15. Mangas : Black Butler

 

 

 

Titre : Black Butler : Tome 1


Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2009)

Résumé :

Sebastian est majordome au service de Ciel Phantomhive, héritier d'une grande famille de la noblesse anglaise. En matière d'érudition, d’éducation, d'art culinaire, rien à redire, il est parfait.

 

Mais ne vous fiez pas à sa distinction, si vous vous en prenez à son jeune maître, vous découvrirez sa vraie nature… Ciel aurait-il signé un pacte avec le Diable…?!

Critique : 

C'est vraiment le hasard qui m'a fait découvrir ce manga... Alors que je me trouvais dans une bouquinerie, j'ai aperçu la couverture qui m'a fait de l'oeil.

 

Le prenant en main, j'ai tout de suite été attirée par le graphisme et l'univers "victorien" de ce manga. Les trois premiers tomes étaient disponibles, emballé c'est pesé !

 

Lorsque je le lus, je sus que ce manga n'était pas tout à fait comme je l'avais pensé... Pourtant, au premier abords, ce manoir perdu dans la campagne londonienne paraissait tout à fait normal.

 

Oui mais... Il est habité par des gens étranges : tout d'abord, Sebastian, un majordome à la beauté du diable qui m'a perturbé, ne sachant pas encore "qui" il était (merci à l'auteur d'avoir construit son récit pour n'en dévoiler au lecteur qu'au fur et à mesure de ce premier tome).

 

Ce majordome a un sourire ravageur, un maintien divin et un corps qui crie "déshabillez-moi de suite".

 

Bizarre, bizarre, il a l'air de tout savoir faire... Gérer les autres membres du personnel, se battre, tout résoudre. Omnipotent, quoi.

 

Autre étrangetée : le comte Ciel Phantomhive est le jeune maître de ce manoir. Jeune ?? Oui, il 12 ans et gère l'industrie familliale : jouets et friandises. Au premier abord, il fait très "enfant gâté". De plus, il porte un bandeau sur l'oeil comme Albator.

 

Nous avons aussi un maître d'hôtel, Tanaka, qui ne sait rien faire d'autre que boire du saké mais qui a le style d'un vrai maître d'hotel, lui !

 

Vient ensuite Bardroy, un cuisinier que je ne voudrais pas engager : ses plats sont douteux et il cuisine la viande au lance-flammes !!

 

La servante, May Lin, tellement maladroite qu'elle pourrait vous tuer sans le vouloir. À se demander à quoi elle sert avec ses lunettes en cul de bouteilles.

 

Un jardinier, Finnian, à la force surhumaine, qui se prend pour Démolition Man et qui entretient le jardin en le dévastant.

 

Bref, on a déjà une intrigue rien qu'avec les personnages et tout ce que Sebastian doit faire pour réparer leurs conneries !

 

Autre avantage : le manga est découpé en quatre chapitres qui s'attardent chacun sur une partie de la journée. Un vrai plaisir de suivre leurs aventures tout au long de la journée du majordome.

 

C'est là qu'on pourrait se demander ce que le magaka pourrait bien avoir à nous raconter de palpitant sur un majordome...

 

Passé les premiers "chapitres" où on voit la vie dans la maison Phantomhive et les folies de la fiancée de Ciel (oui, on se fiance au berceau, chez les nobres), voici qu'on entre dans l'action avec un mafiosi qui ne rêve que d'innonder l'Angleterre de drogue.

 

Attention, on a beau se trouver dans l'époque victorienne puisque nous sommes en 1888, on a tout de même des voitures et des téléphones qui ne sont pas d'époques du tout ! Sans oublier des armes à feu plus modernes qu'autre chose.

 

On se rend bien compte aussi que Sebastian est plus qu'un majordome, surtout lorsqu'il se bat contre toute une meute de mafioso déchainés !

 

Les dessins sont super et l'action bien représentée. Les dialogues sont savoureux et Sebastian est un personnage plein de ressources et d'humour.

 

Le premier tome est palpitant : il soulève bien des questions, sans répondre à toutes tout de suite, il aiguise notre curiosité, possède du mystère, de l'humour pince-sans-rire, des situations cocasses et on a qu'une envie : attrapper la suite !

 

Challenge "Thrillers et polars" de Liliba (2013-2014), au Challenge "Polar Historique" de Samlor (repris par Sharon), au Challenge "I Love London II" de Maggie et Titine, au "Mois anglais III" chez Titine et Lou, au Challenge "Victorien" chez Arieste et au Challenge "XIXème siècle" chez Netherfield Park.

 

 

 

Titre : Black Butler : Tome 2


Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2010)


Résumé :

Ciel et Sebastian reçoivent la tante de Ciel : Madame Red, veuve du Comte Barnett, ainsi que son majordome Grell Sutcliff. C'est la fin de la saison mondaine et Londres est en émoi à cause de meurtres perpétrés par celui que l'on a déjà surnommé "Jack l'Éventreur".

 

Plusieurs prostituées sont en effet massacrées dans d'horribles circonstances. Sebastian et Ciel soupçonnent le Vicomte de Druitt d'être le coupable et ils mettent au point un stratagème pour le piéger.

 

Critique : 

Toute fébrile, j'avais attrapé le tome 2 de notre duo étrange... Et j'avoue que c'est toujours avecgrand plaisir que je relis la collection !

 

Ici, j'avais appris une chose de plus sur les moeurs de la société victorienne, du moins, sur les moeurs de ceux qui peuvent péter dans la soie : la saison mondaine ! Quoi t'est-ce ??

 

Durant la saison mondaine qui se déroule de mai à août, les nobles quittent leur manoir de province pour rejoindre leur maison de Londres. C'est-y pas fabuleux, ça ? Non, les gens de Whitechapel ne quittent pas leur taudis de la ville pour des taudis à la campagne. La seconde résidence est réservée au riches.

 

Quoi de neuf, à Londres ?? La ville est en émoi à cause de meurtres perpétrés par celui que l'on a déjà surnommé "Jack l'Éventreur". Des prostituées  ont été assassinées...

 

La reine Victoria s'inquiète de ses meurtres et elle charge Ciel, son chien de garde, d'enquêter sur les agissements de Jack l'Eventreur.

