4. Sherlock Holmes : La Ligue des Rouquins - The Red-Headed League

 

Sherlock Holmes : La Ligue des Rouquins - The Red-Headed League


SAISON 1 - ÉPISODE 12

  • Producteur : Michael Cox, Stuart Doughty
  • Réalisateur : John Bruce
  • Scénariste : John Hawkesworth
  • Décorateur : Margaret Coombes
  • Musique : Patrick Gowers
  • 12ème épisode tourné
  • Série 2 : 5/6
  •   1ère diffusion : Angleterre : 22 septembre 1985- ITV Network (12ème épisode diffusé); Etats Unis : 6 mars 1986 - WGBH; France : 12 mars 1989 - FR3 (12ème épisode diffusé)
  • Durée : 51 min 40 sec


Jeremy Brett ...  Sherlock Holmes
David Burke ...  Dr. John Watson
Roger Hammond ...  Jabez Wilson
John Labanowski ...  Athelney Jones
Tim McInnerny ...  Vincent Spaulding/John Clay
Eric Porter ...  Moriarty
Reginald Stewart ...  Doorman
Malcolm Weaver ...  Archie
Richard Wilson ...  Duncan Ross

 

 

Le pitch ? Une annonce de la Ligue des Rouquins parue dans la presse, retient l’intérêt de Jabez Wilson, qui a une boutique de prêts sur gages dans la City.

Son commis lui a signalé que cette Fondation cherchait à embaucher un homme roux, pour un très haut salaire de 4 livres par semaine.

Malgré la file des postulants, Wilson est tout de suite retenu pour sa perfection capillaire.

Son travail purement nominal consiste à recopier l’intégralité de l’Encyclopedia Britannica à raison de quatre heures par jour, tous les jours sans exception et sans quitter son poste de la journée. Mais deux mois plus tard, Jabez Wilson trouve porte close en allant à son bureau. Son employeur s'est volatilisé et la mystérieuse Ligue semble n'avoir jamais existé.

Il vient se plaindre à Sherlock Holmes d'avoir perdu son emploi, mais le détective soupçonne une affaire beaucoup plus complexe.

 

 

PS : cette vidéo est introuvable sur You Tube pour des raison de droits d'auteurs, bref, je ne sais pas vous la mettre en lien vidéo et je l'ai regardée sur un de mes DVD.

 

Intro : La banque située à la "Saxe Coburg Street" semble attirer l'attention d'un mystérieux homme. Le fourgon marqué d'un "V.R" pour Victoria Regina décharge des colis bien lourds, tandis qu'un des chevaux de l'attelage gratte le sol.

 

Le mystère est entretenu par un des hommes de l'attelage qui laisse tomber de manière délibérée un papier important sur le sol. Nous ne verrons que les main manucurées de celui qui ouvrira l'enveloppe parlant d'un dépôt de la Banque de France de 60.000.

 

Sherlock Holmes est en compagnie d'un client d'un roux flamboyant. L'acteur, Roger Hammond, est affublé d'une défroque presque clownesque et nous interprète un Jabez Wilson naïf et roublard, geignard et rapace, obséquieux et irascible, un désopilant personnage de farce.

 

Oui, "La ligue des rouquins" est un épisode marrant !

 


Alors que nous découvrons Holmes et son roux de client, Watson entre dans la pièce, s'excusant en découvrant Holmes occupé et il fait demi-tour.

 

C'est pour ce genre de chose que j'adore Jeremy Brett dans le rôle : Holmes court et saute par-dessus le canapé pour rattraper son ami et agiographe.

 

— Oh, sorry Holmes.
No, no, you couldn’t have come at a better time.
I was afraid you were engaged.
I am, very much so. Dr. Watson shares my love of all that is bizarre, but outside the routine of everyday existence.

 

 

C'est une anthologie, cette scène du saut au-dessus du canapé ! (sur la vidéo marrante ci-dessous, c'est à la 1:00).

