je fus triste, à la fin de la Belgariade, de quitter les personnages (je ne vous raconte pas mon état de désespoir à la fin de la Malorée).

 

 

 

 

Titre : La reine des sortilèges


Edition : Presse Pocket (2007) ou France Loisirs

 

Résumé :

Horreur! Le dieu pervers, Torak, va s'éveiller ! Les temps sont venus, l'univers vacille et Belgarath se hâte : il n'est que temps de retrouver l'Orbe d'Aldur, le joyau du destin, qui peut sauver les hommes de la colère des dieux.

 

 

De la brumeuse Arendie à la putride Nyissie, patrie des Hommes-Serpents, Belgarath entraîne Garion sur une route semée d'embûches. Garion, le petit paysan qui n'a jamais cru aux sorts, ne sent pas la haine qui le menace, ne comprend pas ces femmes qui se pressent autour de lui : une pour l'instruire, une pour le séduire, une pour le réconcilier avec les pouvoirs dont il ne veut pas...

 

Est-ce lui, l'Enfant de Lumière, le descendant des rois de Riva, l'enfant marqué par les présages, de toute éternité, pour affronter Torak ?

 

Critique :

Dans ce tome, je suis tombée folle de Silk, le joyeux trublion (mais commerçant hors pair qui vendrait des bottes à un cul-de-jatte) qui n'en rate pas une, changeant d'identité comme de chemise.

 

 

 

L'action a mis un peu plus de temps à démarrer, mais je ne me suis pas embêtée, j'étais avec de vieux amis et contente de les revoir, je me suis jointe à eux dans leur quête.


Certains personnages ont un développement plus grand que d'autres, certains sont à baffer, aussi.


A se demander pourquoi cette composition hétéroclite de personnages venant chacun d'une région différente... Non, vous n'aurez pas la réponse, lisez le livre.


Sinon, on a l'impression que Garion a pris un peu de maturité et est moins "gamin", mais au même âge que lui, nous étions tous nombrilistes et sans aucun doute des emmerdeurs de première.


Vu que cela fait au moins cinq ans que j'ai terminé la saga, les détails ne sont plus très frais dans ma mémoire. Ma critique se fera "en gros", sinon, lisez mes autres camarades critiqueurs, ils vous donneront plus de détails.

 

 

 

 

Titre : Le gambit du magicien


Edition : Presse Pocket (2007) ou France Loisirs

 

Résumé :

Puis le soleil sombra dans les bancs de nuages, le long de l'horizon déchiqueté, et baigna d'une lueur malsaine la sinistre forteresse. Ce fut comme si les murs saignaient, comme si tout le sang versé sur les autels de Torak depuis le commencement des âges éclaboussait d'un coup la cité de la peur. Tous les océans du monde n'auraient pas suffi à la laver. Un cri d'agonie emplit l'espace.

 

Garion épouvanté leva la tête. "C'est la saison de la blessure, dit Belgarath. La saison où jadis l'Orbe a brûlé Torak. Le moment propice aux sacrifices humains." L'Orbe... L'Orbe était là, aux mains du voleur. Garion regarda ses compagnons. Il fallait récupérer la pierre où palpitait la vie. Le sort des royaumes du Ponant en dépendait. Mais le lendemain matin, verraient-ils le soleil se lever ?

 

 

Critique :

Troisième volet qui engage clairement tous les enjeux de la quête. Là, on se rend vraiment compte (même Garion ! *rires*) que tous les personnages ont leur importance. Non, ce n'est pas par hasard qu'ils furent sélectionnés. Leur disparité, c'est ce qui est important. Vous comprendrez en le lisant..


Garion, malgré son caractère têtu d'adolescent chiant apprend petit à petit à maîtriser son pouvoir avec l'aide de Pol et Belgarath. Croyez-moi, il n'a pas fini d'en baver.


Silk (mon préféré) cet homme au visage de fouine est extrêmement cynique (humour, mais cynisme, la recette gagnante).


Un nouveau personnage intègre l'histoire. Il est hyper agaçant, j'ai eu envie de le tuer, mais il est indispensable, malheureusement.


Dialogues savoureux, et les prises de bec entre la princesse et Garion nous font passer un bon moment. Elle aussi sait être casse-pied ! Pourtant, j'ai vu se dessiner une trame et je ne m'étais pas trompée...
Eddings a bien campé toutes les différentes races qui peuplent son univers, même si la caricature est poussée un peu loin.


