8.2 Auteurs divers

 

 

 

 

 

 

 

 

Titre : Nosfera2


Auteur : Joe Hill
Édition : J.-C. Lattès (2014)

Résumé :

Il suffit que Victoria monte sur son vélo et passe sur le vieux pont derrière chez elle pour ressortir là où elle le souhaite. Elle sait que personne ne la croira. Elle-même n'est pas vraiment sûre de comprendre ce qui lui arrive.


Charles possède lui aussi un don particulier. Il aime emmener des enfants dans sa Rolls-Royce de 1938. Un véhicule immatriculé NOSFERA2.


Grâce à cette voiture, Charles et ses innocentes victimes échappent à la réalité et parcourent les routes cachées qui mènent à un étonnant parc d'attractions appelé Christmasland, où l'on fête Noël tous les jours ; la tristesse hors la loi mais à quel prix...


Victoria et Charles vont finir par se confronter. Les mondes dans lesquels ils s'affrontent sont peuplés d'images qui semblent sortir de nos plus terribles cauchemars.

 

Critique : 

Le Fils vaut-il le Père ? Le Père a-t-il passé au Fils une partie de son talent de conteur ? Le Saint-Esprit du King est-il aussi présent chez le Fils ?


Tel Saint-Thomas un beau matin, je voulais voir de mes yeux lus que le Fils avait profité de l'Encre Merveilleuse, le Saint-Graal du Père.


Sûr que je ne ferai pas comme Pierre en reniant le Fils avant le chant du vampire le soir au fond d'une Rolls !


Oui, en vérité je vous le dis, le Fils a exhaussé mes vœux en m'offrant une lecture aussi jouissive qu'un Châteauneuf-du-pape grand cru. Alléluia !


Des personnages bien travaillés, forts, pouvant changer de caractère en prenant de l'âge ou au fil des pages, selon les épreuves qu'ils ou elles auront traversé.


Le scénario est recherché et intéressant car nous sommes à cent lieues d'une banale histoire de vampire suceur de sang. Ici, c'est bien pire qu'un Dracula, plus glaçant. Du fantastique comme je l'aime.


La plume du King Jr a roulé sur le papier aussi bien que le Raleigh de Vic lorsqu'elle s'élançait, debout sur les pédales, dans le pont couvert (ceux qui l'ont lu comprendront, les autres imagineront) et tout le récit a carburé aussi bien que les pistons de la vieille Rolls de Charlie Manx.


On ne s'embête pas durant la lecture, les moments plus calmes seront parfois entrecoupés de quelques essorage de la poignée de gaz de la Triumph parce que de temps en temps, faut envoyer du plus lourd.


Du suspense, de l'angoisse et une visite glaçante de peur dans les allées du parc de Christmasland qui m'a collé des sueurs froides, le Fils jouant, comme son Père, avec nos peurs primales et enfantines.


Sans oublier un Méchant réussi, aidé d'un acolyte aussi sadique que bête. Vous n'aimeriez pas qu'ils vous prennent en stop ou que Charlie vous emmène dans son extrospection. Les introspection de Sherlock Holmes ne fichent pas la trouille, elles.


Mes Amis, Lisez-le tous ! Lisez le NOS-PÈRE-À-TOUS du Fils car, par l'entremise de sa tante Artémise (*), vous boirez l'encre du Père. Et si y'a le téléphon qui son, vaut mieux pas y répondre ! Ceux qui l'ont lu...


Ainsi soit-il pour le roman de Joe Hill...Ite missa est.


(*) Référence à la chanson de Nino Ferrer "Le Telefon"


Challenge "Thrillers et polars" de Sharon (2015-2016) et Le "Challenge US" chez Noctembule.

 

 

 

Titre : Midnight


Auteur : Dean Koontz
Edition :  J'ai Lu Épouvante n°3623


Résumé :

Sinistres nuits que celles de la Côte ! En Californie, Moonlight Cove sombre soudain dans le cauchemar. Cris rauques, haletants, sauvages... Ombres furtives plus rapides que des félins.

 

Dans cette petite communauté jusqu'alors paisible, des gens sont mis en pièces par des espèces inconnues... Loups-garous, vampires ou créatures déchues ? Mystère !

 

Envoyé secret du FBI, Sam Booker découvre l'indicible horreur...

 

Chrissie Foster, elle, sait qu'il s'agit de " convertis ". Elle a assisté à la métamorphose de ses parents.

 

Quant à Tessa, venue enquêter sur le suicide de sa sœur, elle est à son tour confrontée à cette bande de charognards.

 

Des " régressifs " ! Pur produit d'un cerveau dérangé. Sam Booker en a la certitude lorsqu'il apprend l'existence du projet Faucon-Lune...

 

 

Critique :

 

ça, c'est du lourd dans ma bibliothèque ! Du vrai livre de chevet !

 

Lu en 1994 (j'ai noté la date dans le livre), voilà un livre que j'ai dévoré, bouffé, engloutit, bref, c'était du cannibalisme, ma lecture.

 

Pourtant, je n'étais pas fan des loups-garous ou croquemitaines... Mais là !

 

Si vous le lisez, vous aller retrouver un roman où l'horreur à "l'ancienne" , comme nous en avions "dans le temps", avant l'arrivée des "autres genres".

 

Par cette expression de roman d'horreur à l'ancienne, je veux parler d'un retour aux sources comme dans les livres tels que : "Frankenstein", "L'île du Dr. Moreau", sans oublierr "Dracula"(dans une moindre mesure cependant).

 

Koontz a misé sur la sensation du lecteur (les poils qui se hérissent), provoquée par une écriture sombre, obscure, qui a pour but de faire peur.

 

Oui, lecteurs de ma pauvre critique, j'ai eu peur, oui, j'ai regardé sous mon lit! Nous étions en 1994, dois-je vous rappeler que j'étais très jeune ?

 

On est loin des romances (dans l'horreur) qui sont maintenant très présentes sur le marché de l'édition. Même si la fin est belle.

 

Alors, en ces jours où la "Bit lit" règne en maître (je parle de la mauvaise Bit lit") et où les vampires glamour, sentant bons la fleur de rose ont inondé les librairies, relire ce roman de Dean Koontz écrit en 1989 est un véritable plaisir. J'ai pris mon pied en le lisant, et j'en garde un souvenir magnifique, de ce roman.

 

Oui, lecteurs, j'ai beaucoup aimé l'atmosphère terrifiante créée par l'auteur et son style d'écriture qui se prêtait parfaitement à ce genre en particulier.

 

Il pourrait y avoir quelques longueurs dans le récit mais rien pour rebuter le lecteur. Juré !

 

Finalement, si vous êtes un amateur de l'horreur "pure" et des romans de loups-garous, de zombies et de vampires, je me permets de vous conseiller cette lecture. Laissez tomber les vampires végétariens et les loups-garous minables, lisez les vrais, les seuls !

 

Par contre, on doit aussi aimer Dean Koontz au préalable (parce que la science et le fantastique sont encore une fois réunis), ce qui n'est pas le lot de tous.

 

Ce livre était une grande découverte pour moi, le meilleur de Koontz, n'ayant pas trop aimé les autres.

 

 

 

 

 

Titre : L'heure du loup

 

Auteur : Robert McCammon

Edition : Presse Pocket

 

Résumé :

Michael Gallatin est un as de l’espionnage, un séducteur, mais surtout un loup-garou. Capable de se transformer à la vitesse de l’éclair, de tuer silencieusement et avec une incroyable férocité, il a déjà prouvé en Afrique ses talents contre Rommel. Maintenant on lui confie une mission aussi dangereuse que délicate : découvrir ce qui se cache derrière l’opération « Poing de fer », le mieux gardé des plans secrets nazis.

 

Critique :

Imaginez, James Bond sans les gadgets de Q mais avec la faculté de se transformer en loup... le tout sur fond de Seconde Guerre Mondiale, du côté des alliés, avec des Allemands bien méchants, et notre gros louloup d'espion doit démanteler une opération "Poing de Fer" (et pas Point de Vue) sinon, ça va chier grave pour les alliés.


Si Michael n'était pas là, nous serions tous en Germanie, à parler de je ne sais quoi, à saluer je ne sais qui (Sardou, arrête de chanter dans ma tête !).


Mon premier livre avec un loup-garou, ce fut celui-là, mais quel loup-garou ! On aimerait l'avoir pour meilleur ami, Michael.


Du suspense, de l'action, des chapitres alternant entre le passé et le présent : le présent pour la guerre et le passé sur "comment je suis devenu un lycanthrope" et tout son apprentissage au sein de la meute.


