5.6 David Gemmel

David Gemmell est né le 1er août 1948.

 

À l'âge de seize ans, il est renvoyé de l'école pour avoir organisé un groupe de jeu clandestin. Il devient alors travailleur journalier et videur dans une boîte de nuit de Soho.

 

Il travaille aussi en tant que journaliste indépendant pour les journaux londoniens Daily Mail, Daily Mirror, et le Daily Express.

 

Il publie son premier roman, Légende en 1984, toujours publié aujourd'hui, remportant au passage le Prix Tour Eiffel en 2002.

 

En 1986, il devient écrivain à plein temps et a publié en 2006 son dernier roman Le Seigneur de l’arc d’argent (le cycle de Troie a été achevé par sa femme Stella avec le livre La Chute des rois, sortie le 20 mars 2009 en France). Il est surtout connu pour Le Cycle de Drenaï et Le Lion de Macédoine.

 

Il a été trouvé mort à son bureau par sa femme Stella, le 28 juillet 2006 au matin, suite à des complications postopératoires, deux semaines après un quadruple pontage coronarien.

 

Il était reconnu Outre-Manche comme le maître incontesté de l'heroic fantasy, à travers ses romans épiques et sans temps mort.

1. Cycles de romans de fantasy :

 

 

  • Romans périphériques au cycle de Drenai : 3 romans pouvant être lus séparément se passant dans le même monde que Drenai, mais dont l'action se déroule soit très longtemps avant le début du cycle principal soit très longtemps après :
    1. Renégats, 1989, (Knights of Dark Renown)
    2. L’Étoile du matin, 1992, (Morning Star)
    3. L’Écho du Grand Chant, 1997, (Echoes of the Great Song)

 

  • Cycle Histoires des Sipstrassi (Stones of Power/Sipstrassi Tales)
    • Les Pierres de Pouvoir
      1. Le Fantôme du roi, 1988, (Ghost King)
      2. La Dernière Épée de pouvoir, 1988, (Last Sword of Power)

         


    • Trilogie Jon Shannow :
      1. Le Loup dans l'Ombre, 1987, (Wolf in Shadow). 1ère édition française (2002) de L’Homme de Jérusalem.
      2. L’Ultime Sentinelle, 1989, (The Last Guardian)
      3. Pierres de Sang, 1994, (Bloodstone)

         


    • Duologie Grecque : Le lion de Macédoine

Le cycle en version originale se compose de deux volumes :

  1. Lion of Macedon (1990)
  2. The Dark Prince (1991)

 

Paru chez Gallimard Folio SF en quatre volumes :

  1. L'Enfant maudit
  2. La Mort des nations
  3. Le Prince noir
  4. L'Esprit du chaos

 

  • Cycle La Reine Faucon (Hawk Queen Series)
    1. Reine des batailles, 1995, (The Ironhand's Daughter)
    2. Le Faucon éternel, 1995, (The Hawk Eternal)

 

 

 

2. Cycle de fantasy historique :

 

 

3. Œuvres isolées

  • The Lost Crown, 1989
  • White Knight, Black Swan, 1993, thriller sous le pseudonyme de “Ross Harding”, non traduit à ce jour
  • Dark Moon, 1996, (Dark Moon)

 

 

 

 

 

1. Le Cycle Drenaï :

 

Le Cycle Drenaï est un cycle qui a été écrit par David Gemmell. Il est composé de nombreux livres portant sur divers héros et divers peuples, comme les Drenaï, d'où le nom de la série.

 

Cette série relate la vie de différents personnages aux destins étroitement liés.

 

Par exemple Légende relate une partie de l'histoire de Druss, Ulric ou encore de Regnak le Comte de Bronze, mais Le Roi sur le seuil raconte la vie d'un descendant de Regnak et La Légende de Marche-Mort raconte des faits antérieurs à Légende sur la vie d'Ulric ou de Druss.

 

 

Concernant L’Écho du Grand Chant, sa place dans la chronologie Drenai demeure indéterminée à ce jour.

 

 

 

 

Titre : Renégats
 
Auteur : David Gemmell
Edition :  J'ai Lu (2006/2006/2009) - Mnémos (2006/2008/2009)


Résumé :

Il était une fois les Chevaliers de la Gabala, légendaires protecteurs des Neuf Duchés.

 

Leurs cœurs étaient purs ; leurs armures brillaient d'un éclat incomparable. Ils étaient plus grands que des hommes, plus puissants que des princes. Pour combattre les forces des ténèbres, ils ont accepté de franchir un mystérieux portail. Ils ne sont jamais revenus.

 

Depuis, le meurtre et la magie noire ont envahi les Duchés. Les rumeurs courent : le Roi a été envoûté et son âme est morte. Et face au danger, le seul espoir est entre les mains d'une poignée de mercenaires, voleurs ou artisans, renégats sans attaches et sans foi ni loi...

 

 

 

 

Titre : L’Étoile du Matin
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2003/2007/2012)


Résumé :

Les hordes angostines déferlent sur les frontières méridionales des Hautes-Terres : l’invasion a commencé. Sur leur passage, les Angostins sèment terreur et destruction, soutenus dans leur conquête par la sorcellerie d’un nécromancien fou.

 

Inconscient de ses actes, il décide de ramener à la vie les Rois Vampyres, morts depuis des siècles. Seul Jarek Mace, le bandit de grand chemin, aura le courage de se mettre en travers de la route des Angostins et des morts-vivants. Très vite, il deviendra le héros dont les Hautes-Terres ont besoin, et ralliera son peuple sous sa bannière.

 

Tous voient en lui L’Étoile du Matin, figure légendaire, revenue également d’entre les morts pour sauver une fois encore les Hautes-Terres. Seule une personne connaît la vérité, Owen Odell le barde, l’ami de Mace.

 

Des années après ces événements, Odell se souvient et nous raconte l’histoire de ce fameux bandit, du sauveur dont on chante encore les exploits, le coupe-jarret qui aurait égorgé père et mère pour le prix d’un repas.

 

Critique :

Owen Odell est un conteur et un magiquien (non, pas de faute de frappe), et il a bien connu celui que la Légende nomma "L'étoile du Matin", autrement dit Jarek Mace... le dernier héros des Highlands, le libérateur, celui qui a combattu les rois vampyres et qui s'est dressé devant l'envahisseur angostin. Une Légende que Owen a écrite.


Une Légende ? Tu parles ! Un bandit, un voleur, un séducteur de femmes, plus amoureux de l'or que Picsou. Un type qui, découvrant que le village dans lequel il vit vient d'être razzié par les troupes d'Arzek, découvrant que les villageois, hommes, femmes ou enfants sont morts, hurle sa rage... mais pas sa rage de voir Wulf le forestier bossu serrer dans ses bras les corps sans vie de ses enfants qu'il aimait, non, Jarek hurle parce qu'on lui a volé l'or qu'il avait planqué.


Et s'il parle de vengeance, ce n'est pas pour venger les cadavres des enfants innocents qui furent massacrés, non, c'est juste pour récupérer le chariot d'or !!


Alors, je ne vous dis pas sa tête quand, dès son retour avec le chariot, les gens de tous les environs l'acclament, criant et remerciant "l'étoile du matin" de leur avoir ramené leurs richesses que l'envahisseur avait spolié...


Ouh, il l'avait trouvé mauvaise !


Oui, Jarek Mace n'est pas du bois dont on fait les héros, que du contraire. Et pourtant, dans ce livre, Owen raconte tout leur périple, la rédemption de cet homme qui ne vit que pour lui et pour devenir riche.


C'est une belle histoire d'amitié entre des gens qui n'auraient jamais dû se rencontrer, c'est une belle résistance à l'ennemi, de beaux combats, qui est loin d'être épique et sur un champ de bataille avec le bruit des armures qui s'entrechoquent....


Non, les combats ont la solitude pour paysage et auront pour guerriers les quatre hommes et les deux femmes qui constitueront ce groupe disparate.


Combats contre le mal absolu, combats pour leur liberté et pour chasser les oppresseurs.


