7.3 Anne Rice : Chroniques vampiriques

 

Ne serons traités que les livres pourvu de leur belle couleur bleue signifiant qu'il y a un lien.

 

Malgré tout, je vous livre la liste intégrale des oeuvres de Anne Rice.

 

A partir du 26 avril, les éditions Plon et Pocket rééditent 6 des titres cultes de celle qui est considérée, aujourd'hui encore, comme la reine du fantastique .

 

 

1. Chroniques des vampires

 

1. Entretien avec un vampire  (Interview with the Vampire, 1976)

2. Lestat le vampire  (The Vampire Lestat, 1985)

3. La Reine des damnés  (The Queen of the Damned, 1988)

4. Le Voleur de corps  (The Tale of the Body Thief, 1992)

5. Memnoch le démon  (Memnoch the Devil, 1995)

6. Armand le vampire  (The Vampire Armand, 1998)

 

7. Merrick (2000) : ouvrage commun avec la Saga des sorcières Mayfair

8. Le Sang et l'Or (Blood and Gold, 2001)

9. Le Domaine Blackwood (Blackwood Farm, 2002) : ouvrage commun avec la Saga des sorcières Mayfair

10. Cantique sanglant (Blood Canticle, 2003) : ouvrage commun avec la Saga des sorcières Mayfair

 

 

2. Les Infortunes de la belle au bois dormant

 

1. L'Initiation (The Claiming of Sleeping Beauty, 1983)

2. La Punition (Beauty's Punishment, 1984)

3. La Libération (Beauty's Release, 1985)

 

 

3. Les Nouveaux Contes des vampires :

 

1. Pandora (Pandora, 1998)

2. Vittorio le vampire (Vittorio the Vampire, 1999)

 

 

4. La Saga des sorcières Mayfair :

 

1. Le Lien maléfique (The Witching Hour, 1990)

2. L'Heure des sorcières (Lasher, 1993)

3. Taltos (Taltos, 1994)

 

 

 

 

 

Titre : Les Chroniques des Vampires, Tome 1 : Entretien avec un vampire
Edition :  Pocket (1990) ou toutes autre années !


Résumé :

Dans les années 1980, à la Nouvelle-Orléans, un journaliste est approché par un homme prétendant être un vampire. Celui-ci lui raconte sa vie, qui a commencé au XVIIIe siècle. Louis, alors gros propriétaire terrien, ne se remet pas de la mort de son frère. Il boit et joue pour oublier, cherchant à mourir. Mais un vampire du nom de Lestat, le transforme à son tour.

 

Entretien avec un vampire (Interview with the vampire) est un livre de Anne Rice, édité en 1976. Il est le premier tome de la saga Les Chroniques des vampires.

 


Critique :

 

Ce livre, je l'ai lu dans les années nonante (90 en traduction simultanée) et ma mémoire défaille, surtout parce que j'ai vu aussi le film, après avoir lu le livre et que je sais que certaines choses étaient différentes entre les deux.

 

Par contre, je me souviens du personnage de Louis, vampire torturé, presque humain, de Claudia, le vampire enfant et de Lestat, vampire cruel mais que j'adore.

 

Ceux qui n'ont pas connu les années où Anne Rice enchantait nos lectures ont raté quelque chose de grand, de fort, de magnifique : sa saga sur les vampires.

 

ça, ces des vampires, ma p'tite dame ! C'est à lire, à dévorer, à sucer jusqu'à la dernière goutte.

 

Petit plus :

 

Anne Rice, qui a vécu la majeure partie de sa vie à la Nouvelle-Orléans, fait de l'atmosphère de la ville presque un autre personnage du roman.

 

On suit d'ailleurs l'évolution de la ville à travers les époques puisque Louis commence son histoire à la fin du XVIIIe. On y fait mention des Créoles, de l'esclavage, etc.

 

 

 

 

 

 

 

Titre : Les chroniques des vampires, tome 2 : Lestat le vampire
Edition :  Pocket (1990 - 1998 - 2002 - 2004)


Résumé :

Vampire impie, qui ne croit ni en Dieu ni au diable, ivre d'amour et de sensualité, résolu à découvrir les mystérieuses origines de ses semblables, Lestat se lance dans une quête effrénée qui va nous transporter du Paris de Louis XV à l'Égypte ancienne pour nous amener aujourd'hui à San Francisco où, devenu chanteur de rock, il lance un défi suprême aux "puissances des ténèbres".