Un livre super avec une autre approche du loup-garou, sans pour autant tomber dans la nunucherie car le sang gicle de tous les côtés et la Grande Faucheuse fauche dans tous les sens.


Un roman d'espionnage différend des autres, un thriller à lire, non, à dévorer !

 

Titre participant au challenge "Totem" de Lili Galipette dans la catégorie "Loup-garou".

 

 

 

Titre : La Forteresse noire


Auteur : Francis Paul Wilson
Edition :  Pocket Terreur n°9096 / Milady / Fleuve Noir

 

 
Résumé :

"Quelque chose tue mes hommes." Tel est le message d'un officier allemand dont l'escadron est stationné dans un donjon perdu dans les brumes de Transylvanie.

 

Le capitaine Woermann y voit ses hommes périr les uns après les autres dans des conditions atroces.

 

Une escouade SS est envoyée en renfort mats découvre, à son arrivée, une situation terrifiante. Invisible et silencieux, l'ennemi fait une victime par nuit, laissant un corps mutilé et vidé de son sang.

 

Une créature a surgi des ténèbres pour frapper avec une sauvagerie inimaginable des soldats peut-être un peu trop cupides.

 

En proie à la panique, les nazis font alors appel à un spécialiste des légendes locales pour élucider ce mystère et mettre fin au massacre : un vieil érudit juif, féru de démonologie...

 

Critique :

En prévision de l'attaque sur l'URSS de juin 1941, la célèbre opération Barbarossa, une unité allemande est envoyée en poste dans un col perdu de Roumanie afin de sécuriser la route menant aux champs pétrolifères de Ploesti.

 

Les soldats logent dans une sorte de construction médiévale, à mi-chemin entre une simple tour et un château. Et là quelque chose se réveille et commence à tuer les hommes les uns après les autres.

 

Berlin envoi un groupe de SS exterminateurs dans le but de mettre fin au carnage. Ce qu'ils font découvrir va s'avérer nettement plus terrifiant qu'un groupuscule résistant... Oh que oui !! Ils auraient mieux fait de filer ventre à terre !

 

Voici de nouveau un livre que j'ai dévoré vers 1995, dans ma passe "Pocket terreur" et je dois vous dire que le livre est un chef d'œuvre pour moi. Il était dans mon "top dix" des livres, la plupart étant sur le même pied.

 

Je vais vous expliquer pourquoi j'ai adoré ce livre :

 

1. Dès les premières pages, on est plongé directement dans cette histoire incroyable et le livre va s’avérer de plus en plus difficile à reposer, les pages défilant sous vos yeux avec une facilité déconcertante. L’horreur débute assez rapidement. Tout de suite, même. Bref, bouffez-le avant qu'il ne vous bouffe, vous !

 

2. Le postulat de départ était alléchant mais aurait pu mal tourner. Pourquoi? Mais parce qu'avec un tel début, on s'attend immanquablement à ce que le soufflé retombe rapidement. Il ne retombe pourtant pas.

 

3. Ensuite, avec des nazis comme personnages principaux, il y avait le risque à l'auteur sombre dans la caricature grosse et grasse, nous montrant des personnages très très très méchants, se gaussant du malheur de tout le monde, ou, pire, nous les décrivant comme de pauvres petits militaires, loin de chez eux. Ce qui aurait pu être tendancieux. Il ne le fera pas. Les personnages sont humains, qu'ils soient monstrueux ou pas. Ce n'est jamais gratuit ni complaisant.

 

Non seulement le livre est passionnant de bout en bout et réserve de gros coups de théâtre assez fréquemment, mais ensuite Wilson évite le piège et survole adroitement l'idéologie sans s'y embourber. Je vous le disais, un grand livre !

 

4. Ses personnages sont humains, qu'ils soient monstrueux ou pas. Ce n'est jamais gratui, ni complaisant.

 

Je vous résume le tout : un récit très bien écrit, des scènes effrayantes à souhait, de l'action, du gore, une ambiance pesante, une atmosphère oppressante, des frissons, des allemands qui disparaissaient au fur et à mesure du récit... J'ai eu la trouille, j'y étais...

 

Vous êtes encore là ? Mais courez donc ! Courez vous procurer cet excellent roman... vous ne le regretterez pas.

 

P.S. : L'auteur de cette critique ne pourra en aucun cas être tenu pour responsable en cas de cauchemars et autres frissons découlant de la lecture du livre...

 

 

 

 

 

 

Titre : Le Jour J du jugement


Auteur : Graham Masterton
Edition :  Pocket Terreur (1990-1994 ) / Pocket Terreur n° 9018 (2000)


Résumé :

Les treize chars avaient débarqué en Normandie le 13 septembre 1944.

 

L'un d'entre eux, un Sherman, était resté, abandonné là depuis la fin. de la guerre sur le bas-côté de la route.


Les gens évitaient de s'en approcher. Ils disaient que, par les nuits les plus sombres, on pouvait entendre les morts, l'équipage, parler entre eux à l'intérieur du char.


Dan McCook voulut en avoir le coeur net. C'était déjà une erreur: Mais, surtout, jamais il n'aura dû desceller le crucifix qui fermait la tourelle.

 

Critique :

Puisque j'en suis à répertorier ma collection de "Pocket terreur", autant me fendre de mes petites critiques pour les lecteurs qui cherchent désespérément des bons livres de terreur et ne veulent pas lire ce qui se publie de nos jours (2012).

 

Je leur conseille donc une visite dans les bouquineries dans le but de mettre la main sur les pépites que compte cette collection. Ce livre en est une de plus, de pépite...

 

Autant dire que on se trouve face à du grand Masterton, même s'il n'est pas le seul, heureusement. Le rythme est très soutenu sur les 189 pages que compte le livre (même les plus fainéants en lecture peuvent le lire) et certaines scènes sont des bijoux d’anthologie (avec des vrais morceaux d’Exorciste dedans,tout frais, tout chaud).

 

En plus, ici, ça se passe en France donc, vous ne serez pas dépaysé !

 

L'auteur s'est bien documenté sur la période de la seconde guerre mondiale et sur l'occultisme, même si je n'ai pas tout vérifié, trop de travail...

 

Si on retrouve facilement des récits mettant en cause les activités occultes de l'Allemagne nazie (oui, Indiana Jones et l'arche sacrée, ce n'était pas une invention des scénaristes en manque d'imagination), on découvre ici des idées qui s'intègrent facilement dans l'histoire de Delta Green (Delta Green est une agence gouvernementale semi-officielle américaine constituée après la seconde guerre mondiale afin de lutter contre les manifestations du Mythe dans notre monde. Elle fut officiellement dissoute dans les années 70 et opère dans l'illégalité et la clandestinité depuis à l'insu des instances officielles).

 

Tout en soulignant le fait que, même pour les "libérateurs", la fin justifie les moyen, Masterton nous gratifie d'une foule de détails sur les rituels, les formules, les croyances, et , d'une façon générale, l'occultisme judéo-chrétien.

 

Croyez-moi, un bon livre, pas très gros, mais diablement bien torché !

 

 

 

 

 

Titre : Les loups de Fenryder
 
Auteur :  Alec Covin
Édition : J'ai Lu (2006)

Résumé :

Tu n'aurais pas dû. Oh non ! Tu n'aurais pas dû faire ce que tu as fait. La voix hante Stanley Holder, l'auteur d'innombrables best-sellers, réduit à l'état d'épave depuis le meurtre de sa fille.

 

Cette mort atroce, il en est responsable. Il sait qu'en accordant cette interview à Newsweek, il a ouvert les portes de l'enfer. Il avait pourtant juré de ne jamais révéler leur existence, mais il n'a pu s'empêcher de raconter au journaliste le monstrueux carnage auquel ils se sont livrés en 1933.

 

Et ils se sont réveillés. Par sa faute. Ils ? Les loups de Fenryder.

 

Critique : 

Bienvenue dans l'enfer des Loups de Fenryder ! Bienvenue dans ce livre qui ne vous laissera aucun répit, ou si peu...

 

Entrez dans la danse et faites connaissance avec des personnages profonds, couverts de cicatrice. Très dense...

 

Mettez les pieds en plein dans l'horreur, elle côtoie un joli cottage "Bed and breakfast" et on a l'impression que l'Apocalypse s'est invitée dans la petite bourgade de Tusitala, le Diable donnant son grand bal dans la villa, ancien domaine de la famille Mc Neice (avant qu'ils ne soient tous exterminés par un gigantesque barbecue, heu, autodafé, en 1933).