Jarek a beau être un homme imbuvable, je l'ai apprécié parce que sous la forteresse, se cache sans doute un coeur. Et rien à dire sur les autres personnages qui sont bien travaillés. J'ai passé trois jours très agréables en leur compagnie.


Quand à la fin, nous avons affaire à Gemmel et l'auteur nous réserve une petite surprise de son cru qui m'a fait ouvrir les yeux tous grands.


Mince alors, je l'ai pas vue venir, celle-là !


Excellent Gemmel comme d'habitude, même si les trames restent sensiblement les mêmes.

 

 

 

 

Titre : Waylander, Tome 1
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2001)


Résumé :

Le Roi de Drenaï a été assassiné. Une armée d’envahisseurs déferle sur le pays, avec pour mot d’ordre de tuer hommes, femmes et enfants. Mais tout espoir n’est pas perdu. Il repose sur les épaules de celui que la nation surnomme Waylander.

 

Seul, il va s’aventurer en territoire nadir pour retrouver la célèbre Armure de Bronze, symbole de liberté.


Mais peut-on faire confiance à ce Waylander ?...


Après tout, c’est lui qui a assassiné le roi.

 

Petit plus :

- David Gemmell est l'auteur de Fantasy le plus connu et le plus vendu en Angleterre, juste derrière Terry Prattchet.


- Waylander est le deuxième grand succès de Gemmell après Légende. C’est avec Waylander que Gemmell s’est taillé une réputation internationale et s’est établi comme auteur majeur du genre.


- Le héros de ce roman est le personnage préféré des lecteurs de David Gemmell. Tant et si bien qu’il a écrit deux autres romans dans le même univers avec ce personnage, à la demande des fans et donc des éditeurs.

 

Critique :

John McClane, dans ses films, se promenait avec deux flingues en main, mais Waylander fait mieux que lui : une arbalète à deux arcs ! Plus complexe pour dézinguer et pas de chargeur ou de viseur infrarouge. John McClane peut aller se rhabiller !

 

C'est un mec, Waylander, un vrai, tout de noir vêtu (du cuir, huum), assassin à ses heures perdues (c'est son job, en fait, et sa petite entreprise ne connait pas la crise) usant de tous les stratagèmes possibles et imaginables pour arriver à éliminer ses victimes (des notables), désignées par contrats.

 

Waylander, c'est mises à mort, trahisons,  magouille et compagnie... Drenaï, ton univers impitoyable. De plus, il fait son job correctement : il est plus silencieux qu'une ombre, il ne parle pas beaucoup et est implacable. C'est du satisfait ou remboursé.

 

Aie, catastrophe, le Roi de Drenaï a été assassiné ! Les Vagrians, une bande d'envahisseurs, déferlent sur le pays telles des tiques sur le dos d'un chien, avec, pour ordre de pilier et envahir le pays, sans oublier de tuer hommes, femmes et enfants au passage, dans l'ordre ou le désordre, mais d'épargner quelques femmes, s'ils veulent se soulager... Charmant.


Et pendant que ça gerroie au loin, Waylander croise la route de Dardalion et lui sauve même la vie. Un assassin qui sauve une vie ? Peut pas être tout à fait mauvais, le bougre ! Déjà qu'il n'occis jamais des femmes et des enfants. Réglo.

 

Dardalion, c'est un prêtre de la Source et on peut dire que c'est lui qui sera à l'origine de tout ce qui va arriver à Waylander dans ce premier tome.

 

Dardalion lui colle aux basques et ils vont bien vite se retrouver empétré dans cette foutue guerre entre Drenaï et les Vagrians.

 

Ben oui, une guerre, c'est le bordel et vu que les Vagrians ont envahis les Drenaï, ça chauffe !

 

Pour sauver le royaume, il faudrait retrouver la mythique Armure de Bronze... (et là un type se met à chanter dans ma tête : "les chevaaaliers du Zodiaaaque, s'en vont toujours à l'attaque..." ce qui me fait dire que je suis irrécupérable).

 

Cette protection magique est cachée dans une grotte en territoire Nadir. Pas trop complexe. Quoi ? Elle est remplie de loups-garous ? Waylander va avoir du mal à récupérer le catalyseur de l'espoir de Drenaï.

 

Au fait, vous savez qui a assassiné le roi Drenaï ? Non ? J'vous l'donne en mille : Waylander ! Et c'est à lui qu'on demande de sauver l'bazar ?

 

Gemmel ne fait jamais ses héros irrécupérable et Waylander ne fera pas exception.

 

Puisqu'il a été "touché" (pour ne pas dire infecté) par la pureté de Dardalion, le prêtre de la Source qu'il a sauvé, il accepte la mission, confié par le fantôme du père de sa précédente victime.

 

Oui, nous sommes bien dans du Gemmel ! C'est classique chez lui : les héros sont torturés, hanté par leur passé, avec des blessures secrètes, bien souvent causées par une femme qu'ils ont perdu (partie, enlevée ou morte assassinée) et qu'ils aimaient plus que tout.

 

Une fois de plus, le héros, en tuant le roi, a commis un meurtre qui s'avère être le meurtre de trop, celui qui lui fait prendre conscience que tuer c'est MAL, ça le fait vomir sur son existence, il se découvre un âme et réveille sa conscience qu'il croyait avoir laissé en gage au Mont de Piété ou à la consigne d'une gare.

 

Chez Gemmel, l'héroïsme est magnifié, par contre, les scènes de combats sont un peu pâlottes alors que nous sommes en pleine guerre. A croire que les guerriers furent passé dans un programme informatique qui a généré une armé de clones. Ma déclaration fiscale a plus d'épaisseur qu'eux.

 

Pire, Gemmell ne décrit  pas son décor, du coup on doit faire le travail sois-même. Dommage. Une carte en début de roman n'aurait pas été du luxe.

 

Malgré ses défauts, Waylander est un personnage qui m'a bien plu.

 

Bien que froid et distant dès le départ, il changera au fil du roman et des deux autres tomes.

 

Sa rencontre avec Dardalion nous a changé l'assassin sociopathe en un homme plus ouvert aux autre et  l'on découvrira que, sous cette carapace de tueur sans pitié, se cache en fait un homme qui n'attend plus rien de la vie, ayant déjà tout perdu.

 

D'accord, cela ne l'excuse pas ! Le fait d'avoir tout perdu n'efface pas ses crimes, mais on comprend le cheminement : il n'avait rien d'un méchant, il a tout perdu et son premier crime de vengeance en a entrainé un autre et ainsi de suite. Après, il est trop tard. Un peu comme Druss.

 

Le seul bémol dans l'histoire fut sa relation avec Danyal. Trop guimauve, on aurait pu s'en passer largement ou alors, il aurait fallu changer un peu le personnage de cette femme, la creuser un peu plus, la rendre moins "roquet agressif". Mais bon, un détail.

 

Dardalion, le prête de la Source, est plus travaillé. Lui aussi il a évolué, comme Waylander, mais dans le sens inverse. Si le loup s'est fait agneau, l'agneau a fait pousser ses crocs. Il est devenu un Prêtre-guerrier.


Pour résumer, malgré ses défauts, le roman est intéressante et lire du Gemmel m'a toujours fait du bien, même si à la fin, les trames restent semblables.

 

Ce que j'aime, c'est que son héros doit s'impliquer - un peu malgré lui - dans cette guerre où il n'a rien à faire, changeant petit à petit et devenant plus humain.

 

Un peu comme Stanislas Lefort (de Funès) dans le film "La grande vadrouille" qui se retrouve, lui aussi, imbriqué dans une histoire dont il n'en a que faire et bien obligé de s'impliquer alors qu'il comptait se la couler douce tout en faisant des ronds de jambe devant l'ennemi.

 

C'est ça que j'aime ! Le héros qui n'en est pas toujours un, avec ses faiblesses, ses défauts.

 

Sans compter ce que j'apprécie aussi par-dessus tout : les passages où Waylander flingue des gens plus vite que son ombre, dégainant son arbalète, lançant ses dagues... Paf, paf !