Fresque épique, mélodrame flamboyant et superbe roman de terreur, riche de l'héritage de la littérature populaire, "Lestat le vampire" bouscule les genres et les conventions pour nous offrir l'un des très grands livres de ces dernières années.

 

 

Critique :

Encore meilleur que le premier tome, celui-ci s'attache à nous parler de Lestat, qui a grandi, dirons-nous, qui a mûri et est plus attachant encore que dans le premier tome.

 

Nous découvrirons aussi d'autres vampires, tel Marius (magnifique) et Gabrielle qui sera amante avec Lestat.

 

Une grand saga était née et le tome ne m'avait pas déçu, il était même supérieur au premier.

 

 

 

 

 

Titre : Les Chroniques des Vampires, Tome 3 : La reine des damnés
Edition :  Pocket (1991 - 1999 - 2001 - 2004 - 2012)


Résumé :

Quand Lestat, vampire impie, libertin et suicidaire, s'improvise chanteur de rock pour hurler à la face de l'humanité sa condition de mort vivant, les mortels lui font un triomphe, sans imaginer une seconde qu'il ne leur dit que la vérité.


Mais, avec sa "musique à réveiller les morts", Lestat ne s'est pas seulement fait des ennemis parmi ses frères qui le considèrent comme un traître et se sont décidés à le détruire, il a aussi arraché à son sommeil millénaire Akasha, la Mère de tous les vampires, la reine des damnés.

 

Akasha qui ne rêve que de régner à nouveau sur les mortels.

 

 

 

Critique :

Anne Rice savait soigner ses personnages, leur créer une personnalité propre à chacun et ne pas se copier elle-même. Même le plus infime troufion avec sa personnalité à lui tout seul.

 

Lestat... rock star ! Hurlant à la face de l’humanité sa condition de mort-vivant et les mortels lui font un triomphe, sans imaginer une seconde qu’il leur dit la vérité.

 

Mais cela va chauffer pour son matricule : désormais considéré comme un traître par les vampires. Aie, aie, aie !

 

Sans oublier ceux qu'on ne pouvait pas réveiller : la Mère, la Reine des Damnés, leur ancêtre à tous...

 

Akasha, la reine des Damnés tient bien sûr un rôle prépondérant, vu qu'elle donne le titre au roman.

 

On découvrira de quelle manière cette souveraine Égyptienne a attiré sur elle et son époux les affres d’une malédiction éternelle.

 

Sans oublier nos amis, les vampires bien connus que sont Gabrielle, Louis, Armand ou encore Marius. Oh joie, les revoilà.

 

Néanmoins, ce sont les deux jumelles rousses porteuses d’une mystérieuse prophétie qui se révèleront cette fois-ci le pilier central du troisième tome.

 

L’histoire de Mekare et Maharet nous sera révélée progressivement durant notre lecture, ainsi que toute la lumière sur les origines des tous premiers immortels. La Genèse vampirique...

 

Pas de temps mort dans ce roman qui répondra à des questions que nous nous posions. Tenu en haleine, vous n'aurez qu'une envie, le lire d'un coup, et tant pis pour les réveils difficiles suite à votre nuit blanche.

 

Roman que l'on dévore, tel un vorace affamé," La Reine des Damnés" est un livre à côté duquel il serait dommage de passer.

 

ne fut-ce que pour comprendre l’origine du mythe vampirique (selon Anne Rice) ou simplement pour savourer un roman remarquable.

 

 

 

 

 

 

 

 

Titre : Les Chroniques des vampires, tome 4 : Le Voleur de corps
Edition :  Pocket (1995 - 1998 - 2000 - 2002 - 2004 - 2012)


Résumé :

Lestat s’ennuie. Après avoir quitté les autres vampires, il erre sans but. Il tente de se suicider, converse avec le président du Talamasca, David Talbot, rend visite à Louis, mais son existence lui parait vide. Surtout depuis qu’il se met à rêver de Claudia.

 

Mais un jour, un curieux personnage, James, lui propose un étrange marché : un échange de corps pour une période limitée. Alléché à l’idée de redevenir mortel, Lestat accepte.

 

Mais l’homme lui vole son corps vampirique rempli de pouvoirs et c’est un Lestat redevenu humain, aidé par David Talbot, qui va tenter de le récupérer.

