5. Sherlock Holmes : L'Escarboucle Bleue - The Blue Carbuncle

 

Sherlock Holmes : L'Escarboucle Bleue  - The Blue Carbuncle

SAISON 1 - ÉPISODE 7

  • Producteur : Michael Cox, Stuart Doughty
  • Réalisateur : David Carson
  • Scénariste : Paul Finney
  • Décorateur : Tim Wilding
  • Musique : Patrick Gowers
  • 7ème épisode tourné
  • Série 1 : 7/7
  • 1ère diffusion : Angleterre : 5 juin 1984 - ITV Network (7ème épisode diffusé); Etats Unis : 25 avril 1985 - WGBH; France : 5 février 1989 - FR3 (7ème épisode diffusé)
  • Durée : 51 min 50 sec

 

  • Distribution :

Jeremy Brett ...  Sherlock Holmes
David Burke ...  Dr. Watson
Frank Mills ...  Peterson
Frank Middlemass ...  Henry Baker
Ken Campbell ...  James Ryder
Desmond McNamara ...  John Horner
Amelda Brown ...  Jennie Horner
Brian Miller ...  Inspector Bradstreet
Rosalie Williams ...  Mrs. Hudson
Rosalind Knight ...  Countess of Morcar

 

 

Le pitch ? La veille de Noël, Sherlock Holmes est réveillé par Peterson, un commissionaire, qui lui confie une oie et un chapeau melon cabossé. Il les a ramassés sur le lieu d'une altercation entre ivrognes dans les rues de Londres.

Holmes lui offre l’oie et garde le chapeau melon. En l’examinant, il en déduit une multitude de détails qui stupéfient Watson.

Peu après, Peterson revient bouleversé. Son épouse vient de trouver une pierre bleue scintillante dans le jabot du volatile. Holmes réalise qu’il s’agit de l’Escarboucle bleue, pierre précieuse de valeur inestimable, qui vient d’être dérobée à la comtesse Morcar, à l’Hôtel Cosmopolitan.

La police a déjà un coupable désigné : le plombier John Homer, qui fut condamné par le passé. Mais il jure de s'être amendé et clame son innocence.

Sherlock Holmes retrouve le possesseur du chapeau melon, Mr. Henry Baker, totalement étranger à l’affaire, puis remonte la piste de l’oie et tombe ainsi sur le véritable voleur sur le marché de Covent Garden.

 

 

Rien à dire, ils savaient se fouler pour leur intro, à la Granada : au travers d'une pierre précieuse, on voit tous ses possesseurs dans le monde et dans quelles manières ils s'en sont appropriés. Tout n'est que meurtre et vol, bain de sang et violence.

 

Ensuite, on tombe sur deux membres du personnel qui se pelotent sur le canapé d'une chambre de l'hotêl Cosmopolitan, le tout devant le sapin de Noël. La comtesse de Morcar revient, faut arrêter les cochonneries !

 

Oh, catastrophe, l'escarboucle bleue de la comtesse a disparue et on arrête le pauvre John Horner, plombier mais ancien voleur reconvertit, qui avait bossé ce jour-là dans la chambre de la comtesse.

 

Pendant ce temps-là, Watson sort du 221b et un homme y entre, muni d'une oie blanche et morte...


Holmes tiré de son sommeil par sa logeuse, ronchonne, met la main sur une cigarette directement et cherche ensuite des allumettes.

 

 

Jeremy, dans cet épisode contribua fortement au tournage de la scène de la première cigarette au saut du lit. Fumeur invétéré lui même, Jeremy connaissait les envies de nicotine irrépressibles du petit matin.

 

Il savait que Holmes, également dépendant du tabac, devait les ressentir lui aussi et il les intégra dans son interprétation.


Holmes était un grand fumeur, mais pour sa première pipe du matin (oups, trivial comme phrase), c'était un peu déguelasse car elle était composée avec les vieux restes de tabac froid récupérés dans les pipes fumées la veille.

 

Pipes rangées dans son ratelier près de la cheminée. Heureusement Jeremy n'essaya jamais de montrer ça !!

 

 

Ensuite, la scène devient encore plus cocasse avec le détective qui se précipite dans le salon pour trouver une alumette, sa chemise de nuit entrouverte lui battant les jambes, robe de chambre grise passée sur le tout, cherchant fébrillement des allumettes pour allumer sa fichue cigarette.

 

Le grand détective mourant d'envie de tirer sur sa première cigarette de la journée n'est pas ici à son avantage.

 

Il sursautera lorsque le commissionnaire Peterson lui adressera la parole, déposant son oie et le chapeau melon sur la table.