 

Plongez dans la piscine de l'effroi et découvrez les attractions variées offerte par la ville. On organise, au cimetière du coin, un truc super  : "Violation de sépulture", ou encore : "Offrez donc un crâne !".

 

Attention amis lecteurs, si vous êtes allergique au fantastique, si les sueurs froides que vous tolérez sont uniquement celles due à la grippe, si vous êtes hostile à l'effroi version Stephen King, si vous êtes cartésien jusqu'au bout des ongles, si vous aimez les récits rationnels avec de la logique à tous les étages, si "Fox Mulder" évoque pour vous une vague ressemblance avec un Navigateur Internet, si "Dana Scully" vous fait penser à un nom dans un catalogue de meuble d'un géant suédois et si vous avez vaguement entendu un "La vérité est tailleur" et que vous ne l'avez pas compris, bande d'ignares, alors ce livre n'est pas fait pour vous !

 

Parce que oui, la vérité est ailleurs !

 

Amis du fantastique et non cartésiens, bonjour !

 

En passant, je voudrais remercier Gruz de m'avoir conseillé ce suspense teinté d'angoisse où l'auteur, au lieu de nous distiller du whisky pur malt, a préféré nous distiller de l'effroi mélangé à quelques scènes horribles dans une piscine (oui, plus horrible que celle avec Loana de Loft Story 1), le tout sans verser dans l'excès parce qu'un alcool tel que celui-là, se déguste lentement. 

 

Ajoutons deux doigts de scène macabres, on the rock, telles que pouvait nous écrire le grand Stephen King dans ses meilleures années.

 

D'ailleurs, au début, j'ai même pensé que King avait écrit ce livre sous un nouveau pseudo, suite à un exil fiscal dans l'Hexagone, chez les Money-Gasques. Mais non, ce n'est pas lui.

 

L'atmosphère et le style de ce livre ressemblent au King, Ça à la couleur du King, mais ce n'est pas le King (en référence à l'entité maléfique connue sous le nom de "Ça" qui prenait la forme de vos peurs les plus profondes).

 

Entre nous, bien que ce livre soit un "thriller fantastique" et bien qu'il m'ait donné envie de regarder sous mon lit (on n'est jamais trop prudent), ce n'est pas pour autant qu'il faut le cataloguer dans les romans d'épouvante ou d'horreur pure.

 

Non, non, pas de monstre tout vert sortant des marais (ou d'une usine de chewing-gum "Le Yankke"). Oh non, c'est bien plus subtil que ça.

 

Attendez, je vous parle de pur malt, moi, pas de piquette à 2°C qu'on oublie une fois qu'on l'a pi**ée.

 

Pour tout vous dire, la peur s'infiltrera même dans votre corps comme si elle était en baxter, l'aiguille fichée dans votre bras et Ça coule goutte à goutte. Oui, Ça vous pénètre par tous les pores de la peau, Ça vous fiche l'angoisse, les sueurs froides.

 

Et cette peur, on se la crée sois-même à cause de l'atmosphère oppressante qui est tapie dans tous les coins sombres du roman, dans le lac, dans la forêt, dans les secrets de Rose ou d'Arthur, prête à vous sauter dessus, tel un loup sur un petit agneau que vous êtes. On lit et on imagine la chose tapie derrière un arbre.


Mais gaffe, comme le whisky,  faut savoir doser "la peur" car trop de peur tuerait la peur du lecteur. On n'y croirait plus.

 

Le barman Covin nous a mitonné ce cocktail comme un pro, alternant les couches d'alcool, mêlant le tout avec de l'humour grinçant.

 

Là, pour l'humour, c'est de la vodka martini, médium dry, au shaker et non à la cuillère (comme celle de James Bond). C'est fort et pour le petit parasol, vous repasserez. Ce n'est pas un bar pour les Bisounours, ici. On ne sert que des alcools forts. Et pas avec le dos de la cuillère.

 

Moi, j'ai tout bu et je vais me resservir un verre !

 

Allez, un dernier verre... ?

 

PS : Une mention spéciale au deux flics de la DEA, Teigneux et Super Teigneux, qui bouffent du Freud au petit-déj et vous le ressortent à tout bout de champ. Hilarant.

 

Livre participant au Challenge "Thrillers et polars" de Liliba.

 

 

 

 

Titre : Sleepy Hollow


Auteur : Peter Lerangis - Washington Irving (Antécédent bibliographique) - Kevin Yagher (Antécédent bibliographique) - Andrew Kevin Walker (Antécédent bibliographique)
Edition :  Presse Pocket (2000)


Résumé :

La Légende du cavalier sans tête, aussi connue comme "La Légende de Sleepy Hollow" ou "La Légende du Val dormant", est une nouvelle de Washington Irving contenue dans The Sketch Book of Geoffrey Crayon, Gent., écrite à Birmingham en Angleterre, publiée pour la première fois en 1819.

L'histoire se déroule aux alentours de 1787 dans l'implantation hollandaise de Tarrytown, près d'une gorge retirée nommée Sleepy Hollow, le «Vallon endormi» (en 1997, North Tarrytown a été rebaptisée Sleepy Hollow, Comté de Westchester, New York, États-Unis).

 

Ichabod Crane, un policier dont les théories de criminologie sont en avance sur leur temps, est envoyé à Sleepy Hollow, au nord de l'état de New-York, pour arrêter un serial killer qui a déjà décapité trois victimes. Ichabod tombe amoureux de Katrina Van Tassel, la fille de l'homme le plus riche de la ville, et perdra presque sa propre tête avant de mettre un terme aux assassinats, qui ont été commis par le fantôme d'un mercenaire allemand tombé durant la révolution américaine : le Cavalier sans tête.

Elle raconte l'histoire de Ichabod Crane, un maître d'école bégueule du Connecticut, écarté de la ville par Abraham « Brom Bones » Van Brunt, son rival en amour pour la main de Katrina Van Tassel, 18 ans, fille de Baltus Van Tassel et 5e descendante d'immigrants hollandais elle-même.

La légende que raconte cette histoire est celle du chevalier sans tête ou Hessien Gallopant de la combe, fantôme d'un soldat hessien qui perdit sa tête au contact d'un boulet de canon durant « quelque bataille sans nom » de la Guerre d'Indépendance des États-Unis, et qui rode depuis lors dans Sleepy Hollow à la recherche d'une tête de remplacement.

Le dénouement de ce conte imaginaire se déroule dans le bien réel cimetière de Sleepy Hollow.

 

Petit plus :

Écrit à la fin du 19e siècle par Washington Irving, ce conte est un pur classique de l'épouvante.

 

Il fut effectivement écrit dans la petite ville de Sleepy Hollow, situé à une simple demie-heure de New-York, ce qui la place dans cette région de Nouvelle-Angleterre qui inspira les nouvelles les plus terrifiantes de Lovecraft et même les romans les plus angoissants de Stephen King, décidément nous sommes bien dans l'épicentre de la Terreur Absolue.

 

La ville de Sleepy Hollow est très petite, et à l'époque où est écrit le roman ce n'était qu'un village, l'action de l'oeuvre se déroule aussi au 19e.

 

Si l'on devait établir un bref guide touristique de l'endroit : un cimetière effrayant, juste à côté de celui-ci une grande forêt, fort agréable au printemps et en automne et totalement terrifiante en plein hiver, etc...

 

 

Critique :

Ayant vu le film, j'avais décidé, en tombant par hasard sur ce livre, de l'acheter.

 

Le livre (156 pages) est comme le film puisqu'il en est la novelisation (sans oublier qu'il est suivi de la nouvelle originale de Washington Irving "la légende du Val Dormant" qui ellefait 34 pages).

 

Je l'ai lu en mars 2000, le ticket de caisse m'avait servi de marque-page et il est toujours au bout du livre !

 

Ce qui m'avait plu, dans cette histoire, c'était que au départ, j'avais pensé que le fameux cavalier sans tête n'était qu'un humain déguisé et qui camouflait ses crimes grâce à cette légende du cavalier maudit.

 

Ichabod Crane, personnage ô combien original car il prône pour des enquêtes scientifiques. Il avait tout du détective digne des Experts, en avance sur son temps puisque nous sommes en 1799. Imaginez à cette époque, pratiquer une autopsie... diable !

 

A cette époque, ça ne plaisante pas et ses supérieurs, pour le calmer, l'envoient dans la charmante bourgade de Sleepy Hollow, à deux jours de voyage de New-York en lui refourguant une affaire qui pue : élucider trois meurtres commis dans ce coin perdu du monde et habité par une communauté de Hollandais.