 

"T'es mort et tu ne le sais pas encore" (les fans auront reconnu la citation tirée de Ken - pas le mari de Barbie - mais le Survivant).

 

Oui, je suis une lectrice avide d'élimination de son prochain.

 

 

 

 

Titre : Waylander - Tome 2 : Dans le royaume du Loup
 
Auteur : David Gemmell
Edition :  Bragelonne (2004)


Résumé :

Il venait d'un enfer de souffrance et entra dans un monde de mort. Dans les monts de Skeln, Dakeyras l'homme des bois et sa ravissante fille Miriel vivent dans la solitude et l'harmonie.

 

Ils ne savent pas qu'un groupe de guerriers sanguinaires rôde dans les montagnes. Des hommes qui n'ont jamais connu la défaite, pour qui la vengeance et la torture sont comme la viande et la boisson.

 

Pour dix mille pièces d'or, ils sont prêts à tuer l'homme des bois. Ces combattants endurcis n'ont pas peur de cette mission... Ils devraient.

 

Car Miriel est une fille de feu et d'acier, maîtrisant l'arc et l'épée grâce à l'enseignement du plus mortel assassin qui ait jamais vécu : son père, mieux connu sous le nom de... Waylander !

 

Critique :

Ah, je vous l'avais bien dit que Waylander n'était pas si irrécupérable que cela ! La preuve, malgré sa blessure due à la perte de sa femme - il y a longtemps - malgré son passé d'assassin, il coule des jours heureux avec sa fille adoptive, Miriel.

 

Ok, il ne lui apprend pas les règles du crochet ou du tricot, mais savoir manier une arbalète est utile lorsque votre tête est mise à prix !

 

Oui, mesdames et messieurs les lecteurs, sa tête est mise à prix comme celle des Dalton !

 

Le roi Karnak, usant de son pouvoir royal, désire protéger son gamin, Bodalen (et pas Bo Derek) qui a eu la très très mauvaise idée d'envoyer six pieds sous terre l'une des filles de notre héros solitaire...

 

Oui, le héros solitaire... Vous savez, l'ancien assassin, tout de cuir noir vêtu, possédant une grosse arbalète qui peut tirer deux coups de suite... huumm. Ah, ça vous revient !

 

Bodalen aurait mieux fait de tuer une autre personne, de massacrer un village tout entier, mais voilà, il a fallu que ce gamin de merde tue la mauvaise personne et que son papounet le roi veuille le protéger. Pauvre petit.

 

Les chiens sont lâchés, ou plutôt : ce que le pays compte de plus cruels parmi les membres de la corporation des tueurs sanguinaires et sans merci (et non syndiqués).

 

Aie, aie, aie, les miches de Waylander vont chauffer !  Ou bien ce seront celles des tueurs sanguinaires... parce que Waylander est fâché, il doit reprendre le turbin alors qu'il est en vacances.

 

Moi, ça me mettrait de fort méchante humeur !

 

Waylander va donc reprendre la route du boulot afin de démasquer ces sales emmerdeurs qui l'obligent à reprendre du service et, tant qu'il y est, il pourrait aussi - accessoirement - sauver une nouvelle fois son pays de la guerre. Tant qu'a faire ! Et la crise économique, il la résout quand ? Plus tard...

 

Waylander est peut-être "dans le royaume du Loup", mais il n'a rien du petit chaperon rouge ou de la grabataire grand-mère ! S'il vous balance une galette, vous ne survivrez pas...


Ce qui change par rapport au premier tome c'est que Waylander n'a plus vingt ans, mais l'âge de ses artères ! Et oui, les héros vieillissent, eux aussi.

 

Et bien que son instinct soit toujours vivace et jamais égalé - bien que souvent copié - il a aussi une fille sur laquelle il doit garder un oeil.

 

Gemmel, dans ce tome, étoffe une fois de plus la psychologie de notre héros en cuir noir. La mort de sa femme lui pèse toujours lourd sur la conscience (au moins, il en a une) mais il a appris à vivre sans elle (je parle de sa femme).


Pour le reste, ce deuxième opus reste du Gemmel : autrement dit, il continue dans le lignée du précédent : baston, tueries, sang, brutalité, c'est haletant et c'est épique, même si on se dit qu'il aurait pu encore mieux faire.

 

Si ça ne mange pas de pain, ça se lit facilement et on se retrouve à enquiller la suite sans même s'en rendre compte.

 

Prochain tome : "Waylander le grabataire entre au home pour assassin du Troisième Age". Au menu : de la purée...

 

 

 

 

Titre : Waylander - Tome 3 : Le Héros dans l'ombre
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2007)


Résumé :

Waylander est à l'automne de sa vie.


Il cherche désormais la paix, mais les crimes du passé reviennent le hanter... Des créatures de légendes maudites sont de retour pour conquérir le monde dans le sang et la terreur.

 

Cette fois, aucune armée ne pourra s'y opposer. Seule une poignée de héros avec, à leur tête, un mystérieux Homme Gris, un personnage énigmatique haï et envié pour sa formidable fortune. Un homme aux mains couvertes de sang, qui a tué par conviction et pour de l'argent.


Un homme connu au pays des Drenaï comme le héros assassin. Pour vaincre un fléau éternel, une ancienne énigme doit être résolue... et Waylander, prince des tueurs, devra tuer un homme qui ne peut pas mourir.

 

Critique :

Non, "le héros dans l'ombre" ne veut pas dire que notre sombre héros, Waylander, se la coule douce sous un palmier à Acapulco ! C'est juste que Waylander est à l'automne de sa vie, comme je vous l'avais précisé à la fin de ma critique du tome 2...

 

Bon, nous ne retrouvons pas notre héros en train de baver dans un home, édenté, bouffant de la panade insipide et hurlant à tue-tête "Infirmière, y'm'faut faire !".

 

Non, il est plutôt bien loti, notre sombre héros, puisque devenu milliardaire, il a changé d'identité (je ne dévoilerai pas la fin du tome 2 et les raisons qui l'ont fait changer d'identité) et il est devenu l'Homme Gris.


Pas égoïste pour deux sous, il assure lui-même la protection des gens qui vivent syr ses terres et se charge lui-même des pillards qui auraient eu la très mauvaise idée de venir chaparder sur ses terres. Sus aux pilliards.


Ce troisième tome comme d'une manière différente, comme le second l'avait fait et c'est ce qui fait la force de Gemmel : on ne sait pas comment ça va se passer.


La preuve, on est passé de "isolé au fin fond des bois" à "je vis dans un palais entouré de mes larbins". Enfin, "larbins" est un bien grand mot, notre héros est large dans ses rétributions et le syndicat n'a pas de raison d'être avec un boss tel que lui.


Et qu'en est-il de ses ennemis ? Oublions les pauvres pilliards, ils ne font pas le poids et découvrons les nouveaux méchants qui tiennent plus du surnaturel que du naturel.

 

Nous sommes loin des assassins classiques des autres tomes : ici, ce sont des magiciens invulnérables et des hordes de démons. Harry Potter n'est même pas là pour lui donner un coup de main, en plus.


Pour pourfendre les démons, il y a les les Rajnees, des samouraïs armés d'épée magiques, les seuls capable de décapiter ces démons.

 

Je vous l'ai déjà dit, la trame chez Gemmel reste sensiblement la même. Malgré tout, lire ses livres est toujours un plaisir pour moi.

 

Cette trilogie n'a pas dérogé à ce plaisir, bien qu'elle reprenne des thèmes vu et revu : la horde de démons qui veulent déferler sur le monde, c'est du déjà vu/lu.

 

Pourtant, j'ai suivi toutes les péripéties de Waylander et je ne me suis pas ennuyée une seconde.


De plus, last but not least, la fin m'a collé un coup de pied au cul parce que totalement imprévisible, absolument fantastique (fallait de la magie) et très belle (et une larme, une).

 

Malgré toutes ses richesses, il est des choses que l'homme ne peut obtenir, même s'il se nomme Waylander...

 

 

 

 

Titre : Druss la légende
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2002)


Résumé :

Son nom est Druss. Garçon violent et maladroit, il vit dans un petit village de paysans situé au pied des montagnes du pays drenaï.