 

C'est ainsi que Ciel, accompagné du beau Sébastian, se rend dans sa demeure londonienne, quittant pour quelques temps son manoir calme et serein, sauf lorsque May Lin, Bard ou Finnian causent des troubles à cause de leur maladresse ou de leur trop grande force. Ceci donnant lieu à des passages humoristiques.

 

Mais des enquiquineurs sont déjà présent : Madame Red, sa tante (la soeur de sa mère), Grell Sutcliff, le majordome de la tata et Mr Lau, le directeur de la succurssale anglaise de la maison de commerce chinois.

 

C'est dans ce tome que le personnage d'Undertaker va faire son apparition. C'est le croque-mort et il leur filera un coup de main pour leur enquête en échange d'un fou rire. Un personnage très important ultérieurement, mais lors de ma première lecture, je ne le savais pas encore !

 

Là, il avait remarqué que les utérus des prostituées avaient été prélevés.

 

Le contexte et le scénario de l'histoire étaient parfaits pour moi : des prostituées éventrées par un Éventreur, des ruelles sombres, une enquête qui ressemble un peu à une sur le véritable Jack étant donné qu'un suspect se prénomme le Vicomte de Druitt... (Montague John Druitt était un avocat, suspect dans l'affaire du tueur de Whitechapel).

 

Comment coincer le coupable ? Quel  stratagème mettre au point pour le piéger ? Humour garantit dans leur manière de piéger l'homme ! Sans compter que Ciel va prendre des risques, heureusement qu'il a un diable de majordome.

 

Cette aventure se révèle au final très policière.

 

Mélange d'enquête et d'humour, elle est remplie de rebondissements, de coups de pieds au cul et de nouveaux personnages mystérieux que sont les shinigamis.

 

Les dessins sont toujours bien réalisés magnifiques, sans surcharge.  Le scénario est calqué sur les véritables meurtres puisque les noms des victimes sont les mêmes, mais ici, un autre coupable s'offrira à nous. Non, dans la réalité, ce ne pourrait être ça, mais dans le manga, c'est plausible.

 

Des passages hilarants, d'autres plus sérieux et petit à petit, l'auteur nous divulgue des bribes du passé de Ciel, mais on ne sait encore que très peu de chose. En tout cas, Ciel nous parle de son majordome comme d'un pion qui reçoit des ordres mais qui a la capacité de se déplacer partout où il veut.

 

— Je suis votre force et je suis un pion à vos ordres. Vous prenez toutes les décisions et faites tous les choix. Je suis la "force" qui vous permet de les mettre en oeuvre.  Je ne suis que votre majordome, je ne me permettrai pas de vous critiquer.

 

C'est de l'effeuillage lent et j'apprécie que l'auteure entretienne le suspense ! On sent bien que ce qui s'est passé pour que Ciel en soit arrivé à ce pacte là est terrible. Malgré tout, il n'est pas motivé par le désir de vengeance...

 

— Je n'ai jamais pensé à la vengeance. Même si je me vengeais, cela ne ferai pas renaître les morts et cela les réjouirait sûrement encore moins. "Vengeance, revanche" ce ne sont que de belles paroles pour désigner l'orgueil des survivants. Bref, c'est un dérivatif. Je ne suis pas revenue à Phantomhive pour mes ancêtres, mais pour moi-même. Je veux simplement que ceux qui ont trahi et déshonoré les Phantomhive goûtent la même douleur et la même humiliation que moi.

 

Avantage aussi du manga, c'est que toutes les "enquêtes" ou "aventures" sont réglées en un peu moins de trois tomes et le récit est ficelé de façon à ce qu'on ne s'attende jamais à ce qui se passe la page suivante !

 

J'ai beau connaître la fin puisque "relecture", cela ne m'empêche pas de prendre du plaisir. Allez, au suivant !

 

Challenge "Thrillers et polars" de Liliba (2013-2014), au Challenge "Polar Historique" de Samlor (repris par Sharon), au Challenge "I Love London II" de Maggie et Titine, au "Mois anglais II" chez Titine et Lou, au Challenge "Victorien" chez Arieste et au Challenge "XIXème siècle" chez Netherfield Park.

 

 

 

Titre : Black Butler : Tome 3


Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2010)


Résumé :

Pour démasquer Jack, Ciel s'est fait passer pour un enfant des rues suivit par Sebastian. Quand ils trouvent la dernière victime, il est déjà trop tard, mais le jeune Comte pourra t-il faire face à l'effroyable vérité ? Et Sebastian pourra t-il tenir tête à cet homme, l'un des rares à pouvoir lui donner la mort ?

 

Sebastian affronte Grell dans un combat sanglant mais qui ne manque pas de panache ! Grell manie une faux de la mort, une arme de l'au-delà ressemblant fortement à une tronçonneuse.

 

Ce troisième tome tonitruant va nous plonger dans l'histoire de la famille Phantomhive et nous en apprendre un peu plus sur les motivations de chacun et sur le monde de la Mort…

Critique : 

Avantages de la série ? Trois petits tomes et l'enquête est bouclée ! Il en ira de même dans toute la collection. Si le premier tome a commencé avec des scènes de vie quotidiennes, puis avec l'enquête qui se mettait en place, le deuxième a poursuivit l'enquête et s'est terminé sur un cliffhanger et voici le troisième qui est là  pour clôre l'affaire et nous offrir un peu de détente ou de nouveauté dans les derniers chapitres.

 

Ici, on termine l'enquête de l'Éventreur : le combat initié dans le tome continue de plus belle entre Sébastian et le Shinigami, le tout servi par des dialogues amusants et croustillants.

 

Pourtant, Sebastian pourrait perdre la vie dans ce combat...

 

Le shinigami, bien que "mâle" parle de lui au féminin et ne rêve que de relation avec le diable de Sebas-Chan, tout en essayant de le tronçonner avec sa faux de la mort.

 

— En fait, nous ne pouvons sans doute pas nous comprendre, un shinigami a pour tâche de récupérer toutes les âmes, mais un diable est une bête nuisible qui dérobe les âmes pour les dévorer. Mes sentiments pour toi ne seraient jamais récompensés, c'est vraiment comme dans la trégédie de Roméo et Juliette. Si nous étions les acteurs principaux, même Shakespeare verserait des larmes. Aah, Sebas-Chan... renonce à ce nom funeste que t'a donné ton maître et n'ait d'yeux que pour moi. Pourquoi es-tu Sebas-Chan.