 

Mais comment lutter contre cet être maintenant invincible ?

 

 

Critique :

 

Suite directe de "La Reine des Damnés" les bêtises de Lestat ne resteront pas sans répercutions sur la communauté des buveurs de sang.

 

Lestat est livré à lui-même. Le quotidien a repris son court et malgré ses pouvoirs devenus considérables, le vampire est tout sauf empreint de sagesse. Extravaguant, capricieux, il est sans cesse à la recherche de sensations nouvelles à expérimenter. Immortel, c'est bien, mais je pense que à la longue, on s'emmerde royalement et Lestat en est l'illustration parfaite, dans ce roman, que j'ai moins aimé que les trois précédents, j'avoue.

 

Par contre, j'aime Lestat pour son exubérance, sa soif de liberté... et cette fois-ci son inconscience risque de lui coûter cher.

 

"Le voleur de corps" m'a fait hurler, sortir de mes gonds, insulter Lestat et l'auteur, aussi, malgré moi. Je vous explique.

 

Pourquoi diable, malgré la mise en garde de ses amis, malgré l’évidente duperie qui se voit comme le nez au milieu de la figure, Lestat va-t-il tomber dans un piège grotesque ? Comme s'il était un bleu, un débutant...

 

Comment une créature ancienne de plusieurs siècles peut-elle se montrer aussi négligente, voire aussi stupide ? Je le lui ai hurlé, mais vous pensez bien qu'il ne m'a pas écouté !

 

Sans doute qu’avec ce quatrième tome des Chroniques des Vampires, l’auteure cherchait-elle à souligner le côté immature et crédule de son personnage fétiche.

 

Objectif atteint, mais j'ai moins bien aimé.

 

Lestat est fragile, il erre de par le monde, admire les couchers ou les levers de soleil, mais il est fragile, différent ce que nous avons connu de lui.

 

Le quatrième tome n’est pas en mesure de tenir la comparaison face aux trois précédents volets. Oh que non... la chute est bien là.

 

Si les dernières pages contiennent un rebondissement, le reste de l’histoire est sans surprise.

 

Anne Rice a troqué l’irrévérence de Lestat contre une naïveté excessive.

 

La lecture du livre reste agréable, mais déçoit quand même beaucoup.

 

L’un des opus les moins indispensables de la série (avec "Armand le vampire").

 

 

 

 

 

 

 

Titre : Les Chroniques des vampires, Tome 5 : Memnoch le démon
Edition :  Fleuve noir (2004) ou Pocket (1998 - 2000)


Résumé :

Lestat poursuit sa quête du Bien et du Mal. Ainsi, il cherche Dora, fille d’un gros dealer et accessoirement supposée être une Sainte. Etourdi par sa passion, il ne prête aucune attention à ce sentiment d’être observé...

 

Ce par un démon, Memnoch, qui propose au Prince des Vampires une visite en Enfer et au Paradis, histoire de revoir ses convictions religieuses.

 

 

 

Critique :

Ce cinquième tome des Chroniques des Vampires devait être le dernier,  même s'il n'en fut rien... Memnoch le Démon semble être un livre que Anne Rice a écrit pour se faire plaisir à elle-même (encore plus que les autres), une sorte de masturbation spirituelle et théologique.

 

L'auteur est connue pour avoir toujours été obsédée par la religion (on est obsédé par ce que l'on peut, pour ma part, ce n'est pas mon obsession) et tout ce qui a trait au notion de Bien et de Mal. Profitant de sa marotte dans le privé, elle l'a fait passer dans ses romans, le privé rejoignant ainsi la fiction.

 

Là, elle s'est laissée aller et nous a fait goûter à ses convictions, le vampirisme devenant presque accessoire.

 

Non, le vampirisme n'est même pas un accessoire dans ce livre : il n'existe plus ! A croire que le tome 5 ne fait pas partie des Chroniques Vampiriques...

 

En fait, Memnoch le démon met en scène la rencontre de Lestat avec… Dieu et le Diable. Oui, rien que ça ! Enfin, leurs incarnations…

 

Nous savons que personne ne peut plus résister à Lestat le vampire impie. Ses pouvoirs qu'il a acquis auprès d’Akasha sont quasi divin et le placent en haut de la chaîne alimentaire. Bon, même sans les pouvoirs, le vampire, tout comme le loup-garou, se trouve en haut de la chaîne alimentaire...