 

Bûcheron hargneux le jour, époux tendre le soir, il mène une existence paisible au milieu des bois. Jusqu’au jour où une troupe de mercenaires envahit le village pour tuer tous les hommes et capturer toutes les femmes.

 

Druss, alors dans la forêt, arrive trop tard sur les lieux du massacre. Le village est détruit, son père gît dans une mare de sang. Et Rowena, sa femme, a disparu…

 

S’armant de Snaga, une hache ayant appartenu à son grand-père, il part à la poursuite des ravisseurs. Déterminé à retrouver son épouse, rien ne devra se mettre en travers de son chemin. Mais la route sera longue pour ce jeune homme inexpérimenté.

 

Car sa quête le mènera jusqu’au bout du monde. Il deviendra lutteur et mercenaire, il fera tomber des royaumes, il en élèvera d’autres, il combattra bêtes, hommes et démons.

 

Car il est Druss, et voici sa légende…

 

Critique :

Ayant découvert Gemmel par le titre "Légende" que Milady avait publié en format poche, je me suis tournée vers les autres ensuite.

 

"Druss la légende" était le livre qui venait, dans la chronologie, avant "Légende" et ce livre nous explique comment le paisible mais colérique fermier qu'était Druss est devenu "Marche-Mort" et une légende.

 

La femme qu'il aimait s'étant fait enlever, il a empoigné la hache Snaga, hache de son grand-père, la "lame sans retour" et à entamé son périple, passant par tous les stades pour gagner un peu d'argent et financer son voyage.

 

C'est violent, il y a du sang, des têtes tranchées (ou autres parties du corps).

 

Notre héros n'est pas un gentil chevalier chevauchant sur son fidèle destrier blanc. Non, Druss est un être violent, il n'a pas de peine à tuer. Pourtant, loin d'être un héros parfait, il a ses faiblesses. Le personnage est détaillé, fouillé et on l'apprécie déjà.

 

Toute sa souffrance, il la ressentira à la fin du livre. Heureux et triste en même temps. Le livre m'avait déjà enchanté, n'ayant pas de temps mort, mais le final, il était encore mieux.

 

Un grand auteur, qui nous a quitté trop tôt... mais il nous laisse toute son oeuvre à découvrir.

 

 

 

 

Titre : La Légende de Marche-Mort
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2005)


Résumé :

Le vieux guerrier se nomme Druss, mais on l'appelle Légende.Sa vie est une lutte au nom de l'honneur et de la justice.

 

À la veille de son dernier combat, le vieux guerrier raconte à une jeune recrue comment il a obtenu ce titre. Comment des années auparavant, il s'est embarqué dans la plus incroyable des aventures, en quête des joyaux d'Alchazzar, et comment cette épopée l'a conduit jusqu au plus profond du royaume des morts.

 

Lorsque Légende se lève et marche, il ne fait pas bon se dresser sur sa route...

 

Critique :

Comme vous le dirait un banquier de chez Lehman Brothers "quand tu tiens le bon filon, le lâche pas !", ce que fit Gemmell avec son héros Druss !

 

Après "Légende", après "Druss la Légende", voici un autre chapitre de cette snaga... heu, saga épique ! Qui pique juste où il faut, ami lecteur, surtout si tu poses ton séant sur la double hache de Druss... (pas de connotation sexuelle dans la phrase).

 

Et quand la hache Snaga passe, t'as les membres qui trépassent. Cette hache maudite est un vampire puisqu'il lui faut son lot d'hémoglobine.

 

Pourtant, Druss, il est pas méchant ! Il ne viole pas les femmes (ni les hommes), ne tue pas les enfants, il ne vole pas, ne ment pas, ne triche pas, ne baise pas, ne se drogue pas, ne prend pas d'amphétamines ou d'EPO... bref un Saint qui ne fera jamais carrière au parlement ou au Tour de France.

 

Malgré tout, il va trancher plus que la guillotine au temps où elle ne chômait pas. Il va trancher plus que votre boucher, ce sacré Druss. Mais toujours des méchants vilain pas gentils.

 

Ce tome se situe lors de la défense héroïque de la mythique forteresse de Dros Delnoch et puisqu'un jeune bleu le demande, Druss va lui expliquer pourquoi on le surnomme "Marche-Mort".

 

La quête de cette aventure contée ? Notre grand Druss devait trouver les précieux joyaux d'Alchazzar...

 

QUOI ?? Le général Alcazar et ses Picaros sont ici ? Sa femme Peggy aussi ? Et le capitaine Haddock, occupé à boire, une fois de plus ?

 

Ah, pardon, che penchais qu'il y avait un cheveu sur la langue du quatrième de couverture.

 

Druss partira en quête des joyaux avec son ami Sieben et l'auteur mettra en branle (ceux qui connaisse Sieben apprécierons le jeu de mot) TOUS les événements qui engendreront le titanesque combat que vous lirez dans "Légende" (en vente dans toutes les bonnes librairies).

 

Avec Gemmel, on croise souvent des personnages que l'on retrouvera plus tard, ce qui est un énorme inconvénient si on ne les lit pas dans l'ordre !

 

Personnages torturés - Druss est toujours inconsolable de la perte de sa femme et Sieben a le démon du bas-ventre - combats en tous genre, du sang, des boyaux, de la rate, des monstres sanguinaires, des magiciens balèzes, bref, tout ce qui fait de ce roman une manière de clore magnifiquement la trilogie de Druss.

 

 

 

 

Titre : Loup blanc
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2009)


Résumé :

Skilgannon le Damné a disparu des pages de l’histoire. Il a quitté les terres de Naashan, emportant avec lui les légendaires Épées de la Nuit et du Jour. Les assassins envoyés à ses trousses par la Reine Sorcière furent incapables de le retrouver.


Trois ans plus tard, loin de là, une foule déchaînée se rassemble autour d’un monastère. Elle est accueillie par un prêtre désarmé. Mais en quelques terrifiantes secondes, la situation bascule, et la rumeur se répand à travers les terres de l’Est : Skilgannon est de retour.


Il doit maintenant voyager à travers un royaume hanté par les démons en direction d’un temple mystérieux et de la déesse sans âge qui y règne. Toujours poursuivi par des tueurs et une armée d’ennemis face à lui, le Damné se lance dans une quête pour ramener les morts à la vie.


Mais il ne voyage pas seul. L’homme qui marche à ses côtés est Druss la Légende.

 

 

 

 

Titre : Légende
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2000)


Résumé :

Ses exploits sont connus de tous.


Surnommé le Capitaine à la Hache lors de ses plus grandes batailles, il aurait pu devenir riche en tant que mercenaire...

 

Au contraire, fuyant la célébrité, il a choisi de vivre retiré loin des hommes, perché au sommet d'une montagne glacée. Il a remisé son arme, vivant reclus, se contentant de la compagnie de quelques léopards des neiges. Il attend patiemment son ennemie de toujours : la Mort.

 

Dros Delnoch est une forteresse imprenable. Passage indispensable à la frontière de deux mondes, c'est l'ultime limite qu'une armée doit impérativement franchir si elle veut envahir l'Empire drenaï.


Protégée par six remparts, elle est la place forte mythique. C'est aussi le dernier foyer d'une résistance désespérée, car tous sont déjà tombés devant l'envahisseur nadir.

 

Il lui faudrait un atout déterminant, un chef charismatique : Druss, le vieux guerrier. Quand Conan rejoint Fort Alamo, un demi-million d'envahisseurs barbares face à huit mille guerriers barricadés... Druss pourra-t-il faire la différence ?

 

Deux mains ancrées à une hache pour empêcher une tragédie...

 

Critique :

Druss aurait pu le dire lui-même "Je suis une Légende ! Malgré mes 70 piges, un genou plus qu'enflé et un dos bouffé par l'arthrose, j'ai tout de même réalisé un carnage dans les Nadirs, ces enfoirés qui ont envahi le pays et qui veulent prendre Dros Delnoch".