 

Ichabod enquête, interroge, autopsie et découvre la fameuse légende du Cavalier sans Tête...

 

ichabod est rationnel et tout comme moi, il subodore un petit plaisantin qui a voulu jouer à la Grande Faucheuse et camoufler ses crimes...

 

Moi aussi j'étais rationnelle et en allant voir le film, je ne savais rien du scénario. J'avais jubilé quand un habitant avait fait semblant d'être le cavalier, toute heureuse que j'étais d'avoir tout compris.

 

En fait, j'avais rien pigé du tout ! Le cavalier maudit en était vraiment un ! Non, je ne spolie pas, tout le monde connaît le film... enfin, j'espère !

 

Pan, coup de pied au cul. J'adore ça quand je pense avoir tout compris, que nous allons aller vers le traditionnel et que l'on tombe dans le fantastique.

 

D'accord, en lisant le livre, ayant vu le film, plus de surprise, mais quel moment de plaisir de lire en voyant les images, de retrouver l'atmosphère du film dans cette novelisation, de frisonner et de me dire, en début de lecture "je sais qui a tué, nananinanère".

 

Non, je n'avais pas perdu mon temps en lisant le livre après le visionnage du film. Le livre est comme le film, excellent !

 

 

 

 

Titre : Frankenstein ou Le Prométhée moderne
 
Auteur : Mary Shelley
Edition : Marabout (1964) / J'ai Lu (1993 - 1997 - 2005) / Presse Pocket(2000) / LP (2009)


Résumé :

Victor Frankenstein, scientifique genevois, est recueilli sur la banquise par un équipage faisant route vers le Pôle Nord.

 

Très tourmenté, il livre son histoire au capitaine du bateau : quelque temps auparavant, il est parvenu à donner la vie à une créature surhumaine.

 

Mais celle-ci sème bientôt la terreur autour d'elle...

 

Critique :

Tout d’abord, remarquons que ce roman a été écrit par une femme. A l'époque (1818), ce n'était pas rien ! Voilà, c’était la minute féministe...

 

Moi aussi, lorsque j'ai décidé de lire ce livre (les années 1990), je croyais tout savoir sur Frankenstein.

 

Et bien, comme on dit chez nous, j'aurais mieux fait de laisser croire les bonnes sœurs, elles sont quand même là pour ça...

 

J'avais tout faux ! Mais vraiment tout faux. Une claque que je me suis prise dans la figure. Mon jeune âge de l'époque était sans doute la cause.

 

Maintenant, je sais qu’il ne faut pas confondre le Professeur Frankenstein et la créature du Professeur Frankenstein, cette même créature composée de divers fragments de cadavres.

 

Oui, je croyais tout savoir, je ne savais rien et je sais qu'on ne sait rien...

 

Fichtre, quel livre. Il a remis mes pendules à l'heure.

 

Mary Shelley n'est pas tout à fait contemporaine à Conan Doyle, pourtant, son livre a un petit rapport avec Sherlock Holmes et c'est une amie qui m'a ouvert les yeux dernièrement.

 

Quel rapport ? me demandez-vous...

 

La science, bande de béotiens !

 

L'incroyable génie de ce professeur Frankenstein qui aura été capable de faire vivre des bouts de chair cousus grâce à des décharges électriques.

 

La morale de ce livre pourrait se traduire par une phrase de Rabelais : «science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

 

Pour être encore plus clair, les scientifiques doivent réfléchir aux conséquences de leurs actes plutôt qu’à la gloire. Ce que le professeur ne fit pas... et qui paya les pots cassés ? Sa pauvre créature. Oui, pauvre créature, je le dis haut et fort.

 

Moi qui croyait le connaître et moi qui "pensais" la haïr, et bien, ce fut tout le contraire. Non, la créature n'est pas à blâmer, mais son créateur, oui !

 

Tout comme Icare, le professeur Frankenstein a voulu s’approcher de Dieu, mais en créant ce « monstre », ses ailes ont brûlé et il s’est écrasé au sol.

 

Si ça s’arrêtait là, encore, ça irait. Mais Mary Shelley va plus loin en montrant que la créature elle-même est une victime de la mégalomanie du professeur.

 

Elle souffre, cette créature, d’être fuie par les humains. Sa souffrance suinte de toutes les pages du roman. J'ai eu mal avec elle. Oui, elle a tué... mais le professeur l'avait abandonné à son triste sort. Que pouvait-elle faire ?

 

Donc, à la différence : Conan Doyle en bon médecin, prône la science et Mary Shelley en dénonce les mauvais aspects. Et elle a eu bien raison.

 

Deux visions différentes d’une même force...

 

Mettez vos a priori sur le côté, laissez croire les bonnes sœurs et ne pensez pas tout savoir d'une œuvre avant de vous être penchée dessus parce que ce roman vous remettra à votre place.

 

Un livre de plus qui m'a marqué au fer rouge.

 

Titre participant au Challenge "La littérature fait son cinéma - 2ème année" chez Kabaret Kulturel en au Challenge "Les 100 livres à lire au moins une fois" chez Bianca.

 

 

 

 

Titre : Amityville : La maison du diable
 
Auteur : Jay Anson
Edition : France loisirs (1979)


Résumé :

Amityville, banlieue de New York, 13 novembre 1974. Dans une maison bourgeoise, un jeune homme, dans un accès de démence, tue à coups de fusil ses parents, ses frères et ses sœurs.

 

À son procès, il affirme avoir été possédé par une voix qui lui a ordonné de tuer.

 

Quelque temps plus tard, cette maison est mise en vente à un prix défiant toute concurrence.

 

La famille Lutz l'achète malgré la tragédie qui s'y est déroulée. Ils n'y resteront que vingt-huit jours.

 

Petit plus : Pour en savoir plus sur cette maison, voici quelques sites.

 

 

Critique :

 

Quand une connaissance m'avait demandé si j'avais déjà lu "Amityville, la maison du diable", qui parlait d'une maison hantée et que les faits étaient véridiques, j'avais éclaté de rire.

 

- Encore un truc débile pour faire vendre des livres...m'entendais-je encore dire, alors que je tremblais en lisant le livre.

 

J'avais 16 ans à tout casser. Un peu plus, mais guère moins...

 

Ah ça, c'était une connaissance qui ne me voulait pas que du bien en me prêtant son livre.

 

Foutredieu, j'ai claqué des dents, vérifié que ma porte était bien fermée, sursauté au moindre craquement du parquet (parquet en bois dans les chambres, quand j'habitais chez mes parents),... La trouille, je vous le dis !

 

Surtout que, si ce truc est une arnaque, elle est bien faite puisque, en avant propos du livre (où en annexe,je sais plus) on vous explique que tout cela est vrai...

 

Stephen King fut responsable de quelques uns de mes tremblements, mais ce qui ressemblait plus à une Parkinson, point de vue tremblement, c'est ce fichu livre qui me l'a donné !

 

J'aurais bien fait comme Joey, dans la série "Friends" qui avait mis un livre qui lui fichait la trouille dans le congélateur ("Shinning", de King)... Mais Friends n'existait pas encore... Sinon, j'aurais fait pareil !

 

Âmes sensibles, cardiaques, abstenez-vous de la lecture de ce livre. Sinon, je vous garantis que vous allez trembler et défaillir lors de votre lecture.

 

Même adulte, j'oserais plus le relire... ce qui est dommage, parce que c'était bien, l'histoire. Brrr... j'en frissonne encore.

 

 

 

 

 

Titre : Le postier


Auteur : Bentley Little
Edition :  Pocket Terreur (1999)


Résumé :
Vous n'oserez plus jamais regarder dans votre boîte aux lettres ! Pour les habitants d'une petite ville isolée comme Willis, en Arizona, l'arrivée du courrier est l'un des points forts de la journée.

 

Autrefois on l'attendait avec une impatience mélée de curiosité. Mais maintenant il y a le nouveau facteur.

 

Tout à coup les factures se perdent, des lettres embarrassantes arrivent là où il ne faut pas, de noirs secrets sont soudain livrés à la connaissance de tous et des gens commencent à mourir.

 

Peu à peu la peur et la suspicion s'installent. C'est désormais dans la terreur que l'on guette le courrier.

 

Et si derrière son air amical et son sourire immuable, le nouveau facteur était tout simplement... l'incarnation du mal ?

 

 

Critique :

Étant donné que je l'ai lu, tout comme les autres de la collection, en 1995, je n'ai plus beaucoup de souvenirs, si ce n'est qu'après la lecture, je n'ai plus regardé mon facteur de la même manière.