 

 

Aaah, voir Holmes au saut du lit (mais on ne nous parle pas des petites raideurs du matin), en chemise de nuit (on glisserait bien la main dessous), le voir allongé dans le sofa pendant qu'il écoute Peterson lui expliquer comment il est entré en possession de l'oie et du chapeau melon... C'est tout simplement magnifique !

 

 

C'est aussi pour cela que j'ai sélectionné cet épisode - que je visionne toujours avec plaisir - car on pénètre dans la vie quotidienne de nos héros avec force de détails.

 

Cette volonté de recréer l'intimité en dehors de l'enquête, donne plus de crédibilité aux histoires et rend les personnages plus attachants.

 

 

En plus, c'est la période de Noël ! Voir Watson chargé de cadeaux, c'est magique, on rêverait d'un papa Noël tel que lui...

 

 

Et puis, aussi bien la nouvelle canonique que l'épisode de la série nous offre l'une des plus belles leçons de déduction de Holmes : le chapeau melon abandonné avec l'oie, lors de la rixe, aux pieds de Peterson.

 

Lorsque Watson rentre, il lit à voix haute l'article qui relate le vol de l'escarboucle bleue à la Morcar.

 

Holmes reste silencieux, observant le chapeau avec attention, ce qui rendra le docteur un peu moqueur sur cette étude.

 

 

Il n'aurait pas dû... 

 

 

Humour avec la tête de Holmes qui lui demandera ce qu'il déduit du chapeau : Watson déduit peut de choses ! Juste le nom du proprio, mais là, c'était facile.

 

 

A partir de ce vieux melon cabossé, Holmes fait une description détaillée de son propriétaire, son aspect physique, son caractère, ses manies, son mode de vie (dont le fait qu'il n'ait probablement pas le gaz chez lui).

Watson s'esclaffe, moqueur. Notre détective devra lui expliquer le cheminement de son raisonnement infaillible (on passera sur le fait qu'une grosse tête soit le fait d'un homme intelligent, mais à cette époque, on le pensait vraiment).

 

 

Moment plus agité avec Peterson qui fait irruption, tremblant et confus : dans le jabot de son oie, il y avait... l'escarboucle bleue !

 

 

Voilà un épisode qui allie une enquête au poil, l'humour, les déductions, le jeu des acteurs et leur complicité.

 

"Watson, marry me, please"
"Watson, marry me, please"

Holmes est un rusé, il arrivera à retrouver le propriétaire du chapeau et de l'oie, tous les details de ses déductions corroborés par monsieur Henry Baker. Qui est étranger au vol de la pierre.

 

Néanmois le docteur ne s'avoue pas si facilement vaincu. Doutant des déductions de son ami et ayant envie de démontrer que Holmes ne peut pas toujours avoir raison, Watson interrogera le proprio du chapeau au sujet du gaz qu'il n'aurait pas fait installer chez lui.

 

 

Si Watson voulait piéger son ami et prouver son erreur, il en sera pour ses frais puisque, une fois de plus, Holmes avait raison...

 

Cette petite compétition intellectuelle est très amusante. Les dialogues sont toujours incisifs et percutants. Watson apparait comme un homme intelligent, fier et résolu, qui finalement éprouve une réelle admiration pour son ami.

 

Holmes nous prouve aussi qu'il est capable de remonter une piste, de retomber sur ses pieds et de tirer les vers hors du nez des gens qui ne veulent pas parler en rusant un peu.

 

La manière dont il fait parler le marchand de volailles est tout simplement excellente ! Utiliser le fait que le marchand est un jouer de pari invétéré...

 

 

Bref, le détective est au meilleur de sa forme et Brett aussi.

 

L'atmosphère de Noël contraste avec le côté sordide de l'affaire mais cela donne un petit plus. Je dois même vous avouer que c'est l'épisode préféré de mon homme.

 

Moi, j'adore voir Holmes ranger la pierre précieuse dans son tiroir, juste au côté du portrait de Irène Adler et prendre un peu le temps avant de refermer le tiroir.

 

 

Une fois de plus, Holmes se substituera à la loi, ne dénonçant pas le véritable voleur. Noël est propice au pardon.

 

 

Au moment de passer à table à minuit, Watson lui rappele que Horner, le plombier, est toujours en prison. Abandonnant son verre de vin et la belle table, Holmes se lèvera pour aller prévenir l'inspecteur Bradstreet.


John Horner retrouvera sa femme et ses deux enfants et la vioque retrouvera sa pierre précieuse...

 


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