 

Non, Dros Delnoch n'est pas le nom d'une femme, c'est tout simplement une véritable forteresse, le dernier rempart contre l'invasion des Nadirs.

 

La cité-forteresse est placée pile poil en travers de la montagne et les Nadir, s'ils veulent conquérir l'empire Drenaï, devront lui passer dessus.

 

Dros Delnoch, c'est le bastion qui résiste encore et toujours à l'envahisseur, c'est une forteresse comportant 6 murs et elle réputée plus imprenable qu'une vierge gardée par des eunuques !

 

Enfin, du moins s'il y a assez de soldats pour la défendre... Mais comme toujours, la paix, c'est l'inaction et cela à ramollit la cité et ils ont comblés les espaces vides entre les murs (ceux qui étaient conçus pour transformer l'ennemi en tas de cadavres) par des maisons, les cons. L'urbanisation galopante, on connait !


Comme un "certain moustachu" à une "certaine époque" dut le faire lorsqu'il n'eut plus assez de soldats, on enrôla des gens du peuple et on transforma des fermiers, des boulangers, des adolescents et autres en soldats de pacotille.


Le but du jeu ? Contenir l'armée Nadir jusqu'à l'arrivée de renforts de la légion.

 

L'armée Nadir ? Une broutille... Hem, un demi-million de soldats... et dans la forteresse, c'est quelques milliers d'hommes, sans expérience, la plupart et sans potion magique.

 

De toute façon, les Drenaï n'ont pas besoin de potion magique, il ont Druss et comme je vous l'ai déjà dit, Druss, c'est une Légende...

 

Muni de sa fidèle hache à double tranchant, Snaga, Druss a bien décidé de défendre la cité contre Ulric, l'envahisseur et d'envoyer tous ses soldats en accident de travail.

 

On se doute qu'un seul homme ne peut rien faire, mais c'est un héros et le héros est fait pour donner de l'espoir, et du courage à des hommes qui ne savent pas se battre et savent qu'ils vont tous vers une mort certaine.

 

Légende, c'est l'histoire d'un homme, qui a insufflé du courage et de la témérité à quelques milliers de soldats et qui malgré son âge était toujours apte à défendre une forteresse face à des milliers d'ennemis.

 

Qui a dit que l'heure de la retraite avait sonné ?

 

Gemmel reste fidèle à lui-même : des ennemis en nombre, les bons - qui ont leurs défauts, leurs points faibles -, les méchants qui eux, ne sont pas tout noirs puisque leur chef, Ulric, suscite l'admiration et est présenté comme un grand conquérant (style Napoléon, même si sa soif de pouvoir entraîne son peuple dans la mort, et les autres avec).

 

Ses personnages sont attachants, pas lisses, le récit est bien mené, pas de temps morts "ennuyants", les combats sont épiques, la montée de l'action va crescendo, les murs s'abattant l'un après l'autre, l'assaut final fera monter encore plus l'adrénaline avant le grand choc des envahisseurs contre les défenseurs.

 

Comme je le disais aussi, avec Gemmel, les personnages se croisent souvent dans les livres et dans Dros Delnoch, nous croiserons des grands héros présents qui viendront donner un coup de main.

 

Par contre, j'apprécie moins le recours à des éléments fantastiques sur le final, surtout que le roman en compte très peu.

 

Malgré tout, Légende reste un "classique" à découvrir car Druss est un héros attachant, même à 70 ans.

 

Oui, encore de la gériatrique fantasy !

 

 

 

 

Titre : Le Roi sur le Seuil
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2001)


Résumé :

Un siècle s'est écoulé depuis l'incroyable résistance de la forteresse de Dros Delnoch.


Mais aujourd'hui, le tyrannique empereur Ceska a pris le contrôle du territoire drenaï.

 

Dans sa quête de pouvoir, il a trahi ses plus fidèles soldats, le corps d'armée du Dragon.

 

Le massacre fut terrible et Tenaka Khan est le seul survivant. Il n'est pas près d'oublier la trahison de son maître. Dans ses veines coule le sang d'ancêtres mythiques : Regnak et Ulric, qui guerroyèrent l'un contre l'autre au temps de Druss la Légende.


Avec un tel héritage, la glace et le feu fusionnent pour forger un chef à la volonté trempée comme l'acier. Dans le regard violet du Khan brillent les flammes de la haine. Sa mâchoire et ses poings sont serrés. Et aujourd'hui, son coeur crie vengeance !

 

 

 

 

Titre : La Quête des héros perdus
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2003)


Résumé :

L'Empire drenaï n'existe plus. Les Nadirs continuent leur progression à la recherche d'esclaves. Mais un jour, les esclavagistes capturent une jeune villageoise dont Kiall, un jeune homme timide, est amoureux.

 

Comme un héros de légende, il va partir à la recherche de son aimée. Et il ne sera pas seul car, sortis de leurs retraites, viennent se joindre à lui les anciens héros de la bataille de Bel-azar. Et l'un d 'entre eux possède un secret qui pourrait bien changer la face du monde...

 

 

 

 

Titre : Les guerriers de l'hiver
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2006)


Résumé :

La prophétie était sans équivoque. A la mort des trois rois, le monde serait plongé dans le chaos, et tous les démons bannis au cours des âges réapparaitraient pour que règnent les ténèbres.


Deux des rois sont morts. Le troisième, qui va bientôt naître, est pourchassé par les Cavaliers Démons : les Krayakins, seigneurs des morts-vivants.


Toutes les forces du mal, plus terrifiantes les unes que les autres, traquent la reine enceinte jusqu’aux yeux dans une forêt hanté.

 

Mais elle n’est pas seule. Trois guerriers la protègent, les derniers survivants de l’ancienne armée drenaïe autrefois si fière. Trois vieillards, d’anciens héros, démis par le roi : Nogusta le maître épéiste, Kebra l’archer légendaire et Bison, le colosse au grand cœur.


Le sort de l’empire repose sur leurs talents passés. Pourront-ils sauver le futur roi dans ce monde en prise à la tourmente ? Il y a quarante ans, sans doute, mais aujourd’hui…

 

Critique :

Puisque l'hiver 2012-2013 fut long et dur (huuum), les Guerriers de l'Hiver vont vous le faire trépasser et instaurer le règne du soleil !

 

Que nenni ! Rien à voir, en fait. Ce roman se passe environ 300 ans après Légende mais vous pouvez le lire sans avoir lu les autres.

 

Originalité ? Les héros de ce livre sont loin d'être des jeunes premiers, tout beaux, tout chaud, tout fringants... Ce sont plutôt des vieux de la vieille.

 

L'originalité de ce roman vient aussi du fait qu'il ne faut pas trouver un quelconque objet magique surpuissant ou tout autre brol de vie éternelle.

 

Trois personnages principaux : nos vieux guerriers grisonnants à l'arthrite rhumatismale grandissante...

 

Nogusta (un Noir qui a longtemps souffert de racisme) est un personnage profond, torturé par un passé sanglant -  le massacre de sa famille - comme bon nombre de personnages chez Gemmell. Malgré la cinquantaine passée, il est toujours un combattant exceptionnel, une vraie machine à tuer, même s'il n'a plus l'énergie de ses 20 ans.


Kebra est le plus calme et le plus doux, mais l'Agecanonix - maladie terrible - lui fait diminuer sa vue, ce qui est gênant lorsqu'on est archer. Il a toujours de bons conseils, est capable d'écouter comme un psy - les honoraires en moins - mais déteste le contact et la proximité.

 

Bison (tiens, une vieille connaissance !), c'est la montagne de muscle. Il ne possède pas de blog, mais tout comme notre compatriote babelien, c'est un bon vivant. Il aurait pu ressembler à Druss...

 

"Aurait pu" parce que le Bison de Gemmel, contrairement à Druss, est vulgaire, grossier, mal élevé et parfois même obscène (Druss était juste bourru). Personne au monde ne l'aime, pas même ses deux amis - un comble, non ? - alors qu'il est d'une loyauté et d'un courage sans borne.

