4.43 Ross Macdonald


Lew Archer

Lew Archer est un personnage de détective privé, créé en 1949 par l'écrivain américano-canadien Ross Macdonald.


Avec le Continental Op et Sam Spade, héros de Dashiell Hammett, ainsi que le Philip Marlowe de Raymond Chandler, Lew Archer est considéré comme un des meilleurs exemples de la figure du détective privé de la littérature policière américaine et son créateur "comme l'un des grands écrivains de romans noirs de la seconde génération".




Origines :


Le nom de Lew Archer est un hommage à Dashiell Hammett : Miles Archer est le nom du collègue de Sam Spade assassiné dans Le Faucon maltais.


Le personnage doit également son ironie, son sens de l'observation et de la déduction psychologique à Philip Marlowe, le héros de Raymond Chandler, "mais Macdonald réussit à imposer sa griffe personnelle et à donner à sa créature une identité propre."




Adaptations cinématographiques et télévisuelles :


Lew Archer est le héros de trois films, d'un téléfilm et d'une série télévisée.


Sous le nom rebaptisé de Lew Harper, Paul Newman l'incarne à deux reprises au cinéma :

  • 1966 : Détective privé (Harper), film américain réalisé par Jack Smight, adaptation du roman Cible mouvante (1949)
  • 1975 : La Toile d'araignée (The Drowing Pool), film américain réalisé par Stuart Rosenberg, adaptation du roman Noyade en eau douce (1950)


 

 

 

Titre : Cible mouvante


Auteur : John Ross MacDonald
Édition : Gallmeister (2012)

Résumé :

Qu'un homme d'affaires surmené ait une envie de "disparaître" pour s'aérer un peu, quoi de plus naturel ? Mais quand il s'agit d'un industriel aussi fortuné que Ralph Sampson qui "pèse" au bas mot cinq million de dollars et fréquente assidûment les milieux louches de Los Angeles, on peut s'interroger sur la réalité de ladite fugue.


Pour Lew Archer, le privé chargé de l'enquête, le problème est clair: il ne peut s'agir que d'un enlèvement savamment orchestré.


Plus inquiétant cependant : c'est dans l'entourage de Sampson qu'il faut chercher les coupables. Pour mener à bien sa mission et protéger la vie de l'otage, Archer doit aller vite.


Mais le jeu est dangereux et lui-même n'est pas certain d'en sortir vivant... Et pour cause! La rançon demandée est de cent mille dollars.
 

Critique : 

Lew Archer, ancien flic, est devenu un privé. Sa prochaine mission, s'il accepte : retrouver Ralph Sampson le multimillionnaire dont on ne sait s'il a fait une fugue ou pire, si mal tombé.

 

Conseil : on ne doit pas ouvrir un Lew Archer pour son intrigue ou son tempo d'enfer, les deux étant secondaire.

 

Non pas que l'enquête soit bâclée, lente, à chier ou capillotractée, loin de là, mais ici, le plus important, c'est toute la galerie de personnages qui gravite autour d'Archer (lui aussi vaut le détour).

 

Cette petite galerie est un joli panel de ce que la société peut nous offrir... Quand à Lew Archer, il est entêté, use souvent de remarques d'une fine ironie, quant à sa connaissance de la psychologie humaine, elle est acérée. Mais il reste humain car il lui arrive de se tromper et alors là, ça le décourage.

 

J'ai aimé son attitude glaciale, son culot, son arrogance, ses répliques qui font mouche et son humour un peu ironique ou pine-sans-rire. C'est un détective qui sait comment susciter n'importe quelles réactions chez ses interlocuteurs afin de les traire de leurs précieuses informations pour résoudre ses enquêtes.

 

Avantage aussi, nous sommes après la Seconde Guerre Mondiale, dans les années 40 et donc, pas de GSM, smartphone, Internet, GPS, mouchard sur les bagnoles... Rien, que dalle, on fait tout à la vieille méthode : les téléphones à cadrans et les bonnes vieilles filatures ! Le privé dans toute sa splendeur.

 

Attention, la plume de Macdonald n'a rien d'académicienne... Non, son style à lui est fleuri, imagé, métaphorique. Il invente même des mots tels que "troudeballo-succion" (après "entrouducuter" de Loevenbruck).

 

L’horloge mâchait très lentement, mastiquant chaque minute soixante fois.

 

Le tout servi avec des dialogues savoureux comme un bon hamburger bien gras dégoulinant de sauce... Certes, à une réception chez la baronne de la Tronche-En-Biais, ça fait mauvais genre, mais qu'est-ce qu'on se relèche les doigts !

 

L'enquête part un peu dans tous les sens, et après quelques moments plus longs pour planter le décor, le reste filera tout seul pour donner une final feu d'artifice qui m'a emporté bien loin d'un Colonel Moutarde dans la véranda.

 

Bien que j'ai vu venir certaines choses, l'auteur a réussi à me surprendre.

 

Il ne me reste plus qu'à aller prendre un bon bol d'air pur car après avoir écumé les bars enfumés avec Lew Archer (incarné au cinéma par Paul Newman) et bu plus que de nature toutes sortes d'alcool, m'être pris des coups sur la tête, des flingues sur la tempe, et bien, j'ai besoin de calme.

 

Pas de panique, je compte bien remonter dans la décapotable de ce cher Lew pour une nouvelle enquête !!

 

Challenge "Thrillers et polars" de Sharon (2015-2016) et "Le Mois Américain" chez Titine.

 

 

 

Titre :


Auteur : John Ross MacDonald
Édition : Gallmeister

Résumé :

 

 

 

 

 

Titre :


Auteur : John Ross MacDonald
Édition : Gallmeister

Résumé :

 

 

 

 

 

Titre :


Auteur : John Ross MacDonald
Édition : Gallmeister

Résumé :

 

 

 

 

 

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Auteur : John Ross MacDonald
Édition : Gallmeister

Résumé :

 

 

 

 

 

Titre :


Auteur : John Ross MacDonald
Édition : Gallmeister

Résumé :

 

 


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