7.4 Auteurs divers

 

 

Menu vampirique et loups-garous :

 

 

 

 

 

Titre : L'heure du loup

 

Auteur : Robert McCammon

Edition : Presse Pocket

 

Résumé :

Michael Gallatin est un as de l’espionnage, un séducteur, mais surtout un loup-garou. Capable de se transformer à la vitesse de l’éclair, de tuer silencieusement et avec une incroyable férocité, il a déjà prouvé en Afrique ses talents contre Rommel. Maintenant on lui confie une mission aussi dangereuse que délicate : découvrir ce qui se cache derrière l’opération « Poing de fer », le mieux gardé des plans secrets nazis.

 

Critique :

Imaginez, James Bond sans les gadgets de Q mais avec la faculté de se transformer en loup... le tout sur fond de Seconde Guerre Mondiale, du côté des alliés, avec des Allemands bien méchants, et notre gros louloup d'espion doit démanteler une opération "Poing de Fer" (et pas Point de Vue) sinon, ça va chier grave pour les alliés.


Si Michael n'était pas là, nous serions tous en Germanie, à parler de je ne sais quoi, à saluer je ne sais qui (Sardou, arrête de chanter dans ma tête !).


Mon premier livre avec un loup-garou, ce fut celui-là, mais quel loup-garou ! On aimerait l'avoir pour meilleur ami, Michael.


Du suspense, de l'action, des chapitres alternant entre le passé et le présent : le présent pour la guerre et le passé sur "comment je suis devenu un lycanthrope" et tout son apprentissage au sein de la meute.


Un livre super avec une autre approche du loup-garou, sans pour autant tomber dans la nunucherie car le sang gicle de tous les côtés et la Grande Faucheuse fauche dans tous les sens.


Un roman d'espionnage différend des autres, un thriller à lire, non, à dévorer !

 

Titre participant au challenge "Totem" de Lili Galipette dans la catégorie "Loup-garou". 

 

 

 

 

 

 

Titre : Des saints et des ombres 

 
Auteur : Christopher Golden
Edition : Pocket (1995)


Résumé :

Quand s'affrontent anges et démons, qui saurait dire où est la lumière et où sont les ténèbres...

Depuis des siècles, le Vatican a en sa possession un antique grimoire, " L'Evangile des ténèbres ", ouvrage traitant de l'un des secrets les mieux gardés de l'Eglise : l'existence des vampires. Mais quelqu'un a réussi à dérober le livre.

Toutes les tentatives pour le retrouver débouchent sur des bains de sang, révélant peu à peu l'influence d'une secte de sorciers que Rome nourrit, sans le savoir, en son sein et qui projette l'extermination systématique des vampires.

Peter Octavian, détective privé, ayant commencé à enquêter sur la disparition de la fille d'un de ses amis policiers, est déterminé à faire toute la lumière sur ce mystérieux complot. D'autant qu'il est lui-même... un vampire.

 

 

Critique :

Ce livre fait partie d'une trilogie intitulée "La saga des Ombres" (T1 Des saints et des ombres 1994 - T2 Des anges et des démons 1995 - T3 Vampires et martyrs 1998) et ce premier tome n'est plus disponible car plus réimprimé, ce qui est dommage, car il est bon. Vous n'aurez plus qu'à le rechercher dans les bouquineries...

 

Le récit est de facture classique : écriture claire, facile à lire, assez bien de descriptions (on a l'impression de se promener pour de vrai à Venise, manque plus que l'odeur des canaux et les canots).

 

Il y a une abondance de détails, mais l'auteur est scénariste, ceci expliquant cela.

 

Ne vous inquiétez pas, cette profusion de détails ne m'a pas gêné dans ma lecture, les descriptions sont courtes et n'entravent pas le bon déroulement de l'histoire.

 

Faites gaffe tout de même lorsque surviennent certains passages peu ragoûtants où il faut poser le livre pour bien digérer ce qui vient d'être lu.