— À partir du moment où mon maître m'a nommé Sebastian, cela a constitué mon baptême et notre contrat.

 

— J'en ai des frisson, Sébas-Chan. Je serais même prête à porte ton enfant !

— Arrêtez, vous me dégouttez. Et c'est impossible, biologiquemetn parlant.

— Quelle froideur ! Beau Tyran ! Diable pareil à un ange. Corneille aux plumes de colombe. Mon agneau aussi avide qu'un loup !

 

On entrevoit aussi la fameuse "lanterne cinémagique" qui est le film de la vie des gens qui vont mourir. Là encore, de l'humour avec Sebastian qui, comme film de vie, revoit toutes les bêtises du personnel du manoir.

 

— Nous, les shinigami, recevons une liste de ceux qui douvent bientôt mourir, et nous leur faisons revivre leurs souvenirs au moyen de ce théâtre afin d'examiner quel genre d'humains ils étaient et quelle vie ils ont menés. Ainsi nous voyons s'il faut les laisser vivre ou s'il faut les tuer.

 

Nos amis ayant déjà découvert le coupable dans le tome précédent, nous avons droit ici aux motifs de cet assassin. J'avoue que le meurtrier avait un mobile plausible, compte tenu des circonstances de sa vie, mais pas d'excuses.

 

Le motif est même plausible puisqu'on a jamais connu ceux du véritable Éventreur.

 

La tante de Ciel nous en apprend un peu plus sur sa soeur - mère de Ciel - et sur leur assassinat dans l'incendie ainsi que sur ce qui a suivi. À chauque tome ses petites révélations. Cela aiguise la curiosité.

 

Pour l'imbécile qui aurait encore eu un léger doute sur la véritable nature de Sebastian, ce tome dissipe tout. Que ce soit durant la combat avec le shinigami ou après, lorsqu'un shinigami "boeuf carottes" arrivent pour infractions au réglement...

 

— C'est inhumain !

— En effet, car je suis une diable de majordome.

— Penses-tu qu'un diable peut l'emporter sur un kami comme moi ?

— Je me le demande, je n'en ai jamais combattu, je l'ignore. Mais puisque monsieur me demande de gagner, c'est ce que je vais faire.

 

— Je vous présente nos excuses pour le désagrément immense que cette chose vous a causé. Vraiment... Dire que je dois courber la tête devant une bête sauvage comme vous... quelle honte pour les shinigami...
— Eh bien, veuillez le surveiller correctement afin qu'il n'importune plus la bête sauvage.

 

Sebastian n'hésite d'ailleurs pas à parler de "contrat" entre lui et Ciel, qui est son maître.

 

— Maintenant j'appartiens corps et âme à mon maître qui mossède même le moindre de mes cheveux. Aussi longtemps que notre contrat continue, j'obéis à ses ordres. Si mon maître m'ordonne de ne pas mourir, je ne mourrai pas. Mais s'il me dit de mourir, je disparaîtrai.

 

La froideur de Ciel se fait plus ressentir, il est moins "enfant gâté", plus mature, plus manipulateur, aussi. Il connait exactement les termes du contrat qui le lie à son diable de majordome et il en use.

 

— Parce que c'est ton travail. C'est parce que je savais que tu me protégerais même si tu devais mourir pour ça. Alors je n'ai pas tiré. Le contrat passé avec toi stipule que tu dois m'accorder ta force jusqu'à ce que j'ai atteint mon but et me protéger en empêchant que je meure. Si j'étais mort, il y aurait eu dérogation au contrat. Puisque le respect du contrat fait partie de l'esthétique des diables, tu étais censé venir à mon securs même si tu devais en mourir.

 

Ciel est sur échiquier, Sebastian est son pion, il est le roi et il sait que si le roi tombe, c'est "échec et mat". Les pions, on peut les sacrifier à loisirs.

 

— Vous devez toujours utiliser adroitement vos pions pour rester en vie, en vous servant par exemple de moi ou de madame Red. Même si les cadavres de vos pions s'amoucellent au pied de votre trône, vous ne devez jamais tomber, car si le roi tombe, la partie est finie.

 

Mission "Jack l'Éventreur" terminée... Une de plus à ajouter au palmarès de Ciel, le chien de garde de la reine.

 

Ma première impression de la découverte de ces trois tomes était excellente, elle reste la même à la relecture.

 

Il faut tout de même aimer le fantastique, l'humour, les situations cocasses, les enquêtes et autres diableries !

 

Challenge "Thrillers et polars" de Liliba (2013-2014), au Challenge "Polar Historique" de Samlor (repris par Sharon), au Challenge "I Love London II" de Maggie et Titine, au "Mois anglais III" chez Titine et Lou, au Challenge "Victorien" chez Arieste et au Challenge "XIXème siècle" chez Netherfield Park.

 

 

 

Titre : Black Butler : Tome 4


Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2010)


Résumé :

A Londres, Ciel Phantomhive et son fidèle majordome, Sebastian, enquêtent sur une affaire qui défraie la chronique et éclabousse la royauté: des bourgeois et des nobles revenant des Indes sont agressés les uns après les autres.

 

En pleine mission, Ciel et Sebastian rencontrent un jeune Indien, Soma Asman Kadâr, qui affirme être de sang royal... Une rivalité en gants blancs va naître entre Sébastian et l'irréprochable majordome au service du prince !

 

Critique : 

Mais qui s'permet ?? En voilà une autre sale affaire à résoudre à Londres : des bourgeois et des nobles revenant des Indes sont agressés les uns après les autres. Pendus par les pieds, en plus.

 

Ces agressions défraient la chronique et éclaboussent la royauté (pas éclaboussé au sens premier du terme, tout le monde sait que les pendaisons par les pieds éclaboussent moins qu'un massacre à la tronçonneuse).

 

"Ciel Phantomhive et Sebastian, cette mission est pour vous, si vous l'acceptez... Ce télégramme s'autodétruira dans 5 secondes".

 

Ce tome m'avait étonné lors de ma découverte et il continue à le faire.

 

Nous voici partis sur une enquête "banale" dans le but de résoudre des agressions suspectes sur des bourgeois anglais ayant été aux Indes...

 

L'inspecteur Abberline ne s'en sort pas et la reine Victoria envoie son chien de garde, Ciel, s'occuper de l'affaire. Jusque là, rien d'anormal, vous me direz.

