5.5 Eddings : La Rédemption d'Althalus

 

Titre : La rédemption d'Althalus : Les yeux émeraudes (tome 1)

 

Auteur : David Eddings

Edition : France Loisirs / Presse Pocket

 

Résumé :

Althalus, voleur expert et sans scrupules, accepte une curieuse mission que lui propose un homme en manteau noir : s’introduire dans la Maison au Bout du Monde pour récupérer le mythique grimoire de Deiwos.

 

Après avoir subtilisé le manteau de son commanditaire - on ne se refait pas ! -, Althalus découvre bien vite l’étrange demeure.

 

Selon Émeraude, une chatte qui parle, pas question qu’il ressorte avant d’avoir lu le grimoire, compris ses enseignements et imaginé un plan pour empêcher Daeva, le frère maléfique de Deiwos, de défaire le monde !

 

N’ayant jamais appris à lire, le pauvre garçon n’est pas sorti de l’auberge...

 

Critique :

Toujours à la recherche de bons livres de fantasy, j'avais découvert ce titre dans le cataloge de Belgique Loisirs. Oh,oh, m'étais-je dit, un livre de Eddings ? Chouette alors.


Vu que j'adore les formats et les couvertures de leurs éditions de fantasy, mon choix du trimestre fut rapide !


J'ai plongé en droite ligne dans une étrange histoire... je dirais même plus «une histoire étrange».


Et un livre de plus que j'ai dévoré, un ! Diable, heureusement que ça ne fait pas grossir.


Le style d'écriture était classique aux Eddings, Althalus, le personnage principal m'a bien fait rire. Voleur habile et chanceux, il connaît tout d'un coup une sacrée période de poisse. Dès le départ, je me marrais déjà.


C'est du Eddings, donc, l'humour voyage avec ses personnages. Si vous voulez du sérieux, passez votre chemin !


Voilà alors qu'on lui propose une curieuse mission : aller récupérer dans la Maison au Bout du Monde le mythique grimoire de Deiwos. S'adaptant, notre cher voleur relève le défi.


Sa rencontre avec une petite chatte va changer sa vie.


Non, désolé pour les obsédés du cru (et du cul), je ne sous-entends pas qu'il a perdu sa virginité et non, je ne parle pas de ce que vous pensez, mais bien d'un véritable félin ! Cela me permettra de dire que Althalus et Emeraude sont félins pour l'autre et ensuite, d'éclater de rire. Cha, c'est marrant.


Pardon, je m'égare une fois de plus...


En plus, la chatte, elle parle ! ça vous la coupe, hein ? La chique... rien d'autre.


Voici donc notre voleur illettré qui apprend à lire un livre sacré (pas un quelconque roman de gare, messieurs, dames !) sous la conduite d'une chatte, qui est en fait une déesse, le tout afin de mettre en échec les plans démoniaques des serviteurs d'un dieu malfaisant : classique, pourrait-on dire... Non, ce serait trop simple et dans ce cas, le livre ne m'aurait pas autant plu.


Du simple jaillira le retors !


Comme dans tout bon roman de fantasy, Althalus devra constituer un groupe hétéroclites de personnages hauts en couleurs et bien différents l'un de l'autre.


Je me suis même demandée pourquoi certains étaient choisi. Vous pensez bien que : un jeune guerrier à l'avenir prometteur, une princesse à la volonté de fer (sans parler d'une voix puissante), un prêtre qui va découvrir la vérité sur la religion, un jeune apprenti voleur à l'esprit incroyablement ouvert et intuitif et à la langue bien pendue et une "sorcière" qui a le pouvoir d'entendre les pensées et peut entrer dans l'esprit des gens.


Hétéroclite, comme je vous le disais.


Mais j'ai appris, avec Eddings, à ne pas me poser de question, on comprendra vite le pourquoi de la chose.


C'est ainsi qu'Althalus, le voleur à la chance légendaire (mais qui l'avait perdue, on saura pourquoi ensuite), accomplira de véritables prouesses sous la conduite de la déesse et aux côtés d'une cohorte d'acolytes des plus bigarrées...


N'oublions pas que leurs adversaires sont aussi retors et cruels que possibles, et qu'ils possèdent un certain nombre de qualités qui équilibrent le combat.


Althalus est marrant, attachant, les dialogues sont comiques, ne manquent pas de piquant, les réparties claquent et j'ai lu le livre avec un sourire béat tellement c'était bon.


Un premier volume palpitant et rythmé qui se dévore comme un rien.

 

 

 

 

 

Titre : La rédemption d'Althalus : Les trois grimoires (Tome 2)


Edition : France Loisirs / Presse Pocket

 

Résumé :

Althalus est enfin sorti de la Maison au Bout du Monde! Il a appris à lire et même à apprivoiser Emeraude, la petite féline aux yeux verts.


Mais quelque deux mille cinq cents ans ont passé ! Emeraude ne lui laisse pas le temps de s'appesantir sur la question. Comme il le proclame dans son grimoire, Daeva entend toujours ramener l'univers au chaos originel... et seul Althalus peut l'en empêcher. Parce qu'il a su déchiffrer le troisième grimoire, gravé sur la lame d'un couteau, et que c'est celui d'Emeraude... la soeur des deux dieux ennemis.