 

Au fur et à mesure de l'avancement, l'histoire est fragmentée en passages de plus en plus court où l'on change de point de vue selon le personnage …

 

Cela accélère la lecture et vous donne envie d'aller plus loin. Excellent moyen aussi pour faire monter le suspense et vous empêcher d'abandonner le livre car chaque passage s'arrête sur un moment clé.

 

C'est vicieux mais on ne s'ennuie pas un seul instant.

 

Les vampires ? Le modèle classique : teint pale, transpiration très modérée, ouïe fragile, métamorphose en créature ailée ou en brume, allergie profonde au soleil à un point tel qu'il est impératif de calfeutrer le contour des portes et des fenêtres.

 

Pour ce qui est des moyens utilisés pour les exterminer nous retrouvons la croix, les objets en argent, le feu et naturellement le soleil.

 

Classique, quoi, même si le livre ne tournera pas autour de leur soif de sang. Ce n'est pas que ça me dérange, mais si, quand même : lire un livre qui ne parlerait que de la soif maladive de sang, ce serait lassant au bout de quelques pages.

 

Le personnage principal : en l'occurrence notre vampire détective, Octavian, est toutefois moderne. Sa chasse pour subvenir à ses besoins fondamentaux en liquide rouge est remplacée par un abonnement à la morgue du coin pour du sang frais ! Modernité, quand tu nous tiens...

 

Octavian a été marginalisé, bannit par ses semblables puisque, entre autres, il croit qu'il suffit de se convaincre que le soleil ne peut rien contre eux pour pouvoir se mouvoir de jour.

 

Autrement dit, il suffit de ne plus croire en ce que la religion catholique a établi comme dogmes sur les vampires. Fallait y penser !

 

Quelle approche rafraîchissante ! Il est rare de voir des auteurs jongler avec des concepts nouveaux et ceux déjà établis depuis longtemps dans une même œuvre.

 

Ce livre est vraiment original car il est sorti des sentiers battus et établis avec brio.

 

 

 

 

 

Titre : Rouge flamenco - La trilogie en rouge (1)


Auteur :  Jeanne Faivre d'Arcier
Edition :  Pocket (1998)


Résumé :

On a beau être vampire, on n'en est pas moins femme.


Devenue vampire en 1840 dans une maison close d'Alger, Carmilla n'est pas seulement une sublime danseuse de flamenco, c'est aussi une femme d'aujourd'hui qui pense que les morts vivants ont besoin d'un sang neuf, au propre comme au figuré.

 

Avec toutes ces nouvelles épidémies, financer des recherches sur la purification du sang et créer un véritable réseau de l'or rouge semble à Carmilla une idée d'avenir.

 

Mais ses travaux suscitent la fureur des Anciens vampires fondamentalistes, entichés de magie noire. La guerre du sang fait bientôt rage...


Outre ses activités de chasseur de têtes pour l'industrie des cosmétiques, Jeanne Faivre d'Arcier partage son temps entre les voyages lointains et la littérature.

 

« Rouge flamenco » est son second roman et l'ouverture d'une trilogie en rouge, consacrée aux vampires. Elle vit à Paris.

 

 

 

Critique :

 

Ce premier roman devait faire partie, à l'origine, d'une trilogie dont je n'ai jamais vu l'aboutissement, ce qui est très frustrant.

 

Devenue vampire en 1840 dans une maison close d'Alger, Carmilla n'est pas seulement une sublime danseuse de flamenco, c'est aussi une femme d'aujourd'hui qui pense que les morts vivants ont besoin d'un sang neuf, au propre comme au figuré.

 

Avec toutes ces nouvelles épidémies, financer des recherches sur la purification du sang et créer un véritable réseau de l'or rouge semble à Carmilla une idée d'avenir.

 

Mais ses travaux suscitent la fureur des Anciens vampires fondamentalistes, entichés de magie noire. La guerre du sang fait bientôt rage...

 

Les détails se sont estompés de ma mémoire, mais je me souviens que le livre était très bien car pas de temps mort ou de poireautage, le récit se mettait très vite en place, l'auteur ne perdait pas son temps en pérégrinations soporifiques et la lecture ne se faisait pas à un train de sénateur.