 

C'est ensuite que tout part dans tous les sens puisque nos deux compères croisent la route de Soma Asman Kadâr, qui se dit être un Prince Indien.

 

Un drôle de type, lui. Assez fantasque et changeant d'avis aussi vite que le vent. Un jeune homme gâté, très superficiel en somme qui pense que tout lui est dû. Il est à la recherche d'une jeune femme...

 

Là où la rencontre est intéressante, c'est que Sebastian tombe sur Aghni, le serviteur du prince et que ce dernier est aussi fort que lui... alors qu'il est humain ! Cela l'intrigue fortement.

 

L'enquête sur les pendus par les pieds piétine un peu mais ensuite, tout est à l'arrêt avec l'arrivée impromptue et non souhaitée du prince Soma dans la maison londonienne de Ciel. Cela donnera lieu à des situations cocasses, drôles aussi, mais à la fin, ça devenait lourdingue.

 

Heureusement que cela repart de plus belle et que nou avons l'explication du pourquoi des pendaisons, ainsi que le nom du coupable et de son complice ! Mhouhahahaha, je ne dirai rien !

 

Là où ce tome est intéressant, c'est que l'on en apprend plus sur la famille de Ciel et notamment sur ses liens qui l'unit avec la famille royale d'Angleterre : des réponses en plus à mes questions !

 

Sans parler d'un passage qui ressemble à sa rencontre avec son diable, lorsqu'il était au plus mal. Mais nous n'avons droit qu'à des bribes d'informations.


Le prince indien Soma est un personnage que j'ai peu apprécié, trop surfait, et super chiant, une sorte d'enfant gâté. Un bon point pour lui à la fin du tome, la carapace se fendille un peu.

 

— Il y a des choses qu'on ne peut jamais retrouver, même en se débattant de toutes ses forces. Il y a aussi des désespoirs dont on ne peut jamais sortir.

 

Mais il restera toujours un type épuisant et j'ai été contente que Sebastian lui remonte les bretelles.

 

— Vous vous trouvez ici, en Angleterre, dans la résidence du comte Phantomhive. Vous n'êtes ni dans votre pays, ni dans votre château. Ici, vous n'avez pas le droit de me donner des ordes ! Vous n'êtes qu'un gosse ! Un enfant impuissant qui ne peut rien faire sans Aghni ! Pourtant, même Aghni, votre planche de salut, vous a trahi.

— C'est vrai, je n'ai plus rien, j'ai tout perdu.

— Perdu ? Votre délire de persécution est ahurissant ! Vous n'avez rien perdu car vous ne possédiez rien au départ ! Le rang que vous ont donné vos parents, le château que vous ont donné vos parents, les serviteurs qui vous ont donné vos parents... dès le départ, vous n'avez jamais rien possédé.

 

Par contre, j'ai bien aimé Aghni, son majordome et bras droit. À se demander ce que cet homme fait au service d'un mégalo et immature comme le prince. On le saura à la fin de ce tome...

 

Aghni a fortement pertubé Sebastian car il s'est trouvé face à son égal point de vue compétence, mais à la différence que Agnhi est humain, lui ! De plus,  il arrive à tirer quelques chose des bras cassés que sont les trois membres du personnel.

 

On ressent un plaisir sans nom à voir Sebastian cherchant à deviner d'où l'autre majordome tirait une telle force.

 

Quelques bons points, mais un peu en deça des trois premiers tomes. Lors de ma première lecture, j'avais tout de même hâte de voir ce que la suite allait me réserver et je sentais bien qu'on allait nous parler de cuisine avec la confection de curry !

 

— Vous ne connaissez pas le vrai curry ! Ce sont les épices qui font un vrai curry. Il faut choisir les épices parmi plusieurs centaines de variétés, les doser et les mélanger pour déterminer le goût, le caractère piquant, le parfum du curry... qui varient à l'infini. Le choix est illimité. Préparer le meilleur curry est comme trouvers la vérité dans l'immensité de l'univers.

 

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Titre : Black Butler : Tome 5


Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2010)


Résumé :

Ciel Phantomhive est l'héritier d'une grande famille de la noblesse anglaise. C'est sur ses épaules que repose l'empire familial. Il vit dans un grand manoir entouré de ses domestiques et de Sebastian, son majordome qui lui sert aussi de garde du corps.

 

Mais il ne faut pas se fier à ses belles manières car des gangsters menaçant la vie de son jeune maître découvrent, à leurs dépends, sa vraie nature... Ciel aurait-il signé un pacte avec le Diable ?! 

 

Critique : 

Non, on ne devient pas fournisseur de la Cour en claquant des doigts ou en faisant une risette à la reine Victoria ! Pour obtenir le précieux sésame qu'est le Royal Warrant, faut se sortir les tripes et proposer des produits irréprochables !

 

Deux règles, en fait : se distinguer durant un concours ET servir gratuitement la famille royale durant trois ans.

 

Cette fois-ci, le curry est à l'honneur avec un concours de cuisine à faire pâlir Master Chef. Notre beau et sexy Sebastian doit affronter l'ancien serviteur du prince Soma, Aghni, doté, comme Diego Maradonna, de "la main de dieu".

 

Entouré de montagnes d'épices permettant des combinaisons infinies, Sebastian s'affaire car il n'a jamais préparé de curry de sa vie et s'il veut que son maître gagne de Royal Warrant, va falloir faire mieux qu'un truc avec de la poudre de curry !

 

— Ce curry manque de corps !

[Pensées de Sebastian] Donner du corps en conservant le goût tel quel ? Quelle indication ambiguë. Les humains aiment ce qui est obscur et incompréhensible... c'est bien pourquoi ces créatures sont faites pour moi...

 

Lorsque j'avais lu la première fois ce tome, j'avais terminé ma lecture avec l'eau à la bouche de voir tout ces mets passer devant mon nez !

 

Quasi incollable sur le sujet on devient... car dans ce tome, pas vraiment d'enquête, juste le match au sommet entre Aghni, préparateur de curry du tonnerre de Dieu et Sébastian, diable de majordome.

 

Bon, il faudra penser aussi à la fin de l'épisode de clôturer l'enquête des pendus par les pieds... mais c'est bouclé en vitesse, le coupable n'étant pas puni.