 

Le livre, pourtant commence en douceur et on se demande même si c'est bien un livre de la collection "terreur", parce que, le nouveau facteur qui remplace celui qui est décédé, et bien, c'est un gentil facteur : il ne vous donne que des bonnes nouvelles ! Mais oui, fini les factures qui vous plombent la journée, les rappels, les publicités envoyées par les banques,... Que demander de plus ?

 

Que le malaise s'installe, tout simplement ! Comment ? En découvrant, dans sa boîte aux lettres, du courrier émanant de personnes décédées, ou des lettres qui sont destinées à d'autres personnes, avec leurs lots d'accusations et de révélations capables de vous instaurer un climat de haine et de tension, de très haute tension, très électrique (jeu de mot facile).

 

L'avantage du livre, c'est que nous suivons les tribulations de la famille Albin, cela vous fidélise le lecteur, de suivre une famille bien définie.

 

Vous l'aurez compris (sinon je vous fait un dessin), "Le Postier" est un très bon livre d'épouvante dont le suspense monte doucement au fil des pages, lentement, mais surement, rassurez-vous. Nous finirons dans le cauchemardesque et l'épouvante.

 

Quand vous l'aurez fini le livre, durant un certain temps, vous guetterez l'arrivée de votre courrier avec appréhension, je vous le dis ! Méfiez-vous du facteur, il peut en cacher un autre... Brrrr !

 

 

 

 

 

Titre : Monssstre


Auteur : Randall Boyll
Edition : Presse Pocket (1992)


Résumé :

Comme vous, Arnold White, dix ans, est un fan des romans de terreur. Mais il sait que la réalité peut être bien plus effrayante. En fait, sa vie est peuplée de monstres.

D'abord il y a son beau-père, alcoolique, qui, dans ses crises de rage, l'a envoyé plus d'une fois à l'hôpital.

Et puis il y a ce fou avec son rasoir qui menace de le tuer pour lui arracher ses secrets.

Et, maintenant, il y a le monstre enterré dans la vieille ferme des Parker : une momie qu'Arnold a bêtement ramenée à la vie. Lui qui croyait tout connaître de l'horreur va s'apercevoir qu'il a encore beaucoup à apprendre...

 

Critique :

Un roman qui fiche la trouille, Monssstre ? Que nenni !

 

Vous n'avez pas l'air de me croire... Il est même drôle, le livre, même si on commence avec un enfant battu.

 

Attendez, je vous dresse un bref aperçu de quelques personnages qui gravitent autour d'Arnold White, le gamin du livre. Vous allez comprendre.

 

Frank Weasel Whipple (le beau-père du gamin) est un sale alcoolique, méchant, con, lâche, brutal (les qualificatifs me manquent). Remarié avec femme et enfants, il passe son temps à picoler à la taverne du coin.

 

Croisant un jeune militaire, qui lui enseignera l’art subtil d’avaler un oignon grelot par une narine, Weasel s'étouffera (bien fait) et prendra ensuite une cuite mémorable.

 

Du coup, le jeune Arnold (treize ans) prendra une raclée à la maison. Et pas une petite : tympan crevé, dents cassés, fracture du crâne, bras cassé et déchirure interne de l’estomac ! Attendez, partez pas...

 

Sa mère ne porte pas plainte et dit que le gamin est tombé dans l’escalier. A l’hôpital un vieil homme informera le gamin de l’existence d’un trésor avant de trépasser (c'est con, hein ?).

 

Mais un faux infirmier arrive et lui plante un canif dans l’œil. S'enfuyant, il promet tout de même de faire cracher le morceau au gamin (à savoir l’endroit où le trésor est enterré, suivez, bon dieu).

 

Le lendemain, Weasel sort Arnold de l’hôpital à l’insu des médecins. Quand je vous disais que ça partait dans le burlesque au lieu de l'horreur. Si, si, je vous jure ! En lisant ce livre, je suis tombée sur une parodie incroyable et hilarante. Oui, j'ai ri !

 

Déjà, la robustesse du gamin est inouïe : il se fait tabasser à coups de canne dans les testicules (sachant qu’il sort juste de l’hôpital avec des symptômes effroyables) avant de se prendre une balle dans la jambe et un coup de crosse sur la tronche par le vieux Parker. Ah, oui, Norman Parker l’avait pris pour un extra-terrestre ! Quoi ? Vous ne le saviez pas ??

 

Bon, Arnie résiste à tout, il est incassable et il poursuit sa quête du trésor.

 

Oups, j'ai failli oublier de vous dire que la mère d’Arnie a fichu un coup de poêle sur la tête de son alcolo de mari avant de dire à Arnold de quitter la maison pour se réfugier chez son oncle. Attendez, le gamin est dans un sale état et il part à pied, avec tous ses bandages, son traumatisme crânien et son bras cassé ! Increvable, le gamin, je vous dis !

 

Non, je vous interdis de vous moquer de ce livre, il est génial et la prose de Boyll (l'auteur, pour ceux qui n'ont pas suivi) est vive et alerte.

 

Les dialogues sont percutant, mordants, les personnages sont aussi lourds qu'il se doit. Ils sont tous alcooliques, méchants ou lâche, certains font même des cumuls de ces qualités. Oui, les personnages sont poussés, très, mais cela rend le livre encore plus délirant. Je ne vous parle même pas du monstre qui m'a fait rire, pas de lui, mais de comment l'auteur le traite, lui aussi il va morfler.

 

Bon, pas trop de détails pour vous, lecteurs de ma critique hilare, car le faux infirmier, accompagné de son père, traqueront Arnie sans relâche. C’est seulement après qu’Arnold s’enfuira et se fera tirer comme un lapin près de la ferme de Parker. Vous vous souvenez, je vous en parle plus haut...

 

Stephen King en prend aussi pour son grade et est décrit comme l’écrivain fou de Bangor ! D’ailleurs l’auteur le dit dans sa préface de manière ironique : « Stephen King, qui fait de fréquentes apparitions dans ce livre, et qui va sans doute me poursuivre en justice… »

 

Un bon délire qui laisse entrevoir une facette différente de la littérature d’épouvante.

 

Certains seront déçus… ou pire : catastrophés par un tel livre.

 

Mais tentez l’expérience Boyll pour la curiosité, il vaut le détour, ne fut-ce que pour ne pas mourir idiot en étant passé à côté de ce roman qui détonne dans ma collection "Pocket Terreur" et qui mérite une place dans le rayon "Burlesque".

 

 

 

 

 

Titre : Le trône de Satan


Auteur : Graham Masterton
Edition : Pocket Terreur (1993) / Pocket (2000)


Résumé :

Rick Delatolla se flattait d'avoir le don pour flairer les bonnes affaires. Et le fauteuil en acajou richement sculpté de serpents et de corps humains entrelacés paraissait bien être l'occasion du siècle.


Jusqu'à ce que des choses étranges commencent à arriver à Rick et sa famille : arbres du jardin dépérissant en quelques heures, journées entières s'écoulant en un clin d'œil, chien dévoré de l'intérieur par un monstrueux insecte.


Rick savait qu'il n'avait pas le choix : il fallait qu'il détruise le fauteuil avant que le fauteuil ne détruise tout ce qui comptait pour lui.


Mais le trône de Satan l'avait pris en affection et tenait absolument à lui accorder ses bienfaits...

Né en 1946, auteur de la trilogie du « Manitou », de « Démences », « Transe de mort » et « La nuit des salamandres », Graham Masterton est l'un des plus grands écrivains anglais de Terreur. Son imagination délirante et son sens de la démesure l'ont souvent fait comparer à Lovecraft.

 

Critique :

 

Puisque j'avais lu, de cet auteur, "Le jour J du jugement", j'ai poursuivis ma route avec " Le trône de Satan" et je n'ai pas été déçue, que du contraire.

 

Lorsque j'ai lu ce livre (années95-96) je m'attendais à d'avantage d'horreur, même si l'ambiance est plutôt angoissante et monte crescendo.

 

Récit de construction classique, mais à la première personne du singulier, ce qui nous permet d'être dans les pensées du personnage principal, à savoir : Rick Delatolla. Il se flattait d'avoir un don pour flairer les bonnes affaires ? Le trône de satan ne sentait pas assez mauvais, alors, parce que sinon, il l'aurait laissé là. Cela lui aurait évité bien des ennuis, mais cela m'aurait empêché de lire un bon roman qui m'a tout de même un peu glacé les os (ils glacent vite, aussi).

 

Oui, j'ai frémis en même temps que Rick qui avait des inquiétudes pour sa famille, et moi aussi.