 

Que du contraire, je me serais crue sur une voie rapide....

 

L'histoire était pleine d'intrigues et de rebondissement et nous baladait avec dans de nombreuses villes.

 

Carmilla, le personnage principal, voulait à tout prix survivre parmi les vivants et tentait par tous les moyens de combler son manque de pratique vampirique car son créateur l’en avait privée.

 

On retrouvait dans ce livre Mara, la déesse écarlate, qui fut un temps l'amante de Carmilla. Oui, les vampires varient les plaisirs...

 

Carmilla est une femme vampire d’action et elle sait ce qu’elle veut.

 

Vraiment dommage que nous n'ayons jamais eu droit à la fin de cette trilogie.

 

La suite se trouve dans la "Déesse écarlate".

 

 

 

 

 

Titre : La déesse écarlate - La trilogie en Rouge (2)


Auteur : Jeanne Faivre d'Arcier
Edition :  Pocket (1998)


Résumé :

Dans l'Olympe des dieux hindous, la rumeur s'est répandue. Shiva, Durga et Kali ne parlent plus que d'elle : Mara, la faucheuse pourpre, la déesse écarlate, est de retour. Courtisane et vampire, favorite d'un empereur à Delhi au temps des Moghols, elle a regagné l'Inde.

 

Lassée de l'Europe, elle rôde de nouveau à Bénarès et Bombay du côté des charniers et des ghâts funéraires.

Connaissez-vous la dernière ? s'esclaffent les dieux : elle est amoureuse.

 

D'un mortel, un certain Jonathan, une sorte de saint ou d'illuminé dont la fiancée aurait été enlevée par l'Hibiscus rouge, une secte dirigée par un vampire. Et qui, depuis, s'est donné pour mission d'exterminer tous ces buveurs de sang !

 

 

Critique :


Le second tome de la "trilogie en rouge" de Jeanne Faivre d’Arcier, ce roman a pour décor l’Inde contemporaine, au cas où vous n'auriez pas lu le résumé.

 

Sachez aussi que vous vivrez les aventures de la reine des vampires et de Jonathan, un humain hanté par le souvenir de ses vies antérieures. Rien que cela !

 

L’intrigue met un certain temps (un temps certain !) à démarrer, je confirme.

 

Malgré tout, elle est bien torchée (l'intrigue, pas la reine des vampires), l’auteur alternant avec brio (et mise en scène) les récits des vies antérieures des protagonistes le tout imbriqué dans la trame contemporaine.

 

Ce second opus de la "trilogie rouge" (même si je n'en connais que deux, le premier étant "Rouge flamenco") mêle de manière indissociable sang et luxure,le tout étant personnalisé par Mara, nommé aussi "la faucheuse pourpre" ou "la déesse écarlate" (que des petits noms d'amour). Oui, elle est de retour, suivez, que diable !

 

Rien à redire du style, qui est efficace sans être répétitif comme on peut en trouver dans certains livres de la Bit’Lit’ actuelle.

 

Les protagonistes n’ayant pas froid aux yeux, l’intrigue ne sentant pas le réchauffé et on passe du bon temps à lire cet ouvrage qui, sans être renversant, est tout à fait plaisant.

 

Jeanne Faivre d’Arcier aborde donc le mythe du vampire sous l’angle des mythes hindous et ça change des autres romans "vampires". Sa reine des vampires apparaît très vite comme la création du diable du panthéon hindou, désireux de contenter sa maîtresse experte en luxure. Chaud, chaud...

 

Capable de voler et obligée de boire du sang pour survivre (comme tous les VRAIS vampires), elle semble avoir donné naissance à un certain nombre de « descendants » au fil des siècles.

 

Mara est considérée comme une reine, par les vampires asiatiques. Par ailleurs, le récit met également en scène une secte humaine dirigée par un très vieux vampire qui utilise ce canal pour se fournir en réserves de sang. Je ne vous dis rien de plus.