 

Si la reine Victoria, en guest star dans ce tome, fait "débile" à force de se coucher à terre en pleurant son prince Albert qui a passé l'arme à gauche, le prince Soma, lui, prend un peu de plomb dans la cervelle en se rendant compte que tout le monde n'est pas à son service.

 

Au final, Sebastian nous concoctera un curry "indien" avec une touche anglaise ! Et me donnera faim !

 

"Il met quelque chose dans la marmite ! Du chocolat ?!

— Du chocolat dans le curry ?

— C'est répugnant ! Il est fou ?

[Pensées d'Aghni] C'est un véritable ingrédient ! Le mélange de cacao, de beurre de cacao, de lait et de sucre accentue l'arôme et l'amertume tout en conférant plus de corps et d'onctuosité à l'ensemble ! C'est une idées que seuls les anglais pourraient avoir ! Un indien n'y penserait jamais.

 

Ok, agréable, mais j'ai quand même hâte d'avoir une véritable enquête dans le prochain !

 

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Titre : Black Butler : Tome 6


Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition :Kana (2009)


Résumé :

Un peu partout en Angleterre, des enfants ont disparus ! Sébastien et Ciel, qui a reçu l'ordre de résoudre l'affaire, pensent trouver la clé du mystère au sein d'un énigmatique cirque ambulant... Un clown pour le moins étrange, les balles du jongleur qui virevoltent... Si tel est le désir de mon maître, je l'accompagnerai jusqu'où il lui plaira...

 

Critique : 

Là où un cirque passe, les enfants disparaissent mystérieusement en pleine nuit. La police n'a aucune piste et elle n'a pas trouvé de cadavres. Voilà une mission toute trouvée pour Ciel, chien de garde de la reine Victoria.

Leur indicateur Undertaker leur indique que dans le monde de l'ombre, des cadavres d'enfants apparaissent tous les jours... Mais aucun cadavres d'enfants de la liste des disparus n'a été traité par lui. Donc, ils sont encore vivants.

Une enquête dans le monde du cirque... Un cirque où aucun numéro n'est exceptionnel mais où tous les membres portent des prothèses.

Comment le sait-on ? Grâce à Sebastian et son amour inconditionnel pour les félins : il fallait un spectateur pour le numéro avec les tigres et l'animal n'a pas apprécié les câlins du majordome. Le voilà donc à l'infirmerie, bien qu'il n'ait aucune égratignure.

Puisqu'on lui a proposé une planque, Sebastian vient avec Ciel, tout deux déguisés, et les voilà engagés dans le cirque de l'Arche de Noé. On ne pouvait pas trouver mieux pour mener l'enquête commanditée par la Reine Victoria.

Le comte Ciel a beaucoup de mal à s'adapter à cette vie de misère, lui qui a l'habitude de péter dans la soie.

De son côté, Sebastian est tombé nez à nez avec le Shinigami Will qui est à cet ordre ce que les bœuf-carottes sont à la police. Ce dernier suspecte même "la bête immonde" comme il surnomme Sebastian d'être à l'origine des disparitions.

Le pire arrivera lorsqu'ils devront partager la même tente et réaliser un numéro ensemble.

Les dessins sont toujours au petit poil, les dialogues amusants et les situations cocasses ne manquent pas. Leur enquête nous fait assister à des numéros de cirque et Sebastian décoche la timbale avec ses tours... Il en fait même un peu trop, étrange que cela n'éveille pas plus les soupçons.

Mais pourquoi tous les membres du cirque ont-ils une photos d'eux, enfants, en groupe, avec un homme assez âgé, bien habillé, bourgeois, sans aucun doute, portant une chevalière dont le dessin se trouvait sur une prothèse ??

Ciel, qui a fouillé toutes les tentes, ne sait pas encore ce qui se cache là-dessous ni comment les enfants disparaissent et où ils sont détenus, parce que dans le cirque, il n'y en a pas un seul.

La suite au prochain épisode...

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Titre : Black Butler : Tome 7


Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2011)


Résumé :

Ciel et son majordome sont entrés dans la troupe du cirque Noah's Ark en dissimulant leur identité. Afin d'en apprendre plus sur leur bienfaiteur qui reste dans l'ombre, Sebastian s'approche furtivement d'une jeune femme de la troupe afin de la séduire...

 

Les extrémités de ses doigts, pareilles à des plumes noires, dansent sur la peau de la dompteuse de fauve désarmée. Exécuter loyalement les ordres de son maître uniquement...

 

Critique : 

En menant son enquête dans les tentes des membres du cirque, Ciel a été découvert par ce qui semble être une jolie fille, mais elle ne le dénonce pas.

 

Normal, c'était Doll, son "copain" de chambré dans le cirque, qui était déguisé en fille. Pourquoi déguisé en fille ? Non, non, Ciel, il y a erreur, ton pote "Taches de rousseur" EST une fille ! Tu l'as bien senti, non, lorsqu'elle te la pouvée en prenant ta main pour la poser sur sa poitrine ?

 

L'inconvénient de ces mangas, c'est que bien souvent, les personnages sont androgynes et même moi je ne savait pas que Doll était une fille. Du moins, je n'en avais pas la certitude.

 

Ce tome a du rythme, fini de voir les numéros de cirque, on passe aux choses sérieuses et on commence à boucler cette enquête, à chercher le ou les coupables et le modus operandi.

 

Où sont les enfants disparus ? Qui est l'homme que les membres du cirque nomment "père" ? Pourquoi enlève-t-on des enfants ? Comment les enlève-t-on ? Les membres du cirque sont-ils impliqués ? Voilà une partie des questions auxquelles nos enquêteurs de choc doivent répondre pour rendre un rapport satisfaisant à la reine.

 

Ciel et Sebastian ont bien mené leur enquête et ont découverts que le cirque était en fait manipulé par un fou.

 

Un homme qui va faire remonter à la surface les plus douloureux souvenirs de Ciel.  Un homme qui voulait attendre les inaccessibles étoiles et qui s'était rendu compte que sous les fleurs magnifiques, il y avait des épines.

 

Une fois de plus, on en apprend plus sur le passé de Ciel, on croise son père, Ciel quand il avait 8 ans, Ciel à 10 ans, dans la cage...