 

Non, pas de scènes avec de la violence, c'est juste l'ambiance et l'atmosphère particulière de ce livre qui m'ont fait frémir. Quelques passages légèrement gore (mais pas de trop) et un soupçon d'érotisme, et l'affaire est faite.

 

Ah, il fallait y penser de faire cohabiter le Malin dans des objets rudimentaires... Je n'achèterai jamais de fauteuil en acajou richement sculpté de serpents, moi. Le trône de Satan est vraiment horrible et ne cherche qu'à collecter un maximum d'âmes pour son confort en offrant l'argent, la gloire et les femmes en retour.

 

Les personnages sont crédibles, agréables, on s'y attache, mais ils sont très peu décrits. L'auteur ne s'encombre pas de détails inutiles pour décrire l'aspect physique de ses personnages, ce que j'ai un peu regretté.

 

Alors même si j'en aurais voulu davantage, l'intrigue reste simple, sans trop chercher dans la complexité. L'intrigue repose sur un combat entre le bien et le mal, entre Dieu et le Diable, ce que j'apprécie le plus en général et je me suis laissée prendre au jeu.

 

Attention, le manque d'action ne m'a pas dérangée (je parle d'action pure, les personnages ne passent pas tout le livre à dormir), je pense qu'il pourrait en rebuter certains, ceux qui cherchent cela au travers leurs lectures.

 

C'est un livre que je recommanderais à ceux qui veulent se plonger dans un récit pas trop compliqué, sans du sang qui dégouline des murs, mais avec une histoire qui tient en haleine.

 

 

 

 

 

Titre : La momie


Auteur : Anne Rice
Edition : Pocket Terreur (1992 - 2005)


Résumé :

Le pharaon Ramsès ressuscité dans l'Angleterre de 1914, voilà la folle histoire que nous propose Anne Rice ! L'absorption d'un élixir l'ayant rendu immortel, Ramsès - rebaptisé Docteur Ramsey pour plus de discrétion - découvre le monde moderne.

 

Mais le souvenir de la belle Cléopâtre le hante. Revenue à la vie à son tour, celle-ci va se révéler bien plus dangereuse que ne le dit la légende…

 

 

 

Critique :

Dans ma grande passe "Pocket Terreur", j'avais dévoré ce roman mettant en scène le pharaon Ramsès et j'avais aimé son côté "beau ténébreux", son côté immortel et la petite histoire d'amour derrière tout cela.

 

Romantique, moi ? Oui, parfois.

 

L'Egypte dans laquelle je fus entraînée par l'auteur était richement détaillée, les ambiances étaient mystérieuses et l'histoire m'avait emballée.

 

En fait, ce roman est mal casé en se trouvant dans la catégorie "terreur" parce qu'il devrait se trouver dans la catégorie "fantastique".

 

Bref, un chouette roman que j'avais dévoré et qui a hanté bien des nuits... dans le bon sens, je vous rassure.

 

 

 

 

 

Titre : Né de l'ombre


Auteur : Matthew J. Costello
Edition : Pocket Terreur (1995)


Résumé :

Le diable a tout le temps, c'est lui qui choisit son heure.

Ayant trouvé dans la bibliothèque d'un de leurs professeurs un antique traité d'occultisme, un groupe de lycéens décide de dessiner un pentacle et d'invoquer le diable.

 

Sans autre résultat qu'un effroyable accident, apparemment plutôt dû à l'abus de bourbon qu'aux forces des ténèbres. Un accident qui coûte la vie à l'un d'entre eux.


Au fil des années, Will Dunningan, le sceptique du groupe, finit par oublier cette nuit tragique.

 

Jusqu'à ce que, vingt-sept ans plus tard, une série de crimes monstrueux secoue Manhattan. Comme si Jack l'éventreur était de retour.

 

Comme si un démon était lâché sur New York.

 

 

Critique :

 

Un rituel satanique réalisé par une bande de copains, un pentacle dessiné sur le sol, et le diable qui ne viendra pas (z'avaient pas pris de rendez-vous). Ils auraient pu s'en tirer à bon compte, mais un terrible accident a lieu et un des leur y laisse sa vie. La faute à qui ? A la bouteille de Bourbon, pardi !

 

Les conséquences les plus graves, elles arriveront plus tard, bien plus tard...

 

Lors de la lecture du livre, j'ai fait un sacré voyage au cœur des ténèbres et du satanisme, il m'a pris à la gorge, m'a étouffé, terrorisé (vous moquez pas) et parfois même dégoûté.

 

Un livre qui comblera tous les amateurs de terreur et fera dresser les cheveux sur la tête des non-amateurs qui veulent tout de même découvrir ce genre littéraire.

 

 

 

 

 

Titre :  Nécroscope, Tome 1


Auteur : Brian Lumley
Edition : Lefrancq (1996) / Ré-édition : Bragelonne (2009) ou Presse Pocket (1999)


Résumé :

Les morts ne racontent pas d'histoires.

Sauf à Harry Keogh, Nécroscope. Et ce qu'ils lui disent est terrifiant...


Car dans les montagnes des Balkans, un mal effroyable se relève. Depuis longtemps enterré en terre sacrée, enchaîné par la terre et l'argent, le maître vampire complote et intrigue : Thibor Ferenczy a faim de liberté et de revanche.


Pour arriver à ses fins, il se sert de Boris Dragosani, son instrument humain. Issu d'une agence ultrasecrète d'espions soviétiques, Dragosani est un élève passionné, impatient de sonder les profondeurs démoniaques de l'esprit du vampire.

 

Ferenczy lui enseigne les horribles techniques de la nécromancie, lui donnant ainsi le pouvoir d'arracher leurs secrets aux esprits et aux corps des morts.

Le seul à se dresser contre lui : Harry Keogh, champion des morts et des vivants. Pour le protéger, les morts mettront tout en oeuvre, jusqu'à se lever de leurs propres tombes !

 

Critique :

La première chose qui m'avait attirée, dans ce livre, c'était la couverture...

 

Oui, il y a des années de ça, en vadrouille dans une grande brocante en lieu couvert, où l'entrée était payante, je râlais de n'avoir mis la main sur aucun livre "correct".


Soit ils étaient neufs au prix du magasin, soit dans un état tel que même mon chien n'en aurait pas voulu.


Puis, je tombe sur ce livre à la couverture étonnante. Pourquoi pas ? Je n'avais acheté qu'une bande dessinée dont je ne connaissais rien et ma frustration n'avait pas d'égale. Alors, je décidai que ce serait le jour des découvertes et bien m'en pris puisque la bédé me fit découvrir le lieutenant Blueberry...


Mais revenons à Nécroscope. Je l'avais lu assez rapidement et le moins que l'on puisse dire, c'est que je fus scotchée ! Ils sont rares les livres que je ne voulais pas lâcher, et celui-ci en fait partie intégrante.


Un Nécroscope ? Quésako ? Ben c'est un homme qui parle avec les morts ! Opposé dans son combat à un autre Nécroscope, mais qui lui doit extirper les renseignements des cadavres, Harry Koeg va vivre une aventure assez mouvementé dans ce livre.


Le mélange avec les vampires était génial et je ne m'étais pas embêtée en lisant le livre, ne voulant qu'une chose, lire la suite.


Tout le problème vient de là... annoncée au départ comme une décalogie (si pas plus) mais l'éditeur ayant fait faillite, les seuls romans disponibles étaient dans la langue d'origine : l'allemand. Teufel, himmel got, che ne barle pas la langue de Goethe.


Désespoir extrême... jusqu'à ce que "Pocket Terreur" édite le tome 2 et Bragelone le 3.


Mais aucun des deux autres ne me fera vibrer comme ce premier opus me fit vibrer...


Au final, c'était une bonne journée, celle qui me fit acquérir le livre (et le Blueberry).

 

 

 

 

 

 

Titre :  Nécroscope, Tome 2 : Vamphyri


Auteur : Brian Lumley
Edition : Fleuve noir (2004) / Ré-édition : Bragelonne (2009)


Résumé :

Le retour de Harry Keogh, le Nécroscope, ne se fait pas sans peine. L'Angleterrre et la Roumanie sont envahis par les descendants des vampires.

 

Yulian Bodescu, contaminé par le vampire Thibor Ferenczy, menace la vie du jeune fils de Keogh, Harry Junior. Celui-ci use de ses talents surnaturels et rend possible la destruction de Bodescu qui a créé une armée secrète de vampires.

 

Le fils de Keogh est en fait un " nécroscope ", doué des mêmes talents que ceux de son père... ou peut-être même plus puissants..