 

 

Si notre détective stupéfie son client avec ses déductions sur son dur labeur, ses travaux d'écriture, son voyage en Chine... une fois qu'il lui a expliqué le chemin de ses déductions, il se faite entendre dire "Je pensais que c'était malin, mais en fait, je vois maintenant que ce n'est rien du tout".

 

Une fois la moue de Holmes passée, Jabez Wilson raconte sa mésaventure. Son commis lui ayant parlé d'une ligue des "rouquins" qui cherchait leur roux, il s'est rendu sur place et a failli se décourager devant l'importance de la file.

 

Malgré tout, c'est lui qui fut choisi ! Moment très drôle : l'entrevue où Duncan Ross, le "Président de la Ligue des Rouquins", se pâme d'admiration devant la parfaite chevelure rousse de Wilson, si irrésistible que, contrevenant au règlement de la Ligue, il engage le prêteur bien qu'il soit sans enfants.

 

Duncan Ross est joué par Richard Wilson, qui joue Gaius dans la série "Merlin".

 

Sa mission ? Recopier l’intégralité de l’Encyclopedia Britannica à raison de quatre heures par jour, tous les jours, sans exception et sans quitter son poste de la journée.

 

 

Alors qu'il énumère les mots qu'il avait déjà fait, ceux en "A", on voit Watson se retenir de rire et Holmes aussi. Ils reprennent leur sérieux afin d'écouter la fin.

 

 

Mais deux mois plus tard, Jabez Wilson a trouvé porte close en allant à son bureau. Son employeur s'est volatilisé et la mystérieuse Ligue semble n'avoir jamais existé.

 

À la fin de son récit, Watson n'en peut plus, il se marre ! Holmes le sermonne bien d'un "Watson", mais lui même est prêt d'exploser, ce qu'il fait, riant un peu avant de retrouver son sérieux devant un Wilson qui ne trouve pas ça drôle du tout !

 

 

Notre brillant détective sait qu'une chose plus grave se cache sous ce qui à l'air d'être une farce coûteuse.

 

 

La description de son assistant de Wilson, celui qui bosse pour moitié prix alors qu'il a du talent, le fait tiquer de manière imperceptible.

 

C'est pour cela que j'aime cette aventure, c'est parce qu'elle comporte une part de mystère : pourquoi demander à un roux de recopier une encyclo et le payer ??

 

Pour réfléchir, Holmes va fumer... "It is quite a three pipe problem, and I beg that you won't speak to me for fifty minutes".

 

He curled himself up in his chair, with his thin knees drawn up to his hawklike nose, and there he sat with his eyes closed and his black clay pipe thrusting out like the bill of some strange bird.

 

 

Anecdote : Sherlock Holmes fumait comme un sapeur : cigarettes, cigares et pipes.

 

Jeremy Brett, fumeur invétéré lui-même, détestait la pipe. Son frère Patrick, expert en la matière, lui donna des leçons et lui fournit du tabac doux. Mais cela ne devint jamais un plaisir pour lui...

 

 

C'est un Holmes bondissant et ayant compris qui réveille un Watson endormi sur le fauteuil avec un livre...

 

Direction le magasin de Jabez Wilson afin de reconnaître les lieux : Mortimer, le buraliste, le marchand de journaux, le restaurant végétarien (hein Elyon que ça te fait pouffer de rire, ce resto !), la banque Suburbian et le dépôt de voitures McFarlane.

 

 

Une fois qu'il avait vu la disposition de lieux, il avait tout compris de l'affaire et savait pourquoi on avait créé la ligue des rouquins et choisi Jabez comme digne représentant à recopier l'encyclopédie Britannique.

 

Non seulement Holmes est un détective brillant, il connait son Londres par coeur, mais il ne dédaigne pas d'amuser non plus.

 

Puisqu'il ne sait rien faire de plus maintenant, il propose à Watson d'aller écouter Sarasate qui joue au Saint-James Hall !