 

Mon avis négatif sur Bison changera au fur et à mesure du roman, lorsque je découvrirai des bribes de son passé, comme pour les autres papys flingueurs. Gemmell est fort pour nous faire apprécier des personnages à priori détestables.

 

Nos trois héros n'ont pas chômé dans leur vie, ont mené des tas de batailles et apprécieraient profiter de leur plan épargne pension.


Pas de bol, c'est la crise, alors, pour les charentaises et les pieds devant le feu de bois, on repassera !

 

Les voilà obligés de courir les chemins en prenant des risques pour sauver un enfant...

Pas de quête, mais une fuite (embêtant, quand on vieilli, les fuites) pour survivre, poursuivis par d'horribles démons !


Démons, qui, d'après les Légendes (Wiki n'existait pas encore) ont été bannis de la Terre par un des leurs !

 

Malgré leurs licenciements, ils marcheront à nouveau sur la terre si trois rois sacrifiés meurent, entraînant un nouvel âge de ténèbres. Pire que la crise, tiens !


Et ? Deux rois sont morts et le dernier, c'est l'enfant qu'il doivent protéger.

 

Petit détail : il encore dans le ventre  de la reine Axiana qui a pris la fuite et sera donc secourue par nos trois soldats à la retraite.

Si les personnages "principaux" sont fouillés, travaillés, torturés, intriguant et attachants, le reste souffre d'un manque de descriptions, de travail et les finitions sont bâclées, en particulier la reine.

La plume de Gemmell reste fidèle à elle-même : facile à lire, précise et incisive, envoûtante. Elle vous fait passer un bon moment de lecture sans se prendre la tête et les combats sont remplis d'action, de réalisme et d'adrénaline, sans oublier l'hémoglobine.


Bon, ok, ils se battent contre des démons... le réalisme est un peu "moindre" que face à des méchants de chair et d'os, mais il n'y a pas que des démons non plus.

A l'heure où les patrons considèrent qu'à 30 ans vous êtes vieux, le roman de Gemmell fait fort : l'avenir du monde dépend de vieillards - en qui personne ne croit - et ils doivent affronter des gros démons bien plus puissants qu'eux et bien décidés à reprendre leur marche dans le Monde.

 

Et les papys vous prouverons qu'ils ont de l'énergie à revendre !

 

Ce n'est pas un roman "fabuleux" ou "révolutionnaire", mais il se laisse lire et c'est tout ce que je lui demandais.

 

Pour ceux qui aime l'héroïc-fantasy avec des héros non conventionnels.

 

Qui à dit "de la gériatrique-fantasy" ??

 

 

 

 

Titre :  L’Écho du Grand Chant
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2007)


Résumé :

Grâce à des cristaux magiques, les Avatars étaient devenus immortels et s’étaient proclamés rois d’un empire gigantesque. Mais suite à un séisme d’une ampleur phénoménale, un raz de marée a recouvert la majorité de leur territoire. Ce fut alors le début d’une ère de glaciation, et la fin des cristaux.


Aujourd’hui, l’empire se meurt et les Avatars avec lui. Devant ce déclin, les peuples qu’ils avaient jadis asservis se soulèvent les uns après les autres.


Jusqu’au jour où deux lunes apparaissent dans le ciel et que les armées sanguinaires de la Reine de Cristal déferlent sur eux. Maîtres et esclaves doivent alors faire table rase du passé et s’unir face à l’ennemi commun.

 

Devant cette fin imminente, cinq personnages vont devenir des héros : Talaban, un guerrier avatar marqué par un passé tragique; Touchepierre, un sauvage mystique à la recherche d’un amour perdu; Anu, le Saint-Homme, Bâtisseur du Temps; Sofarita, la jeune paysanne qui inspirera une légende; et Viruk, le fou, qui aurait voulu être un dieu.


Ensemble, ils combattront le crépuscule, car perdu pour perdu, autant partir en beauté !

 

 

 

 

Titre : Les Épées de la Nuit et du Jour
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2010)


Résumé :

Mille ans après leur mort, Druss et Skilgannon le Damné sont vénérés comme des héros par le peuple drenaï, frappé par la guerre et les maléfices de l'Eternelle.

 

Or, une ancienne prophétie annonçait le retour d'un héros de légende vers son peuple en son heure la plus sombre, et le sorcier Landis Khan a décidé de la réaliser.

 

II a trouvé la tombe de Skilgannon et l'a ressuscité. Mais cet homme est perdu dans ce monde étrange, séparé de tout ce qu'il connaissait. Enfin, de presque tout. Car Khan avait tenté un premier rituel et ramené un grand gars taciturne qui fait office de simple bûcheron dans la forêt. Un gars qui ressemble étrangement à un certain porteur de hache que Skilgannon connut autrefois...

 

 

 

 

 

 

 

2. Le Cycle Rigante :

 

Le Cycle Rigante est un cycle de fantasy qui a été écrit par David Gemmell ; il narre l'histoire du peuple des Rigantes au cours des siècles de leur histoire mouvementée.

 

 

Les différents livres du cycle :

 

 

Le cycle comporte quatre livres, qui sont dans l'ordre chronologique les suivants :

 

 

 

Chacun de ces tome raconte l'histoire des Rigantes à travers un nouveau personnage du cycle lié au précédent héros.


L'Épée de l'orage a pour héros Connavar un chef Rigante qui doit faire face aux envahisseurs et rassembler son peuple.

 

Son fils Bane est le personnage principal du Faucon de minuit, et tandis que les ennemis des Rigantes s'assemblent de nouveau, celui-ci ne rêve que de se venger de son père qui l'a toujours ignoré.

 

Dans Le Cœur de corbeau, huit cent ans ont passés et les Rigantes sont tombés sous la domination de l'envahisseur Varlish, mais Kaeling, un descendant de Connavar et de Bane va apprendre ce qu'est la véritable liberté et aider les siens à retrouver leur honneur perdu.

 

C'est l'histoire de la révolte Rigante que raconte Le Cavalier de l'orage.

 

L'œuvre de David Gemmell développe un système de magie particulier basé principalement sur la croyance en le pouvoir des Seidh, des êtres non humains aux pouvoirs immenses et aux objectifs obscurs, ainsi que dans la Source, dispensatrice de bienfaits.

 

Les premiers romans se déroulent sur une échelle historique à une époque proche du début de notre ère.

 

Le peuple Rigante s'inspire de peuples celtiques anglo-saxons, alors que le peuple ennemi de Roc rappelle fortement l'empire romain, la croyance dans la Source étant liée au christianisme.

 

La fin du cycle se passant beaucoup plus tard, des découvertes technologiques comme la poudre viennent modifier le sens de la guerre tandis que les cultures, elles, sont bouleversées d'une autre manière, moins radicale, en entrant au contact les unes des autres.

 

Entre le deuxième et le troisième tome du cycle, 800 ans se sont écoulés.

 

Les personnages qui sont présents dans le troisième livre ressemblent beaucoup aux personnages des deux premiers tomes.

 

Le troisième volet est intriguant car on ne sait pas qui est le héros : est ce l'adolescent, dont l'histoire nous est racontée ? Ou bien est ce son oncle, un bandit au cœur tendre ?

 

 

 

 

Titre : Rigante - Tome 1 : L'épée de l'orage
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2004)


Résumé :

Au cœur de montagnes verdoyantes se trouve le petit village rigante de Trois-Ruisseaux, dont les habitants vénèrent les dieux de l'air et de l'eau, et les esprits de la terre.

 

Parmi eux vit un enfant marqué au sceau du destin. Né au cours de l'orage qui condamna son père, il se nomme Connavar.

 

Bientôt, les récits de son courage se répandront comme un feu de prairie. De l'enfant qui a combattu l'ours, il deviendra l'homme qui a tué le roi ! Il a juré de protéger son peuple et rien ni personne ne pourra se mettre en travers de son chemin.

 

Or, une prophétie a prédit qu'une armée sans pitié traverserait un jour la mer et, telle une avalanche, détruirait tout sur son passage. Sur cet échiquier, toutes les forces en présence vont jouer leur main : du général Fantôme à la Morrigu, créature maléfique qui hante les bois depuis la nuit des temps, en passant par Jasaray, l'Érudit de Roc, et son armée invincible.