 

Critique :

 

Il entend les morts.

 

Tel est le don d'Harry Keogh, et aussi son fardeau. Ainsi s'expriment les pensées de ceux qui reposent sous terre : les morts dans leur tombe... mais aussi les morts-vivants !

 

Et ce qu'ils lui disent est terrifiant...

 

Le retour de Harry Keogh, le Nécroscope, ne se fait pas sans peine. L'Angleterrre et la Roumanie sont envahis par les descendants des vampires. Yulian Bodescu, contaminé par le vampire Thibor Ferenczy, menace la vie du jeune fils de Keogh, Harry Junior.

 

Une fois la dernière page du premier tome «Nécroscope» tournée, j'avais l'âme en peine puisque la suite était introuvable dans la langue de Molière. Quelques années plus tard, la collection «Presse Pocket» remédiait au problème en publiant le tome deux. Youpie !

 

Je me demandais tout de même comment l'intrigue allait se poursuivre et j'avais un peu peur d'être déçue, surtout que la fin du tome 1 aurait pu sonner comme définitive (ceux qui l'ont lu comprendront).

 

L'auteur britannique m'a bien surprise dans le tome 2 : il nous livre un flash-back historique tout en gardant comme système narratif la méthode de « confidence ».

 

Si le premier tome était construit principalement sur les actions croisées entre le nécromant Dragosani, le vampire Thibor Ferenczy et l'anglais Harry Keogh, le deuxième met en scène de nombreux autres personnages, principaux et secondaires. Quant à Harry, je ne puis vous en dire plus.

 

Je suis ressortie de ma lecture en me disant que le roman était digne des meilleures intrigues d'espionnage. de plus, l'auteur possède un style d'écriture claire et simple.

 

Ce tome, donc, c'est une sorte de mariage entre un récit d'espionnage, de science-fiction et d'horreur. Oui, mariage à trois... Étonnant !

 

Dans ce roman, via les confidences de Thibor Ferenczy, qui nous projettent dans les Balkans de l'époque féodale, on en apprend un peu plus sur la nature de ces Wamphyri, cette espèce de parasite symbiote qui trouve refuge dans les corps humains (et autres organismes) pour les transformer en créatures redoutables et meurtrières. Brrr.... horreur, je vous disais, pire que des tiques, ces Wamphyri !

 

Bref, un habile mélange entre le «très classique vampire des Carpathes» et une «relecture SF» à cause de certaines théories dont je ne peux vous parler pour ne rien dévoiler.

 

Cette trame finira par recouper une autre, plus moderne (nous sommes en 1977... hem pas moderne pour nous), au cours de laquelle le lecteur va découvrir, en même temps que les membres britanniques de l'INTESP, les particularités des pays de l'ancien bloc soviétique, sans que le récit en tombe dans la caricature.

 

Puis, comme dans le tome 1 où Brian Lumley avait introduit l'initiation necroscopique de Harry Keogh, il renouvellera l'expérience avec un autre personnage : Yulian Bodescu.

 

Là encore, il s'agit d'une initiation, d'un apprentissage et d'une prise de conscience, mais cette fois-ci Yulian Bodescu n'est pas un jeune prodige pouvant causer avec les morts… mais un Wamphyr !

 

Comme dans le premier opus où Dragosani l'apprenti wamphyr était un personnage sombre, mais bien travaillé, dans celui-ci, c'est Yulian Bedescu et la lecture de ses terribles exactions (l'étape de domination sur son environnement familial est magnifiquement décrite, abject, captivante, horrible,...) qui lui vole la vedette et devient un personnage fort sombre, vous donnant des frissons et rendant la lecture encore meilleure.

 

Le problème reste que l'auteur, dans ce volume, utilisera Harry Keogh comme une sorte de soupape de sécurité et se livre à des raccourcis un peu trop faciles. le point faible... et puis, je n'avais pas aimé ce qui était arrivé à Harry, mais ça, c'est purement personnel...

 

Je ne vous dévoilerai rien sur la nature de l'intrigue, mais Harry Keogh est devenu un personnage puissant, capable de résoudre, par l'unique utilisation de ses pouvoirs, tous les problèmes que lève ce cycle. Et là, c'est moins bon un héros qui arrive à tout résoudre...

 

Malgré cela, il reste un super roman, même si je lui mets une étoile en moins que "Nécroscope" qui lui, était à un niveau tellement haut que jamais il n'aurait pu faire aussi bien.

 

 

 

 

 

Titre :  Nécroscope, Tome 3 : Les origines


Auteur : Brian Lumley
Edition :  Bragelonne (2009)


Résumé :

Les montagnes de l'Oural en Russie dissimulent une porte surnaturelle.

 

Des scientifiques soviétiques et des experts, dans une base militaire secrète, étudient la porte qu'ils ont accidentellement créée et les créatures maléfiques qui en surgissent .


Quand Jazz Simmons, un agent britannique chargé d'infiltrer cette base, est capturé par l'ESPionnage du KGB et contraint de franchir la porte, l'ESPionnage britannique demande à Harry Keogh le nécroscope de venir les aider à le retrouver.


Harry accepte pensant pouvoir retrouver sa femme et son fils dans ce monde parallèle, mais la porte affecte le fonctionnement des portes de Moebius et elle est sévèrement gardée par les soviètiques.


Jazz Simmons tente de survivre dans un monde régi par les terribles vamphyri tandis que Harry tente lui de gagner cet univers.


L'un et l'autre pourront ils survivre à autant de vampires et ces vampire ne vont il pas via la porte envahir notre monde ?

 

 

Critique :

 

Jamais publié jusque-là en France et grand merci aux éditions Bragelonne de nous avoir offert la suite, même si je ne l'ai pas trop aimée.


Troisième opus de la série Nécroscope, qui se penche, comme l'indique le titre, sur les origines des Whampyri.


L'histoire nous entraîne donc à nouveau dans les pas de Harry Keogh qui a pris possession du corps d'Alec Kyle, ex-patron des ESPerts britanniques.


Harry Keogh recherche en vain son fils et sa femme depuis que ceux-ci ont mystérieusement disparus de la surface de la terre. le nouveau patron du service ESP va lui offrir une piste vers un ailleurs inconnu, et d'étranges activités que les ESPerts russes dirigent dans une vallée perdue d'URSS.


J'ai découvert donc, en même temps que les origines des Whampyri et de leur symbiote, les difficultés rencontrés par Harry Keogh pour accepter sa survie dans un corps qui n'est pas le sien. Me demandant comment il allait faire, et bien, c'est fait.


Le récit se subdivise en plusieurs trames, l'une liée au personnage de Jazz Simmons, agent secret britannique (qui va découvrir ce que cache les activités russes à Perchorsk) et l'autre, liée à Harry Keogh, qui va aller découvrir que les concepts de Moebius vont bien plus loin qu'ils n'y paraissent.


Le récit du troisième tome ressemble plus à de la science-fiction qu'autre chose et c'est ce qui m'a dérangé au départ, même si je m'y suis faite ensuite. J'avoue que j'étais loin de m'attendre à ça, m'étant imaginée tout autre chose et ça m'a foutu en l'air le début de lecture.


Ici, les concepts d'espace-temps du mentor de Harry Keogh sont très importants (ainsi que sur la vision qu'en a le Nécroscope) ainsi que cet Ailleurs, situé dans un espace-temps inconnu. Nous en avions déjà appris un peu plus dans le tome 2, mais là, ils prennent un autre sens.


Par moment, je me serais crue en train de lire Dune ou Hypérion à cause de cette mise en scène d'un monde désertique où différents peuples livrent une lutte acharnée pour leur survie. Mais quand je dis "lutte acharnée pour survivre", c'est vraiment lutte acharnée ! Ce récit occupe d'ailleurs une grande partie du roman.


Même si j'ai moins aimé, du fait d'avoir été déstabilisée, l'auteur nous présente cet univers de manière cohérente et le style était accrocheur puisque je n'ai pas abandonné la lecture. Quoique, cela aurait été bête d'avoir attendu aussi longtemps pour tout laisser tomber.


Le mythe des Whampyri trouve ici son origine et elle prend place dans un espace-temps différent et c'est de cet "espace-temps" que sont venu les vampires et qui ont laissés sur terre les légendes que nous connaissons : les vampires dont Faethor et Thibor sont les descendants.


L'auteur détaille aussi les pouvoirs du symbiote, la manière dont il infecte les espèces vivantes, (transformant les humaines en Whampyri) sans oublier de nous donner la recette pour en venir à bout, depuis l'argent en passant par le feu, l'ail ou un pieu enfoncé en plein cœur. Toujours les bonnes vieilles recettes, quoi.