 

Un second opus assez bien réussi, à la trame tout aussi originale que le premier volume de la trilogie, à la différence que l’auteur choisit ici de placer les origines du vampire chez les dieux du panthéon indien. Et pourquoi pas ?

 

 

 

 

 

Titre : Le sang d'immortalité


Auteur : Barbara Hambly
Edition : Pocket (1994)


Résumé :

Londres, fin du XIXe siècle, quelqu'un - ou quelque chose - tue les vampires dans leur sommeil diurne. Ne pouvant traquer le meurtrier en plein jour, ceux-ci n'ont d'autre choix que de demander l'aide d'un mortel.

 

C'est ainsi que James Asher, professeur à Oxford et ancien espion de sa Gracieuse Majesté, se voit soumis par Don Simon Ysidro, le plus vieux des vampires londoniens, à un odieux chantage : la vie de sa jeune épouse contre la tête de l'assassin..

 

Mais en pénétrant dans le monde mystérieux des créatures de la nuit, Asher va découvrir bien des secrets sur la nature profonde de ces êtres mythiques ; des secrets qui, de Londres à Paris, de Vienne à Constantinople , l'obligeront à remettre en cause toutes ses certitude...

 

 

 

Critique :


James Asher, un des personnages principaux, est un professeur de langue à Oxford. Mais c’est est aussi un ancien agent-secret au service de sa Majesté (une sorte de James Bond sans les gadgets livré avec, même s'il porte son prénom).

 

James doit être fort connu dans sa profession, parce que ses exploits sont arrivés à l’oreille, non pas du Spectre, mais à celles de Ysidro, un vampire et blond (oui, c'est possible) qui souhaite l’embaucher pour enquêter sur une série de meurtres commis sur des vampires (Van Helsing est innocent, il avait un alibi). Pour cela, le vampire se servira de la femme d'Asher comme moyen de pression… Une fois de plus, la femme perdra l'homme.

 

L’histoire se passe en 1906, sous l’époque Edwardienne, qui n'est pas trop éloigné de l'époque victorienne pour le niveau visuel et elle s’accorde forcement bien à ce coté vampirique. J'aime lire un roman de vampire sous cette époque que j'adore.

 

Les vampires décrits ici sont assez classiques : comme tous les vampires de l'époque littéraire, ils ne sortent pas la journée et dorment dans un cercueil.

 

On pourrait se croire dans un roman de Anne Rice, avec tous les problèmes que l'était vampirique peut causer car certains ont du mal à s'accommoder à leur nature de suceur de sang. Le suicide ou la folie ne sont jamais bien loin de ces êtres immortels. Oui, comme dans la saga vampirique de la reine Rice.

 

L'auteur semble être calée dans de nombreux domaines, et cela se voit dans la lecture. N'oublions pas que James Bond,... heu, Asher, est spécialisé dans la linguistique, et l’évolution de la langue, c’est original comme métier, pour un héros.

 

Par contre, malheureusement, il est un peu fade, sans de trait de caractère fort. De plus son passé d’espion ne sert vraiment pas à grand chose.

 

Ysidro, lui, c'est une sorte de vampire plus minouche que dark, un blondin, avec un sens moral arrêté. Sympa le vampire, mais ça ne révolutionne pas grand chose. Un peu de cruauté, que diable !

 

Pour la femme de Asher, elle est tout ce qu’on peut attendre d’un stéréotype marysuesque : indépendante, très intelligente et qui n’aime pas rester à l’écart . Bref, elle est rousse, elle a des connaissances médicales et pour peu, on verrait bien Dana Scully (sans Mulder).

 

Le roman se veut "enquête policière", mais le dénouement est un peu décevant, un peu tiré par les cheveux et un peu trop gros, même pour un roman fantastique.

 

Comme si le livre n'était qu'un prétexte pour entrer dans le monde des vampires et pour l'auteur avoir la chance de nous donner sa version des faits sur la créature.