Dans un même peuple, il y a des différences et tous les habitants d'une région, d'un pays, d'une contrée n'agissent pas de la même manière, ne pensent pas de la même façon. Dans son univers, oui. Pas vraiment de disparités. Bon, pas très réaliste, mais vu que nous ne sommes pas sur terre, cela pourrait être plausible.


Malgré ce petit défaut, je ne nierai pas que je n'avais qu'une seule envie : poursuivre ma route en leur compagnie.


Le Gambit du magicien est un très bon roman, aussi bien écrit que ces prédécesseurs et marque un tournant important dans la quête de l'Orbe.
Au fait, pour ceux qui ne le sauraient pas, je vous explique ce que veut dire le mot "gambit" : coup du jeu d'échecs, qui consiste à sacrifier volontairement un pion ou une pièce...


La Belgariade reste un must qu'il faut découvrir.

 

 

 

 

Titre : La tour des maléfices


Edition : Presse Pocket (2007)

 

Résumé :

Garion monta sur le trône de basalte et plaça l'Orbe sur le pommeau de l'énorme épée. Il y eut un déclic ; la force vive de la pierre fusa dans la garde. La lame se mit à luire et se détacha du mur. Il la rattrapa des deux mains. La foule dans la salle réprima un halètement.

 

Garion sidéré vit l'Orbe jeter une formidable langue de feu bleu. Sans trop savoir pourquoi, il souleva le glaive. "O joie, le roi est revenu, la prophétie s'accomplit ! clama Belgarath. Inclinons-nous devant Belgarion, roi de Riva, suzerain du Ponant !" Et la prophétie suivit son cours.

 

Au cœur du tumulte, on entendit un bruit métallique, comme si une tombe scellée par la rouille venait de s'ouvrir. Garion en fut glacé. Arraché à des siècles de sommeil, un cri de rage surgit des ténèbres et réclama du sang. Mais ce n'était pas le pire.Torak était de retour, et il tremblait, le dieu défiguré !

 

 

Critique :

Encore un tome agréable à lire, des réparties à tout va et quelques nouveaux changements.


Je n'aimais pas Ce'Nedra, la trouvant trop "ennuyeuse", trop nombriliste, trop "moi je" et là, elle a changé, elle a grandi, pris des responsabilités et, ma foi, elle est remontée dans mon estime, même si son caractère de petite peste restera toujours.


Une belle surprise. Mais ce tome en regorge, de surprises. Excellent, lui aussi.

 

 

 

 

Titre : La fin de partie de l'enchanteur


Edition : Presse Pocket (2007)

 

Résumé :

Soudain jaillirent du sol des formes ténébreuses: silhouettes immenses, robes noires, masques d'acier étincelant. Elles avaient surgi à l'endroit le plus inattendu, entre les rangs mêmes de l'armée. Un jeune chevalier mimbraïque en avisa une à ses côtés et sabra.

 

A l'instant où sa lame traversait l'ombre, il fut frappé par la foudre. Des tourbillons de fumée s'élevèrent des fentes de son ventail et il grilla dans son armure.

 

Ce'Nedra, la Fiancée de Lumière, crispa la main sur son amulette et ferma les yeux : "Aide-nous, Belgarath ! Nous allons être écrasés ! " A quoi servait de l'appeler? Sans doute avait-il atteint la Cité de la Nuit, où Torak s'éveillait au milieu des ruines. L'immense geste s'achevait dans le fracas des armes, et l'enfant de la prophétie n'est pas prêt. La guerre de sept mille ans allait finir par la victoire du Dieu-Dragon des Angaraks !

 

 

Critique :

Une partie de ce roman est consacré à nos amis Garion, Belgarath et Silk. Moments plus drôles, plus agréables, vu que nous n'avons que trois personnages. Trop court aussi.


De l'autre côté, il y a Polgara et ce'Nedra et une armée à lever, une bataille (même plusieurs) à mener et une victoire à gagner. Non, ils ne peuvent pas perdre.


D'aucuns reprocheront à Eddings de ne jamais sacrifier de personnages, mais moi, ça me plaît ainsi. J'y suis trop attachée, moi. Donc, s'ils ne meurent pas et se sortent de tous les pièges, moi, ça me va !


Petit bémol, vu la profusion de monde autour de Ce'Nedra, ça devient un peu difficile de savoir qui est qui.


Ce cinquième tome ne m'a déçu que dans le fait qu'il clôturait la première partie. Les voir tous repartir m'a fendu le coeur.


Même si tout était bien qui finissait bien...

 

 


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