Un troisième opus déstabilisant pour une "non fan" de SF telle que moi, mais qui confirme les qualités de la série (que nous n'aurons peut-être pas la chance de lire en entier), et une vision originale du vampirisme, tout en respectant le mythe, mais en l'adaptant à une sauce SF.


A découvrir.

 

 

 

 

 

Titre : Les Ruines


Auteur :  Scott Smith
Edition : Michel Lafon (2007) / Livre de Poche (2008)


Résumé :

Deux couples, fraîchement sortis de l’université, profitent de vacances exotiques sur les plages ensoleillées du Mexique.

 

Avec d’autres touristes, ils décident de s’aventurer au coeur du Yucatán à la découverte d’un mystérieux site archéologique maya.


Munis d'une carte griffonnée sur un bout de papier et de quelques bouteilles de tequila, ces jeunes gens en quête d'émotions fortes délaissent les plages de Cancun et débarquent dans une jungle hostile.


"N'y allez pas ", les supplie un chauffeur de taxi ;
"N'y allez pas ", leur répète un jeune villageois;
"N'y allez pas ", leur martèle un inquiétant cavalier.


Bravant les avertissements de tous, ils progressent dans ces territoires inconnus.


Au péril de leur vie...

 

Critique :

 

Ce livre, je me l'étais fait offrir... et je ne regrette pas de l'avoir choisi, ni de l'avoir lu.

 

Les adolescents n'écoutant pas les adultes et encore moins quand on leur crie que c'est dangereux, ont été planter leurs tentes à un endroit qui fichait la trouille aux autres, rien que d'en entendre parler. Moi, j'aurais fichu le camp, pas eux, tant pis pour eux...

 

Je ne leur en veut pas de leur imbécilité, sans elle, je n'aurais pas passé un aussi bon moment de lecture à me retenir de ne pas crier durant certaines scènes.

 

Malgré tout, mes orteils se recroquevillaient tous seuls à tel point que mon homme s'était même demandé s'il avait eu bien raison de m'écouter et de m'offrir ce livre.

 

Oui, il avait bien raison !!

 

Angoisse et tremblements garantis ! Oubliez le film, il est nul de chez Nul ! Le livre, lui, c'est un petit bijou d'horreur sans monstres.

 

Les Ruines, c’est un peu comme du Stephen King période Simetierre.

 

C’est dérangeant, furieusement viscéral et finalement très introspectif.

 

Scott Smith profite en effet que le récit se déroule durant une période très courte pour exposer de manière très impudique les différents points de vue de chaque protagoniste et forcer le phénomène d’identification.

 

Il dissèque, sa plume faisant office de bistouri, les états d’âmes de ces êtres humains plongés en pleine période de crise.

 

Il en résulte une exploration psychologique des personnages génératrice de malaise, qui peut soi agacer, soit passionner. Mais qui en aucun cas ne peut laisser indifférent.

 

Comme bon nombre d’auteurs contemporains américains spécialisés dans le thriller et l’horreur, l’auteur s’attache également à fragiliser progressivement ses personnages, allant même jusqu’à les souiller à l’extrême.

 

Une procédure de descente aux Enfers choquante mais efficace, d’autant plus que durant de nombreuses pages, il nous a précédemment familiarisé avec eux, nous présentant de manière concise mais précise leur nature sociale et finalement, leur ressemblance avec nous, les lecteurs.

 

J’admet que le procédé peut paraître à certains excessif, mais le résultat est là, et c’est bien l’essentiel.

 

Au cours de la lecture, on en vient alors à se poser donc souvent la question suivante : « merde, qu’est-ce que j’aurais pu faire dans cette situation ? ».

 

L’absence de réponse qui en résulte, confirmée par la mise en forme de la totale impuissance des protagonistes, nous amène à compatir à leur sort, puis à carrément s'identifier.

 

Pour autant que l’on veuille bien jouer le jeu, et que l’on ne soit pas éjecté du récit par l’excès de gore, le résultat est totalement saisissant.

 

Car, avec cet acharnement à décortiquer les pensées désespérées et nihilistes des protagonistes, l’omniprésence du gore est l’élément le plus caractéristique des Ruines.

 

Le vrai gore, loin du grand guignol exubérant qui fait plus sourire qu’autre chose. Non, là on est dans le domaine du glauque, du sale, de la souillure et de l’excrément.

 

Dans le domaine de la déchéance de la dignité humaine, quand l’individu se retrouve réduit à un amalgame complexe de chairs, de graisse et de muscles voué à l’inéluctable putréfaction.

 

L’homme biodégradable. A plus ou moins long terme…

 

A la fin de la lecture, vous ne regarderez plus vos plantes de la même manière.

 

Le livre se dévore tant on a envie de parvenir à la fin et de savoir ce qui se passe. C'est dégueu, certains passages, horribles, crispant, terrifiant, j'adore !

 

Et la fin nous prouve que TOUS les adolescents ont des croquettes pour chien dans les oreilles car ils sont sourds...

 

Sérieux, lisez-le !

 

 

 

 

 

Titre : La Nuit de Walpurgis

 

Auteur : Gustav Meyrink

Edition : Marabout Collection Bibliothèque N°451 (1973)

 

Résumé :

Selon la tradition, la nuit de Walpurgis a lieu tous les ans le 30 avril — la nuit où les fantômes sont libérés de leurs chaînes. De loin en loin, il est des nuits de Walpurgis plus grandioses, plus décisives qui, elles, peuvent libérer l'humanité entière de son asservissement. Alors vient la « grande délivrance »...

Cette histoire cruelle, pleine de mystère, de symboles et d'horreurs, est avec « Le Golem » un des deux grands chefs-d'œuvre de Gustav Meyrink.

 

Critique :

 

Diable, ce livre avait attiré mon regard dans un rayon de la bouquinerie que je fréquente assidûment (ils me doivent une villa aux Bahamas, minimum).

 

Une vieille couverture avec un joli dessin de fantômes et la perspective de passer du bon temps avec un livre pas plus épais que 182 pages... (Comme le livre de Tolstoï, il est "guère épais"... *rires*).

 

Moi qui pensais lire ce livre cachée sous la couette, à la lueur d'une lampe de poche à la lumière tremblotante et faiblissante parce que les piles dataient de 40-45.

 

Ou tout simplement assise dans divan, sous les lampes et pas à la lueur d'une bougie.

 

Hem... Vous ai-je déjà touché un mot sur le syndrome du livre de moins de 200 pages et qu'on a du mal à terminer ? Celui pour lequel on ne retarde jamais l’heure de son coucher ? Non ?

 

L'auriez-vous déjà vécu, ce sentiment affreux de vous dire que ces 182 pages sont les plus longues de votre existence ??

 

Je vois à vos haussements de sourcils et vos hochements de têtes que oui, c'est du vécu.

 

Pourtant, il s'annonçait bien, ce livre !

 

Un mélange de l’historique et de l’occulte, sur fond de Bohème, le destin des personnages broyés par le maelström d’événements hors de contrôle : cela aurait dû fonctionner.

 

Où le bât a-t-il blessé ??

 

Qui a tout foutu en l'air cette histoire au point de me donner envie de jeter le livre par la fenêtre ?

 

L'ambiance du livre n'est pas coupable, car chaque description respire la Bohême. De ses auberges à ses rues, tout y est baroque, vivant et agréablement gothique.

 

Le récit est habilement mené et bien qu'il ne soit pas rebondissant à toute les pages, cela bouge tout de même et on est entraîné dans l'aventure.

 

Par contre, le style et de l’écriture sont à guillotiner sur place ! Bon sang, que de longs monologues endormants et chiants ! Et cela sur le tiers du livre, ce qui les rend impossible à sauter.

 

Les autres personnages sont sans relief, ennuyeux à souhait et seul celui de la bohémienne tire son épingle du jeu. C'est peu.

 

La lecture est accablée par d’innombrables enchaînements, par des phrases trop courtes, des phrases trop longues et la ponctuation est chaotique.

 

Si l’expérience du livre à chier, long, lent et laborieux est pour vous encore inédite, « La nuit de Walpurgis » vous ouvre grand ses pages parce que une virginité pareille, cela doit se perdre sur le champ.

 

Si jamais j'ai d'autres titres de livres qui vous donnent envie de tout laisser tomber, si l'expérience vous a plu et que vous adorer vous emmerder dans un livre... chacun ses vices !

 


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