 

Sebastian nous dévoile une partie de lui aussi, sa partie plus "diabolique" en fait et on le voit même désobéir à un ordre de son maître : au lieu d'aller vérifier les blasons au Collège Of Arms, il "soudoye" l'âme de Beast, la dompteuse de fauves, pour avoir le nom de leur "père".

 

"Amadouer sa proie par des paroles mielleuses pour l'attirer ensuite dans les ténèbres, en prenant garde qu'elle ne remarque pas son vrai visage de bête féroce qu'il dissimule habillement, suavement, furtivement..."

 

Ce tome est plus porté sur l'enquête et il est assez sombre.

 

On sait qui et pourquoi les enfants ont été enlevés, mais le tome se termine sur un cliffangher : les membres du cirque font irruption au manoir de Ciel pour l'enlever, sans savoir qu'il n'est pas là.

 

Les domestiques arriveront-ils à défendre le manoir ? Suite au prochain épisode.

 

Challenge "Thrillers et polars" de Liliba (2013-2014), au Challenge "Polar Historique" de Samlor (repris par Sharon), au Challenge "I Love London II" de Maggie et Titine, au "Mois anglais III" chez Titine et Lou, au Challenge "Victorien" chez Arieste et au Challenge "XIXème siècle" chez Netherfield Park.

 

 

 

Titre : Black Butler : Tome 8


Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2011)


Résumé :

Des membres de la troupe du cirque Noah’s Ark s'introduisent au manoir de Phantomhive en l'absence de Ciel et Sebastian... Pendant ce temps, sur ordre de son maître, le majordome Sebastian met un point final à cette histoire dramatique...

 

Critique : 

Le manoir est attaqué ! Pour le protéger, ainsi qu'Elizabeth, toujours présente sur les lieux, Finny, May Linn et Bard révèlent leur vraie nature, et leur vrai potentiel ! Une vraie bande de furie, loin des maladroits qu'ils sont habituellement.

 

Il est un fait que si Sebastian les avait engagé, ce n'était pas pour leur talent médiocre de jardinier, leur manière affreuse de cuisiner au lance-flamme ou leur maladresse lors du dressage de la table.

 

Le manoir est sauvé... au prix de quelques dégâts.

 

[De la farine est en suspension dans la cuisine]

— Non, Finny !! [Bard, le cuisinier parlant au jardinier] Je te l'ai dit dès le départ, ces cuisines regorgent de secrets. Je vais t'en révéler un : plus la farine est fine, plus elle s'enflamme facilement. Quand la concentration de farine en suspension dans l'air est élevée, elle devient aussi explosive qu'un gaz. Connais-tu l'histoire de l'explosion d'une minoterie (1) au Minnesota qui a envoyé 18 personnes au paradis ? Désolé, mam'zelle, mais c'est notre travail.

[Ciel, en voix "off"] — Ils constituent la milice privée que Sebastian et moi avons recruté. Ils protègent les secrets et la dignité de la maison Phantomhive, quoi qu'il arrive. Tels sont les domestiques de la maison Phantomhive. [Bard lance l'allumette]


De son côté, Ciel est confronté à des scènes dérangeantes lui rappelant son passé.  On en apprend de plue en plus sur ce qu'il a vécu lors de son enlèvement après la mort de ses parents.

 

Ce tome est assez sombre, rempli de morts, de souffrance, d'enfants maltraités et utilisés pour de sombres expériences dignes des médecins nazis.

 

— Voilà encore une réaction de rejet ! Alors qu'on ne tarit par d'éloges tant qu'on ne connait pas la vérité. Mais le baron était différent. Son aspiration à atteindre le beau était élevée et il m'a procuré les matériaux ainsi que l'argent nécessaire en abondance. C'était un mécène idéal. [...] On n'obtient pas de résultats sans faire de sacrifices... mais le public idiot ne le comprend pas...

 

On est content de le terminer avec une note d'humour à la fin parce qu'il y a eu trop de morts pour rien, dans ce livre.

 

Non pas à cause de l'auteur qui voulait en ajouter, je veux parler de personnages qui sont morts parce qu'ils croyaient à un idéal, voulant protéger une chose qui n'existait plus depuis longtemps...

 

Et c'est ce qui est le plus terrible car dans le fond, ils n'étaient que de pauvres enfants qui voulaient protéger le lieu où ils avaient vécu heureux après avoir été tiré de la misère. Ils croyaient en ce qu'ils faisaient, mais on les avait trompé.

 

(1) Une minoterie ou meunerie (de minotier) est un grand établissement où se préparent les farines qui doivent être livrées au commerce. Au XIXème, mais surtout au XXème siècle, les minoteries industrielles ont remplacé les moulins à farine (moulins à eau ou moulins à vent d'autrefois, ou les moulins artisanaux utilisant la force animale).


[NDT : 1878, au Minnesota, dans la plus grande minoterie, une étincelle a mis le feu à la farine en suspension dans l'air provoquant une énorme explosion]

 

Challenge "Thrillers et polars" de Liliba (2013-2014), au Challenge "Polar Historique" de Samlor (repris par Sharon), au Challenge "I Love London II" de Maggie et Titine, au "Mois anglais III" chez Titine et Lou, au Challenge "Victorien" chez Arieste et au Challenge "XIXème siècle" chez Netherfield Park.

 

 

 

Titre : Black Butler : Tome 16


Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2014)


Résumé :

Il n'existe qu'une seule façon pour Ciel de participer au thé de minuit organisé par le principal du Weston College... Être le joueur qui se distinguera le plus au tournoi traditionnel de cricket.


Les élèves choisis pour représenter chaque dortoir, débordants de jeunesse, courent sur la pelouse vert tendre.

 

Critique : 

L'école de sorcellerie de Poudlard avait 4 maisons qui s'affrontaient au Quidditch, le Weston College a 4 dortoirs qui s'affronteront au criquet !

 

Le jeune Ciel a compris qu'il se tramait un truc louche avec les disparitions de certains élèves, transférés - sois-disant - à la "Purple House".

 

Hors, vu que les relations entre les 4 maisons qui composent le collège sont souvent orageuses, on peut en déduire que les transferts d'élèves entre les maisons sont inhabituels, étranges et hautement suspect. C'est un peu comme si la reine Elizabeth II allait en représentation sans ses traditionnels gants. C'est vous dire si c'est bizarre.