 

C'est compter sans Connavar, qui s'embarque pour une quête qui le mènera au cœur de l'ennemi. Mais en chemin, il recevra un don: une épée magique.

 

Ainsi obtient-il un nom qui frappera de terreur le cœur de ses amis comme de ses adversaires. Un nom proclamant une destinée glorieuse et amère : Démone-Lame.

 

Critique :

Un excellent Gemmel avec la vie de Connavar, héros sombre au caractère emporté qui transformera la vie de certains en enfer. Comme les héros de Gemmel, il a sa part d'ombre, mais aussi une part un peu plus noble.


Ce livre nous parle aussi de son combat contre l'empire Roc, qui, à biens des égards m'a fait penser aux romains dans leur manière d'agir, de monter un camp, de se déplacer. Oui, on aurait dit la conquête des Celtes par les Romains...


J'ai passé un très bon moment avec ce livre que j'avais lu en 2006, lors de mes vacances, en juin. J'avais du mal à le lâcher.


Conseillé et surtout la suite des aventures avec le fils de Connavar.

 

 

 

 

Titre : Rigante - Tome 2 : Le faucon de minuit
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2005)


Résumé :

« Dis-lui qu’un jour je lui arracherai le cœur.»


C'est le serment d'un hors-la-loi de dix-sept ans nomme Bane. Né de la trahison, son nom est une malédiction parmi les guerriers rigantes.

 

Ceux-ci admirent ses talents de combattant, mais craignent la violence de son cœur, car il a juré de tuer ce père qui n'a pas voulu le reconnaitre...


Mais son désir de vengeance le conduit loin de ses montagnes natales, vers la grande cite de Roc. Symbole d'éternité et de sainteté, elle cache pourtant la corruption derrière les murs de ses palais f1amboyants.

 

Les Prêtres Pourpres y font régner la terreur, persécutant et exécutant les adeptes du Culte de l'Arbre, qui pratiquent une philosophie d'amour et d'harmonie, guidés par la mystérieuse Dame au Voile.


Le chagrin et la mort d'un être aimé conduiront Bane dans l'arène ; il y apprendra le métier de gladiateur afin de devenir le meilleur guerrier de tous les temps.

 

Lorsque son passe le rattrapera, il deviendra le seul espoir d'un peuple condamné et s'opposera à la destruction de tout ce qui lui importe encore. Mais pouvait-on attendre autre chose du fils de Connavar, le légendaire Démone-Lame ?


 

 

 

Titre : Rigante - Tome 3 : Le Coeur de Corbeau
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2006)


Résumé :

Huit cents ans ont passé depuis que le roi Connavar des Rigantes et son fils bâtard, Bane, ont défait l'armée de la cité de Roc.


A présent, les Rigantes ont perdu leur liberté et leur culture, face à l'envahisseur Varlishe, pour lesquelles tant des leurs avaient sacrifié leur vie. Ils vivent dans la crainte, en peuple conquis.

 

Il ne subsiste qu'une femme qui suit les anciennes voies de la tradition, l'Etrange du Bois de l'Arbre à Souhaits, et elle seule connaît la nature du mal qui sera bientôt libéré.

 

Pourtant, selon elle, l'espoir repose sur deux hommes : un guerrier aux allures de géant, descendant des Rigantes, hanté par son échec à sauver son meilleur ami ; et un jeune dont les talents meurtriers lui vaudront la rancune des brutaux Varlishes.


L'un des deux deviendra le Coeur de Corbeau, un chef hors-la-loi dont les exploits inspireront les Rigantes.

 

L'autre devra forger une légende... et allumer les feux de la révolte !

 

 

 

 

Titre : Rigante - Tome 4 : Le Cavalier de l'Orage
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2007)


Résumé :

Les Rigantes sont un peuple conquis.


Le terrible Moïdart règne d'une main de fer sur le pays ; il n'y a que dans les terres du Nord que les clans profitent encore d'un semblant de liberté.

 

Car dans les montagnes de Druagh se trouve la forteresse du chef rebelle, Coeur de Corbeau. Jour après jour, celui-ci attend que l'armée varlishe, sous la férule du Cavalier de l'Orage, le propre fils du Moïdart, vienne l'attaquer. L'issue semble inévitable...


Or, ni le Coeur de Corbeau ni le Cavalier de l'Orage ne se doutent que la sauvegarde du monde repose en fait entre leurs mains.

 

Mais si ces deux hommes sont destinés à devenir des héros, l'un des deux est malheureusement condamné, car un secret perdu dans la nuit des temps est revenu hanter ces guerriers : ils doivent affronter la vengeance d'un mal ancestral, assoiffé de sang...

 

 

 

 

 

3. Le Cycle de Troie :

 

Après Dan Simmons et son "Ilium", c'est au tour du Britannique David Gemmell de revisiter la guerre de Troie.

 

Ce premier tome est une (longue) mise en place des personnages que nous connaissons tous mais vus sous un autre angle, plus quotidien qu'héroïque parfois, au sens où nous les côtoyons dans les replis de l'Histoire.

 

 

  1. Le Seigneur de l’arc d’argent, 2005, (Troy : Lord of the Silver Bow)
  2. Le Bouclier du tonnerre, 2006, (Troy : Shield of Thunder)
  3. La Chute des rois, 2007, (Troy : Fall of Kings), coécrit par Stella Gemmell

 

 

 

 

Titre : Troie - Tome 1 : Le Seigneur de l'Arc d'Argent
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2008)


Résumé :

Troie est le premier roman d'une trilogie de Fantasy historique propulsant le lecteur durant la légendaire Guerre de Troie aux côtés de trois personnages clefs du drame qui se noue : Hélicon, prince de Dardanie et ami d'Ulysse; Andromaque, future épouse d'Hector; Argurios, légendaire guerrier mycénien.

 

 

 

 

Titre : Troie - Tome 2 : Le Bouclier du Tonnerre
 
Auteur : David Gemmel
Edition : Bragelonne


Résumé :

La guerre menace. Tous les rois de la Grande Verte se rassemblent, chacun dissimulant de sinistres plans de conquête et de pillage.

 

Dans ce maelstrôm de traîtrise, trois voyageurs vont faire osciller la balance : Pira, une prêtresse fugitive cachant un terrible secret; Calliadès, un guerrier aux idéaux élevés et à l'épée redoutable; et son meilleur ami, Banoclès, qui se taillera une légende dans les combats à venir.

 

Ensemble, ils voyagent jusqu'à la fabuleuse cité de Troie, où les ténèbres viendront bientôt éclipser pour des siècles les triomphes et les tragédies des mortels ordinaires.

 

Car l'époque glorieuse de l'âge de bronze n'est pas taillée pour les hommes, mais pour les héros !

 

 

 

 

Titre : Troie - Tome 3 : La chute des rois
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne


Résumé :

Les ténèbres tombent sur la Grande Verte, et le Monde Ancien est cruellement déchiré. Sur les champs de bataille autour de Troie, la cité d'or, se réunissent les armées fidèles au roi mycénien, Agamemnon.

 

Parmi ces troupes se trouve Ulysse, le fameux conteur, devenu leur allié malgré lui.

 

Il sait que rien n'arrêtera Agamemnon pour s'emparer du trésor que renferme la cité, et qu'il devra bientôt affronter ses anciens amis en un combat à mort.

 

Malade et amer, le roi de Troie attend. Ses espoirs reposent sur deux héros : Hector, son fils préféré, le plus puissant guerrier de son époque, et le redoutable Hélicon, déterminé à venger la mort de son épouse aux mains des Mycéniens.

 

La guerre a été déclarée. Tandis que ces ennemis, qui sont aussi des parents, laissent libre cours à leur soif de violence, ils savent que certains d'entre eux, hommes ou femmes, deviendront des héros, dont les exploits vivront à tout jamais dans un récit transmis à travers les âges...

