6. Troisième victime : Elizabeth Stride

 

La police augmente ses effectifs ainsi que la fréquence des patrouilles dans Withechapel, car dans le quartier, c'est la panique à bord. Les habitants organisant eux-mêmes des comités de vigilance.

 

La reine Victoria, au fait de ces événements (elle lit le journal, elle, pas comme les autres dames de la haute qui ne peuvent lire que le courrier mondain), écrit à son Premier Ministre lui demandant de faire quelques chose, proposant même d'installer l'éclairage dans ces quartiers sordides (ce qui sera fait plus tard, merci Jack).

 

Rien n'y fait...

 

Le 30 septembre 1888, Jack fait une nouvelle victime à son tableau de chasse.

 

1h du mat' (♫ j'ai des frissons, Je claque des dents et je monte le son ♪) et un vendeur ambulant, sans doute fatigué, remise sa carriole dans la cour du Club éducatif des travailleurs étrangers (ça s'invente pas, ça !) quand son canasson fait un écart (pas con la bête, il a senti l'odeur, lui !).

 

L'homme sort son Zippo... heu, une allumette, tout en jurant sur son animal qui a fait un stupide écart et qui lui a écrasé le pied (là, je fictionne un peu, mais à chaque écart d'un de mes chevaux, c'est toujours mon pied qui a trinqué).

 

Pétrifié qu'il est resté notre brave homme en voyant le cadavre d'une femme.

 

Quelques minutes plus tard, le policier Henry Lamb arriva avec un collègue. Le visage de la femme était encore tiède, mais elle était morte.

 

Il semblait qu’elle ne s’était pas battue avec son agresseur et ses vêtements n’étaient pas relevés. Le collègue de Lamb alla chercher un médecin et revint avec le docteur Frederick Blackwell.


Ce dernier remarqua que la femme était allongée sur le côté, les jambes tendues. Son corps était encore tiède, excepté ses mains : elle était morte peu de temps auparavant.

 

On apprendra plus tard que c'était le cadavre d'Elizabeth Stride, dite "Long Liz" à cause de sa grande taille. Elle était suédoise et avait 45 ans.

 

Elle vivait avec un ouvrier nommé Michael Kidney depuis 3 ans et était appréciée des gens. Se prostituant rarement, elle gagnait sa vie en faisant de la couture ou des ménages.

 

Il lui arrivait aussi de se saouler et elle se mettait à crier et à insulter les gens. Elle avait déjà été arrêtée pour ce genre de fait.


"Long Liz" avait quitté son asile de nuit dans la soirée et n’avait dit à personne où elle allait. Si elle allait quelque part, elle n'y arriva jamais.

 

Le docteur Phillips, médecin de la police, arriva rapidement sur les lieux du crime. Blackwell et lui estimèrent l’heure de la mort entre 00h36 et 00h56...

 

Le Dr Phillips affirma qu’elle était morte de ses blessures à la gorge. Il n’y avait aucun signe de strangulation, mais le tueur avait pu tirer Liz vers lui par son écharpe, puis lui couper la gorge.

 

Et oui, madame n'est pas mutilée !! Son cou avait juste été coupé d’un côté à l’autre, profondément.

 

Pourquoi ne m'a-t-il pas éventrée et mutilée ? Serait-ce un crime accompli par un autre ?

 

L'assassin aurait-il été dérangé par l'arrivée impromptue de la carriole et du canasson accompagné de son maître ?? C'est fou ça, on n'est jamais tranquille nulle part pour finir sa besogne correctement ! Un comble, pour un serial killer...

 

Fâché d'avoir été ainsi dérangé, Jack prit ses cliques et ses cloaques et se vengea sur une autre dame de petite vertu.

 

Oui, m'sieurs dames, ce 30 septembre, il y eu deux cadavres de sa main !

 

Mitre Square... Cette grande place peu éclairée, située au centre d’un labyrinthe de rues étroites et d’impasses, était bordée de bâtiments commerciaux et d’entrepôts, et peu de gens y habitaient.

 

La nuit, lorsque tous les chats étaient gris et les commerces fermés, Mitre Square devenait un endroit sombre et isolé. Hou, tremblez pauvres fous ! Fuyez aussi !!

 

À suivre...

 


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