 

Personne n'a rien dit parce que c'est le Principal du collège - celui qu'on ne voit jamais ! - qui a pris la décision.

 

Le Principal, dont on ne met jamais en doute les décisions, ne se montre jamais que lors du traditionnel match de criquet du 4 juin. Et pour pouvoir parler avec, il faut s'être distingué durant le match pour avoir le droit de prendre le thé de minuit avec lui et les préfets.

 

Ciel va devoir mettre toute sa science en marche pour élaborer une stratégie afin de gagner le match parce que sa maison est la plus faible, étant composée d'intellectuels.

 

Suspense, sport, petites infos sur le criquet anglais - ancêtre du base-ball américain - et flash-back consacrés au père de Ciel composent ce tome où, pour une fois, l'enquête n'est pas close à la fin de ce triplé.

 

Agréable à lire, récit composé d'indices pour résoudre l'enquête, dessins superbes, mais ça n'avance pas fort...

 

Challenge "Thrillers et polars" de Liliba (2014-2015), au Challenge "Polar Historique" de Sharon, au Challenge "I Love London II" de Maggie et Titine, au Challenge "Victorien" chez Arieste et au Challenge "XIXème siècle" chez Netherfield Park.

 

 

 

 

Titre : Black Butler : Tome 17


Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2014)


Résumé :

Alors que Ciel essaie par tous les moyens de faire gagner la finale de criquet à son équipe, Sebastian cherche le proviseur à travers le campus.

 

Ciel est en effet persuadé que le "maître des secrets de l'école" pourra leur en apprendre plus sur l'affaire sur laquelle il enquête.

 

Le principal du Weston College détient un pouvoir absolu mais il n'apparaît que rarement en public.


Ciel et Sebastian ont trouvé le moyen d'entrer en contact avec lui. Les élèves conviés au thé de minuit portent à la boutonnière une fleur de belle-de-nuit, qui s'ouvre à la clarté de la lune...

 

Critique : 

Mais où diable ont disparu certains élèves de l'école dont Derek Arden, membre de la famille royale ?

 

C'est dans ce tome que nous aurons une partie de la solution finale à cette énigme qui a entraîné Ciel et son majordome, Sebastian, dans cette prestigieuse école qui ressemble fort au collège huppé d'Eton.

 

Mais avant de savoir ce que sont advenus les élèves disparus mystérieusement, Ciel a une mission importante à templir : faire gagner sa maison (la Blue House) au tournoi de criquet. Une sorte de Quidditch mais sans les balais de sorcier !

 

Certains diront que le match de criquet n'en fini plus, moi, j'ai apprécie en apprendre un peu plus sur ce jeu méconnu, surtout sur les manières de tricher avec élégance.

 

Et puis, se trouver en Angleterre sans nous parler de leur sport national, c'est un peu comme si à 17h, Ciel ne buvait pas de thé.

 

Ça bouge bien, dans ce tome et une fois de plus, sans Sebastian, Ciel s'en sortirait moisn bien. Il faut dire que ce diable de majordome fait tout, est partout, mais parfois, se retrouve avec l'impression qu'on vient de lui trouer le cul. On peut être un diable et se faire surprendre pas aussi fort que soi.

 

Le final est époustouflant, on retrouve une tête connue et on sait tout sur ce qu'il était advenu de Derek Arden, mais il reste encore un voile de mystère à développer dans le tome 18.

 

Heureusement que j'avais acheté les deux en même temps, cela m'a évité une attente insoutenable !

 

Challenge "Thrillers et polars" de Canel (2014-2015) , au Challenge "Polar Historique" de Sharon, au Challenge "Victorien" chez Arieste et au Challenge "XIXème siècle" chez Netherfield Park et au Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.


 

 

 

Titre : Black Butler : Tome 18


Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2015)


Résumé :

Ciel a presque terminé son enquête mais l'identité du coupable est plus que surprenante. Lui et Sebastian parviendront-ils à vaincre ce nouvel adversaire inattendu ?

 

Critique : 

On a beau se trouver dans un colège huppé où la crème de la haute société anglaise étudie afin de devenir les Grands Hommes de demain, mais malgré tout, la soloperie est dans leur rang aussi.

 

Au final, que l'on soit dans les bas-fonds ou chez les bourgeois et les nobles, l'être humain reste pareil.

 

Il possède les mêmes envies, ressent les mêmes jalousies, est prêt à tout pour avoir ce qu'il désire, quitte à user de son ascendant sur les autres, quitte à les rabaisser plus bas que terre.

 

Ce n'est parce que l'on pète dans de la soie, qu'on n'est immunisé contre la médiocrité. Et certains étaient vraiment de ma merde dans des bas de soie.

 

L'auteur donne un grand coup de batte de criquet dans l'institution anglaise que sont les collèges pour les enfants nobles ou très riches. Le mérite et l'intelligence ne s'obtenant pas qu'avec une ascendance prestigieuse.

 

On découvre aussi ce que certains sont prêts à commettre pour garder la réputation de leur collège intacte. Honneurs et traditions... Il faut mettre une chappe de plomb sur certains événements et faire en sorte que personne ne l'apprenne jamais.

 

En tout cas, Sebastian va en prendre pour son grade et une fois de plus, il aura fort à faire pour ne pas se faire occir par un personnage qui a de ressource lui aussi.

 

Ce dernier épisode met fin aux années collèges de Ciel qui une fois l'enquête close, retourne dans son manoir pour goûter enfin à un peu de repos.

 

Un petit voyage à Londres qui servira juste à broder un peu avant une nouvelles affaire, à faire un peu d'humour et à démontrer que Sebastian peut vraiment tout faire, même du marketing !

 

Bon, on repasse aux choses sérieuses à la fin de ce tome 18 avec des disparitions inquiétantes dans le Sud de l'Allemagne. Voilà nos compères parti pour résoudre cette énigme soumise par la reine Victoria elle-même.

 

La forêt est, dit-on, maudite : sorcières, loups-garous la peuplent et d'ailleurs, ne vient-on pas de voir un lycan entre deux arbres ??

 

Allez, on va entrer de plein pied dans le fantastique, à moins que des faits bien réels ne se cachent sous le fantastique !