 

Alors, tant qu'à faire, Anne Rice nous fait profiter de La rencontre ultime.

 

Loin de moi l’idée de dire que ce tome ultime est mauvais. Loin de là.

 

Comment ça je fais de l'ironie ? Juste un tout petit peu...

 

Comprenez-moi, Rice avait atteint un certain niveau dans trois premiers volumes (Entretien - Lestat - La reine des damnés) avait déjà un peu foiré dans "Le voleur de corps" et là... ben, comment dire ?

 

Ok, le scénario en lui-même est original, avec des personnages incroyables (tu m'étonnes ! Dieu, le Diable, Lestat).

 

Le problème c’est qu’il ne se passe pas grand-chose. Je dirais même plus : il ne se passe vraiment pas grand-chose du tout.

 

Si vous êtes un accroc (à crocs ?) d’action, de suspense, de rebondissements à gogo, vous risquez la famine !

 

A contrario, les fans de descriptions qui n'en finissent plus et des explications à ne pas en voir la fin, vous allez prendre dix kilos !

 

Comment l'auteur pouvait-elle mettre en scène un combat entre Dieu et un vampire ? Ben, vous le saurez en le lisant...

 

A sa décharge, l’aspect biblique et religieux n'est pas rébarbatif, ni endoctrinant.

 

Vous aurez même droit à un résumé de siècles de vie de notre être démoniaque préféré, qui, ne l'oublions pas trop vite, vit aux dépends des être humains. Pour ne pas dire qu'il est un parasite de la société qui nous pompe notre sang encore mieux qu'un contrôleur des contributions en manque de redressement fiscal.

 

Là, le vampire qui vit aux crochets de la société, c'est un véritable affront pour Dieu.

 

Le "plus" de ce livre réside en fait dans ce face à face dantesque entre Le créateur universel et une créature anti-nature.

 

Au final, le feu d’artifice final pourrait s’avérer être un pétard mouillé (pour certain), mais il ne sera qu’un « long » (très long) clou du spectacle pour les vrai fans.

 

Memnoch le démon est une fin incontournable, seulement ne vous attendez pas à vivre des aventures trépidantes ou similaires aux opus précédents.

 

A lire, surtout pour les inconditionnels de Lestat, puisque ce tome est tout de même le dernier livre dont il est le héros (je ne tiens pas compte de "Armand le vampire" puisque Lestat se fait voler la vedette par l'ennui et l'emmerdement).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Titre : Les Chroniques des Vampires, Tome 6 : Armand le vampire
Edition :  Pocket (2002) ou Fleuve Noir (2004)


Résumé :

Au chevet de leur ami Lestat, plongé dans un profond coma au retour de son voyage aux Enfers, David Talbot, l'archiviste du Talamasca, rencontre Armand, peut-être le plus mystérieux et sans conteste le plus séduisant des vampires.


Il entreprend de lui faire raconter l'histoire de sa vie. Une histoire cruelle et flamboyante qui nous mène des steppes de la Russie, où il est enlevé par des marchands d'esclaves, à Constantinople et enfin à Venise, où il est sauvé par Marius, un peintre qui vit avec faste et dont il ignore qu'il s'agit d'un vampire.

 

Mais Marius, esthète et philosophe éclairé, est un homme de la Renaissance, dont le mode de vie et la tolérance suscitent la haine des autres vampires.


Ses ennemis le font brûler sous les yeux d'Armand et celui-ci, emmené au loin, endoctriné, n'a d'autre choix que de se soumettre. Commence alors pour lui une plongée dans un univers d'obscurantisme et de superstition, une errance de plusieurs siècles qui le conduit à Londres, Paris et enfin New York, où, grâce à deux enfants, Sybelle et Benji, et à la magie de la musique, il pourra enfin entrevoir une forme de rédemption.

 


Critique :

A mon grand regret, ce livre ne m'a pas emballé comme les autres Chroniques des Vampires.

 

Lu il y a très longtemps, je me souviens d'avoir piqué du nez en le lisant, ce qui est un comble pour un livre parlant de vampires.

 

Plat, rien ne bouge, ou si peu, bref, l'Emmerdement puissance dix.

 

Râlant parce que j'avais bien aimé le personnage d'Armand que l'on découvrait dans "Entretien avec un vampire" et découvrir un livre qui lui était réservé m'avait réjoui.

 

Bien mal m'en pris...

 

 


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