 

En soit, cette plongée dans le monde de la bête à croc est agréable. Les personnages rencontrés sont tous assez différents, et les vampires pareils, on en croise de toutes sortes (des verts et des pas mûrs). Si j'étais mauvaise langue, je dirais même que les personnages secondaires ont plus de relief que les héros. C'est bête, hein ?

 

Attention, certaines phrases sont très alambiquées,tournées de manière tellement étrange qu’il est nécessaire de lire trois paragraphes plus loin pour comprendre qu’en fait, on avait rien compris.

 

Au final, c'est un roman à la cotation mitigée à cause de ces quelques petits défauts.

 

L’histoire et le monde sont sympathiques, mais le style est assez gênant et les personnages m’apparaissent un peu creux.

 

Ce n’est pas désagréable, ça se lit et je le recommande si vous êtes en quête de livres de vampires, sans chercher à lire un chef d'œuvre de bit-lit, mais il ne sera jamais mon roman vampirique préféré.

 

 

 

 

 

 

Titre : Soif de sang


Auteur : Robert McCammon
Edition :  Pocket (1999)


Résumé :

La cité des anges serait-elle en train de devenir celle des démons ? Les vampires ont jeté leur dévolu sur la ville.


Nuit après nuit, de nouvelles victimes viennent rejoindre la horde des buveurs de sang. Juste une poignée au départ, ils sont maintenant des centaines, bientôt des milliers, en proie à une soif toujours plus insatiable.

 

Même la nature semble se faire leur alliée : coupés du reste du monde par un tremblement de terre, les habitants de Los Angeles ne peuvent plus fuir, ni espérer aucune aide extérieure.


Mais, sur les hauteurs de Hollywood, un petit groupe survivants commence à organiser la résistance...

 

 

 

 

 

Titre : Voyage avec les morts


Auteur : Barbara Hambly
Edition :  Pocket (1998)


Résumé :

Dans une Europe où couve la Première Guerre mondiale, les services secrets d'une puissance étrangère sont, semble-t-il, en train de recruter... des vampires.

 

James Asher, ancien espion extraordinaire de Sa Très Gracieuse Majesté, terrifié par les conséquences potentielles de cette alliance contre nature et déterminé à y mettre un terme, se lance sur une piste semée de cadavres.

 

Suivant les conspirateurs de Paris à Vienne et jusqu'à Constantinople, il va bientôt comprendre qu'il n'est qu'un pion dans un jeu complexe, auquel il n'a que peu de chances de survivre...

 

Critique :


Dans une Europe où couve la Première Guerre mondiale, les services secrets d’une puissance étrangère sont, semble-t-il, en train de recruter… des vampires.

 

James Asher, ancien espion extraordinaire de Sa Très Gracieuse Majesté, terrifié par les conséquences potentielles de cette alliance contre nature et déterminé à y mettre un terme, se lance sur une piste semée de cadavres.

 

Les aventures de James Asher, agent secret (tel 007) qui dissimule ses activités sous le déguisement d’un honorable professeur d’université, se poursuivent avec ce second roman mené à un bon rythme, même si j'avais mieux apprécié le premier tome.

 

Nous quittons le Londres du début du siècle pour voyager jusqu’aux confins de la Turquie, alors que la première mondiale menace.

 

Les personnages du premier roman sont toujours présent et nous les retrouvons avec plaisir (Asher et sa femme, mais aussi Ysidro et le couple Ernchester).

 

Les débuts du récit sont un peu long à démarrer, moteur diesel, il doit chauffer...

 

Par contre, dès que les héros ont quitté Londres, l’histoire démarre plus rapidement, ne comporte quasi plus de temps morts, et les quêtes d'Asher et sa femme vont se rejoindre (l’une étant partie à la recherche de l’autre).

 

Ce que l'auteur avait mis en place sur les caractéristiques des vampires dans le premier tome, et bien, elle va continuer dans le même sens. Elle reste logique avec elle-même.

 

Les vampires sont forts proches de ceux décrits dans le roman de Bram Stoker.