 

Challenge "Thrillers et polars" de Canel (2014-2015) , au Challenge "Polar Historique" de Sharon, au Challenge "Victorien" chez Arieste et au Challenge "XIXème siècle" chez Netherfield Park et au Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

 

 

 

 

Titre : Black Butler : Tome 19


Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2015)


Résumé :

"Je vous en prie, sauvez monsieur !" Une légende parle de loups-garous mystérieux dont la seule vue provoque la mort…


Pour savoir qui ils sont vraiment,Ciel et son majordome quittent l’Angleterre pour l’Allemagne. Les yeux de la descendante du clan des sorcières qui contrôle la forêt des loups-garous se mouillent de larmes.

 

Découvrez le manga le plus occulte du monde…

 

Critique : 

Une fois de plus, le tome précédent s'était terminé sur un cliffhanger  terrible : nos amis se retrouvaient dans un village perdu en Allemagne, encerclé par un groupe de femmes en furie, les menaçant de fourches et autre objets piquants.

 

Vous connaissiez la Féé Verte (l'absinthe, pour les sobres qui ne savent pas), il y avait la sorcière dans Blanche-Neige, et là, nous avons la Sorcière Verte !

 

Plutôt une jolie jeune fille, la sorcière... Sieglinde Sarivan (faut savoir le prononcer) est incapable de marcher seule alors, son majordome la porte. Un majordome un peu bizarre, incapable de faire de la bouffe et aussi pas à sa place qu'une adulte dans une fête de Jean-Luc Lahaye.

 

L'auteur a une bonne recette, elle continue de l'appliquer et de nous mitonner des petits albums rempli de suspense, de mystère, de fantastique, de secrets, le tout assaisonné d'humour.

 

Dans ce tome-ci, c'est la sorcière verte qui aimerait que le Ciel trempe son sachet de thé dans sa tasse d'eau chaude... À force de ne vivre qu'entourée de femmes, perdues au fin fond du trou du cul de l'Allemagne, ça donne des bouffées de chaleur au minou quand un jeune homme dort dans votre grand manoir.

 

Quelques bons éclats de rire avec Sieglinde qui voyait connotation sexuelle un peu partout et le pauvre Ciel qui, ne parlant pas allemand, doit tout se faire traduire par son majordome.

 

[Sarivan] — Alors, allez-vous maintenant m'apprendre ce que sont ces douceurs du lit dont vous parliez tout à l'heure ?

[Sebastian] — Aah. J'ai dit cela, c'est vrai. Que voulez-vous faire, monsieur ?

[Ciel] — Je ne peux pas faire grand-chose avec une gamine comme elle. Propose-lui de s'amuser avec des jouets.

[Sebastian, traduisant] — Monsieur semble vouloir s'amuser avec des jouets.

[Sarivan] — QUOI ?? C'est très hard pour un début ! Je ne sais pas si mon corps le supportera.

[Ciel] — Pourquoi elle réagit comme ça ? Je suis sûre qu'elle a tout compris de travers !!

 

[Sebastian] — Curieusement, seul notre jardinier est autorisé à le toucher.

[Sarivan] — Il aime donc les partenaires à la fois musclés et tendres ? Je savais que c'était un sacré maniaque !

— Mademoiselle Sarivan ?

—  Ah... Non, rien.

 

Le mystère est plus épais qu'un pudding anglais parce que la forêt maudite n'a pas encore révélé tous ses secrets, bien que nous ayons aperçus un loup-garou, tout noir, grand, fort et musclé... 

 

Une fois de plus Sebastian donne l'impression qu'il est sans ressource devant ces gros poilus, mais je me méfie de ses ruses, ce n'est pas la première fois qu'il nous fait croire à tout et n'importe quoi, ce diable de majordome.

 

Et comme à chaque tome, l'auteur laisse filtrer des informations sur le passé de Ciel et nous avons droit aussi à plus d'infos sur le jardinier Finnian.

 

Vivement le tome suivant pour en savoir plus sur cette Sorcière Verte, des fois qu'elle se transformerait en Féé Lation pour Ciel ou Sebastian (à choisir, je prends Sebastian, moi) et comprendre le véritable mal qui se cache dans cette forêt aussi touffue que le cul d'une trolle.

 

Challenge "Thrillers et polars" de Sharon (2015-2016),  Challenge "Polar Historique" de Sharon, Challenge "Victorien" chez Arieste, Challenge "XIXème siècle" chez Netherfield Park, Challenge "Totem" chez Liligalipette et "A year in England" chez Titine.

 

 

 

Titre : Black Butler : Tome 20


Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2015)


Résumé :

Agacé par l'attitude de Ciel, contraire à leur contrat, Sebastian décide de prendre des mesures drastiques. Mais ira t-il réellement jusqu'à dévorer l'âme de son jeune maître ?

 

Critique : 

Là, on vient de faire un grand pas dans la résolution de l'énigme de la malédiction des loups-garous de la forêt interdite. Ouf, je l'ai dit !


20 tomes déjà que la mangaka m'enchante avec cette série ! Et malgré tous les tomes lus, elle arrive encore à me surprendre et à nous faire des révélations sur le chien de garde de la reine Victoria : Ciel.


Ici, non seulement nous avons une partie de la solution à leur enquête dans le trou du cul de l'Allemagne, mais en plus, nous découvrons Ciel sous un jour nouveau !


Déjà le voir en train de se planquer sous une couette était peu habituel, mais le voir ensuite faire acte de contrition, c'est du jamais vu ! Sebastian aussi est plus sombre à un moment donné. Décidemment, ce diable de majordome a encore des surprises pour nous sous son habit.


Une fois de plus, il y a du rythme, du dynamisme, les domestiques de Ciel sont mis à contribution et ils me font toujours autant rire.


Pour le reste, l'auteur m'a bien eu et j'ai ronchonné de m'être laissée berner comme un gosse. Bon, je ne suis pas la seule !


Ce que j'adore aussi, ce sont les relations entre cette fiction et la réalité... L'auteur les entremêle et y va de sa petite invention à elle, mais cela reste toujours cohérent.


Un tome diablement secouant et ma foi, je donnerais bien mon âme à ce beau Sebastian, moi !


Vivement la suite !


Challenge "Thrillers et polars" de Sharon (2015-2016), le Challenge "Polar Historique" de Sharon, le Challenge "Victorien" chez Arieste, le Challenge "XIXème siècle" chez Netherfield Park, le Challenge "Totem" chez Liligalipette et "A year in England" chez Titine.

 


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