 

Notre détective aimait la musique et le violon et l'acteur a laissé transparaître les moments de purs bonheur qu'il passait à écouter le violoniste.

 

J'adore cette scène parce que Watson y va de sa voix off en nous parlant de ce grand homme. Holmes, hein, pas le violoniste !!

 

 

S'il y aura des moments plus calme avec la planque, ensuite, tout passe à la vitesse supérieure et on termine sur une belle notre finale : Holmes a réussi son enquête.

 

 

Rien à redire, Conan Doyle avait inventé une nouvelle bien foutue en partant d'un truc tout bête...

 

Petite entorse au canon dans cet épisode parce que l'on voit "le professeur" dont on devine qu'il est Moriaty.

 

Oui, nous aurons la confirmation que c'est le Napoléon du Crime qui était derrière tout cela. On conseillera même à Holmes de ne plus prononcer son nom s'il tient à la vie.

 

Moriarty est trèèès fâché, mais il le cache à son "homme de main".

 

La scène finale est une de mes préférées : après avoir expliqué tout le cheminement de ses déductions à Watson qui achète un livre, Holmes lui avoue que sa vie n'est qu'une fuite en avant, ce à quoi rétorquera Watson en lui disant qu'il est un bienfaiteur de l'humanité.

 

Holmes lui dit alors "L'homme n'est rien, l'oeuvre c'est tout", comme le disait Gustave Flaubert à George Sand. L'accent de Jeremy, dans la V.O est horrible et on a du mal à comprendre si on ne connait pas la phrase avant.

 

Pourtant, Holmes parlait très bien le français !!

 

 

Et on termine avec la sale gueule à Moriarty qui le regarde de loin...

 

Petite note : Si les producteurs ont inclus Moriarty  et fait une grosse entorse au récit canonique, c'est pour préparer le téléspectateur à l'épisode suivant : "Le dernier problème".

 

En effet, dans le canon, Doyle avait sorti son Grand Méchant de son chapeau magique, afin d'en finir avec son détective qui lui prenait tout son temps, lui qui ne voulait écrire que des romans historiques.

 

Mais ici, le réalisateur ne voulait pas prendre le téléspectateur néophyte au dépourvu et il a donc fait inclure Moriarty.

 

Je n'ai pas regardé l'épisode suivant parce que je déteste "Le dernier problème" qui ne sonne pas vraiment le glas de Holmes, mais celui de David Burke dans le rôle de Watson.

 

En effet, l'acteur était papa depuis peu et voulait consacrer son temps à sa jeune épouse et à l'enfant. Avant son départ, il suggéra le nom de son remplaçant.

 

Ce sera Edward Hardwicke, déjà connu au théâtre, qui le remplacera dans "La maison vide", épisode avec le grand retour de Holmes. 

 

Edward Hardwicke reçut l'aval de Granada. Il fut immédiatement adopté par l'équipe. Il s'avéra être le choix idéal pour le deuxième Watson, un partenaire complémentaire et un ami sûr pour Jeremy.

 

 

Dès le départ, tous deux se retrouvèrent au diapason sur leur vision du docteur et l'importance de l'amitié.

 

J'aime bien Edward, il joue un Watson plus mûr pour la saison 2, mais j'ai toujours eu un gros faible pour David Burke et ses petits sourires.

 

Là aussi le duo fonctionne à merveille. Watson reste intelligent, actif et sensible. Edward Hardwicke lui donne un aspect plus mûr et serein, une sorte de sagesse et de bonté profondes.

 

Tout comme pour le premier épisode de la saison 1 qui avait été tourné en troisième lieu afin que les acteurs et le reste de la troupe trouvent ses marques et soient au top pour l'épisode d'ouverture de saison, ils firent de même pour la saison 2.

 

Le premier épisode tourné fut "Le Manoir de l'Abbaye", deuxième épisode, afin que le nouveau Watson trouve ses marque avec Holmes et qu'ils puissent tourner "La maison vide", l'épisode le plus important de manière professionnelle.

 


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