 

 

 

 

 

4. Le Lion de Macédoine :

 

Le Lion de Macédoine est un cycle de fantasy historique de David Gemmell paru en 1990-1991.

 

Il s'inspire de l'Antiquité grecque du IVe siècle av JC, notamment de l'ascension du royaume de Macédoine sous Philippe II et Alexandre le Grand.

 

Son héros est le personnage de Parménion, qui fut l'un des stratèges du conquérant et de son père.

 

Gemmell crée une vie totalement fictive à ce personnage mal connu de l'Histoire, et y intègre des éléments fantastiques et magiques.

 

Dans sa version originale, le cycle se compose de deux tomes : Lion of Macedoin (1990) et Dark Prince (1991).

 

En France il y a eu quatre parutions avec des découpages différents : trois tomes en 2000 chez Mnémos, quatre tomes chez Gallimard (Folio SF) en 2002, deux tomes comme l'original en 2007 chez Mnémos et enfin une intégrale en un tome en 2012 chez Mnémos.

 

2000 - Mnémos

  1. Le Lion de Macédoine (ISBN 978-2911618543)
  2. Le Prince noir (ISBN 978-2911618574)
  3. L'Esprit du chaos (ISBN 978-2911618604)

 

2002 - Gallimard Folio SF

  1. L'Enfant maudit
  2. La Mort des nations
  3. Le Prince noir
  4. L'Esprit du chaos

 

La plupart des personnages abordés dans le Lion de Macédoine ont réellement existé :

  • Parménion (les vides laissés dans sa vie sont comblés par l'auteur qui en fait l'un des instigateurs de la plupart des grandes victoires de l'époque) ;
  • Aristote, qui prend ici la forme d'un mage ;
  • les Grecs Léonidas, Xénophon, Cléomène, Épaminondas, Pélopidas ;
  • les Macédoniens Philippe II de Macédoine, sa femme Olympias, leur fils Alexandre le Grand, Attale, Antipatros, Nicanor, ...

On note un travail en amont de la part de David Gemmell puisque de nombreux éléments sont puisés dans la réelle histoire de la Grèce antique. Ainsi le cheval d'Alexandre le grand s’appelait-il réellement Bucéphale et le nom Iskandar qui lui est donné dans le monde parallèle était utilisé à l'époque par les tribus orientales.

 

Quelques personnages sont créés de toute pièce par David Gemmell, comme Mothac (l'ami de Parménion), Dérae (l'amour de Parménion) ou Tamis (la prêtresse de la Source).

 

 

Commentaires :

  1. Le Lion de Macédoine s'inscrit dans le cycle Histoires des Sipstrassi. Ce dernier se caractérise notamment par la présence des pierres de pouvoirs (les sipstrassi), qui ont un impact sur l'histoire qui s'y déroule.
  2. Comme souvent chez Gemmell, on retrouve la thématique des mondes parallèles. Cela tend à faire penser que toute l’œuvre de Gemmell se passe dans un même monde aux dimensions multiples rappelant le multivers de Michael Moorcock.
  3. Parménion, le héros du livre, est ici un stratège extrêmement doué et intelligent mais pas un bretteur hors du commun. Il survit avant tout grâce à son intelligence, et non à la force de ses bras.
  4. Par bien des aspects, l'enfance de Parménion peut rappeler celle de l'auteur lui-même : tous les deux furent élevés seuls par leurs mères, parfois amenés à devoir se battre, puis canalisés par leur beau-pères (Xénophon pour Parménion).
  5. Ce roman met une fois de plus en exergue le goût de David Gemmell pour le sport, ici la course à pied.
  6. Le roman fait preuve d'une documentation historique solide. Une des tactiques employés par le héros lors d'une des principales batailles du récit rappelle très fortement celle d'Hannibal Barca à la bataille de Cannes.

 

 

 

 

Titre : Le Lion de Macédoine - Tome 1 : L'Enfant maudit
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Gallimard (2002)


Résumé :

Il s'appelle Parménion, moitié spartiate, moitié macédonien et, dans le tissu de tous les avenirs possibles, la vieille Tamis a pressenti le rôle qu'il doit jouer contre l'Esprit du Chaos et l'avènement du Dieu Noir.


Il sera le Lion de Macédoine et la Mort des Nations. Avant de devenir un strategos d'exception, il lui faudra cependant s'extraire de la haine et de l'humiliation que les jeunes Spartiates lui imposent, car il est un sang-mêlé.

 

Mais quand Sparte et ses lois odieuses précipitent dans la mort Dérae, la seule femme qu'il ait jamais aimée, pour Parménion ne reste qu'un horizon celui de la vengeance.

 

Sparte doit tomber ! Avec Le Lion de Macédoine, David Gemmell nous livre son oeuvre la plus aboutie, un voyage épique dans la Grèce antique, la fournaise de ses batailles, ses créatures fabuleuses et sa magie.

 

 

 

 

Titre : Le Lion de Macédoine - Tome 2 : La Mort des Nations
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Gallimard (2002)


Résumé :

La ville de Thèbes est parvenue à vaincre l'envahisseur venue de Sparte, défaisant ses armées lors de la sanglante bataille de Leuctres. Peu à peu, conquête après conquête, la cité a recouvré sa puissance d'antan et Parménion, le mercenaire spartiate, la Mort des Nations, y coule des jours paisibles.


Mais le Destin, inexorablement, tisse ses fils. Et au prix du sang, Parménion accompagnera Philippe, le jeune prince de Macédoine en exil à Thèbes, jusqu'à son trône légitime.

 

Ensemble, ils devront lutter pour protéger le royaume de Macédoine des menaces humaines... et surnaturelles.

 

 

 

 

Titre : Le Lion de Macédoine - Tome 3 : Le Prince noir
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Gallimard (2002)


Résumé :

Avec l'aide de Parménion, la Mort des Nations, Philippe de Macédoine étend inexorablement son empire, défaisant une à une les armées des puissances grecques.


Mais une ombre plane sur le royaume de Macédoine : Alexandre, l'héritier de Philippe conçu voici quatre ans sur l'île de Samothrace, porte en lui le Dieu Noir, prêt à s'éveiller pour semer chaos et destruction sur la terre des hommes.


Et quand le jeune prince est enlevé dans des circonstances mystérieuses, Parménion devra pour le retrouver affronter des forces que nul ne l'avait préparé à combattre... 


 

 

 

Titre : Le Lion de Macédoine - Tome 4 : L'Esprit du chaos
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Gallimard (2002)


Résumé :

Pour tirer Alexandre des griffes du Dieu Noir, Parménion a traversé les dimensions, combattu Gorgone et ses vores ailés, chevauché les centaures et défait un Empire. Il a défié l'Esprit du Chaos, cette entité immortelle qui se repaît de sang et de souffrance.


Car Parménion, la Mort des Nations, s'est juré de protéger le jeune prince de Macédoine des périls qui le guettent. Il a voué son existence à l'accomplissement du destin grandiose d'Alexandre.


Peut-être devra-t-il le payer de sa vie...

 

 

 

 

 

Titre : Dark Moon
 
Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2002)


Résumé :
Des anciens peuples, seuls les humains ont survécu.


Les paisibles Eldarins, les sages Oltors et les monstrueux Daroths ne sont plus qu'un souvenir, disparus de la surface du monde après une guerre sanglante.

 

Mais les humains ont la mémoire courte. Mille ans plus tard, alors que quatre duchés se livrent une guerre fratricide pour s'emparer d'une perle aux pouvoirs magiques, par une nuit où la lune est plus noire que le ciel, l'impensable survient.

 

Au beau milieu du Désert du Nord, une cité gigantesque surgit de nulle part.


Les Daroths sont de retour, et personne ne peut les arrêter. Le sort du monde repose désormais sur les épaules de quatre héros.

 

Duvodas, le guérisseur, dernier dépositaire du savoir des Eldarins; Karis, la belle stratège qui compte autant de victoires que d'amants; et le jeune Tarentio, le plus dangereux spadassin à avoir foulé le sol.

 

Car Tarentio cache en son sein un être pire encore que les Daroths : Dace, le quatrième héros.

 


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