Voilà Althalus parti dans une nouvelle aventure pleine de rebondissements où ses talents de voleur lui seront bien utiles !

 

 

Critique :

Althalus est enfin sorti de la Maison au Bout du Monde ! Il a appris à lire et même à apprivoiser Émeraude, la petite chatte aux yeux verts. Mais quelque deux mille cinq cents ans ont passé ! Bigre.


Ce second tome continue donc l'aventure engagée dans le précédent, sans aucune interruption, sans temps mort, mais il sonnera le glas de cette sympathique petite saga. Une fois la dernière page tournée, bye, bye, une fois de plus. Snif...


Désolé... j'aime trop les romans des Eddings. Revenons à ma critique :
Nous sommes donc 2500 ans plus tard ! Dans la Maison du Bout du Monde, on ne voit pas le temps passer. Imaginez, dans notre monde à nous, vous y entreriez en -500 AV.JC pour en ressortir pile-poil pour les festivités de l'an 2000 et son bug imaginaire... Autre avantage de cette maison, c'est que l'on ne vieillit pas...


Cette seconde et dernière partie commence mal (et pas que à cause des 2500 ans de passés) puisque la troupe d'Althalus va devoir combattre l'armée ennemie avec un atout majeur en moins : Eliar et son accès aux portes de la Maison au bout du Monde. Notre ami est grièvement blessé... et c'est très emmerdant de ne pas avoir cet accès puisque lui seul sait le faire... Que voulez-vous, un accident de travail, ça arrive.


Mais Althalus n'a pas dit son dernier mot et les guerriers à ses côtés non plus... Sus à l'ennemi ! Ils combattront comme des chefs, quelque soit la puissance de ceux qui leur font face et quelque soit leur nombre. Car s'ils ne le font pas, les adeptes de Daeva, le dieu sombre, rayeront de la surface de la Terre toute vie humaine.


Motivant, comme raison de se battre. Si tu ne vaincs pas, tu seras vaincu... Manger ou être mangé, telle est la question et les hommes qui se battent aux côtés d'Althalus préfèrent ne pas être battus. le sort du monde est entre leurs mains et Alathalus va développer des ruses et des techniques pour tromper ses ennemis. de plus, les combats sont super prenants. J'adore !


Comme pour le premier volume j'ai été tout à fait envoûtée par cette suite. Certes, quelques petits défauts, mais les qualités les dépassent de loin.


Les personnages sont agréables, variés et surtout très attachants et j'ai eu un gros faible pour Gher, le gamin à l'intelligence développée qui a toujours des idées géniales pour combattre l'ennemi.


Surtout, ce que j'ai apprécié le plus dans ces deux tomes, c'est la légèreté de ton et les réparties pleines d'humour des protagonistes. Toujours aussi percutants, les dialogues ! Ironiques, parfois. Plus tous les petits leitmotiv qui reviennent, dans les romans des Eddings (comme le «voisin» d'Emouchet, le «pourquoi moi ?» de Garion, le «mon chou» de Polgara,..).


Un esprit plus critique pourrait rouspéter sur le fait que les personnages ont super facile et qu'ils possèdent un peu toutes sortes de pouvoir : l'un sait utiliser la magie pour faire tout ce qu'il veut, une autre sait lire dans les pensées, l'enfant de 10 ans a toujours des idées géniales pour combattre l'ennemi (Gher, mon chouchou), ils ont une maison «magique» qui leur permet d'aller n'importe où, n'importe quand (pratique, pas d'embouteillages, pas de formalités d'enregistrement). Avantage ? Pas de longueurs ou de pertes de temps en descriptifs de voyages, ce qui rend ces deux tomes plus concentrés et intéressants.


Ah oui, autre point que certains rouspéteurs pourraient soulever : leurs ennemis sont stupides,... Très stupides, même, digne d'un dîner de cons, parfois !


Ok, je reconnais ces petits défauts et cette trop grande facilité qu'ont les héros du livre, parfois ! Mais le ton est tellement hilarant que j'ai lu ce roman avec le second degré, juste pour passer du bon temps, sans me poser plus de questions.


Même si ce second volume est plus sombre que le premier puisque chaque personnage devra faire face à ses démons et à son homonyme maléfique, sans oublier que l'on approche de la conclusion de cette incroyable épopée à travers le temps.


Malgré tout, nous aurons droit à des moments de légèreté puisque, après tout, Dweia est déesse de l'amour... Hé, hé, hé.

Quant au final étonnant, inattendu, il apport un plus à l'ouvrage. Avec ce retour vers l'incipit, nous permettant de boucler la boucle et de revenir aux sources (on comprend l'utilité des scènes d'ouverture)...


C'est vraiment une fin très, très surprenant (je ne vous dis rien de plus) mais elle conclut naturellement cette intrigue et passionnante aventure. Happy end...


Une lecture dont je garderai un excellent souvenir !

 

 


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