 

Noctambules invétérés, ils doivent se planquer la journée et doivent régulièrement avaler une pinte de sang frais pour conserver leur teint de jeune fille.

 

Quant à l'argent, au contraire de l'Avare de Molière, ils le fuient ! Oui, ce genre de matière peut faire des dégâts chez ces visages-pâles.

 

Ce second roman va également mettre en scène les importants pouvoir d’hypnose des vampires, et détailler la manière dont un vampire peut transformer une de ses victimes en vampire.

 

Vous voilà prévenu de la méthode à suivre ou à éviter, si vous ne voulez pas finir votre vie à dormir le jour sous terre.

 

Les vampires des grandes villes sont organisés autour d’un Maître qui est souvent le vampire le plus âgé, ou le plus puissant. Comme dans tout bon livre de vampires qui se respecte, c'est souvent le cas.

 

Un second tome un cran en dessous du premier, mais qui se laisse lire, même s’il ne casse pas trois pattes à un canard, ni une patte au mythe des vampires.

 

Son originalité à lui est plutôt de mêler le roman fantastique et vampirique avec de l'espionnage.

 

Avis aux amateur !

 

 

 

 

Titre : Le chevalier ténèbre - suivi de : La ville-vampire


Auteur : Paul Féval
Edition :  Marabout Collection Bibliothèque N°408


Résumé :

En 1825, les fêtes qu'organise Mgr de Quélen réunissent la meilleure société. Les discussions tournent souvent autour d'histoires de fantômes, de vampires, le surnaturel est à la mode. Lors d'une de ces soirées, deux invités se distinguent en racontant l'histoire des frères Ténèbre.

À la fois bandits et vampires, les frères Ténèbres écument l'Europe pour réaliser leurs méfaits. Si l'assistance apprécie cette histoire, l'ambiance de la fête va se tendre, les frères Ténèbre seraient présents à Paris...

Mené à vive allure avec tous les rebondissements propres au feuilleton et portant à la fois l'empreinte des romans noirs et des romans d'intrigues, Le Chevalier Ténèbre conte les aventures de deux êtres énigmatiques, les frères Ténèbre, séducteurs et voleurs, qui, partis de leur Hongrie natale, traversent toute l'Europe, usant de mille et un travestissements et de masques de toute sorte, pour se livrer à leurs méfaits et ruiner des familles entières.

 

 


Critique :

Mené à vive allure avec tous les rebondissements propres au feuilleton et portant à la fois l’empreinte des romans noirs et des romans d’intrigues, Le Chevalier Ténèbre conte les aventures de deux êtres énigmatiques, les frères Ténèbre, séducteurs et voleurs, qui, partis de leur Hongrie natale, traversent toute l’Europe, usant de mille et un travestissements et de masques de toute sorte, pour se livrer à leurs méfaits et ruiner des familles entières.

 

Spécial suite au mode d'écriture de Féval qui, tout en abordant le thème du vampire, le traite de manière ironique.

 

Vraiment singulier, de ce que je me souviens.

 

Il utilise avec son habilité coutumière les procédés propres au roman fantastique tout en s’amusant constamment à en désamorcer les effets.

 

Le malaise du lecteur est entretenu par la présence et la permanence d’un climat inquiétant, mais son recours systématique à l’humour bouffon et toute ces succession de situations toutes plus extravagantes les unes que les autres, nous amusent plus qu'elles ne nous effrayent.

 

Pour l'autre partie, qui concerne "La ville vampire", cela commence par l’enlèvement d’un futur marié par un vampire qui posséde des caractéristiques assez inhabituelles (il possède un aiguillon très pointu au bout de la langue, qui lui permet de percer un trou dans la chair ; il se colle ensuite comme une sangsue pour aspirer le sang).

 

Ce texte est un pastiche assez réussi, un bon roman imaginatif, cocasse, grotesque.

 

Ma lecture est mitigée parce que je sais que tout le monde ne peut pas aimer ce genre de livre très spécial.

 

 


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